Jurisprudence — Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise
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N° TA95-2510099(TA95-2510099)
Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a suspendu l'exécution de la décision implicite de rejet du préfet des Hauts-de-Seine refusant la délivrance d'un titre de séjour à une ressortissante algérienne. Le juge a estimé que la condition d'urgence était remplie, la situation irrégulière compromettant le parcours pré-professionnel de la requérante, et que les moyens soulevés, notamment la violation de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'accord franco-algérien du 27 décembre 1968, étaient de nature à créer un doute sérieux sur la légalité de la décision. Il a enjoint au préfet de réexaminer la situation dans un délai de deux mois et de délivrer une autorisation provisoire de séjour avec droit au travail dans les huit jours.
N° TA95-2510067(TA95-2510067)
Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a suspendu l'exécution de la décision implicite de rejet du préfet des Hauts-de-Seine refusant de délivrer un titre de séjour à M. A, ressortissant malien ancien mineur isolé. La condition d'urgence a été reconnue car le refus faisait basculer l'intéressé en situation irrégulière, l'empêchant notamment d'effectuer un stage nécessaire à la validation de son année académique. Un doute sérieux a été retenu quant à la légalité de la décision, au regard des dispositions de l'article L. 423-22 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
N° TA95-2508596(TA95-2508596)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la requête de la société Reside Etudes, qui contestait une cotisation de taxe d'habitation de 1 212 euros pour l'année 2023. Le tribunal a constaté que l'administration avait prononcé le dégrèvement total de cette imposition le 9 octobre 2024, soit avant l'introduction de la requête. En application de l'article R. 222-1 du code de justice administrative, la requête, dépourvue d'objet dès l'origine, a été jugée manifestement irrecevable.
N° TA95-2510415(TA95-2510415)
Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise, statuant en référé, a rejeté la demande de suspension de la décision du préfet du Val-d'Oise refusant la délivrance d'un titre de séjour à M. B, ressortissant bangladais. Le juge a estimé qu'aucun des moyens soulevés (incompétence, défaut de motivation, erreur manifeste d'appréciation, méconnaissance des articles L. 435-1, L. 435-4, L. 423-23 du CESEDA et de l'article 8 de la CEDH) n'était de nature à créer un doute sérieux sur la légalité de la décision. La condition d'urgence n'a pas été examinée. Les conclusions accessoires (injonction et frais d'instance) ont également été rejetées.
N° TA95-2414786(TA95-2414786)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a été saisi par Mme A C, reconnue prioritaire et urgente pour un logement par la commission de médiation le 14 janvier 2022, qui demandait 10 000 euros de dommages et intérêts pour l'absence de relogement. Le tribunal a jugé que la carence fautive de l'État à exécuter cette décision engage sa responsabilité sur le fondement des articles L. 300-1 et L. 441-2-3 du code de la construction et de l'habitation. La solution retenue est que les troubles dans les conditions d'existence subis par la requérante, qui a été expulsée et se trouve sans domicile fixe, ouvrent droit à réparation. Le montant de l'indemnisation est apprécié en fonction de la durée de la carence et des conditions de logement, mais le texte ne précise pas le montant final accordé.
N° TA95-2507609(TA95-2507609)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise, statuant en urgence dans le cadre du droit au logement opposable (DALO), a enjoint au préfet des Hauts-de-Seine d'assurer le logement de Mme B avant le 1er septembre 2025. La requérante, reconnue prioritaire par la commission de médiation en novembre 2022, n'avait pas reçu de proposition effective de logement, le préfet n'ayant pas contesté les faits. Cette injonction est assortie d'une astreinte de 100 euros par mois de retard, versée au fonds national d'accompagnement. La décision se fonde sur les articles L. 300-1 et L. 441-2-3-1 du code de la construction et de l'habitation.
N° TA95-2501405(TA95-2501405)
Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise, statuant en urgence sur le fondement de l'article L. 441-2-3-1 du code de la construction et de l'habitation, a enjoint au préfet du Val-d'Oise d'assurer l'hébergement de M. B, reconnu prioritaire par la commission de médiation le 6 septembre 2024, avant le 1er août 2025. Cette injonction est assortie d'une astreinte de 5 euros par jour de retard, payable au fonds national d'accompagnement vers et dans le logement. La solution retenue applique les articles L. 300-1 et L. 441-2-3-1 du code précité, consacrant l'obligation de résultat de l'État en matière de droit au logement opposable.
