Jurisprudence — Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise
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N° TA95-2412127(TA95-2412127)
Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la requête de Mme A contestant le refus de la CAF du Val-d'Oise de lui accorder une remise de dette de 3 678,23 euros pour un indu de prime d'activité. La requérante invoquait une situation financière difficile et des problèmes de santé, mais n'a pas fourni de précisions suffisantes pour permettre au juge d'exercer son office de plein contentieux. En application des articles L. 845-3 du code de la sécurité sociale et R. 222-1 du code de justice administrative, le tribunal a estimé que les moyens soulevés étaient manifestement insusceptibles de venir au soutien de la demande. La requête a donc été rejetée par ordonnance.
N° TA95-2511360(TA95-2511360)
Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-2 du code de justice administrative, a été saisi par M. A, ressortissant marocain, afin d'obtenir l'exécution d'un précédent jugement enjoignant au préfet du Val-d'Oise de réexaminer sa demande de titre de séjour et de lui délivrer une autorisation provisoire de séjour. Constatant que l'administration n'avait pas exécuté cette décision depuis plus de deux mois, le juge a retenu l'existence d'une situation d'urgence et d'une atteinte grave et manifestement illégale aux libertés fondamentales que sont le droit au travail et la liberté d'aller et de venir. Il a enjoint au préfet de délivrer à M. A une autorisation provisoire de séjour l'autorisant à travailler dans un délai de cinq jours, sous astreinte de 100 euros par jour de retard, sur le fondement des dispositions combinées de l'article L. 521-2 du code de justice administrative et de l'accord franco-marocain du 9 octobre 1987.
N° TA95-2511426(TA95-2511426)
Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de la décision du préfet du Val-d'Oise refusant le renouvellement du titre de séjour de M. A. Le juge a estimé que la condition d'urgence n'était pas remplie, car les éléments fournis par le requérant (notamment l'impact sur son contrat jeune majeur, son hébergement et son état psychique) ne caractérisaient pas un préjudice suffisamment grave et immédiat. La requête a été rejetée par une ordonnance motivée, sans qu'il soit nécessaire d'examiner les moyens soulevés, en application de l'article L. 522-3 du même code.
N° TA95-2312147(TA95-2312147)
Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise a donné acte du désistement de M. et Mme B, qui contestaient des cotisations d'impôt sur le revenu et de prélèvements sociaux au titre de 2015. Saisi sur renvoi du tribunal administratif de Paris, le tribunal a constaté que les requérants n'avaient pas confirmé le maintien de leurs conclusions dans le délai d'un mois suivant la notification de la demande prévue à l'article R. 612-5-1 du code de justice administrative. En application de cet article et de l'article R. 222-1 du même code, ils sont réputés s'être désistés, ce dont il a été donné acte.
N° TA95-2406597(TA95-2406597)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a examiné le recours de M. C contestant un indu de revenu de solidarité active (RSA) de 2 781,48 euros pour la période de juillet à septembre 2021, ainsi que le refus implicite de sa nouvelle demande de RSA. En cours d'instance, le département du Val-d'Oise a retiré la décision initiale du 18 avril 2024 et l'a remplacée par une nouvelle décision du 13 décembre 2024, ce qui a conduit le tribunal à constater un non-lieu à statuer sur les conclusions dirigées contre la première décision. Le tribunal a ensuite rejeté les conclusions de M. C contre la nouvelle décision, en application des articles L. 262-2 et R. 262-6 du code de l'action sociale et des familles, au motif que les ressources de l'intéressé, incluant le bénéfice net de sa société, dépassaient le seuil d'éligibilité au RSA.
N° TA95-2510264(TA95-2510264)
Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la requête de M. A, ressortissant algérien, qui demandait la suspension de la décision implicite du préfet des Hauts-de-Seine refusant le renouvellement de son certificat de résidence. Le juge a estimé que la condition d'urgence n'était pas remplie, dès lors que le préfet avait délivré à l'intéressé, en cours d'instance, une attestation de prolongation d'instruction valable jusqu'au 16 septembre 2025. En conséquence, les conclusions aux fins de suspension et d'injonction ont été rejetées.
