Jurisprudence — Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise

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OrdonnanceExcès de pouvoirAUTRE

N° TA95-2509560(TA95-2509560)

Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise, saisi d’un recours en excès de pouvoir par deux associations contestant le refus implicite de la ministre de l’éducation nationale de retirer son soutien au concours "Nous autres", a constaté son incompétence territoriale. En application des articles R. 312-1 et R. 221-3 du code de justice administrative, le litige relève de la compétence du tribunal administratif de Paris, où se situe le siège de l’autorité décisionnaire. Par ordonnance, le tribunal a transmis le dossier à cette juridiction.

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OrdonnanceExcès de pouvoirREJETE

N° TA95-2511470(TA95-2511470)

Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension présentée par Mme B. Celle-ci contestait un arrêté préfectoral du 21 mai 2025 refusant son titre de séjour et l'obligeant à quitter le territoire français. Le juge a estimé que la condition d'urgence n'était pas caractérisée, la requérante n'apportant pas de justifications suffisantes sur les effets graves et immédiats de la décision sur sa situation. En conséquence, la requête a été rejetée sans qu'il soit nécessaire d'examiner les moyens soulevés, en application de l'article L. 522-3 du même code.

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DécisionExcès de pouvoirPARTIEL

N° TA95-2509481(TA95-2509481)

Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la requête de M. E, ressortissant algérien, qui contestait l'arrêté du préfet des Hauts-de-Seine du 25 avril 2025 l'assignant à résidence pour 45 jours avec une obligation de pointage quotidien au commissariat. Le tribunal a écarté les moyens d'incompétence, d'insuffisance de motivation, de défaut de base légale et d'erreur de droit, en se fondant sur les articles L. 731-1 et L. 732-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Il a jugé que la mesure était légale et que l'obligation de pointage n'était pas disproportionnée au regard des objectifs poursuivis.

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DécisionExcès de pouvoirPARTIEL

N° TA95-2409374(TA95-2409374)

Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a examiné le recours pour excès de pouvoir de M. B, ressortissant algérien, contre un arrêté préfectoral du 27 mai 2024 lui refusant un titre de séjour et l'obligeant à quitter le territoire. Le tribunal a substitué à la base légale initiale (article L. 423-23 du CESEDA) les stipulations de l'article 6-5 de l'accord franco-algérien, seules applicables. Il a rejeté l'ensemble des moyens soulevés, notamment ceux tirés de l'incompétence, du défaut de motivation, de la méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'erreur manifeste d'appréciation. En conséquence, la requête a été rejetée, y compris les conclusions accessoires relatives à l'injonction et aux frais de justice.

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DécisionExcès de pouvoirPARTIEL

N° TA95-2409022(TA95-2409022)

Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise (2ème chambre) a examiné les recours de M. B, ressortissant algérien, contre un arrêté préfectoral du 27 mai 2024 lui refusant un titre de séjour et l'obligeant à quitter le territoire, ainsi que contre la rétention de ses documents d'identité. Le tribunal a substitué l'article 6-5 de l'accord franco-algérien du 27 décembre 1968 aux dispositions de l'article L. 423-23 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile comme base légale du refus de séjour. La solution retenue n'est pas explicitée dans l'extrait fourni, mais le jugement a statué sur l'ensemble des conclusions, à l'exception de celles relatives au refus de séjour qui ont été renvoyées en formation collégiale.

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DécisionExcès de pouvoirPARTIEL

N° TA95-2509558(TA95-2509558)

Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a examiné la requête de M. A, ressortissant indien, contestant un arrêté du préfet de police du 11 août 2024 lui interdisant le retour sur le territoire français pour douze mois. La requête a été jugée irrecevable car tardive : bien que la notification de l'arrêté mentionnait erronément un délai de recours d'un mois au lieu de sept jours, cette erreur a simplement prolongé le délai sans le rendre inopposable. En application des articles L. 921-1 et R. 921-3 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, le recours devait être formé dans les sept jours suivant la notification, ce qui n'a pas été le cas. Par conséquent, la demande a été rejetée.

