Jurisprudence — Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise
52 256 décisions disponibles — page 659/2613
N° TA95-2507768(TA95-2507768)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a été saisi par M. A B d’un recours pour excès de pouvoir contre le rejet implicite de sa demande de reconnaissance comme prioritaire et urgente pour un hébergement, fondée sur l’article L. 441-2-3 du code de la construction et de l’habitation. En cours d’instance, la commission de médiation du Val-d’Oise a finalement reconnu la demande de l’intéressé comme prioritaire et urgente lors de sa séance du 28 mars 2025. Constatant que la requête avait ainsi perdu son objet, le tribunal a prononcé, sur le fondement de l’article R. 222-1 du code de justice administrative, un non-lieu à statuer.
N° TA95-2405832(TA95-2405832)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la requête de M. B contestant un indu d'aide personnalisée au logement (APL) de 2 292 euros pour la période de février à juillet 2022. Le juge a examiné l'ensemble des moyens soulevés, notamment l'incompétence, le défaut de motivation, et l'erreur d'appréciation, mais les a écartés comme infondés. La décision s'appuie sur les dispositions du code de la construction et de l'habitation, du code de la sécurité sociale et du code des relations entre le public et l'administration. Le tribunal a également relevé d'office l'irrecevabilité des conclusions à fin de décharge, la décision attaquée se bornant à constater l'indu sans ordonner son recouvrement.
N° TA95-2412127(TA95-2412127)
Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la requête de Mme A contestant le refus de la CAF du Val-d'Oise de lui accorder une remise de dette de 3 678,23 euros pour un indu de prime d'activité. La requérante invoquait une situation financière difficile et des problèmes de santé, mais n'a pas fourni de précisions suffisantes pour permettre au juge d'exercer son office de plein contentieux. En application des articles L. 845-3 du code de la sécurité sociale et R. 222-1 du code de justice administrative, le tribunal a estimé que les moyens soulevés étaient manifestement insusceptibles de venir au soutien de la demande. La requête a donc été rejetée par ordonnance.
N° TA95-2406597(TA95-2406597)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a examiné le recours de M. C contestant un indu de revenu de solidarité active (RSA) de 2 781,48 euros pour la période de juillet à septembre 2021, ainsi que le refus implicite de sa nouvelle demande de RSA. En cours d'instance, le département du Val-d'Oise a retiré la décision initiale du 18 avril 2024 et l'a remplacée par une nouvelle décision du 13 décembre 2024, ce qui a conduit le tribunal à constater un non-lieu à statuer sur les conclusions dirigées contre la première décision. Le tribunal a ensuite rejeté les conclusions de M. C contre la nouvelle décision, en application des articles L. 262-2 et R. 262-6 du code de l'action sociale et des familles, au motif que les ressources de l'intéressé, incluant le bénéfice net de sa société, dépassaient le seuil d'éligibilité au RSA.
N° TA95-2511482(TA95-2511482)
Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise, statuant en référé, a rejeté la demande de suspension de l'arrêté du préfet du Val-d'Oise mettant en demeure Mme A de quitter un logement occupé sans droit ni titre. Le juge a estimé que la condition d'urgence n'était pas remplie, car la requérante, mère célibataire sans emploi, n'a pas justifié de démarches concrètes pour trouver un relogement. La décision est fondée sur l'article L. 521-1 du code de justice administrative, qui exige une urgence justifiée pour suspendre une décision administrative.
N° TA95-2305281(TA95-2305281)
Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise a constaté le désistement d’office de Mme A, qui contestait des suppléments d’impôt sur le revenu et de prélèvements sociaux pour 2019. Après avoir été invitée à confirmer le maintien de sa requête sur le fondement de l’article R. 612-5-1 du code de justice administrative, elle n’a pas répondu dans le délai imparti. En application des articles R. 222-1 et R. 611-8-6 du même code, le tribunal a donné acte de ce désistement pur et simple.
N° TA95-2202774(TA95-2202774)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a annulé la décision du 25 février 2021 par laquelle le maire de Maffliers avait abrogé l'autorisation de stationnement de taxi de M. B. La juridiction a retenu que cette décision était insuffisamment motivée, en méconnaissance de l'article L. 211-2 du code des relations entre le public et l'administration, et qu'elle avait été prise sans respecter la procédure contradictoire prévue à l'article L. 121-1 du même code. Le tribunal a également considéré que l'abrogation, mesure de police et non sanction, était intervenue sans que la commune justifie d'un défaut d'exploitation effective et continue au sens des articles L. 3121-1-2 et L. 3124-1 du code des transports.
