Jurisprudence — Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise
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N° TA95-2419085(TA95-2419085)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise (9ème Chambre) a examiné le recours pour excès de pouvoir de M. B..., ressortissant algérien, contre les arrêtés du préfet des Hauts-de-Seine du 10 juin 2024 (refus de renouvellement de titre de séjour, obligation de quitter le territoire, interdiction de retour d’un an, retrait de carte) et du 14 juin 2024 (assignation à résidence). Le tribunal a rejeté les conclusions dirigées contre le refus de séjour et le retrait de titre, en application de l’accord franco-algérien du 27 décembre 1968 et du code de l’entrée et du séjour des étrangers, estimant que la menace pour l’ordre public justifiait ces mesures. Les autres décisions (obligation de quitter le territoire, interdiction de retour, assignation à résidence) avaient déjà été tranchées par un jugement antérieur du 6 août 2024. La solution retenue est le rejet de la requête.
N° TA95-2416694(TA95-2416694)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la requête de M. D... contestant son inscription au répertoire des détenus particulièrement signalés (DPS) par le garde des Sceaux. Le juge a d'abord écarté le moyen d'incompétence, la signataire de la décision bénéficiant d'une délégation de signature régulière. Sur le fond, il a considéré que l'administration n'avait pas commis d'erreur manifeste d'appréciation en inscrivant M. D..., cette mesure visant à renforcer la sécurité et la surveillance sans porter d'atteinte disproportionnée à ses droits. La décision s'appuie sur les dispositions du code pénitentiaire et l'instruction ministérielle du 11 janvier 2022 relative au répertoire des DPS.
N° TA95-2415434(TA95-2415434)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a été saisi par la commune de Sarcelles d’une demande d’expulsion d’un logement de fonction situé dans une école, occupé sans droit ni titre par M. B... après l’expiration de sa convention d’occupation temporaire. Constatant que le bien relève du domaine public communal et que l’occupation est irrégulière, le tribunal fait droit à la demande en enjoignant à M. B... de libérer les lieux sans délai, sans toutefois assortir cette injonction d’une astreinte. La décision se fonde sur les articles L. 2111-1, L. 2111-2 et L. 2122-1 du code général de la propriété des personnes publiques. En outre, M. B... est condamné à verser 800 euros à la commune au titre des frais de justice.
N° TA95-2414693(TA95-2414693)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a été saisi par Mme C..., ressortissante camerounaise, d’un recours en excès de pouvoir contre la décision du préfet des Hauts-de-Seine du 13 août 2024 lui refusant la délivrance d’une carte de résident. La requérante invoquait notamment une erreur d’appréciation au regard de l’article L.314-11 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile (CESEDA) et une méconnaissance de la convention franco-camerounaise. Le tribunal a rejeté la requête, considérant que le préfet avait légalement subordonné la délivrance de la carte de résident au respect des conditions d’intégration républicaine, dont la maîtrise de la langue française au niveau A2, conformément aux articles L.413-7 et R.413-15 du CESEDA. Il a jugé que Mme C... ne justifiait pas de ce niveau de langue, les documents fournis étant insuffisants, et que la convention franco-camerounaise ne faisait pas obstacle à l’application de ces dispositions.
N° TA95-2411211(TA95-2411211)
Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la requête de Mme C... contestant le classement sans suite de sa demande de naturalisation par le préfet du Val-d'Oise. La requête a été jugée irrecevable car la décision de classement sans suite, prise en application du décret n°93-1362 du 30 décembre 1993, ne constitue pas un acte faisant grief susceptible d'être contesté par un recours pour excès de pouvoir. Par conséquent, les conclusions à fin d'annulation et les demandes accessoires de la requérante ont été rejetées.
N° TA95-2316305(TA95-2316305)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise, statuant en référé provision sur renvoi du Tribunal Administratif de Paris, a été saisi par M. B... d’une demande de condamnation de l’Assistance Publique – Hôpitaux de Paris (AP-HP) à lui verser une provision de 120 000 euros. Le requérant soutient que la responsabilité de l’AP-HP est engagée en raison d’une opération chirurgicale non indiquée, dont le lien de causalité avec son préjudice professionnel serait établi par une expertise médicale. Le juge des référés a rejeté la demande de provision, estimant que l’obligation de l’AP-HP n’était pas non sérieusement contestable au sens de l’article R. 541-1 du code de justice administrative, et a également refusé d’ordonner une nouvelle expertise. La solution retenue s’appuie sur les dispositions du code de justice administrative, sans qu’il soit nécessaire de se prononcer sur le fond de la responsabilité.
