Jurisprudence — Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise
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N° TA95-2509482(TA95-2509482)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a examiné le recours de M. D C, ressortissant tchadien, contestant un arrêté préfectoral du 22 mai 2025 refusant son titre de séjour, l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, et prononçant une interdiction de retour de deux ans, ainsi qu'une assignation à résidence. Le tribunal a rejeté l'ensemble des conclusions de la requête, considérant que les moyens soulevés n'étaient pas fondés. La décision s'appuie notamment sur les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA) et les stipulations de la convention européenne des droits de l'homme.
N° TA95-2508792(TA95-2508792)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a examiné le recours de M. B, ressortissant ivoirien, contestant son assignation à résidence dans les Hauts-de-Seine prise par le préfet le 10 mai 2025, ainsi que l'obligation de quitter le territoire français sous-jacente. Le juge a rejeté l'ensemble des demandes, estimant que les moyens soulevés, notamment l'incompétence, l'insuffisance de motivation, la violation des articles L.730-1 et L.731-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, et la méconnaissance des articles 8 et 3 de la Convention européenne des droits de l'homme, n'étaient pas fondés. La solution retenue confirme la légalité de l'assignation à résidence, sans faire droit à la suspension de l'obligation de quitter le territoire français.
N° TA95-2509858(TA95-2509858)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise, statuant en référé, a suspendu l'exécution de la décision implicite par laquelle le préfet des Hauts-de-Seine a refusé de délivrer une carte de résident à Mme A, ressortissante ivoirienne, en sa qualité de parent d'un enfant réfugié. Le juge a estimé que la condition d'urgence était remplie en raison de la précarité de la situation de la requérante et qu'il existait un doute sérieux sur la légalité de la décision, notamment au regard de l'article L. 424-3 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Il a enjoint au préfet de réexaminer la situation de Mme A dans un délai de deux mois et de lui délivrer, dans l'attente, une attestation de prolongation d'instruction l'autorisant à travailler.
N° TA95-2509869(TA95-2509869)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la requête de M. A, ressortissant ivoirien, qui contestait un arrêté du préfet des Hauts-de-Seine lui faisant obligation de quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a écarté les moyens d’incompétence, d’insuffisance de motivation et de défaut d’examen, jugeant l’arrêté régulier et fondé sur les dispositions du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile. La solution retenue confirme la légalité de la mesure d’éloignement et de l’interdiction de retour.
N° TA95-2509873(TA95-2509873)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la requête de Mme A, ressortissante égyptienne, qui contestait la décision de l'OFII du 28 mai 2025 mettant fin à ses conditions matérielles d'accueil. La requérante invoquait sa vulnérabilité en raison de ses deux enfants en bas âge, mais le tribunal a estimé qu'elle n'avait apporté aucun élément probant à l'appui de ses allégations. La décision s'appuie sur les articles L. 522-1 et L. 551-15 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, qui prévoient la prise en compte de la vulnérabilité. Le tribunal a également refusé l'admission provisoire à l'aide juridictionnelle, jugeant la requête manifestement dénuée de fondement.
N° TA95-2509962(TA95-2509962)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a annulé l'arrêté du 5 juin 2025 par lequel le préfet du Val-d'Oise assignait à résidence M. A, ressortissant malien, dans le département du Val-d'Oise pour 45 jours. Le tribunal a jugé que le préfet avait méconnu les dispositions de l'article L. 731-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, car M. A résidait en réalité dans l'Oise et aucune adresse dans le Val-d'Oise n'avait été identifiée pour exécuter la mesure. La solution retenue est l'annulation de l'arrêté pour erreur de droit, sans examen des autres moyens.
