Jurisprudence — Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise

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DécisionExcès de pouvoirPARTIEL

TA95-2406895(TA95-2406895)

Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise, statuant sur le recours pour excès de pouvoir de l’ICN Business School, a examiné la légalité des décisions de l’inspectrice du travail et du ministre ayant refusé d’autoriser le licenciement pour motif disciplinaire de Mme E, salariée protégée. Le tribunal a jugé que la matérialité des faits reprochés n’était pas établie et que la demande de licenciement était en lien avec le mandat exercé par la salariée. En conséquence, il a rejeté les requêtes de l’école tendant à l’annulation des refus d’autorisation de licenciement, confirmant ainsi les décisions administratives fondées sur les articles L. 2411-1 et suivants du code du travail.

Résumé IA
DécisionExcès de pouvoirPARTIEL

TA95-2418517(TA95-2418517)

Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la requête de M. A B, ressortissant tunisien, qui contestait le refus de titre de séjour et l'obligation de quitter le territoire français pris par le préfet du Val-d'Oise. Le tribunal a jugé que la décision de refus était suffisamment motivée, qu'elle ne révélait pas de défaut d'examen sérieux de sa situation et qu'elle ne portait pas une atteinte disproportionnée à son droit au respect de sa vie privée et familiale garanti par l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme. En conséquence, les conclusions dirigées contre l'obligation de quitter le territoire, fondées sur l'illégalité du refus de titre, ont également été rejetées. La solution s'appuie sur les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, du code des relations entre le public et l'administration, et de la convention européenne des droits de l'homme.

Résumé IA
DécisionPlein contentieuxREJETE

TA95-2306229(TA95-2306229)

Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a été saisi par la SAS PRIMISO, une entreprise de travaux immobiliers, afin d’obtenir la décharge de rappels de taxe sur la valeur ajoutée (TVA) pour la période 2018-2021. La société contestait la remise en cause par l’administration fiscale de l’application des taux réduits de TVA (5,5 % et 10 %) prévus aux articles 278-0 bis A et 279-0 bis du code général des impôts, en soutenant qu’elle détenait des attestations clients conformes pour chaque prestation. Le tribunal a rejeté la requête, considérant que les conditions d’application des taux réduits n’étaient pas remplies, notamment en raison du défaut d’attestation valide pour le chantier réalisé pour la SA Im. La solution retenue confirme le bien-fondé des rectifications fiscales et des pénalités correspondantes.

Résumé IA
OrdonnanceExcès de pouvoirREJETE

TA95-2517515(TA95-2517515)

Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de la décision du préfet des Hauts-de-Seine classant sans suite la demande de document de circulation pour étranger mineur (DCEM) de l’enfant A D. Le juge a estimé que la condition d’urgence n’était pas remplie, faute de précisions suffisantes sur la nécessité de se rendre en Algérie. Il a également jugé que le moyen tiré de l’exigence d’un passeport était infondé, l’annexe 10 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile prévoyant cette pièce ou des justificatifs alternatifs. La requête a donc été rejetée comme manifestement mal fondée.

Résumé IA
DécisionExcès de pouvoirPARTIEL

TA95-2502509(TA95-2502509)

Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise, statuant sur le recours en excès de pouvoir de la société Crêpe and Shake, a annulé la décision du 28 janvier 2025 du ministre de l'intérieur lui infligeant une contribution spéciale de 40 100 euros pour emploi de travailleurs étrangers sans titre. Le tribunal a jugé que la procédure contradictoire préalable, garantie par les articles L. 121-1 et L. 122-2 du code des relations entre le public et l'administration, n'avait pas été respectée, la société n'ayant pas été informée de son droit de demander la communication du procès-verbal de contrôle. Par voie de conséquence, le titre de perception émis le 11 février 2025 pour le recouvrement de cette somme a également été annulé.

Résumé IA
DécisionPlein contentieuxREJETE

TA95-2415945(TA95-2415945)

Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise, statuant en formation du Pôle Social, a été saisi par M. C... et Mme D... d'une opposition à une contrainte émise par la CAF des Hauts-de-Seine pour le recouvrement d'un indu d'aide personnalisée au logement (APL) et de deux indus d'allocations familiales. Le tribunal a d'abord relevé d'office son incompétence pour connaître des indus d'allocations familiales, ces litiges relevant de la compétence exclusive du juge judiciaire en application des articles L. 142-1 et L. 142-8 du code de la sécurité sociale. Sur le surplus, concernant l'indu d'APL, le tribunal a examiné le moyen des requérants selon lequel ils n'avaient pas quitté leur résidence principale en France pendant la période en cause. La solution retenue par le tribunal n'est pas explicitée dans l'extrait fourni, mais la décision se fonde sur les dispositions du code de la construction et de l'habitation relatives à l'APL.

