Jurisprudence — Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise
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N° TA95-2520008(TA95-2520008)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la requête de M. A... visant à suspendre la décision implicite de refus d’effacement de son signalement au fichier « système d’information Schengen » (SIS). Le juge a estimé que la condition d’urgence n’était pas établie, le requérant ne justifiant pas d’une atteinte suffisamment grave et immédiate à sa situation, malgré les difficultés rencontrées au Portugal. Aucun des moyens soulevés, tirés notamment de la méconnaissance du règlement (UE) 2016/679 et du règlement (UE) 2018/1860, n’a été considéré comme propre à créer un doute sérieux sur la légalité de la décision. La demande d’admission provisoire à l’aide juridictionnelle a également été rejetée.
N° TA95-2519986(TA95-2519986)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de la décision du 21 octobre 2025 du directeur des services judiciaires. Cette décision autorisait M. B..., greffier suspendu, à exercer une activité de rédacteur juridique chez Berger-Levrault, mais sous réserve que le contrat ne soit pas à durée indéterminée. Le juge a estimé que la condition d’urgence n’était pas remplie, car le requérant n’a pas justifié de manière suffisamment grave et immédiate l’atteinte à sa situation, notamment au regard de l’opportunité d’emploi conditionnée. La requête a été rejetée par ordonnance motivée sans audience, en application de l’article L. 522-3 du même code.
N° TA95-2505625(TA95-2505625)
Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise a examiné la requête de M. B..., ressortissant marocain, contestant le refus implicite du préfet des Hauts-de-Seine de renouveler son titre de séjour « vie privée et familiale ». En cours d’instance, le préfet a délivré à l'intéressé une carte de séjour valable jusqu'en septembre 2026. Le tribunal a constaté que les conclusions en annulation et en injonction étaient devenues sans objet, et a prononcé un non-lieu à statuer. L'État a été condamné à verser 1 000 euros à l'avocat de M. B... au titre des frais de justice, en application de l'article 37 de la loi du 10 juillet 1991 sur l'aide juridictionnelle.
N° TA95-2506632(TA95-2506632)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la requête de M. E..., de nationalité algérienne, qui contestait l'arrêté préfectoral du 21 mars 2025 lui refusant un titre de séjour, l'obligeant à quitter le territoire français sans délai et lui interdisant le retour pour trois ans. Le tribunal a écarté les moyens d'incompétence, d'insuffisance de motivation et de défaut d'examen, et a jugé inopérants les moyens tirés des articles L. 423-23 et L. 435-1 du CESEDA, la situation étant régie par l'accord franco-algérien du 27 décembre 1968. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, incluant les demandes d'injonction et de frais de justice.
N° TA95-2518079(TA95-2518079)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la requête de M. E..., ressortissant srilankais, qui demandait l'annulation d'un arrêté préfectoral du 1er octobre 2025 prononçant une interdiction de retour sur le territoire français d'un an. Le tribunal a écarté les moyens soulevés, jugeant que la décision était signée par une autorité compétente, suffisamment motivée et fondée sur un examen sérieux de la situation. Il a considéré que la durée d'un an de l'interdiction était justifiée au regard des critères de l'article L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, et que les stipulations de l'article 3 de la convention européenne des droits de l'homme n'étaient pas méconnues.
N° TA95-2518637(TA95-2518637)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la requête de M. C... B... qui demandait l'annulation du refus du maire de Saint-Cloud de lui verser la prime de précarité. Le requérant, employé par contrats successifs de septembre 2022 à août 2025, soutenait que cette indemnité lui était due en application du décret n°2020-1296 du 23 octobre 2020. Le tribunal a jugé que, conformément à l'article L. 554-3 du code général de la fonction publique, cette prime est réservée aux agents dont le contrat a une durée inférieure ou égale à un an. La durée totale de trois ans d'emploi rendant la requête manifestement mal fondée, elle a été rejetée sur le fondement de l'article R. 222-1 du code de justice administrative.
N° TA95-2506641(TA95-2506641)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la requête de M. D..., ressortissant algérien, qui contestait un arrêté préfectoral du 19 mars 2025 lui refusant un titre de séjour, l'obligeant à quitter le territoire et fixant le pays de destination. Le tribunal a écarté les moyens d'incompétence et d'insuffisance de motivation. Il a jugé que M. D... ne pouvait utilement invoquer l'article L. 435-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, car l'accord franco-algérien du 27 décembre 1968 régit de manière exclusive la situation des ressortissants algériens. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des demandes de M. D....
