Jurisprudence — Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise
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N° TA95-2510216(TA95-2510216)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a rejeté les requêtes de M. A, ressortissant marocain, contestant un arrêté préfectoral du 13 mai 2025 refusant son titre de séjour, l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, prononçant une interdiction de retour de cinq ans, et l'assignant à résidence. Le tribunal a jugé que la mesure d'éloignement ne portait pas une atteinte disproportionnée à son droit au respect de sa vie privée et familiale garanti par l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme, compte tenu de la menace pour l'ordre public constituée par sa condamnation pénale. Les moyens soulevés, notamment l'insuffisance de motivation et le défaut d'examen, ont été écartés. La décision s'appuie sur les articles L. 611-1 et suivants du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
N° TA95-2504462(TA95-2504462)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise, saisi d’un recours pour excès de pouvoir par la SASU SH29 contre un refus de l’Agence de Services et de Paiement (ASP) d’accorder une aide à l’acquisition d’un véhicule peu polluant, se déclare incompétent territorialement. Constatant que le siège de l’ASP ayant pris la décision attaquée se situe à Amiens (Oise), il ordonne, sur le fondement des articles R. 351-3 et R. 312-1 du code de justice administrative, la transmission du dossier au tribunal administratif d’Amiens, seul compétent.
N° TA95-2411625(TA95-2411625)
Cette ordonnance du Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise concerne un litige individuel opposant un adjudant-chef de gendarmerie à l’État au sujet d’une décision de régularisation de charges pour son logement de fonction. Le tribunal constate que le requérant est affecté à Versailles (Yvelines), ce qui relève de la compétence territoriale du Tribunal Administratif de Versailles. En application des articles R. 312-12 et R. 351-3 du code de justice administrative, il ordonne le renvoi du dossier à cette juridiction.
N° TA95-2216170(TA95-2216170)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la requête de M. A, un ressortissant soudanais, qui contestait la décision de l'OFII du 6 septembre 2022 mettant fin à ses conditions matérielles d'accueil. Le tribunal a estimé que l'OFII avait suffisamment établi, par la comparaison des photographies et des données d'état civil, que M. A avait présenté plusieurs demandes d'asile sous des identités différentes, justifiant ainsi la cessation sur le fondement de l'article L. 551-16 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Les moyens soulevés par le requérant, notamment l'insuffisance de motivation, le défaut d'entretien de vulnérabilité et l'erreur d'appréciation, ont été écartés comme infondés.
N° TA95-2215775(TA95-2215775)
Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la requête de Mme A, ressortissante ivoirienne, qui contestait la décision du 9 novembre 2022 par laquelle l'OFII avait cessé de lui accorder les conditions matérielles d'accueil. La requérante invoquait notamment un défaut de motivation, un vice de procédure (absence d'entretien de vulnérabilité) et une erreur d'appréciation de sa situation. Le tribunal a jugé que la décision était suffisamment motivée, que la procédure avait été régulière et que le refus d'une proposition d'hébergement justifiait légalement la cessation des conditions matérielles d'accueil, sur le fondement des articles L. 551-9 et L. 551-15 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
N° TA95-2510208(TA95-2510208)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a rejeté la requête de M. B. Ce dernier demandait au juge des référés d'enjoindre au préfet des Hauts-de-Seine de renouveler son récépissé de demande de titre de séjour ou d'examiner son dossier. Le juge a estimé que la mesure sollicitée ferait obstacle à l'exécution des décisions implicites de rejet nées du silence de l'administration sur ses demandes, en application des articles R. 432-1 et R. 432-2 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Par conséquent, la condition légale pour ordonner une mesure utile n'était pas remplie, et la requête a été rejetée sans examen de l'urgence.
