Jurisprudence — Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise
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N° TA95-2415077(TA95-2415077)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a examiné la demande de Mme B, qui contestait la décision de la CAF des Hauts-de-Seine de ne lui accorder qu'une remise partielle (746,25 euros) d'un indu de prime d'activité de 1 492,50 euros, perçu entre août 2021 et janvier 2022. La requérante sollicitait une remise gracieuse totale de cette dette, invoquant sa bonne foi et sa situation financière précaire. Le tribunal, statuant en application des articles L. 842-3 et L. 845-3 du code de la sécurité sociale, a rappelé qu'une remise peut être accordée en cas de bonne foi ou de précarité, sauf en cas de fausse déclaration ou manœuvre frauduleuse. Après avoir examiné les circonstances de l'espèce, le tribunal a rejeté la requête de Mme B, estimant que sa situation ne justifiait pas l'octroi d'une remise supplémentaire.
N° TA95-2412766(TA95-2412766)
Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la requête de M. B, ressortissant tunisien, qui contestait le rejet implicite de sa demande de titre de séjour fondée sur l'article L. 435-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Le tribunal a relevé d'office que la demande, adressée par voie postale en méconnaissance des règles de dépôt, n'avait pas fait naître de décision faisant grief. En conséquence, les conclusions en annulation, injonction et frais d'instance ont été jugées irrecevables.
N° TA95-2412735(TA95-2412735)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a annulé l'arrêté du 23 juillet 2024 par lequel le préfet des Hauts-de-Seine avait retiré la carte de séjour pluriannuelle de M. A, ressortissant bangladais. Le tribunal a jugé que les faits reprochés à M. A (emploi d'un étranger sans autorisation de travail) ne caractérisaient pas une menace réelle et actuelle pour l'ordre public, constituant une inexacte application de l'article L. 432-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. La décision a donc été annulée pour erreur de droit.
N° TA95-2412731(TA95-2412731)
Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la requête de M. B, ressortissant algérien, qui contestait le refus du préfet du Val-d'Oise d'admettre son épouse au bénéfice du regroupement familial. Le tribunal a écarté le moyen tiré de l'insuffisance de motivation de la décision, celle-ci étant suffisamment détaillée en droit et en fait. Il a également jugé que les ressources de M. B, inférieures au SMIC sur la période de référence, ne remplissaient pas la condition de stabilité et de suffisance prévue à l'article L. 434-7 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Enfin, le moyen fondé sur l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme a été rejeté faute d'éléments probants, notamment l'acte de mariage.
N° TA95-2412582(TA95-2412582)
Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise annule l'arrêté du 3 juillet 2024 par lequel le préfet du Val-d'Oise a refusé de délivrer un certificat de résidence à une ressortissante algérienne de 89 ans, atteinte de la maladie d'Alzheimer et prise en charge par ses enfants en France. La juridiction estime que ce refus a porté une atteinte disproportionnée au droit au respect de la vie privée et familiale de l'intéressée, en méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme. En conséquence, le tribunal enjoint au préfet de délivrer le titre de séjour dans un délai de deux mois et condamne l'État à verser 1 000 euros au titre des frais de justice.
N° TA95-2411015(TA95-2411015)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a été saisi par M. A, reconnu prioritaire par la commission de médiation du droit au logement opposable le 26 juillet 2023, qui demandait réparation du préjudice subi du fait de l’absence de relogement par l’État. Le tribunal a jugé que la carence fautive de l’État à exécuter la décision de la commission engage sa responsabilité pour les troubles dans les conditions d’existence du seul demandeur, et non de ses enfants. En l’espèce, M. A n’ayant reçu aucune offre de logement avant le 19 mai 2025, et son logement étant insalubre, le tribunal a condamné l’État à lui verser 1 500 euros, assortis des intérêts au taux légal à compter du 2 avril 2024, sur le fondement des articles L. 300-1 et suivants du code de la construction et de l’habitation.
N° TA95-2410870(TA95-2410870)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise, statuant en urgence dans le cadre du droit au logement opposable (DALO), a enjoint au préfet du Val-d'Oise de reloger Mme A. Celle-ci avait été reconnue prioritaire et devant être logée d'urgence par la commission de médiation, mais avait refusé une offre de logement jugée inadaptée à l'état de santé de son enfant (asthme sévère, logement sans ascenseur). Le tribunal a considéré que le refus était fondé sur un motif impérieux, faute pour le préfet d'avoir contesté les allégations de la requérante. La solution retenue s'appuie sur les articles L. 300-1, L. 441-2-3-1 et suivants du code de la construction et de l'habitation.
