Jurisprudence — Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise
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N° TA95-2520182(TA95-2520182)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a été saisi par Mme C... épouse B... d'une demande de suspension de la décision implicite de rejet du préfet des Hauts-de-Seine refusant le renouvellement de son titre de séjour. La requérante invoquait l'urgence, liée à l'absence de régularité de son séjour et d'autorisation de travail, ainsi que plusieurs moyens de fond, notamment un défaut de motivation, un vice de procédure et une violation des articles L. 423-1 et L. 433-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, ainsi que de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme. Le juge des référés a considéré que la condition d'urgence était présumée remplie s'agissant d'un refus de renouvellement de titre de séjour, et a ordonné la suspension de l'exécution de la décision attaquée, enjoint au préfet de délivrer une autorisation provisoire de séjour avec autorisation de travail sous quinze jours, sous astreinte de 80 euros par jour de retard, et mis à la
N° TA95-2516416(TA95-2516416)
Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise, statuant en référé sur le fondement des articles L. 521-3 et L. 521-4 du code de justice administrative, a pris acte du désistement de Mme C... épouse A... de ses conclusions tendant à ce qu’il soit enjoint au préfet des Hauts-de-Seine de lui délivrer un récépissé de demande de titre de séjour, l’administration ayant finalement exécuté l’ordonnance précédente en lui délivrant une attestation de prolongation d’instruction. La juge des référés a admis la requérante au bénéfice de l’aide juridictionnelle provisoire et a condamné l’État à verser 800 euros à son avocat au titre de l’article 37 de la loi du 10 juillet 1991, sous réserve de l’admission définitive à l’aide juridictionnelle.
N° TA95-2519505(TA95-2519505)
Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de la décision implicite de rejet du préfet des Hauts-de-Seine refusant à M. C... un titre de séjour "membre de famille de citoyen européen". Le juge a considéré que la condition d'urgence n'était pas remplie, car la situation de précarité administrative invoquée par le requérant résultait de son propre choix de ne pas avoir sollicité un récépissé de demande de titre de séjour, comme le permet l'article R. 431-12 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. En conséquence, la requête a été rejetée sans qu'il soit nécessaire d'examiner l'existence d'un doute sérieux sur la légalité de la décision.
N° TA95-2519138(TA95-2519138)
Cette ordonnance du Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise concerne un litige individuel relatif à l’indemnité de fonctions, de sujétions et d’expertise d’un agent public. Le requérant contestait le montant notifié et demandait la prise en compte d’une majoration pour mobilité. Le tribunal, appliquant les articles R. 312-12 et R. 351-3 du code de justice administrative, a constaté que l’agent était affecté à Arras, dans le ressort du tribunal administratif de Lille. En conséquence, il s’est déclaré territorialement incompétent et a transmis l’affaire au tribunal administratif de Lille.
N° TA95-2519129(TA95-2519129)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, rejette la requête de M. B... qui demandait d'enjoindre au préfet des Hauts-de-Seine de lui remettre un récépissé de demande de titre de séjour. Le juge retient qu'une décision implicite de rejet de sa demande de renouvellement de titre de séjour est née le 2 octobre 2025, en application des articles R. 432-1 et R. 432-2 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Dès lors, la mesure sollicitée ferait obstacle à l'exécution de cette décision administrative, ce que prohibe l'article L. 521-3 du code de justice administrative.
N° TA95-2519159(TA95-2519159)
Cette ordonnance du Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise concerne un litige indemnitaire individuel. M. B..., fonctionnaire affecté à Arras (Pas-de-Calais), contestait le montant de son indemnité de fonctions, de sujétions et d'expertise. En application des articles R. 312-12 et R. 351-3 du code de justice administrative, le tribunal a constaté son incompétence territoriale. Il a ordonné la transmission du dossier au Tribunal Administratif de Lille, seul compétent car le lieu d'affectation de l'agent se situe dans son ressort.
N° TA95-2308336(TA95-2308336)
Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise a pris acte du désistement pur et simple de M. et Mme C... de leur requête en annulation d’un arrêté de non-opposition à déclaration préalable délivré par le maire de Clamart pour une clôture. Ce désistement fait suite au retrait de l’arrêté contesté par la commune le 22 septembre 2023. En application de l’article R. 222-1 du code de justice administrative, l’ordonnance donne acte du désistement et rejette la demande de frais de justice présentée par les requérants.