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DécisionExcès de pouvoirPARTIEL

N° TA95-2509801(TA95-2509801)

Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a été saisi par Mme C pour obtenir le renouvellement de son attestation de prolongation d'instruction de sa demande de titre de séjour. En cours d'instance, le préfet des Hauts-de-Seine lui a délivré une nouvelle attestation valable jusqu'au 19 septembre 2025. Le juge a constaté un non-lieu à statuer sur les demandes d'injonction, celles-ci ayant perdu leur objet, et a rejeté les conclusions visant à régulariser des périodes antérieures, jugées sans utilité. En revanche, il a condamné l'État à verser 1 000 euros à Mme C au titre des frais de justice, en application de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

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DécisionExcès de pouvoirPARTIEL

N° TA95-2408157(TA95-2408157)

Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a examiné la requête de M. A, ressortissant bangladais, contestant la décision du préfet du Val-d'Oise du 23 avril 2024 classant sans suite sa demande d'admission exceptionnelle au séjour. Le tribunal a jugé que cette décision constituait un refus d'enregistrement de la demande et non un refus de titre de séjour, rendant irrecevables les conclusions dirigées contre ce dernier. Sur le fond, le tribunal a annulé la décision de refus d'enregistrement au motif que le préfet ne pouvait légalement opposer un tel refus à un étranger faisant l'objet d'une obligation de quitter le territoire français, en méconnaissance des dispositions des articles R. 431-10 et R. 431-12 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

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DécisionExcès de pouvoirPARTIEL

N° TA95-2407507(TA95-2407507)

Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a examiné le recours pour excès de pouvoir de M. A contre la décision du préfet du Val-d'Oise du 22 avril 2024 classant sans suite sa demande de titre de séjour. Le tribunal a constaté que le préfet avait ultérieurement enregistré la demande et délivré un récépissé, ce qui a abrogé la décision attaquée. En conséquence, les conclusions en annulation et injonction sont devenues sans objet, et il n’y a plus lieu d’y statuer. Les frais liés au litige ne sont pas mis à la charge de l’État.

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DécisionExcès de pouvoirANNULE

N° TA95-2407395(TA95-2407395)

Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise annule l’arrêté du 19 avril 2024 par lequel le préfet de la Côte-d’Or avait suspendu le permis de conduire de M. A... pour six mois. La suspension avait été prononcée sur le fondement de l’article L. 224-2 du code de la route, en raison d’un usage présumé de stupéfiants. Le tribunal retient que le préfet a méconnu ces dispositions en prenant sa décision sans avoir eu connaissance des résultats des analyses biologiques (salivaires ou sanguines) prévues à l’article L. 235-2 du même code. Ce moyen étant fondé, l’arrêté est annulé sans qu’il soit besoin d’examiner les autres griefs.

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OrdonnanceExcès de pouvoirREJETE

N° TA95-2511473(TA95-2511473)

Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise, statuant en référé, a rejeté la demande de suspension de la décision implicite de refus de titre de séjour opposée à M. A par le préfet des Hauts-de-Seine. La requête était fondée sur l'article L. 521-1 du code de justice administrative, mais le juge a estimé que la condition d'urgence n'était pas remplie, le requérant ayant attendu près d'un an après la décision implicite pour saisir le tribunal. En conséquence, l'ordonnance rejette l'ensemble des conclusions de M. A, y compris ses demandes d'injonction et de frais de justice.

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DécisionExcès de pouvoirREJETE

N° TA95-2406306(TA95-2406306)

Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la requête de M. B, ressortissant marocain, qui contestait le refus du préfet du Val-d'Oise de lui accorder le regroupement familial pour son épouse. Le tribunal a estimé que la décision préfectorale était légalement fondée sur l'article L. 434-6 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, qui permet d'exclure du regroupement familial un membre de la famille résidant déjà en France, situation admise par le requérant. Les moyens soulevés par M. B, notamment l'incompétence de l'auteur de l'acte, l'insuffisance de motivation et la méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme, ont été écartés. Le tribunal a ainsi confirmé la légalité du refus préfectoral.

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DécisionExcès de pouvoirPARTIEL

N° TA95-2404645(TA95-2404645)

Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la requête de M. A, un ressortissant afghan, qui contestait la décision de l'Office français de l'immigration et de l'intégration (OFII) du 22 mars 2024 mettant fin à ses conditions matérielles d'accueil. Le tribunal a estimé que la décision était suffisamment motivée et que l'OFII avait procédé à un examen de la vulnérabilité du requérant, conformément aux articles L. 522-1 et L. 522-2 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Il a également jugé que la cessation des conditions matérielles d'accueil était justifiée en raison de la fuite de M. A, en application de l'article L. 551-16 du même code. La demande d'aide juridictionnelle provisoire a été rejetée faute de preuve d'une demande préalable.