Résumé IA
DécisionPlein contentieuxREJETE

TA95-2415002(TA95-2415002)

Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a condamné l'État à verser 3 000 euros à Mme B... pour la carence fautive dans son relogement. La requérante, reconnue prioritaire par la commission de médiation le 6 octobre 2023, n'avait reçu aucune proposition de logement malgré une injonction du tribunal du 9 juillet 2024. La responsabilité de l'État a été engagée sur le fondement des articles L. 300-1 et L. 441-2-3 du code de la construction et de l'habitation, en raison des troubles dans les conditions d'existence subis par le foyer, composé de quatre personnes dont trois en situation de handicap. Le tribunal a fixé l'indemnité en fonction de la période de responsabilité courant à compter du 6 avril 2024 et du préjudice résultant du maintien dans un logement inadapté.

Résumé IA
DécisionPlein contentieuxPARTIEL

TA95-2411343(TA95-2411343)

Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise, statuant en formation sociale, était saisi par Mme B... d’un recours contestant un indu d’allocation de logement sociale (ALS) de 745,93 euros mis à sa charge par la CAF des Hauts-de-Seine, ainsi que la décision de remise partielle de dette ramenant le solde à 559,45 euros. La requérante soutenait que l’indu était infondé, faute de notification régulière et de perception effective des sommes, et demandait une remise totale de sa dette en raison de sa précarité. Le tribunal a relevé d’office un moyen d’ordre public tiré de l’irrecevabilité des conclusions en décharge, au motif que les décisions contestées ne constituent pas des titres exécutoires. En conséquence, la requête a été rejetée comme irrecevable, sans qu’il soit besoin d’examiner les autres moyens, sur le fondement des dispositions du code de justice administrative et du code de l’action sociale et des familles.

Résumé IA
DécisionPlein contentieuxREJETE

TA95-2410688(TA95-2410688)

Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a condamné l’État à indemniser Mme C... pour son absence de relogement, après qu’elle a été reconnue prioritaire par la commission de médiation du droit au logement opposable le 9 juin 2021. La responsabilité de l’État a été engagée sur le fondement des articles L. 300-1 et L. 441-2-3 du code de la construction et de l’habitation, en raison de sa carence fautive à exécuter la décision dans le délai de six mois. Toutefois, le tribunal a exonéré l’État de sa responsabilité à compter du 7 mars 2024, date à laquelle Mme C... a laissé radier sa demande de logement social, constituant une obstruction à son relogement. La solution retenue est donc une indemnisation limitée à la période antérieure à cette date.

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DécisionExcès de pouvoirPARTIEL

TA95-2314854(TA95-2314854)

Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise annule la décision du 26 septembre 2023 par laquelle le préfet du Val-d'Oise a refusé de délivrer un titre de séjour "salarié" à M. C..., ressortissant tunisien. Le préfet avait fondé son refus sur l'usage d'un passeport contrefait lors de l'embauche, estimant que la présence de l'intéressé constituait une menace pour l'ordre public au sens de l'article L. 432-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Le tribunal juge que ce seul fait, sans autre grief, ne suffit pas à caractériser une menace pour l'ordre public, et retient donc une erreur de droit. Il enjoint au préfet de réexaminer la situation de M. C... dans un délai de deux mois et de lui délivrer une autorisation provisoire de séjour sous huit jours.

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DécisionPlein contentieuxREJETE

TA95-2302822(TA95-2302822)

Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la requête de M. et Mme D... demandant la décharge de cotisations supplémentaires d'impôt sur le revenu et de prélèvements sociaux pour les années 2015 à 2017. Ces impositions faisaient suite à la rectification des résultats de la SARL Rayan Services, dont M. D... était gérant, et à la qualification des sommes correspondantes en revenus distribués. Le tribunal a écarté l'ensemble des moyens soulevés, notamment ceux tirés de l'insuffisance de motivation des propositions de rectification (article L. 57 du livre des procédures fiscales) et de l'absence de "cascade complète". La solution retenue est le rejet de la requête, sans qu'il soit fait droit à la demande de frais de justice.

Résumé IA
DécisionPlein contentieuxREJETE

TA95-2208718(TA95-2208718)

Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la requête de la SARL FONCIÈRE DU PARC, qui demandait la décharge des cotisations de taxe annuelle sur les locaux à usage de bureaux en région Île-de-France pour les années 2015 et 2016. La société soutenait que ses locaux situés à Saint-Cloud étaient des locaux commerciaux exonérés au sens de l'article 231 ter du code général des impôts. Le tribunal a jugé que, pour l'application de ce texte, seule l'utilisation effective des locaux au 1er janvier de l'année d'imposition doit être prise en compte, et que la charge de la preuve incombe à chaque partie. La solution retenue est le rejet des conclusions aux fins de décharge.

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OrdonnanceExcès de pouvoirREJETE

TA95-2517523(TA95-2517523)

Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a rejeté la requête de Mme A qui demandait qu'il soit enjoint au préfet des Hauts-de-Seine de lui délivrer un récépissé ou une attestation provisoire. Le juge a constaté qu'une décision implicite de rejet de sa demande de renouvellement de titre de séjour était née le 30 août 2025, en application des articles R. 432-1 et R. 432-2 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Dès lors, la mesure sollicitée faisait obstacle à l'exécution de cette décision administrative, ce qui ne satisfaisait pas à la condition posée par l'article L. 521-3. La requête a donc été rejetée comme manifestement mal fondée, en application de l'article L. 522-3 du même code.

