Jurisprudence — Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise
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N° TA95-2518814(TA95-2518814)
Cette ordonnance du Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise concerne un recours en excès de pouvoir formé par M. B... contre un arrêté d’expulsion et la fixation du pays de destination pris par le préfet du Val-d’Oise. Le tribunal constate qu’à la date de la décision attaquée, le requérant résidait à Paris. En application des articles R. 312-8 et R. 221-3 du code de justice administrative, il estime que le litige relève de la compétence du Tribunal Administratif de Paris. Par conséquent, il ordonne la transmission du dossier à cette juridiction.
N° TA95-2413358(TA95-2413358)
Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise a annulé l'arrêté du 9 septembre 2024 par lequel le préfet de la Seine-Saint-Denis obligeait M. B..., ressortissant tunisien, à quitter le territoire français sans délai, fixait le pays de renvoi et prononçait une interdiction de retour de douze mois. La juridiction a retenu un défaut d'examen de la situation personnelle du requérant, le préfet ayant ignoré que M. B... avait obtenu des récépissés de demande de titre de séjour, dont un délivré le 6 juin 2024. En conséquence, le tribunal a enjoint au préfet de réexaminer la situation de l'intéressé dans un délai de deux mois et de lui délivrer une autorisation provisoire de séjour pendant ce réexamen, sur le fondement de l'article L. 614-16 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. L'État a également été condamné à verser 1 000 euros à M. B... au titre des frais de justice.
N° TA95-2519433(TA95-2519433)
Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise, statuant en référé, a rejeté la demande de M. A... visant à suspendre son prêt à la consommation contracté auprès de La Banque Postale. Le juge a constaté que cette demande, relative à un contrat de droit privé, ne relevait pas de la compétence de la juridiction administrative. En application de l'article L. 522-3 du code de justice administrative, la requête a été rejetée comme manifestement irrecevable pour incompétence, sans qu'il soit besoin d'examiner la condition d'urgence invoquée par le requérant.
N° TA95-2519721(TA95-2519721)
Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-2 du code de justice administrative, a rejeté la requête de M. A... C..., ressortissant congolais, qui demandait la suspension de l'arrêté préfectoral du 20 octobre 2025 refusant son admission au séjour et l'obligeant à quitter le territoire. Le juge a estimé que la condition d'urgence particulière exigée par cette procédure n'était pas remplie, malgré l'expiration prochaine de son récépissé et le début imminent de son emploi, au regard de la situation de précarité invoquée. La solution retenue s'appuie sur les dispositions de l'article L. 521-2 et L. 522-3 du code de justice administrative.
N° TA95-2519743(TA95-2519743)
Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise, statuant en référé, a rejeté la requête de M. A... qui demandait sa réintégration immédiate dans son logement après son expulsion par la force publique. Le juge a constaté que le requérant n'avait pas précisé le fondement juridique de sa demande parmi les procédures de référé prévues par le code de justice administrative (articles L. 521-1, L. 521-2 ou L. 521-3). En l'absence de cette précision, la requête a été jugée irrecevable et rejetée sur le fondement de l'article L. 522-3 du même code.
N° TA95-2519751(TA95-2519751)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-3 du code de justice administrative, a rejeté la requête de Mme B... qui demandait la remise sous astreinte de son certificat de résidence algérien. La juge des référés a estimé que ces conclusions, visant à obtenir l’exécution d’un précédent jugement du même tribunal, relevaient exclusivement de la procédure spécifique prévue à l’article L. 911-4 du code de justice administrative. Par conséquent, la demande a été jugée irrecevable et rejetée, y compris les conclusions accessoires.
