Jurisprudence — Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise

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DécisionExcès de pouvoirPARTIEL

N° TA95-2501329(TA95-2501329)

Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise, statuant en formation collégiale, a rejeté la requête de M. B, ressortissant algérien, qui contestait le refus de titre de séjour pour raisons de santé, l'obligation de quitter le territoire et l'interdiction de retour d'un an pris par le préfet des Hauts-de-Seine. Le tribunal a jugé que la décision de refus de titre de séjour était suffisamment motivée et que le moyen tiré de la méconnaissance de l'article 6-7 de l'accord franco-algérien de 1968 n'était pas fondé, le préfet s'étant appuyé sur l'avis du collège de médecins. En conséquence, l'illégalité de l'obligation de quitter le territoire et de l'interdiction de retour n'étant pas établie, l'ensemble des conclusions aux fins d'annulation, d'injonction et de frais de justice a été rejeté.

Résumé IA
DécisionExcès de pouvoirREJETE

N° TA95-2501259(TA95-2501259)

Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la requête de M. B, ressortissant marocain, qui contestait l'arrêté du préfet du Val-d'Oise refusant de lui délivrer un titre de séjour et l'obligeant à quitter le territoire français. Le tribunal a écarté le moyen d'incompétence du signataire, a jugé la décision de refus suffisamment motivée et exempte d'erreur de fait, et a estimé que le refus ne méconnaissait pas l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme, compte tenu de l'absence de lien familial en France. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des demandes de M. B, y compris celles relatives à l'injonction et aux frais de justice.

Résumé IA
DécisionExcès de pouvoirREJETE

N° TA95-2501247(TA95-2501247)

Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la requête de M. A, ressortissant pakistanais, qui contestait un arrêté préfectoral du 30 septembre 2024 refusant le renouvellement de son titre de séjour et prononçant son éloignement. La juridiction a écarté l'ensemble des moyens soulevés, notamment l'incompétence du signataire, l'insuffisance de motivation, le défaut d'examen, et la violation de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme. Le tribunal a jugé que la décision était légalement fondée, en particulier sur les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), et que l'interdiction de retour de trois ans n'était pas disproportionnée.

Résumé IA
DécisionExcès de pouvoirPARTIEL

N° TA95-2406945(TA95-2406945)

Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la requête de Mme C, ressortissante guinéenne, qui contestait l'arrêté du préfet des Hauts-de-Seine refusant le renouvellement de son titre de séjour pour raisons médicales et l'obligeant à quitter le territoire. Le tribunal a jugé que la décision de refus était suffisamment motivée et que le préfet ne s'était pas estimé lié par l'avis du collège de médecins de l'OFII. Il a estimé que la requérante ne démontrait pas que son état de santé nécessitait une prise en charge médicale dont le défaut entraînerait des conséquences d'une exceptionnelle gravité, conformément à l'article L. 425-9 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Par conséquent, les décisions portant obligation de quitter le territoire et interdiction de retour pour un an ont été jugées légales.

Résumé IA
DécisionExcès de pouvoirREJETE

N° TA95-2407371(TA95-2407371)

Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la requête de M. E, ressortissant comorien, qui contestait l'arrêté du préfet des Hauts-de-Seine du 21 mai 2024 lui refusant un titre de séjour, lui faisant obligation de quitter le territoire français et lui interdisant le retour pour un an. Le tribunal a écarté les moyens d'incompétence et d'insuffisance de motivation, jugeant que l'auteur de l'acte était identifiable et que l'arrêté était suffisamment motivé. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions de M. E, sans qu'il soit nécessaire d'examiner les autres moyens. Les textes appliqués incluent le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, la convention européenne des droits de l'homme, et le code des relations entre le public et l'administration.

Résumé IA
DécisionExcès de pouvoirANNULE

N° TA95-2407395(TA95-2407395)

Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise annule l’arrêté du 19 avril 2024 par lequel le préfet de la Côte-d’Or avait suspendu le permis de conduire de M. A... pour six mois. La suspension avait été prononcée sur le fondement de l’article L. 224-2 du code de la route, en raison d’un usage présumé de stupéfiants. Le tribunal retient que le préfet a méconnu ces dispositions en prenant sa décision sans avoir eu connaissance des résultats des analyses biologiques (salivaires ou sanguines) prévues à l’article L. 235-2 du même code. Ce moyen étant fondé, l’arrêté est annulé sans qu’il soit besoin d’examiner les autres griefs.

Résumé IA
DécisionExcès de pouvoirPARTIEL

N° TA95-2407507(TA95-2407507)

Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a examiné le recours pour excès de pouvoir de M. A contre la décision du préfet du Val-d'Oise du 22 avril 2024 classant sans suite sa demande de titre de séjour. Le tribunal a constaté que le préfet avait ultérieurement enregistré la demande et délivré un récépissé, ce qui a abrogé la décision attaquée. En conséquence, les conclusions en annulation et injonction sont devenues sans objet, et il n’y a plus lieu d’y statuer. Les frais liés au litige ne sont pas mis à la charge de l’État.