N° TA95-2115222(TA95-2115222)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la requête de M. B dirigée contre le permis de construire délivré par le maire de Groslay pour la réhabilitation et l'extension d'une salle polyvalente. Le tribunal a d'abord écarté la fin de non-recevoir tirée de la tardiveté de la requête. Sur le fond, il a jugé que les insuffisances alléguées du dossier de demande n'avaient pas faussé l'appréciation de l'autorité administrative sur la conformité du projet aux règles d'urbanisme applicables, notamment les articles R. 431-8 et R. 431-10 du code de l'urbanisme. Il a également estimé que le projet ne méconnaissait pas les dispositions du plan local d'urbanisme (PLU) de la commune relatives aux accès, à la desserte par les réseaux, à l'aspect extérieur, au stationnement et aux espaces libres.
N° TA95-2305282(TA95-2305282)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a été saisi par Mme A d’une demande en décharge de suppléments d’impôt sur le revenu et de prélèvements sociaux pour l’année 2020. Après avoir invité la requérante à confirmer le maintien de ses conclusions sur le fondement de l’article R. 612-5-1 du code de justice administrative, le tribunal a constaté l’absence de réponse dans le délai imparti. En application de cet article, Mme A est réputée s’être désistée de sa requête. Par ordonnance du 30 juin 2025, le président de la 2ème chambre a donné acte de ce désistement pur et simple.
N° TA95-2410651(TA95-2410651)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la demande indemnitaire de Mme B, qui sollicitait 50 000 euros en réparation des préjudices subis du fait de l’absence de relogement, malgré une décision de la commission de médiation du 1er avril 2011 la reconnaissant prioritaire et une injonction du tribunal du 1er septembre 2016. Le tribunal a estimé que la responsabilité de l’État n’était pas engagée, car Mme B avait fait obstacle à son relogement en ne complétant pas son dossier pour une proposition de logement en 2018, ce qui avait conduit à la liquidation définitive de l’astreinte. De plus, la suroccupation alléguée n’était plus établie après le divorce de la requérante en 2013, son logement de 40 m² étant alors adapté à la composition de son foyer. La solution retenue s’appuie sur les articles L. 300-1 et suivants du code de la construction et de l’habitation.
N° TA95-2410747(TA95-2410747)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a été saisi par M. B, reconnu prioritaire pour un relogement d'urgence par la commission de médiation le 5 août 2020 et bénéficiaire d’une injonction de relogement sous astreinte du 12 mai 2021, demeurée inexécutée. Il demandait la condamnation de l’État à lui verser 36 000 euros pour les troubles subis du fait de son maintien dans un logement suroccupé de 13 m² avec sa femme et son fils. Le tribunal a jugé que la carence fautive de l’État engageait sa responsabilité sur le fondement des articles L. 300-1 et L. 441-2-3 du code de la construction et de l’habitation, et a condamné l’État à lui verser une somme en réparation des troubles dans ses conditions d’existence.
N° TA95-2410795(TA95-2410795)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la requête de Mme B, ressortissante algérienne, qui contestait la décision implicite de rejet de sa demande de titre de séjour. Le tribunal a relevé d'office que la requérante ne justifiait pas du dépôt effectif de sa demande auprès de l'administration, condition nécessaire pour faire naître une décision implicite de rejet. En l'absence de preuve de ce dépôt, la décision contestée n'existait pas et ne pouvait faire grief. La solution retenue est fondée sur les articles R. 432-1, R. 432-2 et R. 431-3 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
N° TA95-2410870(TA95-2410870)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise, statuant en urgence dans le cadre du droit au logement opposable (DALO), a enjoint au préfet du Val-d'Oise de reloger Mme A. Celle-ci avait été reconnue prioritaire et devant être logée d'urgence par la commission de médiation, mais avait refusé une offre de logement jugée inadaptée à l'état de santé de son enfant (asthme sévère, logement sans ascenseur). Le tribunal a considéré que le refus était fondé sur un motif impérieux, faute pour le préfet d'avoir contesté les allégations de la requérante. La solution retenue s'appuie sur les articles L. 300-1, L. 441-2-3-1 et suivants du code de la construction et de l'habitation.
