Jurisprudence — Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise
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N° TA95-2414893(TA95-2414893)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise (6ème Chambre) a rejeté la requête de M. A... contestant l'arrêté du préfet du Val-d'Oise du 18 septembre 2024 lui refusant un titre de séjour, l'obligeant à quitter le territoire français sans délai et prononçant une interdiction de retour d'un an. Le tribunal a estimé que le refus de séjour était légal, notamment car la présence de l'intéressé constituait une menace pour l'ordre public au sens de l'article L. 432-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, et que la décision ne méconnaissait pas l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme. Par voie de conséquence, les décisions portant obligation de quitter le territoire, refus de délai de départ volontaire et interdiction de retour ont également été jugées légales.
N° TA95-2303269(TA95-2303269)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la requête de Mme D... qui demandait l'annulation d'un permis de construire délivré par le maire de Colombes pour la démolition et la construction d'une maison individuelle. Le tribunal a d'abord écarté le moyen tiré de l'incompétence du signataire, en raison d'une délégation de signature régulière. Il a également rejeté le moyen fondé sur la méconnaissance de l'article UD 7 du plan local d'urbanisme, les plans du dossier de demande établissant que la hauteur de la construction respectait la limite de 6 mètres prescrite.
N° TA95-2414877(TA95-2414877)
Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la requête de M. A..., ressortissant algérien, qui demandait l'annulation de l'arrêté du préfet de police du 23 septembre 2024 lui faisant obligation de quitter le territoire français. Le tribunal a écarté l'ensemble des moyens soulevés, estimant que la décision était signée par une autorité compétente, suffisamment motivée, et qu'elle ne méconnaissait ni le droit d'être entendu ni les stipulations de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme. La solution retenue est fondée sur les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, notamment l'article L. 611-1, et la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme.
N° TA95-2516983(TA95-2516983)
Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise, statuant en référé, a rejeté la demande de suspension de l'arrêté du préfet des Hauts-de-Seine abrogeant l'agrément d'agent de police municipale de M. A. Le juge a estimé qu'aucun des moyens soulevés (incompétence, défaut de motivation, erreur manifeste d'appréciation, disproportion, absence de faits établis) n'était de nature à créer un doute sérieux sur la légalité de la décision. La requête a été rejetée sur le fondement de l'article L. 522-3 du code de justice administrative, sans qu'il soit nécessaire d'examiner la condition d'urgence.
N° TA95-2303502(TA95-2303502)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a été saisi par M. B..., acquéreur évincé, d’une demande d’annulation de la délibération du 15 décembre 2022 par laquelle le conseil municipal de Neuville-sur-Oise a décidé d’exercer son droit de préemption urbain sur un bien immobilier. Le tribunal a d'abord écarté la fin de non-recevoir soulevée par la commune, jugeant que M. B... avait intérêt à agir en tant qu'acquéreur évincé. Sur le fond, il a examiné le moyen tiré de l'incompétence du conseil municipal, relevant que celui-ci avait délégué ce droit au maire par une délibération du 7 mars 2003. En application des articles L. 211-1 du code de l'urbanisme et L. 2122-22 du code général des collectivités territoriales, le tribunal a conclu que la délibération attaquée, prise par le conseil municipal et non par le maire, était entachée d'incompétence et devait être annulée.
N° TA95-2418064(TA95-2418064)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, qui contestait un arrêté préfectoral de refus de titre de séjour, d'obligation de quitter le territoire français et de fixation du pays de destination. Le tribunal a écarté le moyen d'incompétence du signataire, une délégation de signature régulière ayant été accordée. Il a jugé que l'activité professionnelle de M. B... depuis vingt mois ne constituait pas un motif exceptionnel justifiant une admission au séjour au titre de l'article L. 435-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Enfin, le tribunal a estimé que la décision ne portait pas une atteinte disproportionnée au droit au respect de sa vie privée et familiale garanti par l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme.
N° TA95-2516157(TA95-2516157)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise, statuant en référé précontractuel sur le fondement de l'article L. 551-1 du code de justice administrative, a rejeté la requête de la société Les Gentlemen du Transfert. Celle-ci contestait le rejet de son offre et l'attribution d'un accord-cadre par l'Autorité de sûreté nucléaire et de radioprotection, invoquant un manquement au principe d'égalité de traitement. Le juge a estimé que la société requérante, dont l'offre a été jugée irrégulière pour méconnaissance de la législation du travail, n'a pas été lésée par les manquements allégués. La décision s'appuie notamment sur les dispositions du code de la commande publique et du code du travail.