N° TA95-2510170(TA95-2510170)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise, statuant en référé, a pris acte du désistement partiel de Mme E, épouse C A, de ses conclusions aux fins de suspension et d'injonction. Cette requérante contestait le refus implicite de renouvellement de son titre de séjour "membre de famille D", mais le préfet a finalement délivré une attestation de prolongation d'instruction. En conséquence, le tribunal a condamné l'État à verser 800 euros à la requérante au titre des frais de justice, sur le fondement de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
N° TA95-2510148(TA95-2510148)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a annulé l'arrêté du 2 juin 2025 par lequel le préfet du Val-d'Oise avait assigné à résidence M. B, un ressortissant ivoirien, dans le département du Val-d'Oise pour une durée de quarante-cinq jours. La juridiction a jugé que le préfet avait commis un défaut d'examen particulier de la situation de l'intéressé, car les pièces du dossier démontraient que M. B était domicilié en Seine-Saint-Denis et non dans le Val-d'Oise, et qu'il possédait un passeport valide. En conséquence, l'arrêté a été annulé sur le fondement des articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Les conclusions aux fins d'injonction et d'astreinte ont été rejetées, et la demande de frais de justice a été écartée.
N° TA95-2509656(TA95-2509656)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a rejeté la demande de Mme A B, ressortissante tunisienne, qui sollicitait une injonction pour obtenir une attestation provisoire de séjour. Le juge a estimé que la mesure demandée faisait obstacle à l'exécution d'une décision administrative implicite de refus de séjour née du silence gardé par le préfet des Hauts-de-Seine. La requérante a néanmoins été admise au bénéfice de l'aide juridictionnelle provisoire. La décision se fonde sur les accords franco-tunisiens de 1988 et 2008 ainsi que sur le code de l'entrée et du séjour des étrangers.
N° TA95-2509617(TA95-2509617)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-3 du code de justice administrative, a enjoint au préfet des Hauts-de-Seine de délivrer à M. A, ressortissant sénégalais, un récépissé de demande de renouvellement de titre de séjour ou une attestation de prolongation d’instruction. La solution retenue est fondée sur l’urgence et l’utilité de la mesure, l’intéressé étant dépourvu de tout document justifiant la régularité de son séjour en l’absence de décision de refus. Le juge a accordé un délai de cinq jours pour l’exécution de cette injonction, sans astreinte, et a rejeté les conclusions accessoires. Les textes appliqués sont le code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile, ainsi que le code de justice administrative.
N° TA95-2503769(TA95-2503769)
Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise, saisi d’un recours pour excès de pouvoir contre un refus de délivrance de carte professionnelle par le Conseil national des activités privées de sécurité, se déclare incompétent territorialement. Il constate que le requérant exerce son activité d’agent de sécurité à Stains (Seine-Saint-Denis), ce qui relève du ressort du tribunal administratif de Montreuil en application de l’article R. 312-10 du code de justice administrative. En conséquence, il ordonne la transmission du dossier à cette juridiction par ordonnance du 27 juin 2025, fondée sur l’article R. 351-3 du même code.
N° TA95-2511301(TA95-2511301)
Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise, statuant en référé, a rejeté la demande de suspension des arrêtés du 18 juin 2025 par lesquels le préfet des Hauts-de-Seine avait pris à l’encontre de M. A, ressortissant italien, une obligation de quitter le territoire sans délai, une interdiction de circulation de trois ans et une assignation à résidence. Le juge a estimé que les conclusions de suspension étaient irrecevables, car il n’appartient pas, en principe, au juge des référés de suspendre une obligation de quitter le territoire, celle-ci pouvant être contestée dans le cadre du recours spécial prévu à l’article L. 614-1 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile, qui est instruit en urgence et a un effet suspensif. La requête a été rejetée sur le fondement de l’article L. 522-3 du code de justice administrative, en l’absence de circonstances particulières.
N° TA95-2506675(TA95-2506675)
Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-4 du code de justice administrative, a été saisi par M. C A pour obtenir la modification d'une précédente ordonnance du 7 janvier 2025. Celle-ci enjoignait au préfet des Hauts-de-Seine de réexaminer sa demande de titre de séjour et de lui délivrer une autorisation provisoire de séjour. Constatant que l'autorisation provisoire délivrée le 10 février 2025 était expirée et qu'aucun réexamen n'avait été effectué dans le délai imparti, le juge a estimé que l'injonction n'était pas pleinement exécutée. Il a ainsi ordonné au préfet de procéder au réexamen de la situation de M. C A dans un délai d'un mois et de lui délivrer une nouvelle autorisation provisoire de séjour avec autorisation de travail dans un délai de quinze jours, sous astreinte de 100 euros par jour de retard. La décision se fonde sur les articles L. 521-4 et L. 911-1 du code de justice administrative.
