Jurisprudence — Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise
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N° TA95-2516435(TA95-2516435)
Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, rejette la demande de suspension de M. A, ressortissant sénégalais, qui contestait la décision du préfet des Hauts-de-Seine du 21 août 2025 refusant son changement de statut d'étudiant vers un titre "recherche d'emploi/création d'entreprise". Le juge estime que la condition d'urgence n'est pas remplie, car la demande de M. A constitue un changement de fondement de titre de séjour et non un renouvellement, et qu'il ne justifie pas de circonstances particulières établissant une nécessité immédiate de suspension. La requête est donc rejetée sans examen des moyens de légalité, en application de l'article L. 522-3 du code de justice administrative.
N° TA95-2516408(TA95-2516408)
Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-2 du code de justice administrative, a rejeté la requête de M. B, ressortissant russe, qui demandait d'enjoindre au préfet des Hauts-de-Seine de lui délivrer une attestation de prolongation d'instruction de sa demande de titre de séjour. Le juge a estimé que la condition d'urgence particulière, nécessaire à la mise en œuvre de cette procédure, n'était pas établie, les difficultés liées à la perte de droits sociaux invoquées par le requérant ne justifiant pas une intervention dans un délai de quarante-huit heures. En conséquence, la requête a été rejetée sans qu'il soit besoin d'examiner l'existence d'une atteinte grave et manifestement illégale à une liberté fondamentale.
N° TA95-2418353(TA95-2418353)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a été saisi par la SAS FEDER AUDIT d’une requête en décharge d’une cotisation de taxe d’habitation pour l’année 2023. Postérieurement à l’introduction du recours, l’administration fiscale a prononcé le dégrèvement de l’imposition contestée. En conséquence, le juge, statuant par ordonnance sur le fondement de l’article R. 222-1 du code de justice administrative, a constaté que la requête était devenue sans objet et a prononcé un non-lieu à statuer.
N° TA95-2516666(TA95-2516666)
Recours en excès de pouvoir contre une décision implicite de rejet d’une demande de titre de séjour. Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise se déclare incompétent au profit du Tribunal administratif de Versailles, en application des articles R. 312-8 et R. 221-3 du code de justice administrative. La solution retenue est le renvoi de l’affaire, la requérante résidant dans l’Essonne, département relevant du ressort de Versailles.
N° TA95-2516224(TA95-2516224)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise, statuant par ordonnance, a constaté que les productions enregistrées sous le n° 2516224 constituaient en réalité un mémoire complémentaire à une requête précédemment enregistrée sous le n° 2516745. En conséquence, le tribunal a ordonné la radiation de ces productions des registres du greffe et leur jonction à la requête n° 2516745. Cette décision, fondée sur les dispositions du code de justice administrative, vise à régulariser la procédure en regroupant les écritures relatives au même litige.
N° TA95-2511362(TA95-2511362)
Contestation d'une décision de la commission de médiation du droit au logement opposable de l'Essonne. Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise se déclare incompétent territorialement. Il transmet l'affaire au Tribunal Administratif de Versailles, seul compétent pour connaître des litiges concernant le département de l'Essonne. La solution est fondée sur les articles R. 351-3, R. 312-1 et R. 221-3 du code de justice administrative.
N° TA95-2511336(TA95-2511336)
Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise, saisi d’un recours pour excès de pouvoir contre une décision du préfet de la Seine-Saint-Denis classant sans suite une demande d’admission exceptionnelle au séjour, se déclare incompétent territorialement. En application des articles R. 312-8 et R. 221-3 du code de justice administrative, il transmet l’affaire au tribunal administratif de Montreuil, compétent pour les litiges concernant les résidents de la Seine-Saint-Denis.
