Jurisprudence — Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise
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N° TA95-2509341(TA95-2509341)
Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise a pris acte, par ordonnance, du désistement pur et simple de M. A B de son recours pour excès de pouvoir dirigé contre la décision implicite de la commission de recours militaire rejetant sa demande d’indemnité d’éloignement. Cette solution a été rendue sur le fondement de l’article R. 222-1 du code de justice administrative, qui permet au président du tribunal de donner acte des désistements. Aucun texte substantiel n’a été appliqué au fond, le litige ayant pris fin avant tout examen au principal.
N° TA95-2416332(TA95-2416332)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a condamné l'État à indemniser M. A pour le préjudice subi en raison de l'absence de relogement suite à sa reconnaissance comme prioritaire par la commission de médiation le 10 juillet 2019. La carence fautive de l'État a été établie, le relogement n'ayant pas été effectué malgré une injonction du tribunal du 5 août 2020. La solution retenue engage la responsabilité de l'État sur le fondement des articles L. 300-1 et L. 441-2-3 du code de la construction et de l'habitation. Le tribunal a accordé une indemnité de 5 100 euros, assortie des intérêts au taux légal, pour les troubles dans les conditions d'existence liés à la suroccupation persistante du logement.
N° TA95-2416294(TA95-2416294)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise, statuant en formation du pôle social, a rejeté la requête de Mme B qui contestait le refus implicite du département des Hauts-de-Seine de lui reconnaître la qualité de travailleur handicapé. Le juge a rappelé que ce recours est un recours de plein contentieux et qu'il lui appartient d'apprécier la situation à la date de sa décision. Bien que Mme B souffre de migraines chroniques, le tribunal a estimé que les pièces médicales produites, notamment le certificat médical initial peu circonstancié, ne démontraient pas une réduction effective de ses possibilités d'obtenir ou de conserver un emploi au sens de l'article L. 5213-1 du code du travail. En conséquence, la décision de la commission des droits et de l'autonomie des personnes handicapées (CDAPH) a été confirmée.
N° TA95-2215910(TA95-2215910)
Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise, saisi en renvoi après cassation par le Conseil d'État, a examiné la demande d'annulation d'un permis de construire initial du 16 janvier 2018 et d'un permis modificatif du 25 octobre 2024, délivrés par le maire de Neuilly-sur-Seine pour la construction d'un immeuble de douze logements. Les requérants contestaient notamment l’insuffisance des documents graphiques, la méconnaissance des règles d’implantation et de hauteur du PLU (articles UD7, UD10), ainsi que l’insuffisance du nombre de places de stationnement (article UD12). Le tribunal a rejeté l’ensemble des moyens, considérant que le permis modificatif n’avait pas bouleversé l’économie générale du projet et que les illégalités alléguées n’étaient pas établies. La requête a donc été rejetée, et les demandes au titre de l’article L. 761-1 du code de justice administrative ont été rejetées.
N° TA95-2415995(TA95-2415995)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise, statuant en formation sociale, a examiné la contestation de Mme A relative à un indu de revenu de solidarité active (RSA) de 2 981,02 euros pour la période d’octobre 2021 à septembre 2022, mis à sa charge par le département du Val-d’Oise. La requérante demandait l’annulation de la décision de rejet de son recours préalable et une remise gracieuse totale de sa dette, invoquant son incompréhension de l’origine de l’indu et ses difficultés financières. Le tribunal a constaté que le département avait accordé en cours d’instance une remise partielle de 2 661,66 euros sur le reliquat de la dette, rendant sans objet les conclusions de Mme A à hauteur de ce montant. La solution retenue s’appuie sur les articles L. 262-2, L. 262-3, R. 262-6 et R. 262-11 du code de l’action sociale et des familles, relatifs au calcul et à la prise en compte des ressources pour le RSA.
N° TA95-2415831(TA95-2415831)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise, statuant en formation sociale, était saisi par Mme B d’un recours contre le refus implicite du département des Hauts-de-Seine de lui délivrer une carte mobilité inclusion (CMI) mention « stationnement ». En cours d’instance, le département a accordé cette carte à Mme B, valable jusqu’au 30 novembre 2028. La requérante a maintenu ses conclusions en demandant l’annulation de cette nouvelle décision, au motif qu’elle souhaitait une carte sans limitation de durée. Le tribunal a jugé qu’il n’y avait plus lieu de statuer sur la requête initiale, la décision attaquée ayant été retirée par l’octroi de la carte, et a rejeté les conclusions dirigées contre la décision du 20 février 2025 comme irrecevables, faute d’avoir été présentées dans le délai de recours contentieux.