N° TA95-2316271(TA95-2316271)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a examiné les requêtes de la société BAT 3F contestant la décision de l'OFII du 8 février 2023 lui infligeant une contribution spéciale de 56 400 euros (article L. 8253-1 du code du travail) et une contribution forfaitaire de 2 124 euros (anciens articles L. 822-2 à L. 822-6 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile) pour l'emploi d'un travailleur étranger sans titre. Le tribunal a rejeté les moyens d'incompétence, de défaut de motivation et de violation des droits de la défense. S'agissant de la contribution forfaitaire, le tribunal a fait application de la loi n° 2024-42 du 26 janvier 2024, plus douce, qui a abrogé les textes fondant cette sanction, et a prononcé la décharge de cette contribution en l'absence de réacheminement effectif du salarié. En revanche, il a maintenu la contribution spéciale, jugeant son montant proportionné et non susceptible de modulation par le juge.
N° TA95-2307103(TA95-2307103)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la requête de Mme A... qui demandait l'annulation de la décision implicite du maire d'Asnières-sur-Seine refusant de faire cesser l'occupation du domaine public par la terrasse du restaurant « Audass’ ». Le tribunal a jugé que la société exploitante disposait d'une autorisation d'occupation valide (permis de stationnement) et que l'absence d'une permission de voirie n'était pas établie, faute de preuve que les barrières délimitant la terrasse aient été installées par la société. Les moyens soulevés par la requérante ont donc été écartés.
N° TA95-2307032(TA95-2307032)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a examiné la requête de la société Pizza house, qui contestait des titres de perception émis par l'Office français de l'immigration et de l'intégration (OFII) pour un montant total de 28 937 euros, correspondant à des contributions spéciale et forfaitaire pour l'emploi de trois travailleurs étrangers en situation irrégulière. Le tribunal a relevé d'office un moyen d'ordre public tiré de l'abrogation de l'article L. 822-2 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile par la loi du 26 janvier 2024, qui supprime la contribution forfaitaire représentative des frais d'éloignement. En conséquence, la décision du 12 avril 2022 de l'OFII est illégale en ce qu'elle a mis à la charge de la société cette contribution forfaitaire, et les titres de perception correspondants sont annulés. La solution retenue est l'annulation partielle des titres de perception pour la part relative à la contribution forfaitaire, avec application de la loi nouvelle plus douce.
N° TA95-2304938(TA95-2304938)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la requête de M. D... et autres demandant l’annulation de l’arrêté du maire d’Antony du 24 mars 2023 les mettant en demeure de quitter un campement irrégulier. Le tribunal a jugé que l’arrêté était suffisamment motivé en droit et en fait, et que le maire avait légalement exercé ses pouvoirs de police municipale (articles L. 2212-1 et suivants du code général des collectivités territoriales) face aux risques pour la sécurité et la salubrité publiques. La solution retenue est le rejet de la requête, sans qu’il soit fait droit aux moyens soulevés, notamment ceux tirés de l’atteinte à l’intérêt supérieur de l’enfant ou de la disproportion.
N° TA95-2304570(TA95-2304570)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la requête de Mme Isabelle Dazy, qui contestait un titre exécutoire émis le 3 février 2021 pour un trop-perçu de rémunération de 2 866,63 euros. La requérante demandait l'annulation du titre et de l'acte de poursuite, la décharge de l'obligation de payer, ainsi que des dommages et intérêts. Le tribunal a relevé d'office l'irrecevabilité des conclusions indemnitaires et des conclusions principales, faute de réclamation préalable et pour non-respect du délai raisonnable de recours d'un an à compter du rejet implicite de son opposition à exécution. La solution est fondée sur les articles R. 421-1 et R. 611-7 du code de justice administrative, ainsi que sur le décret n°2012-1246 du 7 novembre 2012.
N° TA95-2304544(TA95-2304544)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la requête de Mme B..., diététicienne du service de santé des armées, qui contestait le refus du ministre des armées de reconnaître l'imputabilité au service d'un accident survenu le 4 septembre 2021. Le tribunal a écarté le moyen d'incompétence du signataire de la décision, celui-ci bénéficiant d'une délégation de signature régulièrement publiée. Il a également jugé que le ministre avait fait une exacte application de l'article 47-3 du décret n°86-442 du 14 mars 1986 en opposant le délai de quinze jours à compter du certificat médical initial du 6 septembre 2021, la requérante n'ayant pas adressé sa déclaration d'accident dans ce délai. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions de Mme B..., y compris celles relatives à l'enquête administrative et à l'expertise.
N° TA95-2303485(TA95-2303485)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise annule la décision du 20 décembre 2022 par laquelle l’Assistance publique – Hôpitaux de Paris (AP-HP) a refusé d’octroyer des congés bonifiés à Mme D..., infirmière, pour l’été 2023. Le tribunal juge que l’administration a commis une erreur d’appréciation en considérant que la demande était « hors cycle », alors que le droit au congé bonifié s’ouvrait le 2 août 2023, après une période de service ininterrompue de vingt-quatre mois. La solution retenue s’appuie sur les articles 3 et 6 du décret n° 87-482 du 1er juillet 1987 modifié, ainsi que sur l’article 41 de la loi n° 86-33 du 9 janvier 1986.
