Jurisprudence — Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise
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N° TA95-2503776(TA95-2503776)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise, statuant en formation sociale, a condamné l'État à verser 5 000 euros à M. B... pour le préjudice né de l'absence de relogement, malgré une décision de la commission de médiation le reconnaissant prioritaire en 2021 et une injonction du tribunal en 2022. La carence fautive de l'État a engagé sa responsabilité sur le fondement des articles L. 300-1 et L. 441-2-3 du code de la construction et de l'habitation, en raison des troubles dans les conditions d'existence subis par le requérant. Le tribunal a également enjoint au préfet des Hauts-de-Seine de proposer un logement tenant compte de ses besoins, sous astreinte.
N° TA95-2503777(TA95-2503777)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise, statuant en formation sociale, a condamné l’État à verser 300 euros à M. A... pour le préjudice subi du fait de l’absence de relogement, après que la commission de médiation l’a reconnu prioritaire et urgent le 28 août 2024. La carence fautive de l’État à exécuter cette décision dans le délai imparti a engagé sa responsabilité sur le fondement des articles L. 300-1 et L. 441-2-3 du code de la construction et de l’habitation. Le tribunal a écarté l’irrecevabilité soulevée par le préfet, une demande indemnitaire préalable ayant été formée. L’indemnisation a été fixée à 300 euros, compte tenu de la durée de la carence et de l’absence d’hébergement.
N° TA95-2503824(TA95-2503824)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise, statuant en formation sociale, a examiné la requête de M. A..., reconnu prioritaire et urgent par la commission de médiation le 20 octobre 2021, qui demandait réparation pour la carence fautive de l'État à lui fournir un logement adapté. Le tribunal a rappelé que cette carence engage la responsabilité de l'État pour les troubles dans les conditions d'existence, conformément aux articles L. 300-1 et L. 441-2-3 du code de la construction et de l'habitation. La solution retenue consiste à condamner l'État à verser à M. A... une indemnité de 300 euros par mois à compter du 20 avril 2022, jusqu'à la mise à disposition effective d'un logement, en réparation des préjudices subis du fait du maintien de sa situation précaire.
N° TA95-2503944(TA95-2503944)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a été saisi par Mme B... d’un recours pour excès de pouvoir contre la décision du 11 décembre 2024 par laquelle la commission de médiation des Hauts-de-Seine a rejeté son recours gracieux, confirmant le refus de reconnaître le caractère prioritaire et urgent de sa demande de logement social. Le juge a d'abord précisé que le recours contentieux devait être regardé comme dirigé tant contre la décision initiale du 4 septembre 2024 que contre celle du 11 décembre 2024. Sur le fond, le tribunal a examiné les moyens soulevés par la requérante, notamment les vices de procédure et de forme, le défaut de motivation et l'erreur de droit, en application des articles L. 441-2-3 du code de la construction et de l'habitation et L. 300-1 du même code. La solution retenue par le tribunal n'est pas explicitée dans l'extrait fourni, mais la décision a été rendue après instruction et audience publique.
N° TA95-2517348(TA95-2517348)
Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-3 du code de justice administrative, rejette la demande de Mme B..., ressortissante turque, qui sollicitait une injonction afin d’obtenir un rendez-vous pour l’enregistrement de sa demande de renouvellement de titre de séjour. La juge des référés estime que la condition d’utilité fait défaut, dès lors qu’une décision implicite de rejet est née le 29 mars 2025, en application des articles R. 432-1 et R. 432-2 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile, ce qui fait obstacle à la mesure sollicitée en l’absence de péril grave. La requête est donc rejetée comme manifestement mal fondée.
N° TA95-2517350(TA95-2517350)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a rejeté la requête de Mme B..., ressortissante camerounaise, qui demandait une injonction au préfet des Hauts-de-Seine de lui délivrer une attestation de prolongation d'instruction pour le renouvellement de son titre de séjour en tant que parent d'enfant français. La juge des référés a estimé que la condition d'urgence n'était pas remplie, le titre de séjour de la requérante n'étant pas expiré à la date de saisine. La solution retenue est le rejet de l'intégralité des conclusions, y compris celles relatives aux frais de justice.
