Jurisprudence — Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise
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N° TA95-2509094(TA95-2509094)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a rejeté comme manifestement irrecevable la requête de Mesdames A... dirigée contre un permis de construire délivré par le maire de Clichy-la-Garenne. Les requérantes n'ont pas justifié, dans le délai de quinze jours imparti, avoir notifié leur recours gracieux à l'auteur de la décision et au titulaire de l'autorisation, comme l'exige l'article R. 600-1 du code de l'urbanisme. Cette omission, non régularisée malgré une demande en ce sens, a conduit au rejet de la requête sur le fondement du 4° de l'article R. 222-1 du code de justice administrative.
N° TA95-2516831(TA95-2516831)
Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise, saisi d’un recours en excès de pouvoir contre un arrêté préfectoral portant obligation de quitter le territoire français, interdiction de retour et refus de délai de départ volontaire, a constaté son incompétence territoriale. En application des articles R. 312-8 et R. 221-3 du code de justice administrative, le tribunal a ordonné la transmission du dossier au tribunal administratif de Melun, compétent *ratione loci* car le domicile du requérant se situe à Vitry-sur-Seine (Val-de-Marne).
N° TA95-2517396(TA95-2517396)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a rejeté la requête de Mme B..., ressortissante libanaise, qui demandait d'enjoindre au préfet des Hauts-de-Seine de fusionner ses deux numéros AGDREF. La juge des référés a estimé que cette mesure ne présentait pas un caractère provisoire ou conservatoire et n'entrait pas dans le champ des mesures pouvant être ordonnées sur ce fondement. Par conséquent, la requête a été rejetée en toutes ses conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire.
N° TA95-2517319(TA95-2517319)
Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise a rejeté comme manifestement irrecevable la requête de Mme B... contre les arrêtés du préfet du Val-d’Oise du 3 septembre 2025 l’obligeant à quitter le territoire français, lui interdisant le retour pour un an et l’assignant à résidence. La requête a été enregistrée le 25 septembre 2025, soit après l’expiration du délai de recours contentieux de sept jours prévu à l’article L. 921-1 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile, applicable en cas d’assignation à résidence. Cette irrecevabilité, non régularisable, a conduit au rejet de la demande sur le fondement de l’article R. 222-1 du code de justice administrative.
N° TA95-2517643(TA95-2517643)
Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise, saisi d’un recours en excès de pouvoir contre un arrêté préfectoral portant obligation de quitter le territoire français, interdiction de retour et refus de délai de départ volontaire, ne se prononce pas sur le fond. Constatant que le requérant résidait à Stains (Seine-Saint-Denis) à la date de la décision attaquée, il se déclare incompétent territorialement en application des articles R. 312-8 et R. 221-3 du code de justice administrative. Par une ordonnance de transmission, le président du tribunal renvoie l’affaire au tribunal administratif de Montreuil, seul compétent pour connaître du litige.
N° TA95-2516484(TA95-2516484)
Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise, statuant en référé, a été saisi par M. B..., ressortissant mexicain, pour demander la suspension de la décision du préfet des Hauts-de-Seine du 27 juillet 2025 clôturant sa demande de renouvellement de titre de séjour pour incomplétude. Le juge a considéré que cette décision ne constituait pas un acte faisant grief, car le dossier était effectivement incomplet, mais a relevé que le motif de clôture (absence de justificatif de niveau A2 en français) était erroné en droit. En effet, l'annexe 10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile n'exige pas un tel document pour le renouvellement d'un titre "vie privée et familiale" en qualité de conjoint de Français. La solution retenue n'est pas explicitée dans l'extrait, mais le juge a examiné la nature de la décision attaquée et l'erreur de droit soulevée.