N° TA95-2506640(TA95-2506640)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la requête de M. C..., ressortissant sri-lankais, qui contestait un arrêté préfectoral du 19 mars 2025 lui refusant un titre de séjour, l'obligeant à quitter le territoire et lui interdisant le retour pour deux ans. Le tribunal a écarté l'ensemble des moyens soulevés, jugeant notamment que la décision de refus de titre de séjour était suffisamment motivée, que le préfet avait procédé à un examen particulier de la situation du requérant et que la signataire de l'acte disposait d'une délégation de compétence régulière. La solution s'appuie sur les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, ainsi que sur la convention européenne des droits de l'homme.
N° TA95-2506636(TA95-2506636)
Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la requête de M. C..., ressortissant algérien, qui contestait un arrêté du préfet du Val-d'Oise lui refusant un titre de séjour et l'obligeant à quitter le territoire. Le tribunal a écarté les moyens d'incompétence, de défaut de motivation et d'erreur de droit, jugeant la décision suffisamment motivée et signée par une autorité compétente. Il a également estimé que les articles L. 423-23 et L. 435-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile étaient inopérants, la situation étant régie par l'accord franco-algérien du 27 décembre 1968. Enfin, le tribunal a considéré que le préfet n'avait pas commis d'erreur manifeste d'appréciation en refusant de régulariser la situation de l'intéressé.
N° TA95-2519015(TA95-2519015)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a suspendu l’exécution de la décision implicite par laquelle le préfet des Hauts-de-Seine a refusé de renouveler le titre de séjour de M. A..., ressortissant sénégalais marié à une Française. La condition d’urgence a été reconnue, le refus plaçant le requérant en situation irrégulière et menaçant son emploi en CDI. Un doute sérieux a été retenu quant à la légalité de la décision, notamment au regard des articles L. 423-1 et suivants du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile, ainsi que de l’article 8 de la Convention européenne des droits de l’homme. Le tribunal a enjoint au préfet de réexaminer la situation de M. A... et de lui délivrer une autorisation provisoire de séjour avec droit au travail, sous astreinte.
N° TA95-2519048(TA95-2519048)
Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a pris acte du désistement de Mme C... de ses conclusions aux fins de suspension et d’injonction. La requérante, bénéficiaire de la protection subsidiaire, contestait le refus implicite du préfet des Hauts-de-Seine de lui délivrer un titre de séjour pluriannuel. Le tribunal a admis Mme C... au bénéfice de l’aide juridictionnelle provisoire et a condamné l’État à verser 1 200 euros à son avocat au titre des articles 37 de la loi du 10 juillet 1991 et L. 761-1 du code de justice administrative.
N° TA95-2519064(TA95-2519064)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a suspendu l'exécution de la décision implicite par laquelle le préfet des Hauts-de-Seine a refusé de renouveler le titre de séjour de Mme A..., ressortissante congolaise mariée à un Français et mère d'un enfant français. La juge a retenu que la condition d'urgence était présumée remplie s'agissant d'un refus de renouvellement de titre de séjour. Elle a également estimé qu'en l'état de l'instruction, le moyen tiré de la méconnaissance de l'article L. 423-7 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile était de nature à créer un doute sérieux sur la légalité de la décision.
N° TA95-2519100(TA95-2519100)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a suspendu l'exécution de la décision implicite de refus de renouvellement de titre de séjour opposée à M. A..., ressortissant gambien ancien mineur isolé. La juge a reconnu l'urgence, présumée en matière de refus de renouvellement de titre de séjour, et a estimé que le moyen tiré de l'insuffisance de motivation de la décision était propre à créer un doute sérieux sur sa légalité. Elle a enjoint au préfet des Hauts-de-Seine de réexaminer la situation de l'intéressé et de lui délivrer une autorisation provisoire de séjour avec autorisation de travail. La décision s'appuie sur les articles L. 423-22, L. 423-23 et L. 433-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
N° TA95-2518198(TA95-2518198)
Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la requête de M. A..., ressortissant ivoirien, qui demandait l'annulation de l'arrêté préfectoral l'assignant à résidence. Le juge a écarté le moyen d'incompétence, la signataire disposant d'une délégation régulière, et a estimé que l'arrêté ne méconnaissait pas l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme, faute pour le requérant de démontrer l'absence d'attaches dans son pays d'origine. La décision s'appuie notamment sur le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
N° TA95-2519111(TA95-2519111)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a suspendu l'exécution de la décision implicite par laquelle le préfet des Hauts-de-Seine a refusé de délivrer une carte de résident à une ressortissante afghane reconnue réfugiée. La juge a estimé que la condition d'urgence était remplie, la requérante étant maintenue en situation irrégulière et privée de ses droits attachés à la qualité de réfugiée, et qu'il existait un doute sérieux quant à la légalité de la décision au regard des articles L. 424-1 et L. 424-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Il a été enjoint au préfet de réexaminer la situation de l'intéressée dans un délai d'un mois et de lui délivrer une autorisation provisoire de séjour l'autorisant à travailler dans un délai de huit jours.