N° TA95-2517926(TA95-2517926)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a été saisi par Mme C... pour contester la suspension de son aide personnalisée au logement (APL) par la CAF des Hauts-de-Seine depuis juin 2025. En cours d'instance, la CAF a levé cette suspension et versé les sommes dues pour les mois de juin à septembre 2025. Constatant que la requête avait perdu son objet, le tribunal, statuant par ordonnance sur le fondement de l'article R. 222-1 du code de justice administrative, a prononcé un non-lieu à statuer.
N° TA95-2520108(TA95-2520108)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a enjoint au préfet des Hauts-de-Seine de convoquer Mme B... pour le dépôt de sa demande de titre de séjour. La requérante, ressortissante tunisienne majeure, justifiait de l'urgence en raison du risque de perdre le bénéfice des dispositions protectrices de l'article L. 423-21 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, lié à l'approche de ses 19 ans, et d'un délai d'attente anormalement long pour obtenir un rendez-vous. La solution retenue ordonne à l'administration de fixer un rendez-vous dans un délai de quinze jours, sans faire obstacle à l'exécution d'aucune décision administrative.
N° TA95-2520351(TA95-2520351)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise, saisi d’un recours en excès de pouvoir par M. A... contre un arrêté préfectoral portant obligation de quitter le territoire français, constate qu’à la date de la décision attaquée, le requérant résidait à Quimper (Finistère). En application des articles R. 312-8 et R. 351-3 du code de justice administrative, le tribunal se déclare incompétent territorialement et transmet le dossier au Tribunal Administratif de Rennes, seul compétent pour statuer sur le litige.
N° TA95-2519583(TA95-2519583)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise, statuant en référé suspension, a été saisi par M. A..., ressortissant malien, d’une demande de suspension de l’arrêté du préfet du Val-d’Oise refusant son titre de séjour et l’obligeant à quitter le territoire. Le juge a admis l’urgence, constatant que la décision contestée priverait le requérant de son hébergement et de ses ressources à l’issue de sa prise en charge par l’aide sociale à l’enfance. Il a également estimé que le moyen tiré de l’erreur de droit au regard de l’article L. 435-3 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile était propre à créer un doute sérieux sur la légalité de la décision. En conséquence, le tribunal a ordonné la suspension de l’exécution de l’arrêté attaqué et enjoint au préfet de réexaminer la situation de M. A... sous quinze jours, avec délivrance d’une autorisation provisoire de séjour.
N° TA95-2518282(TA95-2518282)
Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-3 du code de justice administrative, était saisi par M. A..., ressortissant chinois, d’une demande d’injonction visant à obtenir une attestation de prolongation d’instruction ou un récépissé de renouvellement de titre de séjour. En cours d’instance, le préfet des Hauts-de-Seine a délivré l’attestation sollicitée, rendant sans objet les conclusions à fin d’injonction. Le tribunal a donc prononcé un non-lieu à statuer sur ces conclusions et a condamné l’État à verser 800 euros à M. A... au titre de l’article L. 761-1 du code de justice administrative, en application des articles R. 431-15-1 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile.
N° TA95-2517121(TA95-2517121)
Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-3 du code de justice administrative, a rejeté la demande de M. A... visant à obtenir la délivrance d’un document provisoire de séjour avec autorisation de travail. Le juge a estimé que la mesure sollicitée faisait obstacle à l’exécution d’une décision administrative, dès lors qu’une décision implicite de rejet de sa demande de titre de séjour était née le 30 décembre 2024, en application de l’article R. 432-2 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile. La requête a donc été rejetée dans son intégralité, y compris les conclusions présentées au titre de l’article L. 761-1 du code de justice administrative.
