Jurisprudence — Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise
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N° TA95-2517398(TA95-2517398)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise, statuant en référé, a rejeté la demande de suspension de l’exécution des arrêtés du 19 septembre 2025 par lesquels le préfet des Hauts-de-Seine avait obligé Mme B, ressortissante bulgare, à quitter le territoire français sans délai, assorti d’une interdiction de retour de deux ans et d’une assignation à résidence. La juge a estimé que la condition d’urgence n’était pas remplie pour la décision d’assignation à résidence, en raison de la proximité de l’audience au fond prévue le 9 octobre 2025. En conséquence, la requête a été rejetée sans examen des moyens soulevés, sur le fondement des articles L. 521-1 et L. 522-3 du code de justice administrative.
N° TA95-2517401(TA95-2517401)
Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l'arrêté du préfet des Hauts-de-Seine refusant un titre de séjour à Mme B A, ressortissante vénézuélienne. La juge a estimé que la condition d'urgence n'était pas remplie, car la requérante, entrée en France en 2023 sous un statut de "jeune au pair", ne justifiait pas d'une situation d'urgence particulière malgré son contrat d'apprentissage. Aucun des moyens soulevés, notamment ceux tirés de la méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et des articles L. 422-1 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, n'a été examiné au fond en raison de l'absence d'urgence.
N° TA95-2503777(TA95-2503777)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise, statuant en formation sociale, a condamné l’État à verser 300 euros à M. A... pour le préjudice subi du fait de l’absence de relogement, après que la commission de médiation l’a reconnu prioritaire et urgent le 28 août 2024. La carence fautive de l’État à exécuter cette décision dans le délai imparti a engagé sa responsabilité sur le fondement des articles L. 300-1 et L. 441-2-3 du code de la construction et de l’habitation. Le tribunal a écarté l’irrecevabilité soulevée par le préfet, une demande indemnitaire préalable ayant été formée. L’indemnisation a été fixée à 300 euros, compte tenu de la durée de la carence et de l’absence d’hébergement.
N° TA95-2503824(TA95-2503824)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise, statuant en formation sociale, a examiné la requête de M. A..., reconnu prioritaire et urgent par la commission de médiation le 20 octobre 2021, qui demandait réparation pour la carence fautive de l'État à lui fournir un logement adapté. Le tribunal a rappelé que cette carence engage la responsabilité de l'État pour les troubles dans les conditions d'existence, conformément aux articles L. 300-1 et L. 441-2-3 du code de la construction et de l'habitation. La solution retenue consiste à condamner l'État à verser à M. A... une indemnité de 300 euros par mois à compter du 20 avril 2022, jusqu'à la mise à disposition effective d'un logement, en réparation des préjudices subis du fait du maintien de sa situation précaire.
N° TA95-2503944(TA95-2503944)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a été saisi par Mme B... d’un recours pour excès de pouvoir contre la décision du 11 décembre 2024 par laquelle la commission de médiation des Hauts-de-Seine a rejeté son recours gracieux, confirmant le refus de reconnaître le caractère prioritaire et urgent de sa demande de logement social. Le juge a d'abord précisé que le recours contentieux devait être regardé comme dirigé tant contre la décision initiale du 4 septembre 2024 que contre celle du 11 décembre 2024. Sur le fond, le tribunal a examiné les moyens soulevés par la requérante, notamment les vices de procédure et de forme, le défaut de motivation et l'erreur de droit, en application des articles L. 441-2-3 du code de la construction et de l'habitation et L. 300-1 du même code. La solution retenue par le tribunal n'est pas explicitée dans l'extrait fourni, mais la décision a été rendue après instruction et audience publique.
N° TA95-2516234(TA95-2516234)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la requête de M. B..., ressortissant algérien, qui contestait un arrêté préfectoral du Val-d'Oise lui faisant obligation de quitter le territoire français sans délai, assorti d'une interdiction de retour d'un an et d'une assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à son droit à la vie privée et familiale (article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme) et une erreur manifeste d'appréciation. Le tribunal a écarté ces moyens, jugeant que l'intéressé, entré récemment en France, célibataire et sans charge de famille, ne justifiait pas d'une insertion particulière et conservait des attaches dans son pays d'origine. La solution retenue est le rejet de la demande d'annulation.