N° TA95-2418004(TA95-2418004)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a été saisi par M. B A d’un recours pour excès de pouvoir contre une décision du 9 octobre 2024 de la présidente du conseil départemental du Val-d’Oise refusant de lui attribuer la carte mobilité inclusion (CMI) mention "stationnement pour personnes handicapées". M. A s’est désisté de sa requête par un mémoire du 12 juin 2025. Le tribunal, constatant que ce désistement était pur et simple, en a donné acte par une ordonnance fondée sur l’article R. 222-1 du code de justice administrative. Aucun texte de fond (code de l’action sociale et des familles, code de la sécurité sociale) n’a été appliqué au fond, le litige s’étant éteint par le désistement.
N° TA95-2410684(TA95-2410684)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a annulé la décision du préfet du Val-d'Oise du 11 juin 2024 rejetant la demande d'admission exceptionnelle au séjour de Mme B A, ressortissante haïtienne. Le tribunal a retenu le moyen tiré de l'incompétence de l'auteur de l'acte, la décision ne permettant pas d'identifier le signataire en méconnaissance de l'article 4 de la loi du 12 avril 2000. En conséquence, il a enjoint au préfet de réexaminer la demande dans un délai de deux mois et a condamné l'État à verser 1 000 euros à la requérante au titre des frais de justice.
N° TA95-2314187(TA95-2314187)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a été saisi par M. B d’un recours pour excès de pouvoir contre le refus implicite du préfet du Val-d'Oise de lui délivrer un titre de séjour. En cours d’instance, le préfet a finalement délivré à l’intéressé une carte de séjour temporaire valable jusqu’en novembre 2025. Le tribunal a constaté que cette délivrance rendait sans objet les conclusions à fin d’annulation et d’injonction, et a prononcé un non-lieu à statuer. Il a toutefois condamné l’État à verser 1 100 euros à M. B au titre des frais de justice, sur le fondement de l’article L. 761-1 du code de justice administrative.
N° TA95-2500846(TA95-2500846)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise, statuant en urgence dans le cadre du droit au logement opposable (DALO), a enjoint au préfet des Hauts-de-Seine de reloger M. B, reconnu prioritaire par la commission de médiation le 20 mars 2024. Le requérant avait refusé une offre de logement en raison de défauts d'humidité et d'absence d'ascenseur, mais le tribunal a constaté que l'administration n'avait pas prouvé l'avoir informé des risques de perdre le bénéfice de la décision de la commission en cas de refus, comme l'exige l'article R. 441-16-3 du code de la construction et de l'habitation. En conséquence, le tribunal a ordonné le relogement avant le 1er septembre 2025, sous astreinte de 150 euros par mois de retard, en application des articles L. 300-1 et L. 441-2-3-1 du même code.
N° TA95-2505810(TA95-2505810)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a été saisi par M. B, ressortissant brésilien, afin d'obtenir une injonction à l'encontre du préfet des Hauts-de-Seine pour la délivrance d'une attestation de prolongation d'instruction de sa demande de renouvellement de titre de séjour. Le requérant invoquait l'urgence et l'utilité de la mesure, en raison d'un blocage technique de son compte ANEF ayant retardé le dépôt de sa demande, le plaçant en risque d'irrégularité de séjour. Le tribunal a fait droit à sa demande, en application de l'article R. 431-15-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, et a enjoint au préfet de délivrer l'attestation sollicitée, tout en mettant à la charge de l'État une somme de 800 euros au titre des frais de justice.
N° TA95-2508436(TA95-2508436)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a enjoint au préfet des Hauts-de-Seine de délivrer un rendez-vous à M. B, ressortissant ukrainien, pour le dépôt de sa demande de titre de séjour. Le juge a retenu que l'urgence était caractérisée par la situation précaire et prolongée du requérant, entré en France mineur en 2018 et sans réponse depuis 19 mois, ce qui l'empêchait de terminer sa scolarité. La solution s'appuie sur l'absence de contestation du préfet et les circonstances particulières liées à l'impossibilité de retourner en Ukraine en raison du conflit.