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DécisionExcès de pouvoirPARTIEL

N° TA95-2510132(TA95-2510132)

Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a enjoint au préfet du Val-d'Oise de convoquer Mme B sous quinze jours pour lui permettre de déposer sa demande de renouvellement de titre de séjour. La requérante, ressortissante comorienne et médecin hospitalier, justifiait d'une situation d'urgence et d'utilité en raison de l'impossibilité d'accéder aux services en ligne et du risque de compromettre son emploi. Le tribunal a retenu que la mesure ne faisait obstacle à aucune décision administrative et a condamné l'État à verser 1 000 euros au titre des frais de justice.

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DécisionExcès de pouvoirANNULE

N° TA95-2510216(TA95-2510216)

Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a rejeté les requêtes de M. A, ressortissant marocain, contestant un arrêté préfectoral du 13 mai 2025 refusant son titre de séjour, l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, prononçant une interdiction de retour de cinq ans, et l'assignant à résidence. Le tribunal a jugé que la mesure d'éloignement ne portait pas une atteinte disproportionnée à son droit au respect de sa vie privée et familiale garanti par l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme, compte tenu de la menace pour l'ordre public constituée par sa condamnation pénale. Les moyens soulevés, notamment l'insuffisance de motivation et le défaut d'examen, ont été écartés. La décision s'appuie sur les articles L. 611-1 et suivants du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

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DécisionPlein contentieuxREJETE

N° TA95-2510348(TA95-2510348)

Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a suspendu l'exécution de la décision implicite de rejet née le 13 avril 2025 par laquelle le préfet des Hauts-de-Seine a refusé de renouveler le titre de séjour de M. B, ressortissant mexicain. Le juge a retenu que la condition d'urgence était présumée remplie s'agissant d'un refus de renouvellement de titre de séjour, et que le moyen tiré du défaut de motivation de la décision, en méconnaissance des articles L. 232-4 et L. 423-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, était propre à créer un doute sérieux quant à sa légalité. Il a enjoint au préfet de réexaminer la situation de M. B et de lui délivrer une autorisation provisoire de séjour l'autorisant à travailler dans un délai de quinze jours.

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DécisionExcès de pouvoirPARTIEL

N° TA95-2308508(TA95-2308508)

Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise annule la décision du 21 avril 2023 par laquelle l'OFII avait cessé d'accorder à M. A, demandeur d'asile angolais, le bénéfice des conditions matérielles d'accueil. Le tribunal retient que l'administration n'a pas justifié du manquement reproché au requérant, qui contestait ne pas s'être présenté aux entretiens, et que la décision est donc entachée d'une erreur de fait au regard de l'article L. 551-16 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. En conséquence, il enjoint à l'OFII de rétablir M. A dans ses droits dans un délai d'un mois.

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DécisionExcès de pouvoirPARTIEL

N° TA95-2315816(TA95-2315816)

Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la requête de Mme A, qui contestait le refus de l'Office français de l'immigration et de l'intégration (OFII) de lui permettre de reprendre sa formation civique dans le cadre de son contrat d'intégration républicaine. Le tribunal a jugé que la décision de l'OFII était suffisamment motivée et qu'elle n'était pas entachée d'erreur manifeste d'appréciation, car la requérante n'avait pas justifié d'un motif légitime pour justifier son absence aux sessions de formation. La solution s'appuie sur les articles L. 413-2 et suivants du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, ainsi que sur l'article R. 311-26 du même code, relatifs au parcours personnalisé d'intégration républicaine.

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DécisionExcès de pouvoirREJETE

N° TA95-2315691(TA95-2315691)

Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la requête de M. B, qui contestait une saisie à tiers détenteur décernée en 2023 pour le recouvrement de cotisations d'impôt sur le revenu et de contributions sociales des années 2001 et 2002. La juridiction a jugé la requête irrecevable, car la saisie, adressée à la BNP, était restée sans effet sur le compte sans provision du requérant, le privant ainsi d'intérêt à agir. Les conclusions accessoires ont été rejetées par voie de conséquence.

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DécisionExcès de pouvoirPARTIEL

N° TA95-2305766(TA95-2305766)

Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise annule la décision du 14 avril 2023 par laquelle l'OFII avait cessé d'accorder à M. A, demandeur d'asile afghan, le bénéfice des conditions matérielles d'accueil. Le tribunal retient que l'OFII n'a pas justifié de la matérialité du manquement reproché (absence de présentation aux autorités), en méconnaissance de l'article L. 551-16 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. La solution est fondée sur le défaut de preuve apporté par l'administration, qui n'a produit aucun élément en défense.

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