Jurisprudence — Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise
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N° TA95-2518208(TA95-2518208)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la requête de Mme B..., ressortissante sri-lankaise, qui contestait l'arrêté du préfet du Val-d'Oise ordonnant son transfert aux autorités norvégiennes pour l'examen de sa demande d'asile. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé, en ce qu'il visait les textes applicables, notamment le règlement (UE) n° 604/2013, et précisait les éléments de fait justifiant la responsabilité de la Norvège. Il a également estimé que le préfet avait procédé à un examen particulier de la situation de l'intéressée et que les moyens tirés de la méconnaissance des articles 4, 17 et 29 des règlements européens n'étaient pas fondés. La solution retenue confirme la légalité de la décision de transfert.
N° TA95-2518198(TA95-2518198)
Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la requête de M. A..., ressortissant ivoirien, qui demandait l'annulation de l'arrêté préfectoral l'assignant à résidence. Le juge a écarté le moyen d'incompétence, la signataire disposant d'une délégation régulière, et a estimé que l'arrêté ne méconnaissait pas l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme, faute pour le requérant de démontrer l'absence d'attaches dans son pays d'origine. La décision s'appuie notamment sur le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
N° TA95-2518195(TA95-2518195)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a été saisi par Mme C..., ressortissante malgache enceinte, d’un recours en excès de pouvoir contre une décision de l’OFII refusant les conditions matérielles d’accueil pour motif de refus d’orientation en région. Le juge a annulé cette décision, estimant que l’OFII n’avait pas suffisamment pris en compte la vulnérabilité de la requérante liée à sa grossesse avancée et à sa situation d’hébergement précaire. La solution retenue s’appuie sur les articles L. 522-1 et L. 522-3 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile, relatifs à l’évaluation de la vulnérabilité des demandeurs d’asile.
N° TA95-2518079(TA95-2518079)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la requête de M. E..., ressortissant srilankais, qui demandait l'annulation d'un arrêté préfectoral du 1er octobre 2025 prononçant une interdiction de retour sur le territoire français d'un an. Le tribunal a écarté les moyens soulevés, jugeant que la décision était signée par une autorité compétente, suffisamment motivée et fondée sur un examen sérieux de la situation. Il a considéré que la durée d'un an de l'interdiction était justifiée au regard des critères de l'article L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, et que les stipulations de l'article 3 de la convention européenne des droits de l'homme n'étaient pas méconnues.
N° TA95-2517645(TA95-2517645)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la requête de M. D..., ressortissant algérien, qui contestait les arrêtés du préfet des Hauts-de-Seine du 25 et 27 août 2025 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de trois ans, et l'assignant à résidence. La juridiction a jugé irrecevables les conclusions dirigées contre l'information du signalement au système d'information Schengen, car cette information ne fait pas grief. Sur le fond, les moyens soulevés par le requérant, notamment l'incompétence de l'auteur de l'acte, l'insuffisance de motivation, la méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme, et l'erreur de droit ou d'appréciation, ont été écartés comme non fondés. La décision s'appuie sur les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA) et du code de justice administrative.
N° TA95-2516727(TA95-2516727)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la requête de Mme B..., ressortissante tibétaine, qui demandait l'annulation du refus de l'Office français de l'immigration et de l'intégration (OFII) de lui attribuer les conditions matérielles d'accueil. La magistrate désignée a estimé que les persécutions alléguées par la requérante étaient sans incidence sur la légalité de la décision contestée, celle-ci ne concernant pas son renvoi. L'OFII a pu légalement refuser ces conditions, notamment en raison du refus de la requérante d'accepter une proposition d'hébergement sans motif légitime. La demande d'aide juridictionnelle provisoire a également été rejetée, faute d'urgence démontrée. La décision se fonde sur le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
N° TA95-2516102(TA95-2516102)
Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la requête de M. A..., ressortissant marocain, qui contestait un arrêté préfectoral du 6 septembre 2025 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de trois ans. Le tribunal a écarté les moyens d'incompétence, d'insuffisance de motivation et d'erreur manifeste d'appréciation, jugeant l'arrêté légalement fondé au regard du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (notamment l'article L. 611-1) et de la convention européenne des droits de l'homme.