N° TA95-2511334(TA95-2511334)
Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise, saisi d’un recours pour excès de pouvoir par la SCP des docteurs A et Fuschsbaue contre une décision de France Travail relative au non-paiement de l’aide "emplois francs", se déclare territorialement incompétent. En application des articles R. 312-1 et R. 312-10 du code de justice administrative, le litige, relevant des législations régissant les activités professionnelles, doit être porté devant le tribunal dans le ressort duquel se trouve l’établissement de la requérante. Constatant que la société est située à Saint-Denis (La Réunion), le tribunal transmet l’affaire au tribunal administratif de Saint-Denis par ordonnance du 18 septembre 2025.
N° TA95-2515977(TA95-2515977)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a été saisi par Mme A, ressortissante centrafricaine, pour demander la suspension du refus implicite de renouvellement de son titre de séjour "étudiant". La juge des référés a reconnu l'urgence, présumée en cas de refus de renouvellement, et non contestée par le préfet. La solution retenue est que la condition d'urgence est satisfaite, ce qui ouvre la voie à un examen du doute sérieux sur la légalité de la décision. Les textes appliqués incluent l'article L. 521-1 du code de justice administrative et la jurisprudence relative à l'urgence en matière de refus de titre de séjour.
N° TA95-2500748(TA95-2500748)
Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la requête de M. B, qui contestait un arrêté préfectoral l'obligeant à quitter le territoire français. La requête a été jugée manifestement irrecevable car, malgré une demande de régularisation, le requérant n'a pas produit l'acte attaqué comme l'exige l'article R. 412-1 du code de justice administrative. Le tribunal a appliqué les articles R. 222-1 (4°) et R. 612-1 du même code pour rejeter la requête sans examen au fond.
N° TA95-2500429(TA95-2500429)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a été saisi par M. B d’une demande de condamnation de l’État à lui verser 300 000 euros en réparation d’un préjudice moral résultant d’agissements d’une magistrate judiciaire. Le tribunal a rejeté la requête comme portée devant une juridiction incompétente, en application de l’article R. 222-1 du code de justice administrative. Il a rappelé que, conformément à l’article L. 141-1 du code de l’organisation judiciaire, la responsabilité de l’État pour fonctionnement défectueux du service public de la justice judiciaire relève de la compétence exclusive de l’ordre judiciaire. La solution retenue est donc un rejet pour incompétence de la juridiction administrative.
N° TA95-2500395(TA95-2500395)
Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise a été saisi par Mme A... d’un recours pour excès de pouvoir contre le refus implicite du préfet des Hauts-de-Seine de lui délivrer une carte de résident en qualité de réfugié. En cours d’instance, le préfet a finalement délivré le titre de séjour sollicité, valable dix ans. Par une ordonnance du 18 septembre 2025, le tribunal a constaté que les conclusions principales de la requête étaient devenues sans objet et a prononcé un non-lieu à statuer. Il a en outre condamné l’État à verser 1 000 euros à la requérante au titre de l’article L. 761-1 du code de justice administrative.
N° TA95-2413064(TA95-2413064)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a constaté le désistement d'office de la SARL LE PAIN DE LA REINE, qui contestait un arrêté préfectoral du 27 août 2024 ordonnant la fermeture administrative de sa boulangerie pour trente jours. La société n'ayant pas confirmé le maintien de sa requête dans le délai imparti, en application de l'article R. 612-5-1 du code de justice administrative, elle est réputée s'être désistée. Par ordonnance du 18 septembre 2025, le tribunal a donné acte de ce désistement.
N° TA95-2516797(TA95-2516797)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise, statuant en référé, a fait droit à la demande du maire de Saint-Ouen l'Aumône. Saisi sur le fondement de l'article L. 511-9 du code de la construction et de l'habitation, le juge a désigné une experte pour examiner un immeuble fragilisé par un incendie. La mission de l'expert consiste à évaluer le danger (imminent ou non) et à proposer des mesures de sécurité, pouvant aller jusqu'à l'interdiction d'habiter. Cette décision vise à permettre à la commune de prendre un éventuel arrêté de mise en sécurité.