N° TA95-2516414(TA95-2516414)
Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a constaté un non-lieu à statuer sur la demande de Mme B..., ressortissante turque, qui sollicitait une injonction pour obtenir l'instruction de son renouvellement de titre de séjour et la délivrance d'un récépissé. En cours d'instance, le préfet du Val-d'Oise lui a délivré une attestation de prolongation d'instruction, conformément à l'article R. 431-15-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, rendant ses conclusions sans objet. L'État a été condamné à verser 1 000 euros à Mme B... au titre des frais de l'instance.
N° TA95-2515038(TA95-2515038)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la requête de M. A..., ressortissant pakistanais, contestant l'arrêté du préfet des Hauts-de-Seine ordonnant sa remise aux autorités portugaises, assortie d'une interdiction de circuler en France pour deux ans, et son assignation à résidence. Le tribunal a écarté les moyens d'incompétence et d'insuffisance de motivation, jugeant l'arrêté suffisamment fondé en droit et en fait. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 621-2 et L. 622-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
N° TA95-2514644(TA95-2514644)
Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-4 du code de justice administrative, a été saisi par M. A... en raison de l'inexécution par le préfet des Hauts-de-Seine d'une précédente ordonnance du 19 mai 2025. Cette ordonnance enjoignait au préfet de délivrer à l'intéressé une attestation de prolongation d'instruction de sa demande de titre de séjour. Constatant le défaut d'exécution, le juge a modifié la mesure initiale en assortissant l'injonction d'une astreinte de 100 euros par jour de retard, à compter d'un délai de huit jours suivant la notification de la présente décision. La solution retenue s'appuie sur les articles L. 521-3 et L. 521-4 du code de justice administrative, ainsi que sur le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
N° TA95-2515043(TA95-2515043)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la requête de M. B..., ressortissant marocain, contestant l'arrêté du préfet des Hauts-de-Seine du 19 août 2025 lui faisant obligation de quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de trois ans et une assignation à résidence. Le tribunal a écarté les moyens d'incompétence et d'insuffisance de motivation, jugeant l'arrêté suffisamment fondé en droit et en fait, notamment au regard de la menace pour l'ordre public. Il a également estimé que la décision ne méconnaissait pas l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme, compte tenu de l'absence de liens personnels et familiaux stables en France. Les textes appliqués sont le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (articles L. 612-6, L. 612-10, L. 731-1) et la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme.
N° TA95-2517246(TA95-2517246)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise, statuant en référé, a rejeté la demande de suspension de la décision implicite de rejet du préfet du Val-d'Oise concernant le titre de séjour de M. A..., ressortissant ivoirien. La requête a été jugée irrecevable car le requérant n'a pas produit la copie de la requête en annulation, comme l'exige l'article R. 522-1 du code de justice administrative. La condition d'urgence et les moyens soulevés (violation de l'article 8 de la CEDH, erreur manifeste d'appréciation) n'ont donc pas été examinés au fond.
N° TA95-2516692(TA95-2516692)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a enjoint au préfet des Hauts-de-Seine de délivrer un récépissé de demande de titre de séjour à un ressortissant congolais. Le juge a retenu que la condition d'urgence était présumée remplie s'agissant d'une demande de renouvellement de titre de séjour, et que la mesure était utile pour permettre au requérant de justifier de la régularité de son séjour. La solution s'appuie sur les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, ainsi que sur le code de justice administrative.
N° TA95-2516613(TA95-2516613)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-3 du code de justice administrative, a rejeté la requête de M. A... qui demandait d’enjoindre au préfet des Hauts-de-Seine de lui délivrer un titre de séjour ou une attestation de prolongation d’instruction. Le juge a estimé que la mesure sollicitée faisait obstacle à l’exécution de la décision implicite de rejet née du silence gardé par l’administration sur sa demande de renouvellement de titre de séjour, en application des articles R. 432-1 et R. 432-2 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile. La condition légale tenant à ce que la mesure ne contrarie pas une décision administrative n’étant pas remplie, la requête a été rejetée sans examen de l’urgence.
