Jurisprudence — Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise
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N° TA95-2515490(TA95-2515490)
Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-3 du code de justice administrative, a rejeté la requête de Mme A... qui demandait une injonction de délivrance d’un récépissé ou d’une attestation de prolongation d’instruction pour sa demande de renouvellement de titre de séjour. Le juge a considéré qu’une décision implicite de rejet était née du silence gardé par l’administration pendant quatre mois, conformément aux articles R. 432-1 et R. 432-2 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile. La délivrance d’une attestation de prolongation d’instruction n’a pas fait obstacle à la naissance de cette décision implicite. Dès lors, la mesure sollicitée aurait fait obstacle à l’exécution de cette décision administrative, ce qui est prohibé par l’article L. 521-3.
N° TA95-2112632(TA95-2112632)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a été saisi par l’association Saint-Gratien Football Club d’un recours pour excès de pouvoir contre la décision du maire de Saint-Gratien du 1er août 2021 refusant la mise à disposition du stade municipal pour la saison 2021-2022. Le tribunal a rejeté la requête, considérant que la décision attaquée, fondée sur des motifs d’ordre public, ne méconnaissait ni l’article L. 2144-3 du code général des collectivités territoriales, ni le principe d’égalité de traitement, et n’était pas entachée de détournement de pouvoir. La demande de suppression de propos diffamatoires a également été rejetée. Les conclusions de la commune de Saint-Gratien ont été réputées abandonnées faute de production d’un mémoire récapitulatif dans le délai imparti.
N° TA95-2305891(TA95-2305891)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la requête de la SARL Auto DC, qui contestait des rappels de TVA et des rehaussements d'impôt sur les sociétés pour 2015-2016, assortis de pénalités. La société invoquait une irrégularité de procédure (avis de vérification sans numéro d'accusé de réception) et une erreur dans la méthode de reconstitution des résultats. Le tribunal a jugé que l'avis de vérification avait été régulièrement notifié, l'absence de numéro sur l'avis n'étant pas exigée par les textes, et que les autres moyens n'étaient pas fondés. Les décisions de dégrèvement partiel prononcées par l'administration en cours d'instance ont été constatées, rendant sans objet les conclusions correspondantes.
N° TA95-2305460(TA95-2305460)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la requête de M. et Mme B... qui demandaient la décharge de cotisations supplémentaires à l’impôt sur le revenu pour 2015 et 2016, issues de revenus distribués par leur société Auto DC. Les requérants contestaient la méthode de reconstitution des charges, jugée sommaire par l’administration fiscale. Le tribunal a estimé que, faute de réponse à la proposition de rectification, la charge de la preuve incombait aux contribuables, qui n’ont pas démontré le caractère exagéré des redressements. La décision s’appuie sur l’article R. 194-1 du livre des procédures fiscales et l’article 109-1-1° du code général des impôts.
N° TA95-2417965(TA95-2417965)
Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise a été saisi par la commune de Saint-Cloud d’un recours en plein contentieux contre l’arrêté du préfet des Hauts-de-Seine du 10 octobre 2024 fixant sa contribution au Fonds national de péréquation des ressources intercommunales et communales (FPIC) pour 2024. La commune soutenait notamment que cet arrêté méconnaissait les règles de consultation, était insuffisamment motivé, et violait les principes constitutionnels de libre administration et d’égalité, en faisant application de dispositions du b) de l’article L. 5219-8 du code général des collectivités territoriales déclarées inconstitutionnelles par le Conseil constitutionnel. Le tribunal a rejeté la requête, considérant que les moyens soulevés n’étaient pas fondés, sans préciser dans l’extrait fourni la solution retenue sur le fond. La décision s’inscrit dans le cadre des articles L. 2336-1 et suivants du code général des collectivités territoriales et de la loi de finances pour 2025.