N° TA95-2411015(TA95-2411015)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a été saisi par M. A, reconnu prioritaire par la commission de médiation du droit au logement opposable le 26 juillet 2023, qui demandait réparation du préjudice subi du fait de l’absence de relogement par l’État. Le tribunal a jugé que la carence fautive de l’État à exécuter la décision de la commission engage sa responsabilité pour les troubles dans les conditions d’existence du seul demandeur, et non de ses enfants. En l’espèce, M. A n’ayant reçu aucune offre de logement avant le 19 mai 2025, et son logement étant insalubre, le tribunal a condamné l’État à lui verser 1 500 euros, assortis des intérêts au taux légal à compter du 2 avril 2024, sur le fondement des articles L. 300-1 et suivants du code de la construction et de l’habitation.
N° TA95-2510418(TA95-2510418)
Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a été saisi par M. B d'une demande d'injonction visant à obtenir une attestation de changement d'adresse sur sa carte de résident. Le requérant s'est désisté de ses conclusions principales aux fins d'injonction, désistement dont il a été donné acte par l'ordonnance. La juge des référés a rejeté le surplus des conclusions, notamment la demande de frais de justice présentée au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative, estimant qu'il n'y avait pas lieu d'y faire droit dans les circonstances de l'espèce.
N° TA95-2412503(TA95-2412503)
Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise annule la décision implicite de rejet née du silence du préfet des Hauts-de-Seine sur la demande de titre de séjour de Mme A, ressortissante philippine. Le tribunal retient que le préfet a méconnu son obligation de motivation en ne communiquant pas les motifs de cette décision implicite dans le délai d'un mois suivant la demande de l'intéressée, en violation des articles L. 211-2 et L. 232-4 du code des relations entre le public et l'administration. Il enjoint au préfet de réexaminer la demande de Mme A dans un délai de deux mois, sans astreinte, et condamne l'État à lui verser 1 000 euros au titre des frais de justice.
N° TA95-2412507(TA95-2412507)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise (6ème Chambre) a annulé la décision implicite de rejet née du silence du Préfet du Val-d'Oise sur la demande de titre de séjour de Mme B, ressortissante marocaine. La solution retenue est fondée sur le défaut de motivation de la décision implicite, en méconnaissance des articles L. 211-2 et L. 232-4 du code des relations entre le public et l'administration, le préfet n'ayant pas communiqué les motifs de son rejet dans le délai d'un mois suivant la demande de l'intéressée. Le tribunal a ainsi fait droit au moyen tiré de l'absence de motivation, sans examiner les autres griefs.
N° TA95-2412546(TA95-2412546)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise (Pôle Social) a examiné le recours de Mme A contre une décision de la CAF des Hauts-de-Seine confirmant un indu d’allocation de logement sociale (ALS) de 4 015 euros pour la période de mars 2018 à décembre 2019. La requérante soulevait notamment des moyens d’incompétence, de défaut de motivation, d’erreur de droit et de prescription. Le tribunal a rejeté l’ensemble des conclusions de Mme A, estimant que la décision attaquée était régulière et fondée, et que la créance n’était pas prescrite. La solution retenue s’appuie sur les dispositions du code de la construction et de l’habitation et du code de la sécurité sociale.
N° TA95-2412578(TA95-2412578)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la requête de M. A, ressortissant guinéen, qui demandait l'annulation de l'arrêté du 2 juillet 2024 du préfet du Val-d'Oise ordonnant son expulsion. Le tribunal a jugé que, compte tenu de la gravité et de la réitération des condamnations pénales de l'intéressé, sa présence en France constituait une menace grave pour l'ordre public au sens de l'article L. 631-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Il a également estimé que la décision d'expulsion ne portait pas une atteinte disproportionnée à son droit au respect de sa vie privée et familiale garanti par l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme.
N° TA95-2301643(TA95-2301643)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise annule l'arrêté du 7 décembre 2022 par lequel le maire de Courbevoie a retiré la décision tacite de non-opposition à la déclaration préalable de travaux déposée par la société On Tower France pour remplacer des antennes de radiotéléphonie mobile. Le tribunal retient deux motifs : d'une part, la procédure contradictoire préalable au retrait était irrégulière, car le courrier d'information ne précisait pas suffisamment les motifs envisagés, en méconnaissance de l'article L. 121-1 du code des relations entre le public et l'administration. D'autre part, l'arrêté méconnaît l'article 222 de la loi du 23 novembre 2018, qui interdisait, jusqu'au 31 décembre 2022, le retrait des décisions de non-opposition à l'implantation d'antennes de radiotéléphonie mobile.