Jurisprudence — Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise
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N° TA95-2414670(TA95-2414670)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise, statuant en référé, a été saisi par M. A... d’une demande de provision de 3 000 euros sur le fondement de l’article R. 541-1 du code de justice administrative. Cette demande visait à réparer les préjudices subis du fait de l’absence de relogement, malgré une décision de la commission de médiation du 25 octobre 2023 et une injonction du tribunal du 23 septembre 2024. Le tribunal a constaté que, par un jugement au fond du 31 juillet 2025, il avait déjà statué sur les conclusions indemnitaires de M. A..., rendant ainsi la demande de provision sans objet. En conséquence, il a prononcé un non-lieu à statuer sur cette demande et rejeté le surplus des conclusions.
N° TA95-2416486(TA95-2416486)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la requête de M. A, ressortissant turc, qui contestait un arrêté préfectoral du 17 octobre 2024 lui refusant un titre de séjour, l'obligeant à quitter le territoire français et fixant le pays de destination. Le tribunal a écarté les moyens d'incompétence, d'insuffisance de motivation et de défaut d'examen, jugeant que la décision était suffisamment motivée et que le préfet avait procédé à un examen sérieux de sa situation. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 211-2 et L. 211-5 du code des relations entre le public et l'administration, ainsi que des dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
N° TA95-2416490(TA95-2416490)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la requête de M. B A, ressortissant indien, qui contestait l'arrêté du préfet du Val-d'Oise du 18 octobre 2024 lui refusant un titre de séjour et l'obligeant à quitter le territoire. Le tribunal a écarté les moyens d'incompétence et d'insuffisance de motivation, jugeant que l'arrêté était signé par une autorité compétente et comportait les considérations de droit et de fait requises. La solution retenue s'appuie sur les articles L. 211-2 et L. 211-5 du code des relations entre le public et l'administration, ainsi que sur l'article L. 613-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
N° TA95-2501630(TA95-2501630)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise annule l'arrêté du 2 janvier 2025 par lequel le préfet des Hauts-de-Seine obligeait M. C..., ressortissant portugais, à quitter le territoire français sans délai. La juridiction a jugé que le préfet avait commis une erreur d'appréciation en estimant que le comportement de l'intéressé constituait une menace réelle, actuelle et suffisamment grave pour l'ordre public, au sens de l'article L. 251-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Les faits reprochés, pour certains anciens et non suivis de condamnations, ne justifiaient pas une mesure d'éloignement, compte tenu de la présence continue de M. C... en France depuis 1997, de son emploi et de sa vie familiale avec ses quatre enfants français.
N° TA95-2501632(TA95-2501632)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la requête de M. B, ressortissant algérien, qui contestait l'arrêté du préfet des Hauts-de-Seine refusant le renouvellement de son titre de séjour et l'obligeant à quitter le territoire. Le tribunal a estimé que la décision était suffisamment motivée et que le préfet avait procédé à un examen particulier de sa situation, sans être tenu d'examiner d'autres fondements que celui sollicité. Il a également jugé que M. B, qui n'établissait pas remplir les conditions pour un titre de séjour "salarié" ou "vie privée et familiale", ne pouvait se prévaloir d'une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme ou de l'accord franco-algérien. En conséquence, la requête a été rejetée dans son ensemble, y compris les conclusions aux fins d'injonction et celles relatives aux frais de justice.
N° TA95-2501682(TA95-2501682)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la requête de Mme C, ressortissante congolaise, qui contestait le refus de titre de séjour en tant que parent d’enfant français, l’obligation de quitter le territoire et la fixation du pays de destination pris par le préfet du Val-d’Oise. Le tribunal a estimé que les décisions étaient suffisamment motivées et que le préfet avait procédé à un examen particulier de sa situation. Il a jugé que Mme C ne justifiait pas contribuer effectivement à l’entretien et à l’éducation de son enfant français, condition requise par l’article L. 423-7 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile. Les moyens tirés de la méconnaissance de l’article 8 de la Convention européenne des droits de l’homme et de l’article 3-1 de la Convention internationale des droits de l’enfant ont également été écartés.
N° TA95-2501689(TA95-2501689)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la requête de Mme F..., ressortissante camerounaise, qui contestait l'arrêté du préfet du Val-d'Oise du 9 janvier 2025 lui refusant un titre de séjour et l'obligeant à quitter le territoire français sans délai. Le tribunal a examiné les moyens soulevés, notamment la méconnaissance de l'article 7 de la convention franco-camerounaise, de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, le juge estimant que la décision préfectorale était légale et proportionnée.
