Jurisprudence — Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise
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N° TA95-2510268(TA95-2510268)
Cette ordonnance du Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise rejette la requête de M. B... contestant un avis de saisie à tiers détenteur émis pour le recouvrement d'un trop-perçu de RSA. Le juge estime que le contentieux du recouvrement des créances non fiscales des collectivités territoriales relève de la compétence exclusive du juge de l'exécution (juge judiciaire), en application des articles L. 281 du livre des procédures fiscales et L. 213-6 du code de l'organisation judiciaire. Par ailleurs, la demande d'annulation du courrier du 20 février 2025 est jugée irrecevable car ce courrier a un caractère purement confirmatif d'une décision antérieure non contestée. La requête est donc rejetée pour incompétence de la juridiction administrative et irrecevabilité.
N° TA95-2410577(TA95-2410577)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la requête de M. B..., ressortissant malien, contestant l'arrêté du 6 juin 2024 du préfet du Val-d'Oise refusant le renouvellement de sa carte de résident et l'obligeant à quitter le territoire français. La requête a été jugée irrecevable pour tardiveté, car introduite au-delà du délai de 48 heures prévu par l'article R.776-2 du code de justice administrative applicable aux décisions d'éloignement sans délai de départ volontaire. Le tribunal a ainsi confirmé la légalité de l'arrêté préfectoral, sans examiner les moyens de fond soulevés par le requérant.
N° TA95-2516742(TA95-2516742)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a été saisi par Mme B..., ressortissante marocaine, d'une demande de suspension de la décision implicite de refus de renouvellement de son titre de séjour "vie privée et familiale". La juge des référés a constaté que la condition d'urgence était présumée s'agissant d'un refus de renouvellement de titre de séjour, et que le préfet n'apportait aucun élément pour la contredire. Elle a également estimé que le moyen tiré de la méconnaissance de l'article L. 423-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile était de nature à créer un doute sérieux sur la légalité de la décision. En conséquence, la suspension de l'exécution de la décision implicite de refus a été ordonnée, et il a été enjoint au préfet de délivrer une autorisation provisoire de séjour avec autorisation de travail dans un délai de huit jours.
N° TA95-2508733(TA95-2508733)
Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la requête de Mme A... contestant le refus de la CAF des Hauts-de-Seine de lui accorder une remise gracieuse d’un indu de prime d’activité de 880,53 euros. La requérante n’a pas fourni d’éléments suffisants pour établir sa bonne foi ou sa précarité, et n’a pas répondu à l’invitation à régulariser sa requête. L’ordonnance, fondée sur l’article R. 222-1 du code de justice administrative, a jugé les moyens inopérants ou insuffisamment précis. Les textes appliqués incluent les articles L. 842-3 et L. 845-3 du code de la sécurité sociale.
N° TA95-2517112(TA95-2517112)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-2 du code de justice administrative, a rejeté la requête de Mme A... qui demandait la délivrance d'une carte de résident ou d'un récépissé avec autorisation de travail. La juge a considéré que la requête était manifestement irrecevable car elle présentait simultanément des conclusions fondées sur les articles L. 521-2 et L. 521-3 du code de justice administrative, lesquels sont soumis à des règles d'instruction et de jugement distinctes. Aucune mesure n'a donc été ordonnée.
N° TA95-2517113(TA95-2517113)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-2 du code de justice administrative, a rejeté la requête de M. A... qui demandait la délivrance d'un récépissé de demande de renouvellement de titre de séjour. Le juge a estimé que l'urgence particulière exigée par ce texte n'était pas caractérisée, les pièces du dossier ne permettant pas d'établir la précarité alléguée ni le risque de suspension de son contrat de travail. En conséquence, la requête a été rejetée comme manifestement mal fondée, sans qu'il soit besoin d'examiner l'atteinte à une liberté fondamentale.
N° TA95-2517120(TA95-2517120)
Cette ordonnance du Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise rejette la requête en référé suspension de Mme D..., qui contestait le refus du préfet des Hauts-de-Seine d’autoriser le regroupement familial pour son époux. Le juge estime que la condition d’urgence n’est pas remplie, car la séparation du couple dure depuis le mariage en 2014 et la demande de regroupement a été introduite près de dix ans plus tard. En conséquence, la requête est rejetée sans examen des moyens de fond, sur le fondement des articles L. 521-1 et L. 522-3 du code de justice administrative.