N° TA95-2410795(TA95-2410795)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la requête de Mme B, ressortissante algérienne, qui contestait la décision implicite de rejet de sa demande de titre de séjour. Le tribunal a relevé d'office que la requérante ne justifiait pas du dépôt effectif de sa demande auprès de l'administration, condition nécessaire pour faire naître une décision implicite de rejet. En l'absence de preuve de ce dépôt, la décision contestée n'existait pas et ne pouvait faire grief. La solution retenue est fondée sur les articles R. 432-1, R. 432-2 et R. 431-3 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
N° TA95-2410747(TA95-2410747)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a été saisi par M. B, reconnu prioritaire pour un relogement d'urgence par la commission de médiation le 5 août 2020 et bénéficiaire d’une injonction de relogement sous astreinte du 12 mai 2021, demeurée inexécutée. Il demandait la condamnation de l’État à lui verser 36 000 euros pour les troubles subis du fait de son maintien dans un logement suroccupé de 13 m² avec sa femme et son fils. Le tribunal a jugé que la carence fautive de l’État engageait sa responsabilité sur le fondement des articles L. 300-1 et L. 441-2-3 du code de la construction et de l’habitation, et a condamné l’État à lui verser une somme en réparation des troubles dans ses conditions d’existence.
N° TA95-2511482(TA95-2511482)
Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise, statuant en référé, a rejeté la demande de suspension de l'arrêté du préfet du Val-d'Oise mettant en demeure Mme A de quitter un logement occupé sans droit ni titre. Le juge a estimé que la condition d'urgence n'était pas remplie, car la requérante, mère célibataire sans emploi, n'a pas justifié de démarches concrètes pour trouver un relogement. La décision est fondée sur l'article L. 521-1 du code de justice administrative, qui exige une urgence justifiée pour suspendre une décision administrative.
N° TA95-2115222(TA95-2115222)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la requête de M. B dirigée contre le permis de construire délivré par le maire de Groslay pour la réhabilitation et l'extension d'une salle polyvalente. Le tribunal a d'abord écarté la fin de non-recevoir tirée de la tardiveté de la requête. Sur le fond, il a jugé que les insuffisances alléguées du dossier de demande n'avaient pas faussé l'appréciation de l'autorité administrative sur la conformité du projet aux règles d'urbanisme applicables, notamment les articles R. 431-8 et R. 431-10 du code de l'urbanisme. Il a également estimé que le projet ne méconnaissait pas les dispositions du plan local d'urbanisme (PLU) de la commune relatives aux accès, à la desserte par les réseaux, à l'aspect extérieur, au stationnement et aux espaces libres.
N° TA95-2301643(TA95-2301643)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise annule l'arrêté du 7 décembre 2022 par lequel le maire de Courbevoie a retiré la décision tacite de non-opposition à la déclaration préalable de travaux déposée par la société On Tower France pour remplacer des antennes de radiotéléphonie mobile. Le tribunal retient deux motifs : d'une part, la procédure contradictoire préalable au retrait était irrégulière, car le courrier d'information ne précisait pas suffisamment les motifs envisagés, en méconnaissance de l'article L. 121-1 du code des relations entre le public et l'administration. D'autre part, l'arrêté méconnaît l'article 222 de la loi du 23 novembre 2018, qui interdisait, jusqu'au 31 décembre 2022, le retrait des décisions de non-opposition à l'implantation d'antennes de radiotéléphonie mobile.
N° TA95-2506471(TA95-2506471)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a rejeté comme manifestement irrecevable la requête de M. A, qui contestait un arrêté préfectoral du 12 avril 2024 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai. Le requérant avait saisi le tribunal le 15 avril 2025, soit bien après l'expiration du délai de recours contentieux de quarante-huit heures prévu à l'article L. 614-6 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. En application de l'article R. 222-1 du code de justice administrative, le juge a constaté que cette irrecevabilité manifeste ne pouvait être régularisée. La requête a donc été rejetée sans examen au fond.