Résumé IA
DécisionExcès de pouvoirPARTIEL

TA95-2515387(TA95-2515387)

Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a suspendu l'exécution de la décision implicite de rejet née du silence du préfet des Hauts-de-Seine sur la demande de renouvellement de titre de séjour de Mme A, ressortissante béninoise. Le juge a estimé que la condition d'urgence était remplie, la requérante étant placée en situation irrégulière et privée de la possibilité d'accepter une offre d'emploi. Il a également retenu l'existence d'un doute sérieux sur la légalité de la décision, en raison d'un défaut de motivation et d'une méconnaissance des articles L. 423-1 et L. 423-5 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Le tribunal a enjoint au préfet de réexaminer la situation de Mme A sous quinze jours et de lui délivrer une autorisation provisoire de séjour avec autorisation de travail sous 72 heures.

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DécisionPlein contentieuxPARTIEL

TA95-2515842(TA95-2515842)

Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise, statuant en référé suspension sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a été saisi par M. A, ressortissant mauricien, pour contester la décision implicite de clôture et de classement sans suite de ses demandes de renouvellement de titre de séjour. Le juge a reconnu l'urgence, car ces décisions privaient l'intéressé de la délivrance d'un récépissé et de la possibilité d'exercer une activité professionnelle. Il a également estimé que les moyens tirés du défaut de motivation et de la méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme étaient de nature à créer un doute sérieux sur la légalité des décisions. En conséquence, la suspension de l'exécution des décisions attaquées a été ordonnée.

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DécisionExcès de pouvoirREJETE

TA95-2515996(TA95-2515996)

Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension présentée par Mme B... contre la décision de l'université CY Cergy Paris Université refusant son admission en master 1 Droit privé. Le juge a estimé qu'aucun des moyens soulevés, notamment le défaut de base légale et l'erreur manifeste d'appréciation, n'était de nature à créer un doute sérieux sur la légalité de la décision attaquée. La requérante a été condamnée à verser 500 euros à l'université au titre des frais irrépétibles.

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DécisionExcès de pouvoirREJETE

TA95-2516294(TA95-2516294)

Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la requête de Mme A... contestant l'arrêté du préfet du Val-d'Oise ordonnant son transfert aux autorités allemandes, responsables de l'examen de sa demande d'asile. La décision a été jugée suffisamment motivée, et les moyens soulevés, notamment la méconnaissance des articles 4, 5, 17 et 21 du règlement (UE) n°604/2013 ainsi que de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme, ont été écartés. Le tribunal a estimé que la procédure de détermination de l'État responsable avait été régulièrement suivie, l'Allemagne ayant accepté la prise en charge de la requérante.

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OrdonnanceExcès de pouvoirREJETE

TA95-2417268(TA95-2417268)

Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise a rejeté comme manifestement irrecevable la requête de M. A, qui contestait le refus implicite du ministre de l'intérieur de recalculer ses points de mutation et son classement. Le juge a estimé que l'attribution de points selon un barème constitue une simple mesure préparatoire à la décision de mutation, insusceptible de recours pour excès de pouvoir. En conséquence, le rejet de la demande de modification de ces points ne constitue pas non plus une décision attaquable. La requête a été rejetée sur le fondement de l'article R. 222-1 4° du code de justice administrative.

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OrdonnanceExcès de pouvoirPARTIEL

TA95-2504078(TA95-2504078)

Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la requête de M. A, qui contestait son exclusion d’un marché communal à Issy-les-Moulineaux. Le juge a considéré que les moyens soulevés (irrégularité de notification, défaut de motivation, violation du contradictoire, caractère disproportionné) étaient inopérants, car la décision d’abrogation d’une autorisation d’occupation du domaine public n’est ni une sanction, ni soumise à motivation ou procédure contradictoire en vertu du code des relations entre le public et l’administration. Les conclusions indemnitaires ont également été rejetées, faute de précisions suffisantes et d’une demande préalable. La requête a été rejetée par ordonnance sur le fondement de l’article R. 222-1 7° du code de justice administrative.

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OrdonnanceExcès de pouvoirREJETE

TA95-2504629(TA95-2504629)

Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la requête de M. A qui contestait la décision du préfet du Val-d'Oise de classer sans suite sa demande d'acquisition de la nationalité française. Le préfet avait mis en demeure M. A de produire des pièces complémentaires, conformément à l'article 40 du décret n° 93-1362 du 30 décembre 1993, mais ce dernier n'a pas justifié avoir fourni les documents demandés. Le tribunal a estimé que les arguments du requérant, dépourvus de précisions suffisantes, ne permettaient pas d'en apprécier le bien-fondé. La requête a donc été rejetée comme manifestement infondée sur le fondement de l'article R. 222-1 du code de justice administrative.

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