N° TA95-2418426(TA95-2418426)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise, statuant en urgence dans le cadre du recours DALO, a été saisi par Mme A, reconnue prioritaire par la commission de médiation du Val-d'Oise le 7 juin 2024 pour un hébergement d'urgence, afin d'ordonner son accueil par l'État. Le préfet a soulevé une fin de non-recevoir pour tardiveté de la requête. Le tribunal a rejeté cette exception, rappelant qu'en application des articles L. 441-2-3-1 du code de la construction et de l'habitation et R. 778-2 du code de justice administrative, le délai de recours de quatre mois court à compter de l'expiration d'un délai de trois mois suivant la notification de la décision de la commission de médiation. La solution retenue est que la requête est recevable, le délai n'ayant pas commencé à courir avant le 7 septembre 2024.
N° TA95-2415043(TA95-2415043)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise annule la décision implicite du préfet du Val-d'Oise refusant de délivrer un certificat de résidence à M. B, ressortissant algérien. Le tribunal retient que le requérant justifie d'une insertion professionnelle stable et aboutie depuis 2019, ce qui constitue une erreur manifeste d'appréciation dans l'exercice du pouvoir de régularisation. En conséquence, il enjoint au préfet de délivrer un certificat de résidence mention "salarié" dans un délai de deux mois, sans astreinte. La décision se fonde sur l'accord franco-algérien du 27 décembre 1968 et le code de justice administrative.
N° TA95-2412766(TA95-2412766)
Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la requête de M. B, ressortissant tunisien, qui contestait le rejet implicite de sa demande de titre de séjour fondée sur l'article L. 435-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Le tribunal a relevé d'office que la demande, adressée par voie postale en méconnaissance des règles de dépôt, n'avait pas fait naître de décision faisant grief. En conséquence, les conclusions en annulation, injonction et frais d'instance ont été jugées irrecevables.
N° TA95-2412735(TA95-2412735)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a annulé l'arrêté du 23 juillet 2024 par lequel le préfet des Hauts-de-Seine avait retiré la carte de séjour pluriannuelle de M. A, ressortissant bangladais. Le tribunal a jugé que les faits reprochés à M. A (emploi d'un étranger sans autorisation de travail) ne caractérisaient pas une menace réelle et actuelle pour l'ordre public, constituant une inexacte application de l'article L. 432-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. La décision a donc été annulée pour erreur de droit.
N° TA95-2412731(TA95-2412731)
Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la requête de M. B, ressortissant algérien, qui contestait le refus du préfet du Val-d'Oise d'admettre son épouse au bénéfice du regroupement familial. Le tribunal a écarté le moyen tiré de l'insuffisance de motivation de la décision, celle-ci étant suffisamment détaillée en droit et en fait. Il a également jugé que les ressources de M. B, inférieures au SMIC sur la période de référence, ne remplissaient pas la condition de stabilité et de suffisance prévue à l'article L. 434-7 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Enfin, le moyen fondé sur l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme a été rejeté faute d'éléments probants, notamment l'acte de mariage.
N° TA95-2412582(TA95-2412582)
Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise annule l'arrêté du 3 juillet 2024 par lequel le préfet du Val-d'Oise a refusé de délivrer un certificat de résidence à une ressortissante algérienne de 89 ans, atteinte de la maladie d'Alzheimer et prise en charge par ses enfants en France. La juridiction estime que ce refus a porté une atteinte disproportionnée au droit au respect de la vie privée et familiale de l'intéressée, en méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme. En conséquence, le tribunal enjoint au préfet de délivrer le titre de séjour dans un délai de deux mois et condamne l'État à verser 1 000 euros au titre des frais de justice.
N° TA95-2411015(TA95-2411015)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a été saisi par M. A, reconnu prioritaire par la commission de médiation du droit au logement opposable le 26 juillet 2023, qui demandait réparation du préjudice subi du fait de l’absence de relogement par l’État. Le tribunal a jugé que la carence fautive de l’État à exécuter la décision de la commission engage sa responsabilité pour les troubles dans les conditions d’existence du seul demandeur, et non de ses enfants. En l’espèce, M. A n’ayant reçu aucune offre de logement avant le 19 mai 2025, et son logement étant insalubre, le tribunal a condamné l’État à lui verser 1 500 euros, assortis des intérêts au taux légal à compter du 2 avril 2024, sur le fondement des articles L. 300-1 et suivants du code de la construction et de l’habitation.