N° TA95-2510067(TA95-2510067)
Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a suspendu l'exécution de la décision implicite de rejet du préfet des Hauts-de-Seine refusant de délivrer un titre de séjour à M. A, ressortissant malien ancien mineur isolé. La condition d'urgence a été reconnue car le refus faisait basculer l'intéressé en situation irrégulière, l'empêchant notamment d'effectuer un stage nécessaire à la validation de son année académique. Un doute sérieux a été retenu quant à la légalité de la décision, au regard des dispositions de l'article L. 423-22 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
N° TA95-2503977(TA95-2503977)
Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise a rejeté comme manifestement irrecevable la requête de M. A, qui contestait un arrêté préfectoral l'obligeant à quitter le territoire français. Le requérant n'avait pas indiqué son domicile dans sa requête, en méconnaissance de l'article R. 411-1 du code de justice administrative. Cette absence d'adresse rendait impossible toute notification d'une demande de régularisation, conduisant au rejet de la requête sans examen au fond. La décision s'appuie sur le 4° de l'article R. 222-1 du même code.
N° TA95-2418070(TA95-2418070)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a été saisi par M. B d’un recours pour excès de pouvoir contre le refus de la commission de médiation du Val-d’Oise de reconnaître le caractère prioritaire et urgent de sa demande de logement social. Le requérant soutenait que son hébergement en centre d’urgence depuis plus de six mois, inadapté à son handicap et à celui de son fils, justifiait cette reconnaissance. Le tribunal a annulé la décision de la commission, estimant que la condition de durée d’hébergement continu de plus de six mois, prévue à l’article R. 441-14-1 du code de la construction et de l’habitation, était remplie et que la commission avait commis une erreur de droit en opposant une irrecevabilité.
N° TA95-2410795(TA95-2410795)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la requête de Mme B, ressortissante algérienne, qui contestait la décision implicite de rejet de sa demande de titre de séjour. Le tribunal a relevé d'office que la requérante ne justifiait pas du dépôt effectif de sa demande auprès de l'administration, condition nécessaire pour faire naître une décision implicite de rejet. En l'absence de preuve de ce dépôt, la décision contestée n'existait pas et ne pouvait faire grief. La solution retenue est fondée sur les articles R. 432-1, R. 432-2 et R. 431-3 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
N° TA95-2410747(TA95-2410747)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a été saisi par M. B, reconnu prioritaire pour un relogement d'urgence par la commission de médiation le 5 août 2020 et bénéficiaire d’une injonction de relogement sous astreinte du 12 mai 2021, demeurée inexécutée. Il demandait la condamnation de l’État à lui verser 36 000 euros pour les troubles subis du fait de son maintien dans un logement suroccupé de 13 m² avec sa femme et son fils. Le tribunal a jugé que la carence fautive de l’État engageait sa responsabilité sur le fondement des articles L. 300-1 et L. 441-2-3 du code de la construction et de l’habitation, et a condamné l’État à lui verser une somme en réparation des troubles dans ses conditions d’existence.
N° TA95-2507609(TA95-2507609)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise, statuant en urgence dans le cadre du droit au logement opposable (DALO), a enjoint au préfet des Hauts-de-Seine d'assurer le logement de Mme B avant le 1er septembre 2025. La requérante, reconnue prioritaire par la commission de médiation en novembre 2022, n'avait pas reçu de proposition effective de logement, le préfet n'ayant pas contesté les faits. Cette injonction est assortie d'une astreinte de 100 euros par mois de retard, versée au fonds national d'accompagnement. La décision se fonde sur les articles L. 300-1 et L. 441-2-3-1 du code de la construction et de l'habitation.
N° TA95-2306954(TA95-2306954)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise annule l'arrêté du 3 mars 2023 par lequel le maire de Sèvres s'est opposé à la déclaration préalable de la société On Tower France pour le remplacement d'antennes relais aux abords d'un monument historique. La solution retenue est fondée sur une erreur de droit : le maire s'est cru lié par l'avis simple de l'architecte des Bâtiments de France, alors que cet avis n'était pas conforme, en application des articles L. 632-2 et L. 632-2-1 du code du patrimoine. Le tribunal a ainsi jugé que le maire avait renoncé à exercer son pouvoir d'appréciation, ce qui vicie la décision.
