Jurisprudence — Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise
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N° TA95-2510553(TA95-2510553)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, était saisi par Mme D d'une demande de délivrance d'un titre de séjour ou d'un récépissé. Le tribunal a constaté que, postérieurement à l'introduction de la requête, le préfet des Hauts-de-Seine avait délivré à l'intéressée une attestation de prolongation d'instruction valable jusqu'au 19 septembre 2025. En conséquence, la requête a perdu son objet et le juge a prononcé un non-lieu à statuer.
N° TA95-2308642(TA95-2308642)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise (2ème Chambre) a examiné la requête de Mme A, ressortissante guinéenne, contestant le refus de l'Office français de l'immigration et de l'intégration (OFII) de lui accorder les conditions matérielles d'accueil pour demandeurs d'asile. Le tribunal a rappelé que le recours administratif préalable obligatoire se substitue à la décision initiale, et que la décision implicite de rejet est réputée fondée sur les mêmes motifs que la décision initiale. La solution retenue n'est pas explicitée dans l'extrait fourni, mais le tribunal s'est fondé sur les articles L. 551-15 et D. 551-17 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, ainsi que sur le code des relations entre le public et l'administration.
N° TA95-2508966(TA95-2508966)
Cette ordonnance du Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise, rendue le 1er juillet 2025, concerne une demande d'exécution d'un précédent jugement du 13 juin 2024. Ce jugement avait enjoint au préfet des Hauts-de-Seine de réexaminer la situation de Mme A et de lui délivrer une autorisation provisoire de séjour. Le tribunal constate que le préfet a délivré à Mme A une carte de séjour temporaire valable jusqu'en avril 2026, ce qui constitue une exécution complète du jugement. En application des articles R. 222-1 et L. 911-4 du code de justice administrative, il est donc décidé qu'il n'y a plus lieu de statuer sur la requête.
N° TA95-2510217(TA95-2510217)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a rejeté les requêtes de M. A, ressortissant marocain, qui contestait un arrêté préfectoral du 13 mai 2025 lui refusant un titre de séjour, l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, et prononçant une interdiction de retour de cinq ans, ainsi qu'un second arrêté l'assignant à résidence. Le tribunal a jugé que la mesure d'éloignement ne portait pas une atteinte disproportionnée à son droit au respect de sa vie privée et familiale garanti par l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme, compte tenu de sa menace pour l'ordre public. Les autres moyens soulevés, notamment l'insuffisance de motivation et le défaut d'examen, ont également été écartés.
N° TA95-2510344(TA95-2510344)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a suspendu l'exécution de la décision du 3 juin 2025 par laquelle le préfet du Val-d'Oise a refusé de renouveler le titre de séjour "étudiant" de M. B. Le juge a estimé que la condition d'urgence était présumée remplie s'agissant d'un refus de renouvellement et que le moyen tiré de l'erreur manifeste d'appréciation au regard de l'article L. 422-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile était propre à créer un doute sérieux sur la légalité de la décision. Il a enjoint au préfet de réexaminer la situation de M. B et de lui délivrer une autorisation provisoire de séjour avec droit au travail dans un délai de quinze jours.
N° TA95-2409369(TA95-2409369)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a examiné la requête de Mme B, ressortissante marocaine, contestant l'arrêté du préfet des Hauts-de-Seine du 13 mai 2024 qui lui retirait sa carte de résident de dix ans et en refusait le renouvellement pour menace grave à l'ordre public, tout en lui délivrant une autorisation provisoire de séjour. Le tribunal a jugé irrecevables les conclusions contre le retrait de la carte, celle-ci étant déjà expirée, rendant la décision superfétatoire. Sur le refus de renouvellement, fondé sur l'article L. 432-3 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, le tribunal a estimé que la seule condamnation de Mme B à une amende avec sursis pour outrage ne suffisait pas à caractériser une menace grave pour l'ordre public. En conséquence, le tribunal a annulé la décision de refus de renouvellement et enjoint au préfet de délivrer une carte de résident à Mme B.