N° TA95-2501755(TA95-2501755)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la requête de M. C F, ressortissant colombien, qui demandait l'annulation de l'arrêté du 26 décembre 2024 du préfet du Val-d'Oise lui refusant un titre de séjour et l'obligeant à quitter le territoire. Le tribunal a écarté l'ensemble des moyens soulevés, estimant que l'arrêté était suffisamment motivé, qu'il ne résultait pas d'un défaut d'examen sérieux de sa situation et qu'il avait été signé par une autorité compétente. Il a également jugé que la décision ne méconnaissait pas l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme, le requérant n'établissant pas une vie privée et familiale suffisamment ancrée en France.
N° TA95-2501811(TA95-2501811)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la requête de Mme C, ressortissante sénégalaise, contestant le refus de titre de séjour et l'obligation de quitter le territoire français pris par le préfet du Val-d'Oise. La requérante invoquait notamment une atteinte à sa vie privée et familiale (article 8 de la CESDH et L. 423-23 du CESEDA) et l'intérêt supérieur de ses enfants (article 3-1 de la CIDE). Le tribunal a écarté le moyen d'incompétence et a jugé que Mme C ne justifiait pas d'une résidence stable et continue en France depuis 2016, ni d'une insertion professionnelle ou de preuves suffisantes de vie commune avec le père de ses enfants. En conséquence, la décision attaquée n'a pas méconnu les textes invoqués et n'est pas entachée d'erreur manifeste d'appréciation.
N° TA95-2501861(TA95-2501861)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la requête de M. B, ressortissant pakistanais, qui demandait l'annulation de l'arrêté du préfet du Val-d'Oise refusant de lui délivrer un titre de séjour "salarié" et l'obligeant à quitter le territoire. Le tribunal a estimé que le préfet pouvait légalement fonder son refus sur l'absence de visa long séjour, condition prévue à l'article L. 411-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Il a jugé que le moyen tiré d'une erreur de fait ou d'appréciation concernant la vérification de l'emploi par l'URSSAF était inopérant, car le refus était également justifié par ce motif indépendant et suffisant. La solution retenue est le rejet de la requête, sans qu'il soit besoin d'examiner les autres moyens.
N° TA95-2504964(TA95-2504964)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise annule la décision implicite de rejet du préfet du Val-d'Oise refusant la délivrance d'une carte de séjour à Mme C, ressortissante congolaise et mère d'un enfant français. La décision est annulée pour défaut de motivation, le préfet n'ayant pas communiqué les motifs de son refus dans le délai d'un mois suivant la demande de l'intéressée, en méconnaissance des articles L. 211-2 et L. 232-4 du code des relations entre le public et l'administration. Le tribunal enjoint au préfet de réexaminer la demande de Mme C dans un délai de deux mois, sans astreinte, et de lui délivrer une autorisation provisoire de séjour durant cet examen. L'État est condamné à verser 1 200 euros à Mme C au titre des frais de justice.
N° TA95-2509062(TA95-2509062)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise annule la décision du 26 mars 2025 par laquelle le préfet des Hauts-de-Seine a refusé d'enregistrer la demande de titre de séjour de Mme E B, ressortissante américaine, en qualité de conjoint de français. Le tribunal juge que le préfet a commis une erreur de droit en traitant la demande tardive de renouvellement comme une simple demande d'admission exceptionnelle au séjour, alors qu'il devait l'enregistrer comme une première demande de titre de séjour sur le fondement des articles R. 431-8 et L. 423-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. La solution retenue est l'annulation de la décision, assortie d'une injonction au préfet d'enregistrer la demande et de délivrer un récépissé sous quinze jours.
N° TA95-2509072(TA95-2509072)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise annule la décision implicite de rejet du préfet des Hauts-de-Seine concernant la demande de renouvellement de titre de séjour de M. A, ressortissant tunisien. La juridiction retient que cette décision méconnaît l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme, en raison de l'atteinte disproportionnée portée à la vie privée et familiale du requérant, marié à une Française et père de cinq enfants nés en France. Le tribunal enjoint au préfet de délivrer un titre de séjour "vie privée et familiale" dans un délai de deux mois et condamne l'État à verser 900 euros au titre des frais de justice.