Résumé IA
OrdonnanceExcès de pouvoirAUTRE

N° TA95-2504462(TA95-2504462)

Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise, saisi d’un recours pour excès de pouvoir par la SASU SH29 contre un refus de l’Agence de Services et de Paiement (ASP) d’accorder une aide à l’acquisition d’un véhicule peu polluant, se déclare incompétent territorialement. Constatant que le siège de l’ASP ayant pris la décision attaquée se situe à Amiens (Oise), il ordonne, sur le fondement des articles R. 351-3 et R. 312-1 du code de justice administrative, la transmission du dossier au tribunal administratif d’Amiens, seul compétent.

Résumé IA
DécisionExcès de pouvoirPARTIEL

N° TA95-2408157(TA95-2408157)

Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a examiné la requête de M. A, ressortissant bangladais, contestant la décision du préfet du Val-d'Oise du 23 avril 2024 classant sans suite sa demande d'admission exceptionnelle au séjour. Le tribunal a jugé que cette décision constituait un refus d'enregistrement de la demande et non un refus de titre de séjour, rendant irrecevables les conclusions dirigées contre ce dernier. Sur le fond, le tribunal a annulé la décision de refus d'enregistrement au motif que le préfet ne pouvait légalement opposer un tel refus à un étranger faisant l'objet d'une obligation de quitter le territoire français, en méconnaissance des dispositions des articles R. 431-10 et R. 431-12 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

Résumé IA
DécisionExcès de pouvoirPARTIEL

N° TA95-2409022(TA95-2409022)

Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise (2ème chambre) a examiné les recours de M. B, ressortissant algérien, contre un arrêté préfectoral du 27 mai 2024 lui refusant un titre de séjour et l'obligeant à quitter le territoire, ainsi que contre la rétention de ses documents d'identité. Le tribunal a substitué l'article 6-5 de l'accord franco-algérien du 27 décembre 1968 aux dispositions de l'article L. 423-23 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile comme base légale du refus de séjour. La solution retenue n'est pas explicitée dans l'extrait fourni, mais le jugement a statué sur l'ensemble des conclusions, à l'exception de celles relatives au refus de séjour qui ont été renvoyées en formation collégiale.

Résumé IA
DécisionExcès de pouvoirPARTIEL

N° TA95-2409374(TA95-2409374)

Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a examiné le recours pour excès de pouvoir de M. B, ressortissant algérien, contre un arrêté préfectoral du 27 mai 2024 lui refusant un titre de séjour et l'obligeant à quitter le territoire. Le tribunal a substitué à la base légale initiale (article L. 423-23 du CESEDA) les stipulations de l'article 6-5 de l'accord franco-algérien, seules applicables. Il a rejeté l'ensemble des moyens soulevés, notamment ceux tirés de l'incompétence, du défaut de motivation, de la méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'erreur manifeste d'appréciation. En conséquence, la requête a été rejetée, y compris les conclusions accessoires relatives à l'injonction et aux frais de justice.

Résumé IA
OrdonnanceExcès de pouvoirREJETE

N° TA95-2511473(TA95-2511473)

Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise, statuant en référé, a rejeté la demande de suspension de la décision implicite de refus de titre de séjour opposée à M. A par le préfet des Hauts-de-Seine. La requête était fondée sur l'article L. 521-1 du code de justice administrative, mais le juge a estimé que la condition d'urgence n'était pas remplie, le requérant ayant attendu près d'un an après la décision implicite pour saisir le tribunal. En conséquence, l'ordonnance rejette l'ensemble des conclusions de M. A, y compris ses demandes d'injonction et de frais de justice.

Résumé IA
OrdonnanceExcès de pouvoirAUTRE

N° TA95-2504802(TA95-2504802)

Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise, saisi d’un recours pour excès de pouvoir par la SAS Studios Etape contre une décision de France Travail relative au non-paiement d’une aide « emplois francs », se déclare territorialement incompétent. Il constate que le litige, relevant des législations régissant les activités professionnelles, doit être porté devant le tribunal dans le ressort duquel se trouve l’établissement à l’origine du litige, soit Cayenne (Guyane). En application des articles R. 312-10 et R. 351-3 du code de justice administrative, il ordonne la transmission du dossier au Tribunal Administratif de Cayenne.