N° TA95-2211503(TA95-2211503)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise, statuant en excès de pouvoir, a rejeté la requête de M. A... contestant la mise en demeure de la commune d'Antony de réaliser des travaux pour se conformer au plan local d'urbanisme. Le tribunal a jugé que cette mise en demeure n'était pas une décision soumise aux obligations de motivation de l'article L. 424-3 du code de l'urbanisme, ni aux formalités de l'article A. 424-2. Il a également écarté comme inopérant le moyen tiré de l'absence de mention des voies et délais de recours, et a rejeté les autres moyens, dont celui relatif à l'application de l'article L. 421-5 du code de l'urbanisme. En conséquence, la requête a été rejetée dans son ensemble.
N° TA95-2502296(TA95-2502296)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise annule l'arrêté du 17 janvier 2025 par lequel le préfet du Val-d'Oise a refusé de renouveler le titre de séjour « étudiant » de Mme B..., ressortissante marocaine, et l'a obligée à quitter le territoire. Le tribunal estime que le préfet a méconnu les dispositions de l'article L. 422-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, en jugeant que la requérante justifiait du sérieux et de la cohérence de son cursus universitaire, malgré un changement d'orientation. En conséquence, le tribunal enjoint au préfet de délivrer à Mme B... une carte de séjour temporaire portant la mention « étudiant » dans un délai de deux mois.
N° TA95-2211547(TA95-2211547)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a annulé l'arrêté du 6 juillet 2022 par lequel le maire d'Ecouen s'était opposé à la déclaration préalable de M. A pour le rehaussement d'un mur de clôture. Le tribunal a jugé que le motif initial de refus, fondé sur l'article R. 111-27 du code de l'urbanisme (atteinte au caractère des lieux), n'était pas fondé, le projet s'insérant dans un environnement hétérogène sans porter atteinte au paysage. La demande de substitution de motif par la commune, invoquant l'article UG 2.10 du PLU, a été rejetée. En conséquence, l'arrêté municipal a été annulé.
N° TA95-2517008(TA95-2517008)
Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise, statuant en référé, a rejeté la demande de M. A visant à suspendre la décision du 22 juillet 2025 lui réclamant le remboursement d’un trop-perçu de RSA de 1 936,02 euros. Le juge a estimé qu’aucun des moyens soulevés (insuffisance de motivation, erreur de droit, méconnaissance de l’article R. 132-1 du code de l’action sociale et des familles, préjudice disproportionné) n’était de nature à créer un doute sérieux sur la légalité de la décision. La requête a été rejetée sur le fondement de l’article L. 522-3 du code de justice administrative, sans qu’il soit nécessaire d’examiner la condition d’urgence.
N° TA95-2515839(TA95-2515839)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise, saisi en référé suspension sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a examiné la demande de M. B, ressortissant irakien réfugié, visant à suspendre la décision implicite de rejet du préfet des Hauts-de-Seine refusant le renouvellement de sa carte de résident. Le juge a reconnu l'urgence, compte tenu de la protection internationale du requérant et de l'absence de document de séjour depuis juin 2025, affectant ses droits professionnels et personnels. En l'absence d'observations du préfet, le moyen tiré de la méconnaissance des articles L. 432-2 et L. 432-3 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile a été retenu comme propre à créer un doute sérieux sur la légalité de la décision. La suspension de l'exécution de la décision implicite de rejet a été ordonnée.
N° TA95-2517002(TA95-2517002)
Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, rejette la demande de suspension de la décision du préfet des Hauts-de-Seine autorisant le concours de la force publique pour l'expulsion de Mme A de son logement. Le juge estime qu'aucun des moyens soulevés (absence de titre exécutoire, défaut d'enquête sociale, erreur manifeste d'appréciation liée à l'état de santé) n'est de nature à créer un doute sérieux sur la légalité de la décision attaquée. La condition d'urgence n'est pas examinée, le recours étant rejeté comme manifestement mal fondé en application de l'article L. 522-3 du même code.