N° TA95-2516306(TA95-2516306)
Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-4 du code de justice administrative, a été saisi par Mme A... pour obtenir la modification d’une précédente ordonnance enjoignant au préfet du Val-d’Oise de lui délivrer une autorisation provisoire de séjour avec autorisation de travail. La requérante s’est désistée de ses conclusions principales après que le préfet a convoqué l’intéressée en vue de régulariser sa situation. Le tribunal a donné acte de ce désistement, admis Mme A... au bénéfice de l’aide juridictionnelle provisoire, mais a rejeté sa demande de frais de justice, estimant qu’il n’y avait pas lieu d’y faire droit dans les circonstances de l’espèce.
N° TA95-2517129(TA95-2517129)
Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-2 du code de justice administrative, a rejeté la requête de M. A... B... qui demandait, pour son père atteint de la maladie d'Alzheimer, l'enregistrement urgent de sa demande de renouvellement de titre de séjour et la délivrance d'un document provisoire. Le juge a estimé que les circonstances invoquées, bien que regrettables, ne caractérisaient pas l'urgence particulière justifiant une mesure de sauvegarde d'une liberté fondamentale à très bref délai. La requête a donc été rejetée comme manifestement mal fondée en application des articles L. 522-3 et R. 522-1 du code de justice administrative.
N° TA95-2517241(TA95-2517241)
Cette ordonnance du Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise rejette la requête en référé suspension de M. A..., qui contestait le refus implicite de renouvellement de son titre de séjour "vie privée et familiale". Le juge des référés constate que la demande de suspension n'était pas accompagnée de la copie de la requête en annulation, comme l'exige l'article R. 522-1 du code de justice administrative. En conséquence, la requête est déclarée irrecevable sans examen des moyens soulevés (urgence, défaut de motivation, méconnaissance des articles L. 433-1 et L. 423-23 du CESEDA et de l'article 8 de la CEDH).
N° TA95-2508695(TA95-2508695)
Cette ordonnance du Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise rejette la requête de M. B... C... qui contestait le refus implicite de la commission de médiation du Val-d'Oise de reconnaître le caractère prioritaire et urgent de sa demande de logement. Le juge, statuant seul sur le fondement de l'article R. 222-1 du code de justice administrative, a estimé que la requête ne comportait que des moyens manifestement infondés ou insuffisamment précis. La décision s'appuie sur les articles L. 300-1, L. 441-2-3 et L. 441-1-4 du code de la construction et de l'habitation, ainsi que sur l'arrêté préfectoral du 9 août 2024 fixant le délai de recours à cinq ans dans le département.
N° TA95-2413957(TA95-2413957)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a examiné la requête de M. A..., ressortissant malien, contestant l'arrêté du préfet du Val-d'Oise du 21 juin 2024 lui refusant un titre de séjour et l'obligeant à quitter le territoire. Le requérant invoquait notamment la méconnaissance de l'article L. 435-3 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, qui permet une admission exceptionnelle au séjour pour les jeunes confiés à l'aide sociale à l'enfance entre 16 et 18 ans. Le tribunal a rejeté la requête, considérant que les conditions de cet article n'étaient pas remplies. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions de M. A..., confirmant ainsi la légalité de l'arrêté préfectoral.
N° TA95-2517144(TA95-2517144)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-2 du code de justice administrative, a rejeté la requête de M. A... qui demandait la suspension du refus de renouvellement de son récépissé de titre de séjour. Le juge a estimé que la condition d’urgence n’était pas remplie, faute pour le requérant d’avoir apporté des justificatifs établissant la réalité ou l’imminence d’un risque de perte d’emploi. En l’absence d’urgence, la demande a été rejetée sans qu’il soit nécessaire d’examiner l’existence d’une atteinte grave et manifestement illégale à une liberté fondamentale.