N° TA95-2519054(TA95-2519054)
Cette ordonnance du Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise concerne le refus implicite de renouvellement du titre de séjour de M. A..., ressortissant marocain, par le préfet des Hauts-de-Seine. Le juge des référés, statuant sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de cette décision. La solution retenue est que la condition d'urgence n'est pas remplie, car M. A... n'a pas déposé sa demande de renouvellement selon les modalités réglementaires applicables (comparution personnelle au guichet), ce qui rend la décision implicite de rejet non constituée. Les textes appliqués incluent les articles L. 521-1, L. 522-3 et R. 522-1 du code de justice administrative, ainsi que les articles L. 431-1, R. 431-2 et R. 431-3 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
N° TA95-2414923(TA95-2414923)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la requête de M. A..., ressortissant sri lankais, contestant l'arrêté préfectoral du 3 octobre 2024 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, fixant le pays de destination et prononçant une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé en droit et en fait, et que les moyens soulevés, notamment ceux tirés de la méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et des articles L. 423-23, L. 612-1, L. 612-2 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, n'étaient pas fondés. La solution retenue confirme la légalité de la mesure d'éloignement et des décisions subséquentes.
N° TA95-2519829(TA95-2519829)
Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise, saisi d’un recours en excès de pouvoir par M. B... contre un arrêté préfectoral portant obligation de quitter le territoire français et interdiction de retour, a constaté son incompétence territoriale. En application des articles R. 312-8 et R. 221-3 du code de justice administrative, le tribunal a relevé que le requérant résidait à Montreuil (Seine-Saint-Denis) à la date de la décision attaquée. Par conséquent, il a ordonné, sur le fondement de l’article R. 351-3 du même code, la transmission du dossier au tribunal administratif de Montreuil, seul compétent pour connaître du litige.
N° TA95-2519767(TA95-2519767)
Cette ordonnance du Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise, rendue le 28 octobre 2025, ne statue pas sur le fond du litige. Saisi d’un recours en excès de pouvoir contre un arrêté préfectoral portant obligation de quitter le territoire français et interdiction de retour, le tribunal constate que le requérant résidait à Chambly (Oise) à la date de la décision attaquée. En application des articles R. 312-8 et R. 221-3 du code de justice administrative, il se déclare territorialement incompétent et transmet l’affaire au Tribunal Administratif d’Amiens.
N° TA95-2519720(TA95-2519720)
Cette ordonnance du Tribunal administratif de Cergy-Pontoise concerne un litige relatif à un refus de titre de séjour assorti d'une obligation de quitter le territoire français et d'une interdiction de retour. Le juge constate que la requérante résidait à Paris à la date de la décision attaquée. En application des articles R. 312-8 et R. 221-3 du code de justice administrative, il se déclare incompétent territorialement. La solution retenue est le renvoi de l'affaire au Tribunal administratif de Paris, seul compétent pour en connaître.
N° TA95-2500595(TA95-2500595)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la requête de M. A..., ressortissant nigérian, qui demandait l'annulation de la décision implicite du préfet du Val-d'Oise refusant de lui délivrer un titre de séjour en qualité de membre de famille d'un citoyen de l'Union européenne. Le tribunal a écarté le moyen tiré de l'insuffisance de motivation, faute pour le requérant d'avoir établi avoir sollicité la communication des motifs de la décision implicite conformément à l'article L. 232-4 du code des relations entre le public et l'administration. Il a également jugé que le moyen tiré de la méconnaissance des articles L. 233-1 et L. 233-2 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile n'était pas fondé.
N° TA95-2418051(TA95-2418051)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise annule la décision implicite de rejet née du silence gardé par le préfet du Val-d'Oise sur la demande de titre de séjour de M. D..., ressortissant algérien. Le tribunal juge que la délivrance d'un récépissé après l'expiration du délai de quatre mois ne fait pas obstacle à la naissance de cette décision implicite. La motivation fournie par le préfet, se bornant à indiquer que la demande est en cours d'instruction, est insuffisante au regard des articles L. 211-2 et L. 232-4 du code des relations entre le public et l'administration. En conséquence, le tribunal enjoint au préfet de réexaminer la demande de M. D... dans un délai de deux mois et de lui délivrer une autorisation provisoire de séjour durant cet examen.
N° TA95-2417969(TA95-2417969)
Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la requête de M. B..., ressortissant algérien, qui contestait le refus du préfet du Val-d’Oise d’accorder le regroupement familial pour son épouse. Le préfet avait motivé son refus par l’insalubrité du logement (absence de garde-corps et traces d’humidité), constatée par l’OFII. Le tribunal a jugé que les travaux de mise en conformité, réalisés après la décision attaquée, ne pouvaient être pris en compte, et que le préfet n’était pas tenu de proposer un changement de logement. La décision a été fondée sur l’article L. 434-7 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile.
