Jurisprudence — Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise
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N° TA95-2411135(TA95-2411135)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la requête de M. B, ressortissant malien, qui contestait l'arrêté du préfet de police de Paris du 29 juillet 2024 lui interdisant le retour sur le territoire français pour douze mois. Le tribunal a jugé que la décision était suffisamment motivée et qu'elle ne méconnaissait pas les dispositions de l'article L. 612-7 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, ni les stipulations de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme. Il a également estimé que le préfet n'avait commis ni erreur de droit, ni erreur d'appréciation, ni défaut d'examen particulier de la situation du requérant. En conséquence, la demande d'annulation et les conclusions accessoires ont été rejetées.
N° TA95-2411078(TA95-2411078)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la requête de M. B, qui contestait l'arrêté du préfet de l'Oise du 24 juin 2024 suspendant son permis de conduire pour sept mois, en tant qu'il fixait le début de la suspension au 28 juin 2024. Le requérant soutenait que cette date méconnaissait l'article L. 224-7 du code de la route, car il avait déjà été privé de son permis du 16 avril au 17 juin 2024. Le tribunal a jugé que la privation antérieure de son droit à conduire était sans incidence sur la légalité de l'arrêté attaqué, et que M. B n'avait pas contesté un précédent arrêté de suspension du 22 mai 2024, retiré le 13 juin 2024. La solution retenue est le rejet de la requête, fondée sur les articles L. 224-7 et L. 224-8 du code de la route.
N° TA95-2411033(TA95-2411033)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la requête de M. C, ressortissant marocain, qui contestait les arrêtés du 30 juillet 2024 du préfet de police de Paris l'obligeant à quitter le territoire français, lui refusant un délai de départ volontaire et prononçant une interdiction de retour de vingt-quatre mois. Le tribunal a écarté l'ensemble des moyens soulevés, notamment l'incompétence de l'auteur de l'acte, l'insuffisance de motivation, la méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et l'erreur manifeste d'appréciation. La solution retenue confirme la légalité des décisions préfectorales fondées sur les articles L. 612-2, L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
N° TA95-2411035(TA95-2411035)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la requête de Mme A, ressortissante albanaise, contestant l'arrêté du préfet du Val-d'Oise du 19 février 2024 refusant son admission exceptionnelle au séjour, l'obligeant à quitter le territoire et fixant le pays de renvoi. Le tribunal a écarté l'ensemble des moyens soulevés, notamment l'incompétence du signataire, le défaut de motivation, l'erreur manifeste d'appréciation au regard des articles L. 435-1 et L. 423-23 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, ainsi que la méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. La solution retenue est le rejet de la demande d'annulation et des conclusions accessoires.
N° TA95-2411031(TA95-2411031)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la requête de M. A, ressortissant malgache, qui contestait le refus de renouvellement de son titre de séjour étudiant, l'obligation de quitter le territoire français et la fixation du pays d'éloignement. Le tribunal a estimé que la décision de refus était suffisamment motivée et que le préfet avait procédé à un examen particulier de sa situation. Il a jugé que le parcours universitaire de M. A, marqué par des échecs et des réorientations sans progression cohérente, ne justifiait pas le renouvellement de son titre de séjour sur le fondement de l'article L. 422-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Par conséquent, les moyens soulevés contre l'obligation de quitter le territoire et la décision fixant le pays de destination, qui dépendaient de la légalité du refus de titre, ont également été écartés.
N° TA95-2411029(TA95-2411029)
Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la requête de M. B, ressortissant centrafricain, qui contestait l'arrêté du préfet du Val-d'Oise refusant son titre de séjour et l'obligeant à quitter le territoire. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la décision ne méconnaissait pas l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme. Il a estimé que l'intéressé, malgré sa longue présence en France, ne justifiait pas de liens familiaux intenses et que ses multiples condamnations pénales constituaient une menace pour l'ordre public. La solution retenue s'appuie sur les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
N° TA95-2410963(TA95-2410963)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la requête de Mme C, ressortissante congolaise, qui contestait l'arrêté du préfet du Val-d'Oise refusant son titre de séjour et l'obligeant à quitter le territoire. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que les moyens tirés de la méconnaissance des articles L. 423-22 et L. 433-7 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile étaient inopérants. Sur le fond, il a estimé que Mme C ne justifiait pas de liens personnels et familiaux suffisamment intenses et stables en France pour bénéficier d'un titre de séjour sur le fondement de l'article L. 423-23 du même code ou de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme.
N° TA95-2410919(TA95-2410919)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la requête de Mme A, ressortissante sénégalaise, contestant l'arrêté du préfet du Val-d'Oise du 15 juillet 2024 l'obligeant à quitter le territoire français. Le tribunal a écarté l'ensemble des moyens soulevés, notamment l'incompétence de l'auteur de l'acte, le défaut de motivation, la méconnaissance des articles 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant, ainsi que les erreurs de droit et de fait. La décision s'appuie sur les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA) et les conventions internationales précitées. En conséquence, les conclusions à fin d'annulation, d'injonction et celles relatives aux frais d'instance ont été rejetées.
N° TA95-2410849(TA95-2410849)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la requête de M. A, ressortissant sénégalais, qui contestait un arrêté du préfet du Val-d'Oise refusant son titre de séjour et l'obligeant à quitter le territoire. La juridiction a écarté l'ensemble des moyens soulevés, notamment l'incompétence de l'auteur de l'acte, le défaut de motivation et l'absence d'examen sérieux de sa situation. Le tribunal a jugé que l'arrêté était légalement fondé sur les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (L. 435-1) et de l'accord franco-sénégalais de 2006, sans méconnaître l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme.