N° TA95-2409254(TA95-2409254)
Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise annule la décision du 27 mai 2024 par laquelle le préfet des Hauts-de-Seine a refusé de renouveler le certificat de résidence de M. A, ressortissant algérien. Le tribunal juge que le motif de menace grave pour l'ordre public, fondé sur une condamnation isolée et ancienne pour violences conjugales, est insuffisant au regard de l'article L. 432-3 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Il enjoint au préfet de délivrer un certificat de résidence de dix ans sous deux mois et une autorisation provisoire de séjour avec droit au travail dans l'attente. L'État est condamné à verser 1 500 euros au requérant au titre des frais de justice.
N° TA95-2510509(TA95-2510509)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, était saisi par M. B C d'une demande d'injonction visant à obtenir la délivrance d'un récépissé de renouvellement de titre de séjour valant autorisation de travail. En cours d'instance, le préfet des Hauts-de-Seine a délivré au requérant une attestation de prolongation d'instruction, rendant la demande d'injonction sans objet. Le juge constate donc un non-lieu à statuer sur ces conclusions et rejette la demande de frais de justice présentée au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
N° TA95-2308439(TA95-2308439)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a été saisi par M. A, ressortissant égyptien demandeur d'asile, d'un recours en excès de pouvoir contre la décision de l'OFII du 25 avril 2023 lui refusant le bénéfice des conditions matérielles d'accueil pour avoir refusé une orientation en région. Le tribunal a annulé cette décision, estimant qu'elle était insuffisamment motivée et ne prenait pas en compte la vulnérabilité et la situation médicale du requérant, en méconnaissance des articles L. 551-15 et L. 522-3 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. La solution retenue est l'annulation de la décision attaquée, avec injonction à l'OFII de réexaminer la situation de M. A dans un délai de sept jours.
N° TA95-2510120(TA95-2510120)
Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a suspendu l'exécution de la décision du préfet des Hauts-de-Seine portant classement sans suite de la demande de renouvellement du certificat de résidence algérien mention "retraité" de M. A. Le juge a estimé que le moyen tiré d'un défaut d'examen particulier de la situation de l'intéressé était propre à créer un doute sérieux sur la légalité de la décision et que la condition d'urgence était remplie compte tenu de sa situation de vulnérabilité. Il a enjoint au préfet de réexaminer la situation de M. A dans un délai d'un mois et de lui délivrer une autorisation provisoire de séjour dans l'attente. La décision se fonde notamment sur l'accord franco-algérien du 27 décembre 1968 et le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
N° TA95-2511543(TA95-2511543)
Cette ordonnance du Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise concerne un recours en excès de pouvoir formé par Mme A contre un arrêté préfectoral du Val-d'Oise l'obligeant à quitter le territoire français. Le tribunal constate qu'à la date de la décision attaquée, la requérante résidait à Paris. En application des articles R. 351-3 et R. 312-8 du code de justice administrative, il se déclare incompétent territorialement et transmet le dossier au Tribunal Administratif de Paris, seul compétent pour connaître du litige.
N° TA95-2409022(TA95-2409022)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise (2ème chambre) a examiné les recours de M. B, ressortissant algérien, contre un arrêté préfectoral du 27 mai 2024 lui refusant un titre de séjour et l'obligeant à quitter le territoire, ainsi que contre la rétention de ses documents d'identité. Le tribunal a substitué l'article 6-5 de l'accord franco-algérien du 27 décembre 1968 aux dispositions de l'article L. 423-23 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile comme base légale du refus de séjour. La solution retenue n'est pas explicitée dans l'extrait fourni, mais le jugement a statué sur l'ensemble des conclusions, à l'exception de celles relatives au refus de séjour qui ont été renvoyées en formation collégiale.
N° TA95-2511473(TA95-2511473)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise, statuant en référé, a rejeté la demande de suspension de la décision implicite de refus de titre de séjour opposée à M. A par le préfet des Hauts-de-Seine. La requête était fondée sur l'article L. 521-1 du code de justice administrative, mais le juge a estimé que la condition d'urgence n'était pas remplie, le requérant ayant attendu près d'un an après la décision implicite pour saisir le tribunal. En conséquence, l'ordonnance rejette l'ensemble des conclusions de M. A, y compris ses demandes d'injonction et de frais de justice.