N° TA95-2517517(TA95-2517517)
Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de Mme A tendant à la suspension de la décision de la CAF des Hauts-de-Seine refusant de lui verser le RSA. La requête a été jugée manifestement irrecevable car elle n'était pas accompagnée d'une copie du recours au fond, en méconnaissance des dispositions de l'article R. 522-1 du même code. En conséquence, le juge des référés a prononcé le rejet de l'ensemble des conclusions de la requérante par une ordonnance motivée.
N° TA95-2504589(TA95-2504589)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la requête de M. C... comme irrecevable. Ce dernier contestait la décision de la commission de médiation du Val-d'Oise refusant de reconnaître le caractère prioritaire et urgent de sa demande de logement. Le tribunal a jugé que M. C... n'avait pas qualité pour agir au nom de son épouse, seule destinataire de la décision attaquée. La solution est fondée sur le défaut d'intérêt à agir du requérant, sans examen du fond du litige.
N° TA95-2414795(TA95-2414795)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a condamné l'État à verser 3 000 euros à Mme B... pour le préjudice subi du fait de l'absence de relogement, malgré sa reconnaissance comme prioritaire par la commission de médiation le 11 septembre 2020 et une injonction du tribunal du 4 novembre 2022 restée inexécutée. La responsabilité de l'État a été engagée sur le fondement des articles L. 300-1 et L. 441-2-3 du code de la construction et de l'habitation, en raison de la carence fautive à exécuter la décision de la commission de médiation. Le tribunal a estimé que le préjudice de Mme B..., maintenue dans un logement sur-occupé et inadapté au handicap de son époux et de son fils, justifiait une indemnisation, mais a réduit le montant demandé de 10 000 euros comme excessif.
N° TA95-2504698(TA95-2504698)
Cette décision du Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise (Pôle Social) rejette le recours pour excès de pouvoir de M. A... contre le refus de la commission de médiation du Val-d'Oise de reconnaître sa demande de logement comme prioritaire et urgente. Le tribunal applique les articles L. 441-2-3 et R. 441-14-1 du code de la construction et de l'habitation. Il estime que, bien que M. A... soit sans abri, la commission de médiation a pu légalement lui opposer un motif de recevabilité tiré de l'insuffisance de ses démarches préalables pour obtenir un logement. Le requérant n'ayant pas démontré avoir entrepris des démarches suffisantes auprès des services sociaux ou des bailleurs, le tribunal conclut à l'absence d'erreur d'appréciation et rejette la requête.
N° TA95-2517521(TA95-2517521)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise, statuant en référé, a rejeté la demande de suspension de l'arrêté municipal refusant à M. B une autorisation de changement d'usage d'un logement en meublé de tourisme. Le juge a estimé que la condition d'urgence, prévue à l'article L. 521-1 du code de justice administrative, n'était pas remplie, le requérant n'établissant pas que le refus lui causait un préjudice grave et immédiat. En conséquence, la requête a été rejetée sans examen des moyens de fond, par application de l'article L. 522-3 du même code.
N° TA95-2504878(TA95-2504878)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la requête de Mme B... qui contestait la décision de la commission de médiation des Hauts-de-Seine du 15 janvier 2025. Cette commission avait refusé de reconnaître sa demande de logement social comme prioritaire et urgente au titre de l'article L. 441-2-3 du code de la construction et de l'habitation. Le tribunal a jugé que la commission n'avait pas commis d'erreur manifeste d'appréciation, car la requérante ne remplissait pas les conditions cumulatives prévues par les articles L. 441-2-3 et R. 441-14-1 du même code pour être désignée comme prioritaire.
N° TA95-2505917(TA95-2505917)
Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise a été saisi par M. B... d’un recours pour excès de pouvoir visant à annuler le refus implicite de la préfète de l’Essonne de lui délivrer un titre de séjour. Par un mémoire du 8 avril 2025, le requérant a déclaré se désister purement et simplement de sa requête. Sur le fondement de l’article R. 222-1 du code de justice administrative, le tribunal a donné acte de ce désistement par ordonnance du 29 septembre 2025. Aucune autre disposition législative ou réglementaire n’a été appliquée au fond.
N° TA95-2505614(TA95-2505614)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la requête de M. A... concernant le solde de points nul de son permis de conduire. La requête a été jugée manifestement irrecevable car elle ne contenait ni moyens, ni conclusions, en violation de l'article R. 411-1 du code de justice administrative. Cette irrecevabilité n'a pas pu être régularisée après l'expiration du délai de recours. La décision a été prise par ordonnance sur le fondement du 4° de l'article R. 222-1 du même code.