N° TA95-2515288(TA95-2515288)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la requête de M. B..., ressortissant marocain, contestant un arrêté préfectoral du 23 août 2025 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec interdiction de retour de deux ans et assignation à résidence. Le tribunal a écarté les moyens soulevés, jugeant la décision suffisamment motivée, prise par une autorité compétente et ne méconnaissant pas l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme, compte tenu de l'absence d'attaches familiales intenses en France. La solution retenue est fondée sur les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA).
N° TA95-2515531(TA95-2515531)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la requête de M. B... visant à annuler l'arrêté du préfet du Val-d'Oise ordonnant son transfert aux autorités allemandes. Le requérant, ressortissant congolais, contestait cette décision en invoquant une erreur manifeste d'appréciation liée à son état de santé et à sa langue. Le tribunal a jugé que l'état de santé n'était pas étayé et que la seule circonstance d'être francophone ne suffisait pas à caractériser une erreur manifeste. La décision s'appuie sur le règlement (UE) n° 604/2013, notamment ses articles 3-1 et 17, ce dernier offrant une faculté discrétionnaire aux États membres sans constituer un droit pour les demandeurs d'asile.
N° TA95-2517157(TA95-2517157)
Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du préfet du Val-d’Oise refusant le renouvellement du titre de séjour « étudiant » de M. B... A..., ressortissant tchadien. Le juge a estimé qu’aucun des moyens soulevés (incompétence, défaut de motivation, erreur de fait, méconnaissance de l’article L. 422-1 du code de l’entrée et du séjour des étrangers) n’était de nature à créer un doute sérieux sur la légalité de la décision, sans qu’il soit nécessaire d’examiner la condition d’urgence. La requête a été rejetée par ordonnance, en application de l’article L. 522-3 du code de justice administrative.
N° TA95-2516854(TA95-2516854)
Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-3 du code de justice administrative, a rejeté la requête de M. A..., ressortissant togolais, qui demandait d’enjoindre au préfet des Hauts-de-Seine de lui délivrer un récépissé de demande de titre de séjour. Le juge a estimé qu’une décision implicite de rejet de sa demande de titre était née le 30 mai 2025, en application des articles R. 432-1 et R. 432-2 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile, ce qui faisait obstacle à toute mesure utile en référé. La condition d’urgence n’a pas été examinée, la requête étant manifestement mal fondée.
N° TA95-2517216(TA95-2517216)
Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-3 du code de justice administrative, a rejeté la requête de M. A..., ressortissant marocain, qui demandait qu’il soit enjoint au préfet du Val-d’Oise de statuer sur sa demande de titre de séjour. Le juge a estimé qu’une décision implicite de rejet était née le 3 juin 2022, en application des articles R. 432-1 et R. 432-2 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile, du fait du silence gardé par l’administration pendant quatre mois. Cette décision administrative faisant obstacle à une mesure utile, la condition posée par l’article L. 521-3 n’était pas remplie. La requête a donc été rejetée, y compris les conclusions accessoires.
N° TA95-2516934(TA95-2516934)
Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de la décision implicite de refus de renouvellement de titre de séjour de Mme B..., ressortissante camerounaise. La juge a estimé que la condition d'urgence n'était pas remplie, la requérante s'étant placée elle-même dans la situation d'urgence invoquée en déposant sa demande de renouvellement hors délai et en saisissant le tribunal tardivement. La solution retenue est fondée sur les dispositions de l'article L. 521-1 du code de justice administrative.
N° TA95-2516418(TA95-2516418)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a suspendu l'exécution de la décision implicite par laquelle le préfet des Hauts-de-Seine a refusé de renouveler le titre de séjour de Mme A..., ressortissante égyptienne. La condition d'urgence a été présumée remplie s'agissant d'un refus de renouvellement de titre de séjour. Le tribunal a estimé que le moyen tiré de la méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article L. 423-23 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile était de nature à créer un doute sérieux sur la légalité de la décision. Il a enjoint au préfet de délivrer une autorisation provisoire de séjour avec autorisation de travail à Mme A... dans un délai de sept jours.