Jurisprudence — Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise
52 256 décisions disponibles — page 662/2613
N° TA95-2417548(TA95-2417548)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la requête de M. A, qui contestait le refus de la commission de médiation du Val-d'Oise de reconnaître le caractère prioritaire et urgent de sa demande de logement social. Le requérant invoquait la suroccupation de son logement de 35 m² pour cinq personnes, dont trois enfants mineurs, et une menace de reprise par le bailleur. Le tribunal a jugé que M. A ne justifiait pas que son logement présentait une surface habitable inférieure aux seuils réglementaires fixés par l'article R. 441-14-1 du code de la construction et de l'habitation, ni qu'il était dans une situation de suroccupation manifeste au sens de ces dispositions. En conséquence, la commission de médiation n'a pas commis d'erreur d'appréciation en rejetant sa demande.
N° TA95-2416332(TA95-2416332)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a condamné l'État à indemniser M. A pour le préjudice subi en raison de l'absence de relogement suite à sa reconnaissance comme prioritaire par la commission de médiation le 10 juillet 2019. La carence fautive de l'État a été établie, le relogement n'ayant pas été effectué malgré une injonction du tribunal du 5 août 2020. La solution retenue engage la responsabilité de l'État sur le fondement des articles L. 300-1 et L. 441-2-3 du code de la construction et de l'habitation. Le tribunal a accordé une indemnité de 5 100 euros, assortie des intérêts au taux légal, pour les troubles dans les conditions d'existence liés à la suroccupation persistante du logement.
N° TA95-2416294(TA95-2416294)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise, statuant en formation du pôle social, a rejeté la requête de Mme B qui contestait le refus implicite du département des Hauts-de-Seine de lui reconnaître la qualité de travailleur handicapé. Le juge a rappelé que ce recours est un recours de plein contentieux et qu'il lui appartient d'apprécier la situation à la date de sa décision. Bien que Mme B souffre de migraines chroniques, le tribunal a estimé que les pièces médicales produites, notamment le certificat médical initial peu circonstancié, ne démontraient pas une réduction effective de ses possibilités d'obtenir ou de conserver un emploi au sens de l'article L. 5213-1 du code du travail. En conséquence, la décision de la commission des droits et de l'autonomie des personnes handicapées (CDAPH) a été confirmée.
N° TA95-2415995(TA95-2415995)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise, statuant en formation sociale, a examiné la contestation de Mme A relative à un indu de revenu de solidarité active (RSA) de 2 981,02 euros pour la période d’octobre 2021 à septembre 2022, mis à sa charge par le département du Val-d’Oise. La requérante demandait l’annulation de la décision de rejet de son recours préalable et une remise gracieuse totale de sa dette, invoquant son incompréhension de l’origine de l’indu et ses difficultés financières. Le tribunal a constaté que le département avait accordé en cours d’instance une remise partielle de 2 661,66 euros sur le reliquat de la dette, rendant sans objet les conclusions de Mme A à hauteur de ce montant. La solution retenue s’appuie sur les articles L. 262-2, L. 262-3, R. 262-6 et R. 262-11 du code de l’action sociale et des familles, relatifs au calcul et à la prise en compte des ressources pour le RSA.
N° TA95-2413191(TA95-2413191)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a rejeté comme manifestement irrecevable la requête de M. B, qui contestait des cotisations supplémentaires d'impôt sur le revenu et de contributions sociales pour 2016. Le tribunal a estimé que la requête était tardive, car M. B avait eu connaissance de la décision de l'administration dès le 18 août 2020 et n'avait introduit son recours qu'en septembre 2024, soit au-delà du délai raisonnable d'un an. Cette irrecevabilité a été prononcée sur le fondement du 4° de l'article R. 222-1 du code de justice administrative, sans qu'il soit nécessaire d'examiner le bien-fondé de la demande.
N° TA95-2510301(TA95-2510301)
Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-4 du code de justice administrative, a pris acte du désistement pur et simple de Mme A de son recours en excès de pouvoir. La requérante demandait l’exécution d’une précédente ordonnance enjoignant au préfet des Hauts-de-Seine de prendre une décision sur son droit au séjour. Aucune observation n’ayant été présentée par le préfet, le juge a constaté que rien ne s’opposait à ce désistement et a ordonné qu’il en soit donné acte.