N° TA95-2519820(TA95-2519820)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise, statuant en référé, a rejeté la demande de suspension de la décision implicite de rejet du préfet des Hauts-de-Seine refusant la délivrance d’une carte de résident à M. A..., un ressortissant tunisien. Le juge a estimé que le moyen invoqué, tiré d’une erreur manifeste d’appréciation dans l’application de l’article 1er de l’accord franco-tunisien du 17 mars 1988, était manifestement mal fondé, car cet article ne concerne que les titres de séjour obtenus avant le 1er février 1989. De plus, la requête a été jugée irrecevable en l’absence de recours au fond préalable, en violation de l’article R. 522-1 du code de justice administrative.
N° TA95-2513739(TA95-2513739)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a été saisi par la SA d’HLM Logirep d’une demande de provision de 18 367,36 euros, visant à réparer les pertes de loyers et charges subies en raison du refus de l’État de prêter le concours de la force publique pour exécuter une expulsion. La société requérante s’est désistée purement et simplement de ses conclusions indemnitaires. Par ordonnance fondée sur l’article R. 222-1 du code de justice administrative, le tribunal a donné acte de ce désistement. Il a également rejeté la demande de frais présentée au titre de l’article L. 761-1 du même code, estimant qu’il n’y avait pas lieu d’y faire droit dans les circonstances de l’espèce.
N° TA95-2514894(TA95-2514894)
Cette ordonnance du Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise concerne un litige portant sur un arrêté préfectoral d’obligation de quitter le territoire français, pris à l’encontre de M. B.... Le tribunal se déclare incompétent territorialement au profit du Tribunal Administratif de Melun. Il applique les articles R. 351-3, R. 221-3 et R. 312-8 du code de justice administrative, qui attribuent la compétence au tribunal du lieu de résidence de l’étranger à la date de la décision attaquée. Constatant que M. B... résidait en Seine-et-Marne, le tribunal ordonne la transmission du dossier à Melun.
N° TA95-2518228(TA95-2518228)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a enjoint au préfet des Hauts-de-Seine de convoquer M. A..., ressortissant indien, à un rendez-vous pour déposer sa demande de renouvellement de titre de séjour et de lui délivrer un récépissé. La solution retenue repose sur l'urgence constatée, le requérant ayant déposé sa demande dans les délais légaux prévus par le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, mais se trouvant dans l'impossibilité de justifier de son séjour et risquant de perdre son emploi en raison de l'absence de récépissé. Le tribunal a considéré que la mesure était utile et ne faisait obstacle à aucune décision administrative.
N° TA95-2314005(TA95-2314005)
Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise a été saisi d’un recours en excès de pouvoir par M. B... et Mme C... contre le refus du maire de Luzarches de délivrer un permis de construire modificatif. Par une ordonnance, le tribunal a constaté le désistement d’office des requérants en application de l’article R. 612-5-2 du code de justice administrative. Ce désistement est intervenu car, après le rejet de leur demande de suspension par le juge des référés, ils n’ont pas confirmé le maintien de leur requête en annulation dans le délai d’un mois. Le tribunal a donné acte de ce désistement pur et simple et a rejeté les conclusions de la commune au titre des frais de justice.
N° TA95-2521103(TA95-2521103)
Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, rejette la requête de M. A... qui demandait d'enjoindre au préfet de le convoquer pour déposer une demande de titre de séjour. Le juge rappelle que pour une première demande de titre, comme celle fondée sur les articles L. 423-23 et L. 435-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers, le requérant doit justifier de circonstances particulières caractérisant une urgence. La seule durée d'attente de huit mois et la précarité administrative invoquée ne suffisent pas à établir une urgence justifiant un traitement prioritaire par rapport à d'autres étrangers dans une situation similaire.
N° TA95-2518483(TA95-2518483)
Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise, statuant en référé fiscal, a rejeté la requête de M. B... qui demandait la mainlevée d’une saisie administrative à tiers détenteur et des dommages et intérêts. Le juge a estimé que le requérant n’avait pas formé de réclamation préalable contestant le bien-fondé de la taxe foncière ni demandé un sursis de paiement assorti de garanties, conditions nécessaires pour saisir le juge du référé fiscal sur le fondement des articles L. 277 et L. 279 du livre des procédures fiscales. En l’absence de ces démarches, le recouvrement forcé par le comptable public était légal et la contestation irrecevable.