Résumé IA
DécisionExcès de pouvoirPARTIEL

N° TA95-2308508(TA95-2308508)

Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise annule la décision du 21 avril 2023 par laquelle l'OFII avait cessé d'accorder à M. A, demandeur d'asile angolais, le bénéfice des conditions matérielles d'accueil. Le tribunal retient que l'administration n'a pas justifié du manquement reproché au requérant, qui contestait ne pas s'être présenté aux entretiens, et que la décision est donc entachée d'une erreur de fait au regard de l'article L. 551-16 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. En conséquence, il enjoint à l'OFII de rétablir M. A dans ses droits dans un délai d'un mois.

Résumé IA
OrdonnanceExcès de pouvoirREJETE

N° TA95-2511478(TA95-2511478)

Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de Mme A visant à suspendre le refus de la commune de Goussainville de requalifier son contrat à durée déterminée en contrat à durée indéterminée et de rétablir son volume horaire. Le juge a estimé que la condition d'urgence n'était pas remplie, la baisse de rémunération invoquée ne caractérisant pas, en l'absence de refus des modifications contractuelles, une situation d'urgence suffisamment grave et immédiate. La requête a été rejetée en application de l'article L. 522-3 du même code, sans examen des moyens soulevés.

Résumé IA
DécisionExcès de pouvoirPARTIEL

N° TA95-2510204(TA95-2510204)

Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a enjoint au préfet du Val-d'Oise de convoquer Mme B, ressortissante marocaine, pour lui permettre de déposer sa demande de renouvellement de titre de séjour. La requérante justifiait de l'urgence et de l'utilité de la mesure, en raison de l'impossibilité d'obtenir un rendez-vous malgré ses relances et du risque de perdre le bénéfice de l'article L. 423-21 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Le tribunal a accordé un délai de quinze jours à l'administration pour fixer ce rendez-vous, sans astreinte, et a condamné l'État à verser 1 000 euros à Mme B au titre des frais de justice.

Résumé IA
DécisionPlein contentieuxREJETE

N° TA95-2415254(TA95-2415254)

Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la requête de M. B contestant un indu de revenu de solidarité active (RSA) de 11 655 euros pour la période de janvier 2022 à janvier 2024. Le requérant invoquait notamment une méconnaissance du principe du contradictoire et l'absence de communication du détail de la dette. Le tribunal a estimé que la procédure contradictoire avait été respectée, M. B ayant bénéficié d'un entretien et d'un échange écrit, et que le moyen tiré de l'absence de second entretien oral était infondé. La décision s'appuie sur les articles L. 262-2 et suivants du code de l'action sociale et des familles relatifs au RSA.

Résumé IA
DécisionExcès de pouvoirPARTIEL

N° TA95-2306339(TA95-2306339)

Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a annulé la décision du 12 septembre 2022 par laquelle le préfet des Hauts-de-Seine a refusé le regroupement familial demandé par Mme B épouse C pour son époux. Le tribunal a jugé que le préfet s'était fondé sur des faits inexacts en estimant que l'époux résidait déjà en France, au sens de l'article L. 434-6 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, alors que ses séjours étaient temporaires. En conséquence, il a enjoint au préfet de réexaminer la demande dans un délai de deux mois et a condamné l'État à verser 1 000 euros à la requérante au titre des frais de justice.

Résumé IA
DécisionExcès de pouvoirPARTIEL

N° TA95-2306954(TA95-2306954)

Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise annule l'arrêté du 3 mars 2023 par lequel le maire de Sèvres s'est opposé à la déclaration préalable de la société On Tower France pour le remplacement d'antennes relais aux abords d'un monument historique. La solution retenue est fondée sur une erreur de droit : le maire s'est cru lié par l'avis simple de l'architecte des Bâtiments de France, alors que cet avis n'était pas conforme, en application des articles L. 632-2 et L. 632-2-1 du code du patrimoine. Le tribunal a ainsi jugé que le maire avait renoncé à exercer son pouvoir d'appréciation, ce qui vicie la décision.

Résumé IA
DécisionPlein contentieuxPARTIEL

N° TA95-2308610(TA95-2308610)

Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise, statuant en formation sociale, a rejeté l'ensemble des demandes de Mme B A. Celle-ci contestait un indu de revenu de solidarité active (RSA) de 1 492,50 euros, un refus de rappel d'aide personnalisée au logement (APL) et un refus de prime d'activité pour 2021, et sollicitait des dommages et intérêts. Le tribunal a jugé que le produit d'un concours perçu par Mme A, en tant qu'autoentrepreneuse, constituait un revenu d'activité à déclarer et non un revenu exceptionnel au sens des articles R. 262-13 et R. 262-18 du code de l'action sociale et des familles, justifiant ainsi l'indu de RSA. Il a également estimé que la requérante n'apportait pas la preuve d'une erreur de calcul de ses APL ni d'un droit à la prime d'activité pour les mois en cause, et que ses conclusions indemnitaires n'étaient pas fondées.

Résumé IA