N° TA95-2312852(TA95-2312852)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a examiné la requête de Mme A, ressortissante malienne, contestant le refus du préfet de la Loire-Atlantique d'échanger son permis de conduire malien contre un permis français. La décision préfectorale était fondée sur la tardiveté de la demande, au regard du délai d'un an prévu par l'article R. 222-3 du code de la route. Le tribunal a admis l'intervention de M. D, conjoint de la requérante, en raison de son intérêt à l'annulation de la décision. Sur le fond, il a rappelé que, selon l'arrêté du 12 janvier 2012, la date d'acquisition de la résidence normale pour un ressortissant étranger non européen est celle de la remise du premier titre de séjour. La solution retenue par le tribunal n'est pas explicitée dans l'extrait fourni, mais le raisonnement juridique s'appuie sur les textes précités.
N° TA95-2309181(TA95-2309181)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a examiné la requête de M. B contestant les retraits de points de son permis de conduire pour six infractions routières commises entre 2020 et 2021. Le tribunal a donné acte du désistement partiel de M. B pour les infractions des 21 et 29 novembre 2020 et du 12 avril 2021. Pour les infractions restantes (27 avril, 14 et 22 septembre 2020), la demande d'annulation a été rejetée comme dépourvue d'objet, car la décision "48 SI" constatant l'invalidation du permis pour solde de points nul était devenue définitive. Cette solution s'appuie sur les dispositions du code de la route et du code de justice administrative.
N° TA95-2309689(TA95-2309689)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la requête de M. B qui contestait la décision du préfet du Val-d'Oise confirmant l'annulation de son permis de conduire. Le tribunal a jugé que M. B ne remplissait pas les conditions de l'article R. 224-20 du code de la route pour obtenir un nouveau permis, car il ne s'était pas soumis à l'épreuve théorique obligatoire. La délivrance erronée d'un permis en 2019 par l'ANTS est sans incidence sur cette obligation réglementaire. Par conséquent, les conclusions à fin d'annulation, d'injonction et au titre des frais de justice ont été rejetées.
N° TA95-2311252(TA95-2311252)
Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise a été saisi par M. B d’un recours pour excès de pouvoir contre des retraits de points de son permis de conduire consécutifs à huit infractions commises entre 2019 et 2021, ainsi que contre le rejet implicite de sa demande de restitution. Le requérant a toutefois présenté un désistement pur et simple de l’ensemble de ses conclusions, enregistré le 1er août 2025. Le tribunal a donné acte de ce désistement par un jugement du 18 septembre 2025, mettant ainsi fin à l’instance sans examiner le bien-fondé des moyens soulevés, notamment ceux tirés du défaut de notification et du non-respect des articles L. 223-3 et R. 223-3 du code de la route.
N° TA95-2311327(TA95-2311327)
Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la requête de M. B contestant l'invalidation de son permis de conduire pour solde de points nul. Le juge a écarté le moyen tiré du défaut de notification des retraits de points, estimant que cette notification n'affecte pas la légalité des décisions. Concernant l'obligation d'information prévue aux articles L. 223-3 et R. 223-3 du code de la route, le tribunal a considéré que l'administration avait apporté la preuve de la délivrance des informations requises pour l'infraction du 4 mai 2022. En conséquence, la requête a été rejetée dans son ensemble.
N° TA95-2311501(TA95-2311501)
Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise a été saisi par M. B d’un recours en excès de pouvoir contre la décision « 48 SI » du 16 février 2023 invalidant son permis de conduire pour solde de points nul, ainsi que contre les retraits de points consécutifs à des infractions des 3 juin 2021 et 7 janvier 2018. Le tribunal a constaté un non-lieu à statuer sur les conclusions dirigées contre la décision d’invalidation et le retrait de points lié à l’infraction de juin 2021, ces décisions ayant été retirées par l’administration en cours d’instance. Sur le retrait de points pour l’infraction du 7 janvier 2018, le tribunal l’a annulé, faute pour le ministre de l’intérieur d’établir la délivrance préalable des informations obligatoires prévues par les articles L. 223-3 et R. 223-3 du code de la route.