N° TA95-2506641(TA95-2506641)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la requête de M. D..., ressortissant algérien, qui contestait un arrêté préfectoral du 19 mars 2025 lui refusant un titre de séjour, l'obligeant à quitter le territoire et fixant le pays de destination. Le tribunal a écarté les moyens d'incompétence et d'insuffisance de motivation. Il a jugé que M. D... ne pouvait utilement invoquer l'article L. 435-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, car l'accord franco-algérien du 27 décembre 1968 régit de manière exclusive la situation des ressortissants algériens. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des demandes de M. D....
N° TA95-2506640(TA95-2506640)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la requête de M. C..., ressortissant sri-lankais, qui contestait un arrêté préfectoral du 19 mars 2025 lui refusant un titre de séjour, l'obligeant à quitter le territoire et lui interdisant le retour pour deux ans. Le tribunal a écarté l'ensemble des moyens soulevés, jugeant notamment que la décision de refus de titre de séjour était suffisamment motivée, que le préfet avait procédé à un examen particulier de la situation du requérant et que la signataire de l'acte disposait d'une délégation de compétence régulière. La solution s'appuie sur les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, ainsi que sur la convention européenne des droits de l'homme.
N° TA95-2506636(TA95-2506636)
Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la requête de M. C..., ressortissant algérien, qui contestait un arrêté du préfet du Val-d'Oise lui refusant un titre de séjour et l'obligeant à quitter le territoire. Le tribunal a écarté les moyens d'incompétence, de défaut de motivation et d'erreur de droit, jugeant la décision suffisamment motivée et signée par une autorité compétente. Il a également estimé que les articles L. 423-23 et L. 435-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile étaient inopérants, la situation étant régie par l'accord franco-algérien du 27 décembre 1968. Enfin, le tribunal a considéré que le préfet n'avait pas commis d'erreur manifeste d'appréciation en refusant de régulariser la situation de l'intéressé.
N° TA95-2506632(TA95-2506632)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la requête de M. E..., de nationalité algérienne, qui contestait l'arrêté préfectoral du 21 mars 2025 lui refusant un titre de séjour, l'obligeant à quitter le territoire français sans délai et lui interdisant le retour pour trois ans. Le tribunal a écarté les moyens d'incompétence, d'insuffisance de motivation et de défaut d'examen, et a jugé inopérants les moyens tirés des articles L. 423-23 et L. 435-1 du CESEDA, la situation étant régie par l'accord franco-algérien du 27 décembre 1968. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, incluant les demandes d'injonction et de frais de justice.
N° TA95-2506607(TA95-2506607)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise (8ème Chambre) annule l'arrêté du 8 avril 2025 par lequel le préfet des Hauts-de-Seine a refusé de renouveler le titre de séjour "étudiant" de Mme C..., ressortissante tunisienne, et l'a obligée à quitter le territoire français. La solution retenue est fondée sur la méconnaissance de l'article L. 422-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, le préfet n'ayant pas établi que l'intéressée ne disposait pas de moyens d'existence suffisants, au vu de son contrat de travail et de ses bulletins de paie. Le tribunal enjoint au préfet de délivrer le titre de séjour sollicité dans un délai d'un mois.
N° TA95-2501253(TA95-2501253)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la requête de M. A..., ressortissant malien, qui demandait l'annulation de la décision implicite de rejet de sa demande de titre de séjour "salarié". Le tribunal a estimé que le moyen tiré de l'insuffisance de motivation était irrecevable, faute pour le requérant d'avoir sollicité les motifs de la décision implicite. Sur le fond, saisi sur le fondement de l'article L. 435-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, le tribunal a jugé que l'activité professionnelle invoquée par M. A... était trop récente et insuffisante pour constituer un motif exceptionnel justifiant une admission au séjour. La requête a donc été rejetée.