N° TA95-2517383(TA95-2517383)
Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-2 du code de justice administrative, rejette la requête de M. D et Mme C qui demandaient la délivrance d'une attestation de prolongation d'instruction ou d'un récépissé de demande de renouvellement de titre de séjour. Le juge estime que la condition d'urgence n'est pas remplie, le risque de perte d'emploi invoqué ne justifiant pas une intervention dans le délai de 48 heures prévu pour la sauvegarde d'une liberté fondamentale. Il précise qu'une décision implicite de rejet étant née, les requérants peuvent contester celle-ci par la voie du référé suspension (article L. 521-1). La requête est donc rejetée comme manifestement mal fondée.
N° TA95-2517524(TA95-2517524)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l'EURL AetB Formations. Celle-ci contestait la décision de la Caisse des dépôts et consignations suspendant son référencement sur la plateforme "moncompteformation" pour neuf mois. Le juge a estimé que les moyens soulevés, notamment l'insuffisance de motivation et le non-respect de la procédure contradictoire, étaient manifestement infondés, et que les contestations sur le fond étaient insuffisamment étayées. En conséquence, aucun doute sérieux sur la légalité de la décision n'ayant été établi, la requête a été rejetée sans examen de l'urgence.
N° TA95-2517526(TA95-2517526)
Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise, statuant en référé, a rejeté la demande de suspension de l'arrêté du préfet du Val d'Oise refusant le renouvellement du titre de séjour de M. A et l'obligeant à quitter le territoire français. Le juge a estimé que la condition d'urgence n'était pas remplie, d'une part car le recours au fond suspendait déjà l'obligation de quitter le territoire, et d'autre part car M. A s'était exposé à la situation en ne contestant pas les faits de violence à l'origine du refus. La requête a été rejetée sur le fondement de l'article L. 522-3 du code de justice administrative, sans examen du doute sérieux sur la légalité de la décision.
N° TA95-2516137(TA95-2516137)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise annule la décision du 2 septembre 2025 par laquelle le préfet de la Seine-Saint-Denis a prolongé de douze mois l’interdiction de retour sur le territoire français de M. B..., portant sa durée totale à quarante-huit mois. Le tribunal retient que cette décision est illégale car elle se fonde sur une interdiction de retour initiale, elle-même annulée par un jugement du 16 septembre 2025 en raison de l’illégalité du refus de titre de séjour qui la fondait. En application des articles L. 612-6 et L. 612-11 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile, l’exception d’illégalité de l’acte initial, non devenu définitif, est accueillie, entraînant l’annulation de la décision contestée.
N° TA95-2517537(TA95-2517537)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l'obligation de quitter le territoire français et de l'interdiction de retour d'un an prononcées par le préfet des Hauts-de-Seine. La juge a estimé que la requête en annulation, déposée parallèlement, avait déjà pour effet de suspendre l'exécution de ces décisions en application de l'article L. 722-7 du code de l'entrée et du séjour des étrangers, rendant la demande de suspension irrecevable.
N° TA95-2517528(TA95-2517528)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de la délibération du jury de l'université ajournant M. B du cursus ING 2. Le juge a estimé que la condition d'urgence n'était pas remplie, l'intéressé n'établissant pas qu'il ne pourrait poursuivre ses études dans un autre établissement, et qu'aucun des moyens soulevés (incompétence du jury, irrégularité de la procédure, erreur manifeste d'appréciation) ne créait de doute sérieux sur la légalité de la décision. La requête a été rejetée en toutes ses conclusions, y compris celles relatives aux frais de justice.
N° TA95-2517313(TA95-2517313)
Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-2 du code de justice administrative, a rejeté la requête de Mme A. Celle-ci demandait d'enjoindre au recteur de l'académie de Versailles de l'inscrire en classe de terminale ST2S au lycée Missak et Mélinée Manouchian, après avoir été affectée dans un autre établissement. Le juge a estimé que la condition d'urgence n'était pas remplie, la requérante ayant déjà été affectée dans un lycée proposant la même formation, et que l'atteinte au droit à l'éducation n'était pas grave et manifestement illégale. La décision s'appuie sur les articles L. 521-2 et L. 522-3 du code de justice administrative, ainsi que sur les dispositions du code de l'éducation garantissant le droit à l'instruction.