N° TA95-2516351(TA95-2516351)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a rejeté la demande de M. B..., ressortissant algérien, qui sollicitait une injonction pour obtenir l'enregistrement de sa demande de titre de séjour et une autorisation provisoire de séjour et de travail. Le juge a estimé que la condition d'urgence n'était pas remplie, car il s'agissait d'une première demande de titre de séjour et non d'un renouvellement, et que le requérant n'apportait pas de justifications suffisantes sur l'urgence de sa situation malgré sa résidence alléguée en France depuis 2018. La solution retenue s'appuie sur l'accord franco-algérien du 27 décembre 1968 et le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
N° TA95-2404388(TA95-2404388)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a été saisi par la Fédération des Hauts-de-Seine de la libre pensée d’un recours pour excès de pouvoir contre la décision du maire d’Asnières-sur-Seine d’installer une crèche de Noël dans la salle des Pas-Perdus de l’hôtel de ville en décembre 2023. Le tribunal a rejeté la fin de non-recevoir soulevée par la commune, jugeant que le président de l’association justifiait de sa qualité pour agir. Sur le fond, il a annulé la décision du maire, estimant que l’installation d’une crèche dans un bâtiment public communal, sans lien avec une tradition locale établie ou une manifestation culturelle dépourvue de caractère religieux, méconnaissait les exigences de neutralité des personnes publiques découlant de l’article 1er de la Constitution et de la loi du 9 décembre 1905.
N° TA95-2517258(TA95-2517258)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, rejette la requête de Mme A..., ressortissante camerounaise, qui demandait qu'il soit enjoint au préfet des Hauts-de-Seine de lui fixer un rendez-vous pour le renouvellement de son récépissé de demande de titre de séjour. Le juge estime que la mesure sollicitée ferait obstacle à l'exécution de la décision implicite de rejet née du silence gardé par l'administration sur sa demande de renouvellement, en application des articles R. 432-1 et R. 432-2 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Par conséquent, la demande est rejetée comme manifestement mal fondée.
N° TA95-2301480(TA95-2301480)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la requête de l’Association nationale d’expertise comptable (ANEC) qui demandait le rétablissement de ses déficits reportables pour les exercices 2016 à 2018. L’administration fiscale avait remis en cause des provisions pour charges constituées par l’association, estimant qu’elles ne correspondaient pas à des charges probables rattachées à l’exercice en cours. Le tribunal a jugé que l’ANEC ne justifiait pas du bien-fondé de ces provisions, conformément aux articles 38 et 39 du code général des impôts. La solution retenue est le rejet de l’intégralité des demandes de l’association.
N° TA95-2518829(TA95-2518829)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a examiné la demande de suspension de la décision n°2025-064 de la ministre du travail, de la santé, des solidarités et des familles. Cette décision retirait le placement de M. Haddouchi en congé pour invalidité temporaire imputable au service et ordonnait le reversement des sommes perçues. Le requérant invoquait l'urgence financière et des moyens tirés de l'incompétence de l'auteur de l'acte, de vices de procédure liés à l'avis du conseil médical, et d'erreurs d'appréciation. La solution retenue par le tribunal n'est pas explicitée dans le texte fourni, mais l'analyse porte sur la condition d'urgence et l'existence d'un doute sérieux sur la légalité de la décision, en application du code général de la fonction publique et du décret n°86-442 du 14 mars 1986.
N° TA95-2405747(TA95-2405747)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a annulé la décision du préfet des Hauts-de-Seine du 20 février 2024 refusant à M. A..., ressortissant marocain, la délivrance d'une carte de résident de dix ans. Le tribunal a jugé que le préfet avait méconnu les stipulations de l'accord franco-marocain du 9 octobre 1987 et les dispositions de l'article L. 426-17 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. En effet, les revenus de M. A..., nettement supérieurs au SMIC sur les trois années précédant sa demande, étaient stables et suffisants, et le simple changement d'employeurs ne démontrait pas une instabilité. Le tribunal a enjoint au préfet de délivrer la carte de résident sollicitée dans un délai d'un mois.
N° TA95-2519630(TA95-2519630)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-4 du code de justice administrative, a été saisi par M. A... en raison de l'inexécution d'une précédente ordonnance du 7 octobre 2025. Cette ordonnance enjoignait au préfet des Hauts-de-Seine de lui délivrer une autorisation provisoire de séjour l'autorisant à travailler, ce qui n'avait pas été fait malgré l'urgence invoquée. Constatant le défaut d'exécution constituant un élément nouveau, le juge a modifié la mesure initiale en assortissant l'injonction d'une astreinte de 200 euros par jour de retard, à compter d'un délai de trois jours suivant la notification de la nouvelle ordonnance. La solution retenue s'appuie sur les dispositions des articles L. 521-1 et L. 521-4 du code de justice administrative.