N° TA95-2510107(TA95-2510107)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la requête de M. A, un demandeur d'asile sénégalais, qui contestait le refus de l'OFII de lui accorder les conditions matérielles d'accueil. Ce refus était motivé par son refus, sans motif légitime, d'une proposition d'hébergement à Rennes, alors qu'il ne justifiait pas d'un logement stable chez son oncle à Saint-Ouen l'Aumône. Le tribunal a appliqué l'article L. 551-15 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, qui prévoit le refus des conditions matérielles d'accueil en cas de refus d'hébergement proposé. La solution retenue est le rejet de la demande d'annulation de la décision de l'OFII.
N° TA95-2510052(TA95-2510052)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a été saisi par Mme A, ressortissante arménienne, d’un recours pour excès de pouvoir contre une décision de l’OFII du 3 juin 2025 lui refusant les conditions matérielles d’accueil au motif qu’elle n’avait pas sollicité l’asile dans le délai de 90 jours. En cours d’instance, l’OFII a retiré cette décision et convoqué l’intéressée pour un réexamen. Le tribunal a constaté que les conclusions de la requête étaient devenues sans objet et a prononcé un non-lieu à statuer, conformément aux dispositions du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile.
N° TA95-2503613(TA95-2503613)
Cette ordonnance du Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise concerne un recours pour excès de pouvoir formé par Mme A contre le rejet implicite de son recours préalable par la commission de médiation du droit au logement opposable de l'Essonne. Le tribunal se déclare incompétent territorialement en application des articles R. 351-3, R. 312-1 et R. 221-3 du code de justice administrative. Il constate que l'autorité ayant pris la décision attaquée siège dans l'Essonne, ce qui relève de la compétence du tribunal administratif de Versailles. En conséquence, il ordonne la transmission du dossier à cette juridiction.
N° TA95-2509675(TA95-2509675)
Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-2 du code de justice administrative, a rejeté la requête de Mme A. Celle-ci demandait qu'il soit enjoint au préfet du Val-d'Oise de lui attribuer un logement d'urgence, après avoir été reconnue prioritaire par la commission de médiation DALO. Le juge a estimé que la condition d'urgence particulière, nécessaire pour obtenir une décision sous 48 heures, n'était pas remplie malgré la précarité de son hébergement. La requête a donc été rejetée sans instruction ni audience, en application de l'article L. 522-3 du même code.
N° TA95-2511277(TA95-2511277)
Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-2 du code de justice administrative, a rejeté la requête de Mme B, ressortissante turkmène, qui demandait une injonction au préfet des Hauts-de-Seine de lui délivrer une attestation de prolongation d'instruction l'autorisant à travailler. Le juge a estimé que la condition d'urgence n'était pas établie, la requérante n'ayant pas démontré une situation de vulnérabilité particulière ni l'impossibilité de faire face à ses charges malgré l'absence de document de séjour. La décision a été prise sans examiner les autres conditions de l'article L. 521-2, en application de l'article L. 522-3 du même code.
N° TA95-2511276(TA95-2511276)
Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-2 du code de justice administrative, a rejeté la requête de M. B, ressortissant congolais, qui demandait la délivrance d'un récépissé de carte de séjour. Le juge a estimé que la condition d'urgence n'était pas remplie, car M. B avait attendu un mois après la naissance d'une décision implicite de rejet et la rupture de son contrat de travail pour saisir le tribunal. En conséquence, la requête a été rejetée comme manifestement mal fondée, sans qu'il soit nécessaire d'examiner l'atteinte aux libertés fondamentales invoquée.
N° TA95-2509402(TA95-2509402)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a été saisi par M. B pour suspendre le rejet implicite du renouvellement de sa carte de résident par le préfet des Hauts-de-Seine. M. B s'est désisté de ses conclusions aux fins de suspension et d'injonction, désistement dont il a été donné acte. Le tribunal a admis M. B au bénéfice de l'aide juridictionnelle provisoire et, en application des articles L. 761-1 du code de justice administrative et 37 de la loi du 10 juillet 1991, a condamné l'État à verser 1 000 euros à son avocat, sous réserve de l'admission définitive à l'aide juridictionnelle.