N° TA95-2310743(TA95-2310743)
Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise a été saisi par la société Schaltbau France d’un recours en excès de pouvoir contre une décision du 23 juin 2023 par laquelle l’inspecteur du travail avait refusé l’autorisation de licencier une salariée protégée. Par un mémoire du 4 février 2025, la société requérante s’est désistée purement et simplement de son instance et de son action, désistement accepté par la salariée. En application de l’article R. 222-1 du code de justice administrative, le tribunal a donné acte de ce désistement par ordonnance du 1er juillet 2025.
N° TA95-2511478(TA95-2511478)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de Mme A visant à suspendre le refus de la commune de Goussainville de requalifier son contrat à durée déterminée en contrat à durée indéterminée et de rétablir son volume horaire. Le juge a estimé que la condition d'urgence n'était pas remplie, la baisse de rémunération invoquée ne caractérisant pas, en l'absence de refus des modifications contractuelles, une situation d'urgence suffisamment grave et immédiate. La requête a été rejetée en application de l'article L. 522-3 du même code, sans examen des moyens soulevés.
N° TA95-2511543(TA95-2511543)
Cette ordonnance du Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise concerne un recours en excès de pouvoir formé par Mme A contre un arrêté préfectoral du Val-d'Oise l'obligeant à quitter le territoire français. Le tribunal constate qu'à la date de la décision attaquée, la requérante résidait à Paris. En application des articles R. 351-3 et R. 312-8 du code de justice administrative, il se déclare incompétent territorialement et transmet le dossier au Tribunal Administratif de Paris, seul compétent pour connaître du litige.
N° TA95-2511639(TA95-2511639)
Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise, statuant en référé, a rejeté la demande de suspension de la décision de l'OFII refusant les conditions matérielles d'accueil à Mme A. La requête a été jugée irrecevable car la requérante n'avait pas introduit de requête au fond, condition préalable à une demande de suspension sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative. À titre surabondant, le juge a estimé que la condition d'urgence n'était pas établie, la simple allégation de précarité financière sans pièces probantes étant insuffisante.
N° TA95-2501247(TA95-2501247)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la requête de M. A, ressortissant pakistanais, qui contestait un arrêté préfectoral du 30 septembre 2024 refusant le renouvellement de son titre de séjour et prononçant son éloignement. La juridiction a écarté l'ensemble des moyens soulevés, notamment l'incompétence du signataire, l'insuffisance de motivation, le défaut d'examen, et la violation de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme. Le tribunal a jugé que la décision était légalement fondée, en particulier sur les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), et que l'interdiction de retour de trois ans n'était pas disproportionnée.
N° TA95-2501259(TA95-2501259)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la requête de M. B, ressortissant marocain, qui contestait l'arrêté du préfet du Val-d'Oise refusant de lui délivrer un titre de séjour et l'obligeant à quitter le territoire français. Le tribunal a écarté le moyen d'incompétence du signataire, a jugé la décision de refus suffisamment motivée et exempte d'erreur de fait, et a estimé que le refus ne méconnaissait pas l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme, compte tenu de l'absence de lien familial en France. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des demandes de M. B, y compris celles relatives à l'injonction et aux frais de justice.
N° TA95-2501292(TA95-2501292)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise rejette la requête de M. D, ressortissant malien, qui contestait l'obligation de quitter le territoire français prise à son encontre par le préfet de police. Le tribunal écarte les moyens soulevés, notamment l'incompétence du signataire, le défaut d'examen, la méconnaissance du droit d'être entendu et la violation de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme. Il estime que la décision attaquée est régulière et que le requérant n'établit pas que sa vie privée et familiale aurait été méconnue. La requête est donc rejetée dans son intégralité.
N° TA95-2501517(TA95-2501517)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la requête de Mme B, ressortissante tunisienne, qui contestait un arrêté préfectoral refusant le renouvellement de son titre de séjour "stagiaire" et l'obligeant à quitter le territoire. La requérante invoquait notamment une méconnaissance de la législation tunisienne et une erreur manifeste d'appréciation, mais le tribunal a jugé ces moyens infondés. Le tribunal a également écarté les moyens soulevés contre l'obligation de quitter le territoire et l'interdiction de retour, en se fondant sur les articles L. 423-23 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA) et l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions de la requête.