N° TA95-2519090(TA95-2519090)
Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de la décision implicite du préfet des Hauts-de-Seine refusant à M. A..., ressortissant égyptien, un titre de séjour en tant que membre de famille d'un apatride. Le juge a estimé que la condition d'urgence n'était pas remplie, car la demande de M. A... portait sur un changement de statut et non sur un renouvellement de titre, et qu'il n'apportait pas de justifications suffisantes sur l'atteinte grave et immédiate à sa situation. La solution retenue s'appuie sur l'interprétation de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, sans qu'il soit nécessaire d'examiner les moyens soulevés par le requérant.
N° TA95-2401234(TA95-2401234)
Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise a été saisi par M. B... d’un recours en excès de pouvoir contre un arrêté du maire de Nanterre prononçant une exclusion temporaire d’un jour. En application de l’article R. 612-5-1 du code de justice administrative, le requérant a été invité à confirmer le maintien de sa requête, sans réponse dans le délai imparti. Par ordonnance, le tribunal a constaté le désistement d’office de M. B... et lui en a donné acte.
N° TA95-2406719(TA95-2406719)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a été saisi par M. B... d’un recours pour excès de pouvoir contre le refus implicite du ministre de l’intérieur d’enregistrer un stage de sécurité routière. Le ministre a fait valoir que le stage avait été enregistré entre-temps, rendant le litige sans objet. M. B... s’est ensuite désisté de sa requête. Par ordonnance du 4 novembre 2025, le tribunal a donné acte de ce désistement pur et simple, sur le fondement de l’article R. 222-1 du code de justice administrative.
N° TA95-2408276(TA95-2408276)
Cette ordonnance du Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise concerne un recours pour excès de pouvoir formé par Mme A... épouse B... contre une décision « 48 SI » du ministre de l’intérieur constatant l’invalidité de son permis de conduire pour solde de points nul, ainsi que contre les retraits de points afférents. Le ministre ayant retiré la décision contestée et restitué les points litigieux, le tribunal a invité la requérante à confirmer le maintien de ses conclusions en application de l’article R. 612-5-1 du code de justice administrative. En l’absence de réponse dans le délai imparti, la requérante est réputée s’être désistée, et le tribunal donne acte de ce désistement par ordonnance.
N° TA95-2518864(TA95-2518864)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, rejette la demande de suspension de l'arrêté préfectoral suspendant le permis de conduire de M. B... pour six mois. Le requérant, chauffeur de taxi, invoquait l'urgence liée à l'impossibilité d'exercer sa profession. Le juge écarte cette condition d'urgence, estimant que la gravité de l'infraction commise (dépassement de plus de 40 km/h) et l'intérêt public supérieur de la sécurité routière priment sur les intérêts personnels du conducteur.
N° TA95-2518876(TA95-2518876)
Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise, statuant en référé, a rejeté la requête de Mme D... qui demandait l'expulsion de sa belle-sœur et de ses enfants du logement de sa mère, dont elle est la tutrice. La juge a estimé que cette demande, portant sur un litige entre personnes privées relatif à l'occupation d'un logement, ne relève manifestement pas de la compétence de la juridiction administrative mais de celle de l'ordre judiciaire. La requête a été rejetée sur le fondement des articles R. 222-1, L. 211-1 et L. 521-3 du code de justice administrative.
N° TA95-2516667(TA95-2516667)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-3 du code de justice administrative, a rejeté la requête de M. A..., ressortissant béninois, qui demandait d’enjoindre au préfet du Val-d’Oise d’enregistrer sa demande de titre de séjour et de lui délivrer un récépissé. Le juge a estimé que la condition d’urgence n’était pas remplie, car M. A... ne sollicitait pas le renouvellement d’un titre de séjour étudiant, mais une première admission exceptionnelle au séjour, et qu’il ne justifiait pas de circonstances particulières rendant nécessaire l’obtention rapide d’un rendez-vous. La requête a été rejetée en application de l’article L. 522-3 du même code, sans qu’il soit besoin de convoquer les parties.
N° TA95-2518488(TA95-2518488)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-3 du code de justice administrative, a rejeté la requête de M. B... qui demandait d’enjoindre au préfet du Val-d’Oise de lui délivrer une carte de résident de dix ans en tant que conjoint de Français. Le juge a estimé que cette demande, visant à obtenir un titre de séjour de manière définitive, excédait sa compétence, laquelle se limite à ordonner des mesures provisoires et conservatoires. En conséquence, les conclusions à fin d’injonction ont été jugées irrecevables, entraînant également le rejet des frais de justice sollicités.