N° TA95-2509615(TA95-2509615)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de M. C visant à suspendre la décision du président du conseil départemental des Hauts-de-Seine du 3 avril 2025 suspendant le versement de son revenu de solidarité active. Le juge a estimé qu’aucun des moyens soulevés, tirés notamment de la violation des articles L. 262-69 et L. 262-37 du code de l’action sociale et des familles, n’était propre à créer un doute sérieux sur la légalité de la décision attaquée, sans qu’il soit nécessaire d’examiner la condition d’urgence. En conséquence, la requête a été rejetée, y compris les conclusions relatives aux frais d’instance.
N° TA95-2510110(TA95-2510110)
Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de la décision implicite de rejet du renouvellement de titre de séjour de Mme A épouse C. La juge des référés a estimé que la condition d’urgence n’était pas remplie, dès lors que l’administration avait délivré à la requérante une attestation de prolongation d’instruction valable jusqu’au 1er septembre 2025, lui permettant de séjourner régulièrement et de travailler. En conséquence, la requête a été rejetée sans qu’il soit besoin d’examiner les moyens soulevés.
N° TA95-2510130(TA95-2510130)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de la décision implicite de refus de renouvellement de titre de séjour présentée par un ressortissant algérien. Le juge a estimé que la condition d'urgence n'était pas satisfaite, le requérant ayant été mis en possession d'un récépissé de demande de carte de séjour valable jusqu'au 5 septembre 2025. En conséquence, la requête a été rejetée sans qu'il soit besoin d'examiner les moyens soulevés, notamment la méconnaissance de l'accord franco-algérien du 27 décembre 1968.
N° TA95-2510301(TA95-2510301)
Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-4 du code de justice administrative, a pris acte du désistement pur et simple de Mme A de son recours en excès de pouvoir. La requérante demandait l’exécution d’une précédente ordonnance enjoignant au préfet des Hauts-de-Seine de prendre une décision sur son droit au séjour. Aucune observation n’ayant été présentée par le préfet, le juge a constaté que rien ne s’opposait à ce désistement et a ordonné qu’il en soit donné acte.
N° TA95-2509449(TA95-2509449)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a été saisi par Mme A, ressortissante camerounaise, d'une demande de suspension de la décision implicite de rejet du préfet des Hauts-de-Seine refusant le renouvellement de sa carte de séjour "vie privée et familiale". Le juge a reconnu l'urgence, en raison de la situation de précarité de la requérante et de la suspension de ses prestations sociales, et a estimé que le moyen tiré de l'erreur manifeste d'appréciation était propre à créer un doute sérieux sur la légalité de la décision. En conséquence, il a ordonné la suspension de l'exécution de la décision implicite de rejet et enjoint au préfet de réexaminer la demande de Mme A dans un délai d'un mois, sous astreinte de 100 euros par jour de retard, en application des dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
N° TA95-2410989(TA95-2410989)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a condamné l'État à indemniser Mme A pour les préjudices subis du fait de l'absence de relogement, malgré sa reconnaissance comme prioritaire par la commission de médiation le 14 décembre 2022 et une injonction du tribunal du 18 octobre 2023 restée inexécutée. La responsabilité pour faute de l'État a été engagée sur le fondement des articles L. 300-1 et suivants du code de la construction et de l'habitation. Le tribunal a accordé une somme de 5 000 euros pour le préjudice moral et les troubles dans les conditions d'existence, rejetant les autres demandes indemnitaires jugées excessives ou non établies.
N° TA95-2413191(TA95-2413191)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a rejeté comme manifestement irrecevable la requête de M. B, qui contestait des cotisations supplémentaires d'impôt sur le revenu et de contributions sociales pour 2016. Le tribunal a estimé que la requête était tardive, car M. B avait eu connaissance de la décision de l'administration dès le 18 août 2020 et n'avait introduit son recours qu'en septembre 2024, soit au-delà du délai raisonnable d'un an. Cette irrecevabilité a été prononcée sur le fondement du 4° de l'article R. 222-1 du code de justice administrative, sans qu'il soit nécessaire d'examiner le bien-fondé de la demande.
N° TA95-2416277(TA95-2416277)
Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise a été saisi par Mme A d’une requête en plein contentieux visant à obtenir la rectification de son déficit foncier pour l’année 2022, par l’intégration d’une charge de 1 652 euros. Postérieurement à l’introduction de la requête, l’administration fiscale a fait droit à sa demande en portant le déficit reportable à 2 068 euros, rendant le litige sans objet. En application de l’article R. 222-1 du code de justice administrative, le tribunal a constaté qu’il n’y avait plus lieu de statuer sur la requête.