N° TA95-2501169(TA95-2501169)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise, statuant en formation collégiale, a rejeté les requêtes de M. A..., ressortissant algérien, qui contestait deux arrêtés du préfet de police l'obligeant à quitter le territoire français. Le tribunal a jugé que les moyens soulevés, notamment l'incompétence de l'auteur, le défaut de motivation, l'erreur de fait et de droit, ainsi que la méconnaissance de l'accord franco-algérien du 27 décembre 1968 et de l'article L. 435-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, n'étaient pas fondés. La solution retenue est le rejet des demandes d'annulation et des conclusions accessoires.
N° TA95-2501032(TA95-2501032)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la requête de M. A..., ressortissant marocain, qui contestait un arrêté du préfet du Val-d'Oise refusant son titre de séjour "salarié" et l'obligeant à quitter le territoire. Le requérant invoquait notamment un défaut de motivation, une méconnaissance de l'article 3 de l'accord franco-marocain et de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme. Le tribunal a jugé l'arrêté suffisamment motivé et a estimé que le préfet avait procédé à un examen complet de la situation. La solution retenue est fondée sur l'accord franco-marocain du 9 octobre 1987 et le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
N° TA95-2500925(TA95-2500925)
Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la requête de M. A..., ressortissant sénégalais, contestant l'arrêté du préfet du Val-d'Oise du 13 novembre 2024 lui refusant un titre de séjour et lui faisant obligation de quitter le territoire. La juridiction a écarté les moyens d'incompétence et de défaut de motivation, et a substitué aux dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile les stipulations des articles 4 et 5 de l'accord franco-sénégalais comme base légale de la décision de refus. Le tribunal a jugé que le préfet n'avait pas commis d'erreur d'appréciation en estimant que M. A... ne justifiait pas d'une insertion professionnelle suffisante pour obtenir un titre de séjour "salarié". En conséquence, les conclusions à fin d'annulation, d'injonction et celles présentées au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative ont été rejetées.
N° TA95-2500907(TA95-2500907)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a annulé l'arrêté du 5 décembre 2024 par lequel le préfet du Val-d'Oise refusait un titre de séjour à M. A..., ressortissant algérien, et l'obligeait à quitter le territoire français sans délai. La solution retenue repose sur la méconnaissance de l'autorité de la chose jugée, un précédent jugement du 7 novembre 2023 ayant déjà annulé une obligation de quitter le territoire pour le même motif, sans qu'aucun élément nouveau ne soit présenté. Le tribunal a également relevé une violation de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme, compte tenu de la durée de séjour de six ans et de l'insertion professionnelle du requérant. Les textes appliqués incluent l'accord franco-algérien du 27 décembre 1968, le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, et le code des relations entre le public et l'administration.
N° TA95-2500896(TA95-2500896)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sri-lankais, qui contestait le refus de titre de séjour et l'obligation de quitter le territoire français pris par le préfet du Val-d'Oise. Le requérant invoquait notamment un vice de procédure pour défaut de saisine de la commission du titre de séjour et une violation de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme. Le tribunal a jugé que M. B... ne justifiait pas de manière probante d'une résidence habituelle en France depuis plus de dix ans, rendant la saisine de la commission non obligatoire. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur le fondement des articles L. 435-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile et 8 de la Convention européenne des droits de l'homme.
N° TA95-2500855(TA95-2500855)
Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise annule l’obligation de quitter le territoire français prise par la préfète de l’Essonne à l’encontre de M. A..., ressortissant camerounais. La décision est annulée en raison d’une erreur de fait et d’un défaut d’examen sérieux de sa situation personnelle, la préfète ayant retenu à tort que l’intéressé avait une épouse et des enfants dans son pays d’origine. Le tribunal enjoint à la préfète de réexaminer la situation de M. A... dans un délai de deux mois et condamne l’État à lui verser 1 000 euros au titre des frais de justice. La solution retenue se fonde sur les articles L. 435-1 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile et 8 de la convention européenne des droits de l’homme.