N° TA95-2418517(TA95-2418517)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la requête de M. A B, ressortissant tunisien, qui contestait le refus de titre de séjour et l'obligation de quitter le territoire français pris par le préfet du Val-d'Oise. Le tribunal a jugé que la décision de refus était suffisamment motivée, qu'elle ne révélait pas de défaut d'examen sérieux de sa situation et qu'elle ne portait pas une atteinte disproportionnée à son droit au respect de sa vie privée et familiale garanti par l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme. En conséquence, les conclusions dirigées contre l'obligation de quitter le territoire, fondées sur l'illégalité du refus de titre, ont également été rejetées. La solution s'appuie sur les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, du code des relations entre le public et l'administration, et de la convention européenne des droits de l'homme.
N° TA95-2418668(TA95-2418668)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la requête de M. B... contestant un indu de 152,45 euros de prime exceptionnelle de fin d'année 2022 réclamé par la CAF des Hauts-de-Seine. Le tribunal a écarté le moyen tiré du défaut de motivation, estimant que la décision initiale n'avait pas à être motivée et que la décision de rejet du recours gracieux ne pouvait être utilement contestée sur ce point. Il a également jugé que le moyen fondé sur l'article L. 114-21 du code de la sécurité sociale, relatif à l'information sur les documents obtenus via le droit de communication, était inopérant car le requérant n'établissait pas que la CAF avait utilisé ce droit pour fonder sa décision. En conséquence, le tribunal a rejeté l'ensemble des conclusions de M. B..., y compris celles relatives aux frais de justice.
N° TA95-2517406(TA95-2517406)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de la décision implicite de refus de séjour opposée à M. A, ressortissant camerounais. Le juge a estimé que la condition d'urgence n'était pas remplie, car le requérant, entré régulièrement dans le cadre d'un regroupement familial, ne justifiait pas d'une atteinte suffisamment grave et immédiate à sa situation, notamment en l'absence de mesure d'éloignement en cours. La solution retenue s'appuie sur les dispositions de l'article L. 522-3 du code de justice administrative, permettant de rejeter une requête manifestement mal fondée sans audience.
N° TA95-2504886(TA95-2504886)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la requête de M. B... contestant les décisions de la commission de médiation du Val-d'Oise refusant de reconnaître le caractère prioritaire et urgent de sa demande de logement social. Le requérant invoquait un défaut de motivation et remplir les critères d'attribution. Le tribunal a jugé que M. B... ne justifiait pas de sa situation au regard des critères fixés par les articles L. 441-2-3 et R. 441-14-1 du code de la construction et de l'habitation. En conséquence, les décisions attaquées ont été validées.
N° TA95-2411089(TA95-2411089)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a été saisi par M. B... d'un litige l'opposant à la CAF des Hauts-de-Seine concernant le versement de la prestation d'accueil du jeune enfant (PAJE) et la contestation de deux indus d'allocation de logement sociale (ALS). Le tribunal a jugé que les conclusions relatives à la PAJE, en tant que prestation familiale, relèvent de la compétence exclusive du juge judiciaire et non du juge administratif, et les a donc rejetées comme portées devant une juridiction incompétente. Sur le fond, le tribunal a examiné les moyens de procédure et de bien-fondé soulevés par le requérant à l'encontre des indus d'ALS, en application des dispositions du code de la sécurité sociale et du code de la construction et de l'habitation. La solution retenue par le tribunal n'est pas explicitée dans l'extrait fourni, mais la décision statue sur l'ensemble des demandes de M. B....
N° TA95-2418671(TA95-2418671)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise, statuant en formation sociale, a rejeté la requête de M. B... contestant un indu de revenu de solidarité active (RSA) de 7 329 euros mis à sa charge par la CAF des Hauts-de-Seine. Le tribunal a relevé d'office que la décision initiale du 3 octobre 2023 était irrecevable, car la décision implicite du département des Hauts-de-Seine, prise sur recours préalable obligatoire, s'y était entièrement substituée. Sur le fond, le tribunal a jugé que les moyens soulevés par M. B..., notamment le défaut de motivation et l'absence de procédure contradictoire, n'étaient pas fondés. La décision s'appuie sur les articles L. 262-47 et R. 262-88 du code de l'action sociale et des familles.