Jurisprudence — Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise
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N° TA95-2510624(TA95-2510624)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise, statuant en référé, a pris acte du désistement de Mme B C de ses conclusions visant à modifier une précédente ordonnance pour obtenir une convocation en vue de l'enregistrement de sa demande de titre de séjour. La requérante s'est désistée de cette demande, mais a maintenu ses conclusions au titre des frais de justice. Le juge a admis provisoirement Mme C à l'aide juridictionnelle et a condamné l'État à lui verser 800 euros sur le fondement de l'article L. 761-1 du code de justice administrative. La solution retenue est donc un désistement d'action partiel, assorti d'une condamnation aux frais irrépétibles.
N° TA95-2511480(TA95-2511480)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’amende administrative de 62 250 euros infligée à la SAS Medo Bat par le ministre de l’intérieur pour emploi d’un étranger sans titre de travail. Le juge a constaté que la condition d’urgence n’était pas remplie, la société n’apportant pas de justifications suffisantes sur l’atteinte grave et immédiate à sa situation financière. En application des articles L. 8251-1 et L. 8253-1 du code du travail, l’amende était fondée, et le recours en annulation parallèle contre le titre de perception bénéficiait déjà d’un effet suspensif, rendant la suspension demandée sans objet. La requête a donc été rejetée comme manifestement mal fondée.
N° TA95-2509090(TA95-2509090)
Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise a rejeté les requêtes de M. B, qui contestait un arrêté du préfet des Hauts-de-Seine refusant le renouvellement de son titre de séjour, l'obligeant à quitter le territoire français sans délai et prononçant une interdiction de circulation de trois ans, ainsi qu'un arrêté d'assignation à résidence. Le tribunal a écarté l'ensemble des moyens soulevés, notamment ceux tirés de l'incompétence du signataire, du défaut de motivation, de la méconnaissance des articles 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant, et de l'erreur manifeste d'appréciation. La solution retenue confirme la légalité des décisions préfectorales fondées sur les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA).
N° TA95-2511596(TA95-2511596)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise, saisi d’un recours pour excès de pouvoir contre un refus implicite de titre de séjour, a constaté qu’un mémoire complémentaire enregistré sous un nouveau numéro constituait en réalité une pièce de la requête initiale. Par une ordonnance du 2 juillet 2025, le président a ordonné la radiation de ce mémoire du registre et sa jonction à la requête principale n° 2511035. Cette décision, fondée sur les règles de procédure du code de justice administrative, vise à assurer une bonne administration de la justice en regroupant les écritures.
N° TA95-2414641(TA95-2414641)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la requête de Mme A, ressortissante indienne, qui contestait le refus de titre de séjour et l'obligation de quitter le territoire français pris par le préfet du Val-d'Oise. Le tribunal a écarté les moyens d'incompétence et de défaut d'examen, estimant que l'arrêté était signé par une autorité délégataire compétente et suffisamment motivé. Sur le fond, il a jugé que la demande d'admission exceptionnelle au séjour sur le fondement de l'article L. 435-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile n'était pas fondée, la requérante ne justifiant pas de motifs exceptionnels ou de considérations humanitaires.
N° TA95-2405094(TA95-2405094)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la requête de M. B, ressortissant congolais, qui contestait un arrêté préfectoral refusant son admission exceptionnelle au séjour et l'obligeant à quitter le territoire français. Le tribunal a jugé que M. B ne justifiait pas de motifs exceptionnels ou de considérations humanitaires au sens de l'article L. 435-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, notamment en raison de l'absence d'éléments sur sa situation personnelle et de ses liens familiaux dans son pays d'origine. Il a également écarté le moyen tiré de l'article 3 de la Convention européenne des droits de l'homme, faute d'éléments nouveaux établissant un risque de traitements inhumains en cas de retour.
N° TA95-2510921(TA95-2510921)
Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a été saisi par Mme A, ressortissante guinéenne reconnue réfugiée, d'une demande de suspension de la décision implicite de rejet de sa demande de renouvellement de carte de résident. En cours d'instance, la requérante a informé le tribunal avoir reçu une attestation de décision favorable pour la délivrance d'une carte de résident valable dix ans, comportant un code 2D-DOC. La juge des référés a constaté que les conclusions aux fins de suspension et d'injonction avaient perdu leur objet et a prononcé un non-lieu à statuer. L'État a été condamné à verser 1 000 euros à l'avocat de Mme A au titre des frais de justice, sous réserve de l'admission définitive à l'aide juridictionnelle.