N° TA95-2510130(TA95-2510130)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de la décision implicite de refus de renouvellement de titre de séjour présentée par un ressortissant algérien. Le juge a estimé que la condition d'urgence n'était pas satisfaite, le requérant ayant été mis en possession d'un récépissé de demande de carte de séjour valable jusqu'au 5 septembre 2025. En conséquence, la requête a été rejetée sans qu'il soit besoin d'examiner les moyens soulevés, notamment la méconnaissance de l'accord franco-algérien du 27 décembre 1968.
N° TA95-2303287(TA95-2303287)
Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la requête de Mme A B, ressortissante congolaise, qui contestait le refus implicite de titre de séjour né du silence gardé par le préfet des Hauts-de-Seine sur sa demande d'admission exceptionnelle au séjour. Le tribunal a relevé que le courriel du 14 septembre 2022 accusant réception de sa demande ne constituait ni une décision explicite ni implicite de rejet, rendant les conclusions en annulation irrecevables faute de décision attaquable. En conséquence, les demandes d'injonction et celles fondées sur les articles L. 761-1 du code de justice administrative et 37 de la loi du 10 juillet 1991 ont également été rejetées.
N° TA95-2505956(TA95-2505956)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise, statuant par ordonnance, a rejeté la requête de Mme B A. Celle-ci contestait la décision du 15 janvier 2025 par laquelle la commission de médiation des Hauts-de-Seine avait refusé de reconnaître sa demande de logement comme prioritaire et urgente au titre de l'article L. 441-2-3 du code de la construction et de l'habitation. Le juge a estimé que la requête ne comportait que des moyens manifestement infondés ou insuffisamment précis, permettant son rejet sur le fondement des articles R. 222-1 et R. 772-6 du code de justice administrative. La solution retenue est donc le rejet de la demande d'annulation pour excès de pouvoir.
N° TA95-2506240(TA95-2506240)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a été saisi par M. A B d’une requête en annulation d’une décision implicite de rejet de la commission de médiation des Hauts-de-Seine concernant sa demande de logement social. Par un mémoire enregistré le 13 juin 2025, M. B a informé le tribunal de son désistement pur et simple. En application de l’article R. 222-1 du code de justice administrative, le tribunal a donné acte de ce désistement par ordonnance du 30 juin 2025. Aucun texte du code de la construction et de l’habitation n’a été appliqué au fond, la procédure s’étant achevée avant tout examen au principal.
N° TA95-2503096(TA95-2503096)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la requête de Mme B, qui contestait la décision de la commission de médiation des Hauts-de-Seine du 18 décembre 2024 refusant de reconnaître sa demande de logement comme prioritaire et urgente. Le juge a fait application des articles R. 222-1 et R. 772-6 du code de justice administrative, constatant que la requête ne comportait que des moyens manifestement infondés ou insuffisamment précis. La solution retenue est le rejet de la requête pour défaut d'argumentation propre à établir une méconnaissance des droits de la requérante au regard des articles L. 441-2-3 et R. 441-14-1 du code de la construction et de l'habitation.
N° TA95-2501924(TA95-2501924)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a été saisi par M. A d’un recours pour excès de pouvoir contre le rejet implicite de sa demande de logement prioritaire et urgente par la commission de médiation du Val-d’Oise, sur le fondement de l’article L. 441-2-3 du code de la construction et de l’habitation. En cours d’instance, la commission a reconnu M. A comme prioritaire et devant être logé en urgence. Le tribunal constate que les conclusions aux fins d’annulation et d’injonction ont perdu leur objet et qu’il n’y a plus lieu d’y statuer. Il rejette également la demande de frais de justice présentée au titre de l’article L. 761-1 du code de justice administrative.
N° TA95-2312147(TA95-2312147)
Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise a donné acte du désistement de M. et Mme B, qui contestaient des cotisations d'impôt sur le revenu et de prélèvements sociaux au titre de 2015. Saisi sur renvoi du tribunal administratif de Paris, le tribunal a constaté que les requérants n'avaient pas confirmé le maintien de leurs conclusions dans le délai d'un mois suivant la notification de la demande prévue à l'article R. 612-5-1 du code de justice administrative. En application de cet article et de l'article R. 222-1 du même code, ils sont réputés s'être désistés, ce dont il a été donné acte.