N° TA95-2410870(TA95-2410870)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise, statuant en urgence dans le cadre du droit au logement opposable (DALO), a enjoint au préfet du Val-d'Oise de reloger Mme A. Celle-ci avait été reconnue prioritaire et devant être logée d'urgence par la commission de médiation, mais avait refusé une offre de logement jugée inadaptée à l'état de santé de son enfant (asthme sévère, logement sans ascenseur). Le tribunal a considéré que le refus était fondé sur un motif impérieux, faute pour le préfet d'avoir contesté les allégations de la requérante. La solution retenue s'appuie sur les articles L. 300-1, L. 441-2-3-1 et suivants du code de la construction et de l'habitation.
N° TA95-2410795(TA95-2410795)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la requête de Mme B, ressortissante algérienne, qui contestait la décision implicite de rejet de sa demande de titre de séjour. Le tribunal a relevé d'office que la requérante ne justifiait pas du dépôt effectif de sa demande auprès de l'administration, condition nécessaire pour faire naître une décision implicite de rejet. En l'absence de preuve de ce dépôt, la décision contestée n'existait pas et ne pouvait faire grief. La solution retenue est fondée sur les articles R. 432-1, R. 432-2 et R. 431-3 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
N° TA95-2410747(TA95-2410747)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a été saisi par M. B, reconnu prioritaire pour un relogement d'urgence par la commission de médiation le 5 août 2020 et bénéficiaire d’une injonction de relogement sous astreinte du 12 mai 2021, demeurée inexécutée. Il demandait la condamnation de l’État à lui verser 36 000 euros pour les troubles subis du fait de son maintien dans un logement suroccupé de 13 m² avec sa femme et son fils. Le tribunal a jugé que la carence fautive de l’État engageait sa responsabilité sur le fondement des articles L. 300-1 et L. 441-2-3 du code de la construction et de l’habitation, et a condamné l’État à lui verser une somme en réparation des troubles dans ses conditions d’existence.
N° TA95-2308610(TA95-2308610)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise, statuant en formation sociale, a rejeté l'ensemble des demandes de Mme B A. Celle-ci contestait un indu de revenu de solidarité active (RSA) de 1 492,50 euros, un refus de rappel d'aide personnalisée au logement (APL) et un refus de prime d'activité pour 2021, et sollicitait des dommages et intérêts. Le tribunal a jugé que le produit d'un concours perçu par Mme A, en tant qu'autoentrepreneuse, constituait un revenu d'activité à déclarer et non un revenu exceptionnel au sens des articles R. 262-13 et R. 262-18 du code de l'action sociale et des familles, justifiant ainsi l'indu de RSA. Il a également estimé que la requérante n'apportait pas la preuve d'une erreur de calcul de ses APL ni d'un droit à la prime d'activité pour les mois en cause, et que ses conclusions indemnitaires n'étaient pas fondées.
N° TA95-2105570(TA95-2105570)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la requête de Mme G et M. C, qui demandaient la condamnation de la commune de Châtillon pour faute dans l'instruction d'un permis de construire annulé en 2016. Les requérants invoquaient un préjudice lié à la perte de valeur vénale de leur propriété et à des troubles de jouissance. Le tribunal a considéré que les créances antérieures au permis de 2013 étaient prescrites et que le lien de causalité entre l'illégalité fautive et les préjudices allégués n'était pas établi. La demande a été rejetée, y compris les conclusions accessoires.
N° TA95-2301643(TA95-2301643)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise annule l'arrêté du 7 décembre 2022 par lequel le maire de Courbevoie a retiré la décision tacite de non-opposition à la déclaration préalable de travaux déposée par la société On Tower France pour remplacer des antennes de radiotéléphonie mobile. Le tribunal retient deux motifs : d'une part, la procédure contradictoire préalable au retrait était irrégulière, car le courrier d'information ne précisait pas suffisamment les motifs envisagés, en méconnaissance de l'article L. 121-1 du code des relations entre le public et l'administration. D'autre part, l'arrêté méconnaît l'article 222 de la loi du 23 novembre 2018, qui interdisait, jusqu'au 31 décembre 2022, le retrait des décisions de non-opposition à l'implantation d'antennes de radiotéléphonie mobile.