N° TA95-2315816(TA95-2315816)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la requête de Mme A, qui contestait le refus de l'Office français de l'immigration et de l'intégration (OFII) de lui permettre de reprendre sa formation civique dans le cadre de son contrat d'intégration républicaine. Le tribunal a jugé que la décision de l'OFII était suffisamment motivée et qu'elle n'était pas entachée d'erreur manifeste d'appréciation, car la requérante n'avait pas justifié d'un motif légitime pour justifier son absence aux sessions de formation. La solution s'appuie sur les articles L. 413-2 et suivants du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, ainsi que sur l'article R. 311-26 du même code, relatifs au parcours personnalisé d'intégration républicaine.
N° TA95-2310743(TA95-2310743)
Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise a été saisi par la société Schaltbau France d’un recours en excès de pouvoir contre une décision du 23 juin 2023 par laquelle l’inspecteur du travail avait refusé l’autorisation de licencier une salariée protégée. Par un mémoire du 4 février 2025, la société requérante s’est désistée purement et simplement de son instance et de son action, désistement accepté par la salariée. En application de l’article R. 222-1 du code de justice administrative, le tribunal a donné acte de ce désistement par ordonnance du 1er juillet 2025.
N° TA95-2510351(TA95-2510351)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a rejeté la requête de M. B. Ce dernier demandait qu'il soit enjoint au préfet des Hauts-de-Seine de lui fixer un rendez-vous pour déposer une demande de renouvellement de titre de séjour. Le juge a estimé que la condition d'urgence n'était pas remplie, car M. B n'avait pas justifié de nouvelles démarches après le classement de sa demande pour dossier incomplet, et n'avait pas démontré l'impossibilité d'obtenir un rendez-vous en ligne. La solution retenue s'appuie sur les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
N° TA95-2510208(TA95-2510208)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a rejeté la requête de M. B. Ce dernier demandait au juge des référés d'enjoindre au préfet des Hauts-de-Seine de renouveler son récépissé de demande de titre de séjour ou d'examiner son dossier. Le juge a estimé que la mesure sollicitée ferait obstacle à l'exécution des décisions implicites de rejet nées du silence de l'administration sur ses demandes, en application des articles R. 432-1 et R. 432-2 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Par conséquent, la condition légale pour ordonner une mesure utile n'était pas remplie, et la requête a été rejetée sans examen de l'urgence.
N° TA95-2302515(TA95-2302515)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise annule la décision implicite par laquelle le directeur général de l'Office français de l'immigration et de l'intégration (OFII) a rejeté le recours de M. A, ressortissant mauritanien, contre le refus de lui accorder les conditions matérielles d'accueil. Le tribunal retient que l'OFII a commis une erreur de fait en estimant que M. A avait déposé sa demande d'asile plus de 90 jours après son entrée en France, alors que sa dernière entrée datait du 14 octobre 2022, soit moins de 90 jours avant sa demande. En conséquence, le motif de refus fondé sur l'article L. 551-15 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile est écarté. Le tribunal enjoint à l'OFII d'accorder à M. A le bénéfice des conditions matérielles d'accueil à compter du 24 novembre 2022, sous réserve d'une attestation de demande d'asile valide.
N° TA95-2504462(TA95-2504462)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise, saisi d’un recours pour excès de pouvoir par la SASU SH29 contre un refus de l’Agence de Services et de Paiement (ASP) d’accorder une aide à l’acquisition d’un véhicule peu polluant, se déclare incompétent territorialement. Constatant que le siège de l’ASP ayant pris la décision attaquée se situe à Amiens (Oise), il ordonne, sur le fondement des articles R. 351-3 et R. 312-1 du code de justice administrative, la transmission du dossier au tribunal administratif d’Amiens, seul compétent.
N° TA95-2307362(TA95-2307362)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a été saisi par M. B C, agissant en qualité d'ayant droit de son père décédé, pour contester des cotisations supplémentaires d'impôt sur le revenu et de prélèvements sociaux (2007-2012) liées à des comptes bancaires non déclarés en Suisse et au Luxembourg. Le requérant soutenait que son père avait commis un recel successoral sur ces comptes, le privant de tout droit sur les revenus, et que la procédure de rectification était irrégulière. Le tribunal a rejeté l'ensemble de la requête, jugeant que les propositions de rectification étaient suffisamment motivées et que le requérant n'apportait pas la preuve du recel successoral allégué. La décision s'appuie notamment sur les articles L. 57 et L. 169 du livre des procédures fiscales, ainsi que sur les conventions fiscales avec le Luxembourg et la Suisse.