N° TA95-2207001(TA95-2207001)
Cette décision du Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise (1ère chambre) annule le rejet implicite du recours de M. A... contre le retrait de sa subvention "MaPrimeRénov" de 19 500 euros. Le tribunal écarte l'exception de non-lieu soulevée par l'Agence nationale de l'habitat (ANAH), estimant que la décision implicite de rejet n'a pas été retirée. Il juge que l'ANAH a méconnu l'article 11 du décret n°2020-26 du 14 janvier 2020 et commis une erreur d'appréciation en retirant la subvention au motif que M. A... aurait révoqué son mandataire, ce qui n'est pas établi. En conséquence, la décision implicite de rejet du 31 mars 2022 est annulée.
N° TA95-2517175(TA95-2517175)
Cette ordonnance du Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise rejette la requête en référé liberté de Mme C... E... épouse A... B..., ressortissante brésilienne, qui demandait, sur le fondement de l'article L. 521-2 du code de justice administrative, qu'il soit enjoint au préfet des Hauts-de-Seine de lui délivrer un récépissé de renouvellement de titre de séjour avec autorisation de travail. Le juge des référés estime que la condition d'urgence particulière n'est pas remplie, car la requérante n'établit pas qu'elle ferait l'objet d'une procédure de licenciement imminente, malgré la suspension de son contrat de travail et l'expiration de son précédent titre de séjour. En conséquence, la demande est rejetée par application de l'article L. 522-3 du code de justice administrative.
N° TA95-2517177(TA95-2517177)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-2 du code de justice administrative, a rejeté la demande de M. A..., ressortissant sénégalais, qui sollicitait la délivrance d'un récépissé ou d'une attestation de prolongation d'instruction de sa demande de titre de séjour. Le juge a estimé que la condition d'urgence particulière, nécessaire pour ordonner des mesures de sauvegarde dans un délai de 48 heures, n'était pas remplie. Il a relevé que le requérant, licencié le 10 septembre 2025, avait contribué à sa propre situation d'urgence en ne saisissant le juge que le 23 septembre 2025, sans faire état de perspectives professionnelles à court terme. La requête a été rejetée par ordonnance motivée, sans audience, en application de l'article L. 522-3 du même code.
N° TA95-2517584(TA95-2517584)
Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise, saisi d’un recours en excès de pouvoir contre un arrêté préfectoral d’obligation de quitter le territoire français, ne s’est pas prononcé sur le fond. Il a constaté que le requérant résidait à Paris à la date de la décision attaquée. En application des articles R. 312-8 et R. 221-3 du code de justice administrative, il a ordonné la transmission du dossier au tribunal administratif de Paris, territorialement compétent.
N° TA95-2517214(TA95-2517214)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-2 du code de justice administrative, rejette la requête de M. B... qui demandait la suspension de la décision du préfet de police de Paris lui ayant retiré ses titres d'identité français. Le juge estime que la condition d'urgence particulière nécessaire à ce type de référé n'est pas établie, le requérant ne justifiant pas d'une activité professionnelle passée ni de perspectives d'emploi, et le retrait de son passeport datant de janvier 2024. En conséquence, la demande est rejetée comme manifestement mal fondée, sans qu'il soit besoin d'examiner l'atteinte aux libertés fondamentales alléguée.
N° TA95-2517228(TA95-2517228)
Cette ordonnance du Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-2 du code de justice administrative, rejette la requête de Mme B... A.... La requérante, ressortissante colombienne, demandait qu'il soit enjoint au préfet des Hauts-de-Seine de lui délivrer un récépissé de renouvellement de son titre de séjour "vie privée et familiale". Le juge a estimé que la condition d'urgence particulière n'était pas remplie, d'une part car la requérante n'établissait pas la rupture de son contrat de travail en alternance, et d'autre part car elle avait elle-même contribué à la situation d'urgence en n'interrogeant l'administration que tardivement. La requête a donc été rejetée sans qu'il soit besoin d'examiner le fond de l'atteinte aux libertés fondamentales.
N° TA95-2508026(TA95-2508026)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise, statuant par ordonnance, a rejeté la requête de Mme A... comme portée devant une juridiction manifestement incompétente. La contestation portait sur une contrainte émise par la CAF pour le recouvrement de divers indus, dont un indu de prestations familiales. Le juge a rappelé que, conformément aux articles L. 142-1 et L. 142-8 du code de la sécurité sociale, les litiges relatifs aux prestations familiales relèvent de la compétence exclusive du juge judiciaire. En conséquence, la requête a été rejetée en application du 2° de l'article R. 222-1 du code de justice administrative.