N° TA95-2504474(TA95-2504474)
Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la requête de M. et Mme A... B... contestant le classement sans suite de leur demande d’acquisition de la nationalité française par le préfet du Val-d’Oise. Les requérants n’ont pas apporté de preuve suffisante pour contester le caractère incomplet de leur dossier, malgré une mise en demeure de produire des pièces complémentaires. Le tribunal a appliqué l’article 40 du décret n° 93-1362 du 30 décembre 1993, qui permet ce classement en cas de non-respect des demandes de l’administration. La requête a été rejetée comme manifestement infondée sur le fondement de l’article R. 222-1 du code de justice administrative.
N° TA95-2504846(TA95-2504846)
Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la requête de M. B... contestant la décision du préfet du Val-d'Oise du 4 mars 2025 classant sans suite sa demande d'acquisition de la nationalité française pour dossier incomplet. Le juge a estimé que le requérant n'apportait aucun commencement de preuve démontrant avoir produit l'ensemble des pièces demandées, rendant son moyen manifestement insuffisamment précis. La décision a été fondée sur l'article 40 du décret n° 93-1362 du 30 décembre 1993, qui permet ce classement en cas de non-respect d'une mise en demeure de produire des pièces complémentaires. L'ordonnance a été rendue sur le fondement du 7° de l'article R. 222-1 du code de justice administrative, permettant de rejeter les requêtes manifestement infondées.
N° TA95-2505029(TA95-2505029)
Cette ordonnance du Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise rejette la requête de M. A... contre la décision du préfet du Val-d'Oise du 17 mars 2025 classant sans suite sa demande de naturalisation. Le tribunal constate que le requérant a été invité, via la plateforme NATALI, à produire des pièces complémentaires dans un délai de deux mois, conformément à l'article 40 du décret n°93-1362 du 30 décembre 1993. Faute pour M. A... d'avoir déféré à cette mise en demeure dans le délai imparti, le préfet a pu légalement classer sa demande sans suite. Le moyen soulevé, tiré de l'absence de demande de pièces, est donc écarté comme manifestement infondé, permettant au tribunal de rejeter la requête par ordonnance sur le fondement de l'article R. 222-1 (7°) du code de justice administrative.
N° TA95-2520987(TA95-2520987)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise, statuant en référé, a rejeté la requête de M. B... visant à suspendre la décision implicite de refus de renouvellement de son certificat de résidence algérien. Le juge a considéré que la condition d'urgence n'était pas établie, car le requérant, qui avait déjà fait l'objet d'un arrêté de refus explicite le 9 juillet 2025, ne démontrait pas une situation d'urgence particulière justifiant une suspension. Aucun des moyens soulevés, tirés notamment de la méconnaissance de l'accord franco-algérien du 27 décembre 1968 et de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme, n'a été examiné au fond, la requête étant rejetée pour défaut d'urgence.
N° TA95-2521013(TA95-2521013)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, rejette la requête de M. B..., ressortissant congolais, qui demandait d'enjoindre au préfet des Hauts-de-Seine de statuer sur sa demande de renouvellement de titre de séjour ou de lui délivrer un récépissé autorisant les voyages. Le juge constate que le silence gardé par l'administration pendant quatre mois a fait naître une décision implicite de rejet, et que la demande d'injonction, qui tend à faire échec à cette décision, ne relève pas de la procédure de l'article L. 521-3 mais d'un recours en excès de pouvoir. Par conséquent, la requête est rejetée comme manifestement mal fondée, sans qu'il soit besoin de statuer sur l'urgence.
N° TA95-2514802(TA95-2514802)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a été saisi par M. B... d’une requête en excès de pouvoir visant à annuler un arrêté du préfet de la Côte d’Or suspendant son permis de conduire pour quatre mois. Le requérant s’est désisté de son recours. Par ordonnance du 17 novembre 2025, le président de la 7ème chambre a donné acte de ce désistement pur et simple, sur le fondement de l’article R. 222-1 du code de justice administrative. Aucune autre disposition légale ou réglementaire n’a été appliquée au fond.
N° TA95-2515202(TA95-2515202)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a pris acte, par ordonnance du 17 novembre 2025, du désistement pur et simple de M. B... de sa requête en excès de pouvoir. Cette requête visait à contester le rejet implicite du ministre de l'intérieur de son recours gracieux et à obtenir la restitution de points de permis de conduire. Le tribunal a appliqué l'article R. 222-1 du code de justice administrative pour donner acte de ce désistement, mettant ainsi fin à l'instance.