N° TA95-2213487(TA95-2213487)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a rejeté les requêtes de M. E... contestant des cotisations supplémentaires d’impôt sur le revenu, de prélèvements sociaux et de contribution exceptionnelle sur les hauts revenus pour les années 2012 à 2014. Le requérant soulevait notamment des vices de procédure (notification irrégulière des propositions de rectification et de la mise en demeure, détournement de procédure) et contestait le bien-fondé des impositions (charges déductibles, majorations). La solution retenue est le rejet de l'ensemble des demandes, le tribunal ayant considéré que les moyens invoqués n'étaient pas fondés. La décision s'appuie sur les dispositions du code général des impôts et du livre des procédures fiscales.
N° TA95-2517336(TA95-2517336)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-3 du code de justice administrative, rejette la requête de Mme B..., ressortissante marocaine, qui demandait l’enregistrement de sa demande de carte de résident ou la délivrance d’une attestation de maintien de droits. Le juge estime que la demande de changement de statut (de « passeport talent (famille) » vers « vie privée et familiale ») ne constitue pas un renouvellement et ne bénéficie donc pas de la présomption d’urgence. En outre, la requérante n’établit pas la suspension de son contrat de travail invoquée, faute de pièces justificatives, et ne remplit donc pas la condition d’urgence exigée par l’article L. 521-3 du code de justice administrative.
N° TA95-2214051(TA95-2214051)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la requête de M. B... contestant le retrait de la prime « MaPrimeRénov ». La prime lui avait été accordée pour des travaux d'isolation des murs par l'extérieur, et non pour l'installation d'une pompe à chaleur. Le tribunal a jugé que le retrait était légal car M. B... n'avait pas justifié de l'achèvement des travaux dans le délai d'un an prévu par l'article 2 du décret n° 2020-26 du 14 janvier 2020. La situation de précarité invoquée par le requérant a été considérée comme sans incidence sur la légalité de la décision.
N° TA95-2303269(TA95-2303269)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la requête de Mme D... qui demandait l'annulation d'un permis de construire délivré par le maire de Colombes pour la démolition et la construction d'une maison individuelle. Le tribunal a d'abord écarté le moyen tiré de l'incompétence du signataire, en raison d'une délégation de signature régulière. Il a également rejeté le moyen fondé sur la méconnaissance de l'article UD 7 du plan local d'urbanisme, les plans du dossier de demande établissant que la hauteur de la construction respectait la limite de 6 mètres prescrite.
N° TA95-2517347(TA95-2517347)
Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-2 du code de justice administrative, a rejeté la demande de la SARL Ayd visant à suspendre l'arrêté préfectoral du 15 septembre 2025 ordonnant la fermeture administrative d'un mois de son établissement "Mevan" pour vente illicite de tabac à narguilé. La juge a estimé que la condition d'urgence particulière exigée par cette procédure n'était pas remplie, la société n'établissant pas une situation nécessitant une intervention dans les 48 heures, distincte de l'urgence économique invoquée. La requête a été rejetée sans examen du bien-fondé de l'atteinte aux libertés fondamentales, par application de l'article L. 522-3 du code de justice administrative.
N° TA95-2517363(TA95-2517363)
Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-2 du code de justice administrative, a rejeté la requête de Mme A B. Celle-ci demandait qu'il soit enjoint au préfet des Hauts-de-Seine de lui délivrer un récépissé de demande de renouvellement de titre de séjour l'autorisant à travailler. La juge des référés a estimé que la condition d'urgence particulière, nécessaire à la mise en œuvre de cette procédure, n'était pas établie, malgré la suspension de son contrat de travail et sa situation de grossesse. La requête a été rejetée sans examen de l'atteinte aux libertés fondamentales, laissant la possibilité à la requérante de saisir le juge du référé suspension sur le fondement de l'article L. 521-1 du même code.
N° TA95-2502094(TA95-2502094)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la requête de Mme B..., ressortissante algérienne, contestant l'arrêté du préfet du Val-d'Oise du 3 février 2025 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai. La requérante invoquait notamment une insuffisance de motivation et une violation de l'article 6-5 de l'accord franco-algérien et de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme. Le tribunal a jugé que la décision était suffisamment motivée et que les moyens tirés de l'erreur de droit et de l'erreur manifeste d'appréciation n'étaient pas fondés. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions de la requête.