N° TA95-2501249(TA95-2501249)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la requête de M. A..., ressortissant turc, qui demandait l'annulation du refus du préfet des Hauts-de-Seine de lui délivrer une carte de résident de dix ans. Le tribunal a écarté les moyens d'incompétence et de défaut de motivation, et a jugé que le préfet n'avait pas commis d'erreur de droit en se fondant sur l'insuffisance des ressources du requérant au regard de l'article L. 426-17 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
N° TA95-2405677(TA95-2405677)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la requête de Mme A... qui demandait la condamnation de l'État à l'indemniser pour le préjudice moral et les troubles dans ses conditions d'existence résultant de l'illégalité fautive d'un refus de regroupement familial. Si le tribunal a reconnu que l'arrêté préfectoral du 22 juin 2022, annulé par un jugement du 5 avril 2024, constituait une faute de nature à engager la responsabilité de l'État, il a estimé que la requérante n'apportait aucun élément probant à l'appui de ses allégations de préjudice. En conséquence, la demande indemnitaire et celle fondée sur l'article L. 761-1 du code de justice administrative ont été rejetées.
N° TA95-2316902(TA95-2316902)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la demande de M. A... qui contestait son imposition distincte de son ex-épouse pour les années 2019 et 2020. Bien que l'administration ait initialement fondé son redressement sur le b. du 4. de l'article 6 du code général des impôts (instance de divorce), le tribunal a validé la substitution de base légale demandée par l'administration, fondée sur le c. du même article (abandon du domicile conjugal avec revenus distincts). Le tribunal a jugé que la vente du domicile commun le 11 septembre 2019 et la séparation effective des époux, reconnue par M. A... lui-même, caractérisaient un abandon du domicile conjugal justifiant des impositions distinctes.
N° TA95-2109601(TA95-2109601)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la requête de Mme B..., qui avait repris l’instance de son époux décédé, visant à obtenir la décharge de l’obligation de payer des impositions sur le revenu (primitives et supplémentaires) pour les années 2014 à 2017. La juridiction a jugé ces conclusions irrecevables, faute pour la requérante d’avoir adressé au comptable public compétent une réclamation préalable conforme aux dispositions de l’article L. 281 du livre des procédures fiscales. Le tribunal a également relevé que le courrier invoqué par Mme B... ne constituait pas une telle réclamation, se bornant à contester l’assiette des impositions.
N° TA95-2302455(TA95-2302455)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la requête de Mme B... qui contestait des cotisations supplémentaires d'impôt sur le revenu et de prélèvements sociaux pour 2014 et 2015, résultant de revenus d'origine indéterminée. La requête a été jugée irrecevable car elle ne contenait pas l'exposé des faits et moyens requis par l'article R. 411-1 du code de justice administrative, et n'a pas été régularisée dans le délai de recours. Par ailleurs, les conclusions tendant au paiement d'intérêts moratoires ont été rejetées comme irrecevables, faute de litige né et actuel avec le comptable. La demande au titre des frais de justice a également été rejetée.
N° TA95-2207539(TA95-2207539)
Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la requête de M. et Mme E... et de M. et Mme C... qui demandaient l’annulation du permis de construire délivré par le maire d’Issy-les-Moulineaux à la SCCV Le Golfe Clair pour la démolition d’un pavillon et la construction de deux duplex. Les requérants soulevaient de nombreux moyens tirés de l’incompétence de l’auteur de l’acte, de l’insuffisance du dossier de demande et de la méconnaissance de plusieurs articles du règlement du plan local d’urbanisme (PLU) et du code de l’urbanisme. Le tribunal a jugé que l’ensemble de ces moyens n’était pas fondé, après avoir examiné notamment les règles relatives aux accès, aux hauteurs, aux implantations, au stationnement et à l’insertion paysagère. En conséquence, la requête a été rejetée et les requérants ont été condamnés à verser 1 500 euros à la commune au titre des frais de justice.
N° TA95-2507016(TA95-2507016)
Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise a été saisi par Mme A... d’une demande en décharge de la taxe d’habitation sur les résidences secondaires due au titre de 2024. Postérieurement à l’introduction de la requête, l’administration fiscale a accordé le dégrèvement total de l’imposition contestée. Par conséquent, le tribunal constate que le litige est devenu sans objet et prononce un non-lieu à statuer. Cette ordonnance est fondée sur les dispositions du code général des impôts et du code de justice administrative.