N° TA95-2416904(TA95-2416904)
Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise annule la décision du 16 juin 2024 par laquelle le préfet du Val-d'Oise a refusé de délivrer un titre de séjour à Mme A..., ressortissante malienne. L'annulation est fondée sur l'incompétence du signataire de la décision, qui ne comportait ni signature ni mention de l'identité de son auteur, en méconnaissance des règles applicables. Le tribunal enjoint au préfet de réexaminer la demande de Mme A... dans un délai de deux mois. Cette solution repose sur les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile et du code des relations entre le public et l'administration.
N° TA95-2517363(TA95-2517363)
Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-2 du code de justice administrative, a rejeté la requête de Mme A B. Celle-ci demandait qu'il soit enjoint au préfet des Hauts-de-Seine de lui délivrer un récépissé de demande de renouvellement de titre de séjour l'autorisant à travailler. La juge des référés a estimé que la condition d'urgence particulière, nécessaire à la mise en œuvre de cette procédure, n'était pas établie, malgré la suspension de son contrat de travail et sa situation de grossesse. La requête a été rejetée sans examen de l'atteinte aux libertés fondamentales, laissant la possibilité à la requérante de saisir le juge du référé suspension sur le fondement de l'article L. 521-1 du même code.
N° TA95-2517347(TA95-2517347)
Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-2 du code de justice administrative, a rejeté la demande de la SARL Ayd visant à suspendre l'arrêté préfectoral du 15 septembre 2025 ordonnant la fermeture administrative d'un mois de son établissement "Mevan" pour vente illicite de tabac à narguilé. La juge a estimé que la condition d'urgence particulière exigée par cette procédure n'était pas remplie, la société n'établissant pas une situation nécessitant une intervention dans les 48 heures, distincte de l'urgence économique invoquée. La requête a été rejetée sans examen du bien-fondé de l'atteinte aux libertés fondamentales, par application de l'article L. 522-3 du code de justice administrative.
N° TA95-2517305(TA95-2517305)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise, saisi d’un recours en excès de pouvoir par M. A contre un arrêté préfectoral portant obligation de quitter le territoire français et interdiction de retour, se déclare incompétent territorialement. Constatant que le requérant résidait à Pantin (Seine-Saint-Denis) à la date de la décision attaquée, le tribunal applique les articles R. 312-8 et R. 221-3 du code de justice administrative. Il ordonne en conséquence la transmission du dossier au Tribunal Administratif de Montreuil, seul compétent pour connaître du litige.
N° TA95-2517231(TA95-2517231)
Cette ordonnance du Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise concerne un recours en excès de pouvoir formé par M. A contre un arrêté préfectoral l'obligeant à quitter le territoire français. Le tribunal constate qu'à la date de la décision attaquée, le requérant résidait à Paris. En application des articles R. 351-3 et R. 312-8 du code de justice administrative, il se déclare territorialement incompétent et transmet le dossier au Tribunal Administratif de Paris, seul compétent pour connaître du litige.
N° TA95-2517104(TA95-2517104)
Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-2 du code de justice administrative, a rejeté la requête de M. A, un pasteur, qui demandait au préfet des Hauts-de-Seine de lui délivrer une attestation de prolongation d'instruction de sa demande de titre de séjour. Le requérant invoquait une atteinte grave à sa liberté d'aller et venir, justifiée par son besoin de se rendre au Cameroun pour une convention religieuse. Le juge a estimé que les circonstances invoquées ne caractérisaient pas une situation d'extrême urgence justifiant une mesure de sauvegarde à très bref délai. La requête a donc été rejetée comme manifestement mal fondée, en application des articles L. 522-3 et R. 522-1 du code de justice administrative.
N° TA95-2207974(TA95-2207974)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la requête de Mme Paaluki, qui contestait le refus de renouvellement de son agrément d’assistante maternelle par le département des Hauts-de-Seine. La décision attaquée, fondée sur l’article L. 421-3 du code de l’action sociale et des familles, n’était pas entachée d’incompétence, une délégation de signature régulière ayant été accordée. Le tribunal a estimé que les motifs retenus, tirés de l’incapacité de la requérante à garantir la sécurité et l’épanouissement des enfants accueillis, étaient établis par les constats des services de protection maternelle et infantile. La solution retenue est donc le rejet de la demande d’annulation et des conclusions accessoires.