N° TA95-2205828(TA95-2205828)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a examiné la requête de Mme Attia, agent titulaire, qui contestait son arrêté de suspension provisoire pris le 14 mars 2022 par le président de la caisse des écoles de Sarcelles, et demandait 9 999 euros de dommages et intérêts. Le tribunal a rejeté les conclusions indemnitaires comme irrecevables, faute pour la requérante d'avoir justifié d'une demande préalable auprès de l'administration, conformément aux exigences de procédure. Sur le fond de la suspension, le tribunal a jugé que l'administration avait commis une erreur d'appréciation en ne démontrant pas la réalité et la gravité suffisante des faits reprochés, et a donc annulé l'arrêté. La décision s'appuie sur les articles L. 531-1 et suivants du code général de la fonction publique, relatifs à la suspension provisoire des fonctionnaires.
N° TA95-2003947(TA95-2003947)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a examiné la requête de la société EETER et EEPE, qui demandait à être garantie par l’État (DIRIF) des condamnations prononcées à son encontre suite à un accident du travail dont a été victime M. A. La société invoquait une faute du maître d’ouvrage (DIRIF) pour défaut de communication de plans relatifs à des vides techniques. Le tribunal a rejeté la requête, considérant notamment que la demande indemnitaire préalable était irrégulière et que l’action était prescrite, sans qu’il soit besoin d’examiner le fond. La décision s’appuie sur les articles L. 421-1 et R. 421-1 du code de justice administrative.
N° TA95-2012070(TA95-2012070)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a examiné la requête des consorts L, ayants droit de E L décédée le 11 août 2011, qui demandaient réparation pour des préjudices liés à une infection nosocomiale et à des fautes lors de sa prise en charge médicale. Le tribunal a rejeté l'intégralité de leurs demandes indemnitaires dirigées contre l'ONIAM, l'hôpital Max Fourestier et l'AP-HP. Il a estimé que l'infection contractée ne présentait pas un caractère nosocomial, excluant l'indemnisation par la solidarité nationale, et qu'aucune faute médicale ou manquement à l'obligation d'information n'était établi, ni de préjudice résultant de la perte du dossier médical. La solution retenue s'appuie sur les principes de la responsabilité administrative et les dispositions du code de justice administrative.
N° TA95-2207181(TA95-2207181)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la requête de Mme A, agent de la caisse des écoles de Sarcelles, qui demandait l'annulation du refus de lui accorder un congé pour invalidité temporaire imputable au service suite à un entretien du 14 mars 2022. Le tribunal a jugé que la requérante n'avait pas démontré le lien direct entre cet entretien et son état dépressif, et que la déclaration d'accident de service, transmise le 4 avril 2022, était tardive au regard du délai de quinze jours prévu par l'article 37-3 du décret n°87-602 du 30 juillet 1987. En conséquence, la décision de refus de la caisse des écoles a été validée, sans qu'il soit besoin d'examiner les autres moyens.
N° TA95-2510137(TA95-2510137)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a suspendu l'exécution de la décision implicite de rejet du préfet du Val-d'Oise refusant à M. A, réfugié reconnu, la délivrance d'une carte de résident. Le juge a estimé que la condition d'urgence était remplie en raison de la précarité de la situation du requérant et que le moyen tiré de la méconnaissance de l'article L. 424-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile était de nature à créer un doute sérieux sur la légalité de la décision. Il a enjoint au préfet de réexaminer la situation de M. A dans un délai de deux mois et de lui délivrer, dans l'attente, une attestation de prolongation d'instruction l'autorisant à travailler.
N° TA95-2503286(TA95-2503286)
Cette ordonnance du Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise concerne un recours en excès de pouvoir formé par un détenu, M. A B, contre une décision du garde des sceaux ordonnant son transfert du centre pénitentiaire d'Osny vers celui d'Orléans Saran. Le tribunal se déclare incompétent territorialement, estimant que ce litige ne relève pas des exceptions de compétence prévues à l'article R. 312-8 du code de justice administrative (pouvoirs de police). En application de la règle générale de l'article R. 312-1, la compétence revient au tribunal administratif de Paris, siège de l'autorité signataire de la décision. Par conséquent, le dossier est transmis au tribunal administratif de Paris.