N° TA95-2418081(TA95-2418081)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise, statuant en formation sociale, a annulé la décision du 11 octobre 2024 par laquelle la commission de médiation du Val-d'Oise avait rejeté le recours de Mme A tendant à la reconnaissance du caractère prioritaire et urgent de sa demande de logement social. Le tribunal a relevé que la commission avait motivé son refus en indiquant que des pièces complémentaires n'avaient pas été fournies, alors que Mme A n'avait jamais été informée de cette demande. Cette contradiction constitue une erreur de fait et une erreur d'appréciation, justifiant l'annulation de la décision attaquée. La solution retenue s'appuie sur les articles L. 300-1, L. 441-2-3 et R. 441-14 du code de la construction et de l'habitation.
N° TA95-2500308(TA95-2500308)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise, statuant en urgence dans le cadre du droit au logement opposable (DALO), a enjoint au préfet des Hauts-de-Seine d'assurer le relogement de Mme A, reconnue prioritaire par la commission de médiation le 5 juin 2024. La requérante avait refusé une offre de logement en raison de désordres graves, mais le tribunal a relevé que l'administration n'avait pas prouvé l'avoir informée des conséquences de ce refus, comme l'exige l'article R. 441-16-3 du code de la construction et de l'habitation. En application des articles L. 300-1 et L. 441-2-3-1 du même code, le tribunal a fixé au 1er septembre 2025 le délai de relogement, sous astreinte de 100 euros par mois de retard.
N° TA95-2510215(TA95-2510215)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l'arrêté du 7 avril 2025 par lequel le préfet du Val-d'Oise a retiré la carte de résident de M. B, ressortissant algérien. Le juge a estimé qu'aucun des moyens soulevés (insuffisance de motivation, erreur de droit, méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article L. 432-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile) n'était, en l'état de l'instruction, de nature à créer un doute sérieux sur la légalité de la décision. La condition d'urgence n'a pas été examinée. La requête a été rejetée, de même que les demandes de frais de justice présentées par les deux parties.
N° TA95-2510246(TA95-2510246)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a suspendu l'exécution de la décision implicite de rejet du préfet des Hauts-de-Seine refusant le renouvellement du titre de séjour de Mme B, ressortissante algérienne. Le juge a retenu que la condition d'urgence était présumée et que les moyens tirés de la méconnaissance de l'article 7 ter de l'accord franco-algérien du 27 décembre 1968 et de l'erreur manifeste d'appréciation étaient de nature à créer un doute sérieux sur la légalité de la décision. Il a enjoint au préfet de réexaminer la demande sous quinze jours et de délivrer une autorisation provisoire de séjour sous quarante-huit heures, sous astreinte de 150 euros par jour de retard.
N° TA95-2510249(TA95-2510249)
Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de la décision implicite de rejet du renouvellement de titre de séjour de M. A. Le juge a estimé que la condition d'urgence n'était pas satisfaite, le requérant n'ayant pas justifié de circonstances particulières nécessitant une intervention à très bref délai, d'autant que sa demande était tardive au regard de l'article R. 431-2 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. En conséquence, les conclusions à fin d'injonction et celles présentées au titre des frais de justice ont également été rejetées, seule l'admission provisoire à l'aide juridictionnelle ayant été accordée.
N° TA95-2510418(TA95-2510418)
Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a été saisi par M. B d'une demande d'injonction visant à obtenir une attestation de changement d'adresse sur sa carte de résident. Le requérant s'est désisté de ses conclusions principales aux fins d'injonction, désistement dont il a été donné acte par l'ordonnance. La juge des référés a rejeté le surplus des conclusions, notamment la demande de frais de justice présentée au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative, estimant qu'il n'y avait pas lieu d'y faire droit dans les circonstances de l'espèce.
N° TA95-2300412(TA95-2300412)
Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise a constaté le désistement d'office de la société Novomed Group, qui demandait la restitution d’une créance de crédit d’impôt pour la compétitivité et l’emploi (CICE) au titre de 2015 pour un montant de 128 177 euros. La société n’ayant pas confirmé le maintien de ses conclusions dans le délai d’un mois suivant la notification de la demande prévue à l’article R. 612-5-1 du code de justice administrative, elle est réputée s’être désistée. L’ordonnance donne acte de ce désistement pur et simple, en application de l’article R. 222-1 du même code.