N° TA95-2519114(TA95-2519114)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 551-1 du code de justice administrative, a rejeté la requête de la société Cofitex. Celle-ci contestait le rejet de son offre et l'attribution du marché d'assistance technique à maîtrise d'ouvrage à la société Auditorga par le GIP Blanchisserie Inter-Hospitalière du Val-d'Oise. Le juge a estimé que les moyens soulevés, notamment l'insuffisance des informations communiquées, l'absence de capacités professionnelles de l'attributaire, le caractère anormalement bas de son offre et la dénaturation de l'offre de la requérante, n'étaient pas fondés. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions de la société Cofitex, y compris ses demandes de communication, d'annulation et de suspension.
N° TA95-2519116(TA95-2519116)
Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a suspendu l’exécution de la décision implicite de refus de délivrance d’une carte de résident opposée à Mme B..., ressortissante malienne reconnue réfugiée. La juge a estimé que la condition d’urgence était remplie, la requérante étant en situation irrégulière depuis l’expiration de son attestation de prolongation d’instruction, ce qui compromettait sa formation professionnelle. Elle a également retenu l’existence d’un doute sérieux quant à la légalité de la décision, en raison d’une méconnaissance des articles L. 424-1, L. 424-4 et R. 424-1 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile. Il a été enjoint au préfet des Hauts-de-Seine de réexaminer la situation de Mme B. dans un délai de trente jours et de lui délivrer, dans l’attente, une autorisation provisoire de séjour l’autorisant à travailler.
N° TA95-2518208(TA95-2518208)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la requête de Mme B..., ressortissante sri-lankaise, qui contestait l'arrêté du préfet du Val-d'Oise ordonnant son transfert aux autorités norvégiennes pour l'examen de sa demande d'asile. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé, en ce qu'il visait les textes applicables, notamment le règlement (UE) n° 604/2013, et précisait les éléments de fait justifiant la responsabilité de la Norvège. Il a également estimé que le préfet avait procédé à un examen particulier de la situation de l'intéressée et que les moyens tirés de la méconnaissance des articles 4, 17 et 29 des règlements européens n'étaient pas fondés. La solution retenue confirme la légalité de la décision de transfert.
N° TA95-2517645(TA95-2517645)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la requête de M. D..., ressortissant algérien, qui contestait les arrêtés du préfet des Hauts-de-Seine du 25 et 27 août 2025 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de trois ans, et l'assignant à résidence. La juridiction a jugé irrecevables les conclusions dirigées contre l'information du signalement au système d'information Schengen, car cette information ne fait pas grief. Sur le fond, les moyens soulevés par le requérant, notamment l'incompétence de l'auteur de l'acte, l'insuffisance de motivation, la méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme, et l'erreur de droit ou d'appréciation, ont été écartés comme non fondés. La décision s'appuie sur les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA) et du code de justice administrative.
N° TA95-2519331(TA95-2519331)
Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-3 du code de justice administrative, a enjoint au préfet des Hauts-de-Seine de convoquer Mme B... pour lui remettre son titre de séjour « passeport talent », accordé depuis mars 2025, dans un délai de quinze jours sous astreinte de 50 euros par jour de retard. La requérante démontrait l’urgence et l’utilité de la mesure, n’ayant pu obtenir le titre malgré trois convocations infructueuses en préfecture sur une période de huit mois. Le tribunal a relevé que l’administration n’avait produit aucune observation en défense et que la mesure ne faisait obstacle à aucune décision administrative. L’État a été condamné à verser 800 euros à Mme B... au titre des frais de procédure.