N° TA95-2501597(TA95-2501597)
Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la requête de M. C, ressortissant malien, qui contestait le refus de titre de séjour et l'obligation de quitter le territoire français pris par le préfet du Val-d'Oise. Le tribunal a écarté l'ensemble des moyens soulevés, notamment l'incompétence du signataire, l'insuffisance de motivation, la méconnaissance du droit d'être entendu, et la violation de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme. Il a jugé que la décision était suffisamment motivée et que le requérant ne justifiait pas d'une atteinte disproportionnée à sa vie privée et familiale. La solution s'appuie sur les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, ainsi que sur la convention franco-malienne du 26 septembre 1994.
N° TA95-2502732(TA95-2502732)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise annule la décision implicite de refus de titre de séjour opposée à M. A par le préfet du Val-d'Oise. Cette annulation est fondée sur le défaut de motivation, le préfet n'ayant pas communiqué les motifs de sa décision implicite dans le délai d'un mois suivant la demande de l'intéressé, en méconnaissance des articles L. 211-2 et L. 232-4 du code des relations entre le public et l'administration. Le tribunal enjoint au préfet de réexaminer la demande de M. A dans un délai de trois mois et de lui délivrer une autorisation provisoire de séjour dans l'attente.
N° TA95-2509344(TA95-2509344)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a enjoint au préfet du Val-d'Oise de délivrer à M. B un récépissé de titre de séjour l'autorisant à travailler. Le juge a constaté une situation d'urgence et d'utilité, l'administration n'ayant pas fourni de document provisoire malgré l'acceptation du renouvellement du titre. La décision s'appuie sur le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, et l'État a été condamné à verser 1 500 euros au titre des frais de justice.
N° TA95-2509128(TA95-2509128)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a été saisi par Mme C B, ressortissante capverdienne, d’un recours en excès de pouvoir contre un arrêté du 14 mai 2025 du préfet du Val-d’Oise l’assignant à résidence pour 45 jours. La requérante a abandonné ses conclusions contre l’obligation de quitter le territoire français de 2023, jugées tardives. Le tribunal a rejeté l’ensemble des moyens soulevés, notamment l’incompétence du signataire, le défaut de motivation et l’absence d’examen de sa situation personnelle. Il a estimé que l’obligation de pointage quotidien était proportionnée et nécessaire au regard des articles L. 732-3, L. 733-1 et R. 733-1 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile.
N° TA95-2409374(TA95-2409374)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a examiné le recours pour excès de pouvoir de M. B, ressortissant algérien, contre un arrêté préfectoral du 27 mai 2024 lui refusant un titre de séjour et l'obligeant à quitter le territoire. Le tribunal a substitué à la base légale initiale (article L. 423-23 du CESEDA) les stipulations de l'article 6-5 de l'accord franco-algérien, seules applicables. Il a rejeté l'ensemble des moyens soulevés, notamment ceux tirés de l'incompétence, du défaut de motivation, de la méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'erreur manifeste d'appréciation. En conséquence, la requête a été rejetée, y compris les conclusions accessoires relatives à l'injonction et aux frais de justice.
N° TA95-2408157(TA95-2408157)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a examiné la requête de M. A, ressortissant bangladais, contestant la décision du préfet du Val-d'Oise du 23 avril 2024 classant sans suite sa demande d'admission exceptionnelle au séjour. Le tribunal a jugé que cette décision constituait un refus d'enregistrement de la demande et non un refus de titre de séjour, rendant irrecevables les conclusions dirigées contre ce dernier. Sur le fond, le tribunal a annulé la décision de refus d'enregistrement au motif que le préfet ne pouvait légalement opposer un tel refus à un étranger faisant l'objet d'une obligation de quitter le territoire français, en méconnaissance des dispositions des articles R. 431-10 et R. 431-12 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.