N° TA95-2513370(TA95-2513370)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a été saisi par Mme A, ressortissante ivoirienne, afin d'enjoindre au préfet des Hauts-de-Seine d'enregistrer sa demande de renouvellement de carte de résident et de lui délivrer un récépissé l'autorisant à travailler. Le tribunal a constaté que la requérante justifiait d'un dysfonctionnement du téléservice de l'administration numérique pour les étrangers en France (ANEF) l'ayant empêchée de déposer sa demande avant l'expiration de son titre de séjour. Il a jugé que la condition d'urgence était remplie, eu égard à la perte de son emploi et à sa situation de précarité, et a ordonné au préfet de lui fixer un rendez-vous dans un délai raisonnable pour l'enregistrement de sa demande et la remise d'un récépissé, en application des articles L. 521-3 du code de justice administrative et des dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
N° TA95-2514555(TA95-2514555)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a été saisi par une ressortissante ivoirienne demandant le renouvellement de sa carte de séjour "vie privée et familiale". Le juge a rejeté comme irrecevable la demande de délivrance d'un titre de séjour, excédant sa compétence, mais a reconnu l'urgence et l'utilité d'une mesure provisoire. Il a enjoint au préfet des Hauts-de-Seine de convoquer la requérante sous huit jours pour déposer sa demande et lui remettre un récépissé ou une attestation de prolongation d'instruction. L'État a été condamné à verser 700 euros au titre des frais de justice.
N° TA95-2514599(TA95-2514599)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a enjoint au préfet des Hauts-de-Seine de convoquer un ressortissant éthiopien admis au statut de réfugié depuis janvier 2024, afin de lui remettre son titre de séjour. Le juge a estimé que la condition d'urgence était remplie en raison des difficultés administratives persistantes et de l'absence de contestation sérieuse. La mesure a été ordonnée dans un délai de quinze jours, sans astreinte, et les conclusions relatives aux frais de justice ont été rejetées.
N° TA95-2515132(TA95-2515132)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-4 du code de justice administrative, a été saisi par M. A en raison de l'inexécution par le préfet des Hauts-de-Seine d'une précédente ordonnance du 6 juin 2025. Cette ordonnance enjoignait au préfet de réexaminer la situation de M. A et de lui délivrer une autorisation provisoire de séjour avec autorisation de travail, ce qui n'a pas été fait dans les délais impartis. Le juge a considéré cette inexécution comme un élément nouveau justifiant la modification de la mesure initiale. Il a enjoint au préfet de délivrer l'autorisation provisoire de séjour sous 48 heures et de réexaminer la situation sous un mois, le tout sous astreinte de 150 euros par jour de retard, en application du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
N° TA95-2515360(TA95-2515360)
Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise a été saisi par Mme A d’une demande de liquidation d’une astreinte de 100 euros par jour, prononcée le 7 mai 2025 à l’encontre du préfet des Hauts-de-Seine pour inexécution d’une injonction de réexamen de sa situation et de délivrance d’un récépissé. En cours d’instance, Mme A s’est désistée de ses conclusions principales, ce dont le tribunal lui a donné acte. La demande de liquidation de l’astreinte a ainsi été abandonnée, et les conclusions accessoires fondées sur l’article L. 761-1 du code de justice administrative ont été rejetées. La décision applique les articles L. 911-7 et L. 761-1 du code de justice administrative.
N° TA95-2515552(TA95-2515552)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a suspendu l'exécution de l'arrêté du 31 juillet 2025 par lequel le préfet du Val-d'Oise a refusé de délivrer un titre de séjour à M. A, ressortissant guinéen pris en charge par l'aide sociale à l'enfance. Le juge a estimé que la condition d'urgence était remplie, la décision mettant brutalement fin au parcours scolaire du requérant et le plaçant dans une situation précaire. Il a également retenu l'existence d'un doute sérieux sur la légalité de la décision, le préfet n'ayant pas procédé à une appréciation globale de la situation de M. A au regard des critères de l'article L. 435-3 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
N° TA95-2515553(TA95-2515553)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise, statuant en référé, a suspendu l'exécution de la décision du 31 juillet 2025 par laquelle le préfet du Val-d'Oise a refusé de délivrer un titre de séjour à M. A, ressortissant ivoirien pris en charge par l'aide sociale à l'enfance. Le juge a considéré que la condition d'urgence était remplie, compte tenu de la situation précaire du requérant et de l'interruption de son parcours d'insertion. Il a également estimé que le moyen tiré de l'erreur de droit au regard de l'article L. 435-3 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile était propre à créer un doute sérieux sur la légalité de la décision.