N° TA95-2417805(TA95-2417805)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a été saisi par la SCI Stivimmo d’une demande en décharge de taxes sur les bureaux, locaux commerciaux et surfaces de stationnement pour les années 2020 et 2021, pour un montant total de 258 092 euros. L’administration fiscale ayant prononcé le dégrèvement total des impositions en litige, le tribunal a constaté, sur le fondement de l’article R. 222-1 du code de justice administrative, qu’il n’y avait plus lieu de statuer sur les conclusions principales. En application de l’article L. 761-1 du même code, l’État a été condamné à verser 1 000 euros à la SCI au titre des frais exposés.
N° TA95-2417708(TA95-2417708)
Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise a été saisi par M. B d'une demande indemnitaire de 20 000 euros en réparation des préjudices subis du fait de l'absence de relogement, malgré une décision de la commission de médiation le reconnaissant prioritaire en septembre 2022 et une injonction du tribunal d'avril 2023. Le préfet des Hauts-de-Seine a contesté le droit au séjour régulier et permanent de M. B en France, ainsi que la composition de son foyer. Le tribunal a jugé que la carence fautive de l'État à exécuter la décision de la commission de médiation engage sa responsabilité, sur le fondement des articles L. 300-1 et L. 441-2-3 du code de la construction et de l'habitation. La solution retenue est donc la condamnation de l'État à indemniser M. B pour les troubles dans ses conditions d'existence.
N° TA95-2509791(TA95-2509791)
Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de la décision implicite de refus de renouvellement de titre de séjour de M. A, ressortissant afghan bénéficiaire de la protection subsidiaire. Le juge a constaté que le préfet avait délivré en cours d'instance une attestation de prolongation d'instruction valable jusqu'au 9 octobre 2025, ce qui faisait disparaître l'urgence requise pour une suspension. En l'absence de circonstances particulières justifiant une urgence, la condition prévue à l'article L. 521-1 n'était pas remplie. Les conclusions accessoires (injonction, astreinte, frais) ont également été rejetées.
N° TA95-2417705(TA95-2417705)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise, statuant en formation sociale, a rejeté la requête de Mme B. Celle-ci contestait la décision du 4 décembre 2024 par laquelle la commission de médiation du département des Hauts-de-Seine avait refusé de reconnaître le caractère prioritaire et urgent de sa demande de logement social. Le tribunal a jugé que la commission n'avait pas commis d'erreur d'appréciation en estimant que le logement actuel de Mme B était adapté à ses besoins et à ses capacités financières, au regard de l'article L. 441-2-3 du code de la construction et de l'habitation.
N° TA95-2406597(TA95-2406597)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a examiné le recours de M. C contestant un indu de revenu de solidarité active (RSA) de 2 781,48 euros pour la période de juillet à septembre 2021, ainsi que le refus implicite de sa nouvelle demande de RSA. En cours d'instance, le département du Val-d'Oise a retiré la décision initiale du 18 avril 2024 et l'a remplacée par une nouvelle décision du 13 décembre 2024, ce qui a conduit le tribunal à constater un non-lieu à statuer sur les conclusions dirigées contre la première décision. Le tribunal a ensuite rejeté les conclusions de M. C contre la nouvelle décision, en application des articles L. 262-2 et R. 262-6 du code de l'action sociale et des familles, au motif que les ressources de l'intéressé, incluant le bénéfice net de sa société, dépassaient le seuil d'éligibilité au RSA.
N° TA95-2504439(TA95-2504439)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la requête de Mme A, ressortissante congolaise, qui contestait un arrêté préfectoral de refus de titre de séjour assorti d'une obligation de quitter le territoire. La requérante invoquait notamment les articles L. 423-7 et L. 423-23 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, ainsi que l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme. Le tribunal a estimé que la condition de contribution effective de l'autre parent français à l'entretien et à l'éducation de l'enfant n'était pas remplie, et que le refus ne portait pas une atteinte disproportionnée à sa vie privée et familiale. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions de la requête.
N° TA95-2504707(TA95-2504707)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise, statuant en urgence dans le cadre du droit au logement opposable (DALO), a rejeté la requête de M. A B. Ce dernier demandait une injonction au préfet des Hauts-de-Seine de lui proposer un logement adapté, après avoir été reconnu prioritaire par la commission de médiation. Le tribunal a estimé que M. A B n'avait pas justifié d'un motif impérieux pour refuser une proposition de logement, et qu'il avait été informé des risques de perdre le bénéfice de la décision de la commission en cas de refus. La solution retenue s'appuie sur les articles L. 441-2-3-1, R. 441-16-2 et R. 441-16-3 du code de la construction et de l'habitation.