N° TA95-2304546(TA95-2304546)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise s'est déclaré incompétent pour connaître des conclusions dirigées contre les refus de visa opposés par l'autorité consulaire française au Sri Lanka et aux Maldives le 5 mai 2023, renvoyant ces litiges à la compétence du tribunal administratif de Nantes en application de l'article R. 312-18 du code de justice administrative. S'agissant de la décision du préfet des Hauts-de-Seine du 10 mars 2023 rejetant la demande de regroupement familial, le tribunal a rappelé que le recours contentieux doit être regardé comme dirigé contre la décision initiale implicite de rejet, et non contre le rejet du recours gracieux. La solution retenue est donc un rejet partiel pour incompétence territoriale, sans examen au fond des moyens soulevés par les requérants.
N° TA95-2306339(TA95-2306339)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a annulé la décision du 12 septembre 2022 par laquelle le préfet des Hauts-de-Seine a refusé le regroupement familial demandé par Mme B épouse C pour son époux. Le tribunal a jugé que le préfet s'était fondé sur des faits inexacts en estimant que l'époux résidait déjà en France, au sens de l'article L. 434-6 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, alors que ses séjours étaient temporaires. En conséquence, il a enjoint au préfet de réexaminer la demande dans un délai de deux mois et a condamné l'État à verser 1 000 euros à la requérante au titre des frais de justice.
N° TA95-2306954(TA95-2306954)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise annule l'arrêté du 3 mars 2023 par lequel le maire de Sèvres s'est opposé à la déclaration préalable de la société On Tower France pour le remplacement d'antennes relais aux abords d'un monument historique. La solution retenue est fondée sur une erreur de droit : le maire s'est cru lié par l'avis simple de l'architecte des Bâtiments de France, alors que cet avis n'était pas conforme, en application des articles L. 632-2 et L. 632-2-1 du code du patrimoine. Le tribunal a ainsi jugé que le maire avait renoncé à exercer son pouvoir d'appréciation, ce qui vicie la décision.
N° TA95-2308610(TA95-2308610)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise, statuant en formation sociale, a rejeté l'ensemble des demandes de Mme B A. Celle-ci contestait un indu de revenu de solidarité active (RSA) de 1 492,50 euros, un refus de rappel d'aide personnalisée au logement (APL) et un refus de prime d'activité pour 2021, et sollicitait des dommages et intérêts. Le tribunal a jugé que le produit d'un concours perçu par Mme A, en tant qu'autoentrepreneuse, constituait un revenu d'activité à déclarer et non un revenu exceptionnel au sens des articles R. 262-13 et R. 262-18 du code de l'action sociale et des familles, justifiant ainsi l'indu de RSA. Il a également estimé que la requérante n'apportait pas la preuve d'une erreur de calcul de ses APL ni d'un droit à la prime d'activité pour les mois en cause, et que ses conclusions indemnitaires n'étaient pas fondées.
N° TA95-2417548(TA95-2417548)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la requête de M. A, qui contestait le refus de la commission de médiation du Val-d'Oise de reconnaître le caractère prioritaire et urgent de sa demande de logement social. Le requérant invoquait la suroccupation de son logement de 35 m² pour cinq personnes, dont trois enfants mineurs, et une menace de reprise par le bailleur. Le tribunal a jugé que M. A ne justifiait pas que son logement présentait une surface habitable inférieure aux seuils réglementaires fixés par l'article R. 441-14-1 du code de la construction et de l'habitation, ni qu'il était dans une situation de suroccupation manifeste au sens de ces dispositions. En conséquence, la commission de médiation n'a pas commis d'erreur d'appréciation en rejetant sa demande.
N° TA95-2115231(TA95-2115231)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a été saisi d’un recours en excès de pouvoir contre un permis de construire et son modificatif, délivrés par le maire de Levallois-Perret, autorisant la surélévation d’un bâtiment de stationnement. Les requérants contestaient notamment la méconnaissance des règles du plan local d’urbanisme relatives à la hauteur, aux clôtures et au stationnement, ainsi que des vices de procédure. Le tribunal a rejeté l’ensemble des moyens soulevés, considérant que le dossier de demande était suffisant et que le projet respectait les dispositions applicables du code de l’urbanisme et du règlement du PLU. En conséquence, la requête a été rejetée, et les demandes de frais de justice des requérants ont été écartées.
N° TA95-2509644(TA95-2509644)
Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise a été saisi par M. C d’une requête en excès de pouvoir visant à obtenir le bénéfice d’une prime d’ancienneté dans le cadre d’un plan de sauvegarde de l’emploi. Le requérant s’est désisté purement et simplement de son recours. Sur le fondement de l’article R. 222-1 du code de justice administrative, le tribunal a donné acte de ce désistement par ordonnance. Aucun texte substantiel relatif au fond du litige n’a été appliqué.