N° TA95-2504605(TA95-2504605)
Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise, saisi par M. A d’une requête en excès de pouvoir visant à contester son inscription au système d’information Schengen (SIS), se déclare incompétent territorialement. En application des articles R. 312-8 et R. 312-19 du code de justice administrative, le litige relève du tribunal administratif du lieu de résidence de l’intéressé, qui réside au Portugal, et donc, à défaut de compétence d’un autre tribunal, du tribunal administratif de Paris. Par ordonnance, le tribunal transmet le dossier à cette dernière juridiction.
N° TA95-2510101(TA95-2510101)
Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise a rejeté comme manifestement irrecevable la requête de M. B A, qui contestait le rejet implicite de sa demande de renouvellement de titre de séjour. Le tribunal a constaté que la demande avait été déposée via le site "démarches-simplifiées.fr", qui ne constitue pas un téléservice au sens de l'article R. 431-2 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. En application des articles R. 431-2 et R. 431-3 du même code, une demande de titre de séjour doit être effectuée par comparution personnelle en préfecture ou par voie postale si le préfet le prescrit. Le silence gardé sur une demande irrégulièrement présentée ne fait pas naître une décision faisant grief, rendant le recours pour excès de pouvoir irrecevable.
N° TA95-2509480(TA95-2509480)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a été saisi par M. B A d’un recours en excès de pouvoir contre un arrêté du préfet du Val-d'Oise du 13 avril 2025 lui faisant obligation de quitter le territoire français sans délai, fixant le pays de destination et prononçant une interdiction de retour de deux ans, ainsi que contre un arrêté d’assignation à résidence. Le requérant invoquait notamment une erreur de droit au regard de l’article L. 424-3 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile, une méconnaissance de l’article 8 de la Convention européenne des droits de l’homme et de l’article 3-1 de la Convention internationale des droits de l’enfant. Le tribunal a rejeté l’ensemble des requêtes, considérant que les moyens soulevés n’étaient pas fondés et que les décisions attaquées étaient légales.
N° TA95-2511472(TA95-2511472)
Refus de délivrance d’un récépissé de demande de titre de séjour. Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, rejette la requête de Mme A. Le juge estime que la condition d’urgence n’est pas remplie, la requérante n’ayant pas établi avoir déposé un dossier complet de renouvellement de titre de séjour. La décision attaquée ne crée donc pas une situation d’urgence justifiant la suspension demandée.
N° TA95-2414633(TA95-2414633)
Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la requête de M. C, ressortissant tunisien, contestant l'arrêté du préfet des Yvelines du 11 septembre 2024 lui faisant obligation de quitter le territoire français sans délai et prononçant une interdiction de retour d'un an. Le tribunal a écarté l'ensemble des moyens soulevés, notamment ceux tirés de l'incompétence du signataire, de l'insuffisance de motivation, du défaut d'examen particulier et de la méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme. Il a jugé que l'accord franco-tunisien, qui ne régit que le droit au séjour, était inopérant pour contester les décisions d'éloignement. La solution retenue est fondée sur les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
N° TA95-2510472(TA95-2510472)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a ordonné l'expulsion sans délai de M. A B du centre d'accueil pour demandeurs d'asile (CADA) Coallia à Colombes. La solution retenue fait droit à la demande du préfet des Hauts-de-Seine, qui invoquait l'urgence et l'utilité de la mesure face au maintien illégal de l'occupant, compromettant l'accueil de nouveaux demandeurs d'asile et le fonctionnement normal du centre. Le juge a appliqué les articles L. 552-15 et R. 552-15 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, permettant l'expulsion des occupants sans titre après mise en demeure infructueuse, notamment en cas de manquements graves au règlement.
N° TA95-2510471(TA95-2510471)
Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a ordonné l'expulsion sans délai de M. A du centre d'accueil pour demandeurs d'asile (CADA) Coallia à Colombes. La solution retenue fait droit à la demande du préfet des Hauts-de-Seine, qui invoquait l'urgence et l'utilité de la mesure face au maintien illégal de l'occupant, faisant obstacle à l'accueil de nouveaux demandeurs d'asile. Le juge s'est fondé sur les articles L. 552-1, L. 552-2 et L. 552-15 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, qui permettent au préfet de saisir le président du tribunal administratif pour obtenir l'évacuation d'un occupant sans titre après mise en demeure infructueuse.