N° TA95-2307474(TA95-2307474)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a annulé la sanction de blâme infligée le 20 mars 2023 par le directeur du centre hospitalier Victor Dupouy d'Argenteuil à Mme C, infirmière. La décision a été jugée insuffisamment motivée, car elle se bornait à mentionner un "comportement inapproprié" sans préciser la date ni la nature des faits reprochés, en violation des articles L. 211-2 et L. 211-5 du code des relations entre le public et l'administration, ainsi que de l'article L. 532-5 du code général de la fonction publique. Les conclusions indemnitaires de Mme C ont été rejetées comme irrecevables, faute de demande préalable auprès de l'administration. Le centre hospitalier a été condamné à verser 800 euros à Mme C au titre des frais de justice.
N° TA95-2418002(TA95-2418002)
Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la requête de M. B A contestant un indu de revenu de solidarité active de 5 783,01 euros. Le juge a constaté que la requête était manifestement irrecevable, car M. A n’a pas produit, malgré une demande de régularisation, la décision attaquée ni une copie signée de sa requête, en méconnaissance des articles R. 412-1 et R. 431-4 du code de justice administrative. L’ordonnance se fonde sur l’article R. 222-1 4° du même code pour rejeter le recours.
N° TA95-2510116(TA95-2510116)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la requête de M. A... qui demandait l'annulation du refus implicite du ministre de l'économie d'abroger sa radiation des cadres pour abandon de poste de 2016. Le juge a estimé que le moyen tiré d'un défaut de motivation était inopérant, cette décision n'étant pas soumise à une obligation de motivation. Il a également considéré que les moyens de légalité interne n'étaient pas assortis des précisions suffisantes pour en apprécier le bien-fondé, l'abrogation étant conditionnée à un changement de circonstances de droit ou de fait postérieur à l'édiction de la décision. La requête a été rejetée sur le fondement du 7° de l'article R. 222-1 du code de justice administrative.
N° TA95-2409064(TA95-2409064)
Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la requête de Mme F, ressortissante camerounaise, contestant l'arrêté du préfet des Hauts-de-Seine du 15 mai 2024 lui refusant un titre de séjour pour soins, l'obligeant à quitter le territoire et prononçant une interdiction de retour d'un an. Le tribunal a estimé que la décision de refus de séjour était légale, considérant que le traitement médical de la requérante était disponible au Cameroun, en application de l'article L. 425-9 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Par conséquent, les décisions subséquentes d'éloignement et d'interdiction de retour ont été jugées fondées, et les moyens tirés de la méconnaissance des articles 3 et 8 de la Convention européenne des droits de l'homme ont été écartés.
N° TA95-2511790(TA95-2511790)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-2 du code de justice administrative, a rejeté la requête de M. B et Mme C. Ceux-ci demandaient d'enjoindre à l'administration de procéder à l'affectation de leur fils au lycée Alexandre Dumas, contestant un refus d'affectation en classe de seconde. Le juge a estimé que la condition d'urgence n'était pas caractérisée, la rentrée scolaire n'étant pas imminente et les requérants n'ayant pas engagé de démarches amiables préalables. La requête a été rejetée sans examen des autres conditions, par application de l'article L. 522-3 du code de justice administrative.
N° TA95-2102390(TA95-2102390)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise, statuant en plein contentieux, a rejeté la requête des sociétés Engie Solutions (devenue Ineo Tertiaire Ile-de-France) et SDMO Industries. Ces dernières demandaient la condamnation solidaire des membres du groupement de maîtrise d'œuvre pour des fautes quasi délictuelles dans l'exécution du lot n° 8 du marché de construction de l'hôpital de Gonesse. Le tribunal a jugé la requête irrecevable, faute de liaison du contentieux, et a également estimé que la responsabilité quasi-délictuelle du maître d'œuvre ne pouvait être engagée après la réception de l'ouvrage. Les conclusions indemnitaires ont donc été rejetées, et les demandes reconventionnelles pour procédure abusive ont été écartées.
N° TA95-2503897(TA95-2503897)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a été saisi par M. A... d’une requête en excès de pouvoir visant à annuler la décision implicite de refus de rendez-vous née du silence gardé sur son attestation de dépôt d’une demande d’admission exceptionnelle au séjour. Le juge a rejeté la requête comme manifestement irrecevable sur le fondement de l’article R. 222-1 du code de justice administrative, au motif que la demande de titre de séjour doit être effectuée par comparution personnelle ou par voie postale selon les prescriptions du préfet, et que le refus implicite de rendez-vous ne constitue pas une décision susceptible de recours. La solution retenue s’appuie sur les articles L. 431-1, R. 431-2, R. 431-3, R. 431-10, R. 431-12, R. 432-1 et R. 432-2 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile.
N° TA95-2505809(TA95-2505809)
Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a rejeté la requête de Mme A, ressortissante algérienne, qui demandait d'enjoindre au préfet des Hauts-de-Seine de lui délivrer une attestation de prolongation d'instruction de sa demande de renouvellement de titre de séjour. Le juge a estimé que la demande se heurtait à une contestation sérieuse, le caractère complet du dossier de la requérante n'étant pas établi au sens de l'article R. 431-15-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. En conséquence, les conclusions à fin d'injonction et celles relatives aux frais de justice ont été rejetées.
N° TA95-2511891(TA95-2511891)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise, saisi d’un recours pour excès de pouvoir contre un arrêté préfectoral prononçant une interdiction de retour sur le territoire français et une assignation à résidence, se déclare incompétent territorialement. En application des articles L. 776-1 du code de justice administrative et R. 922-4 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile, le tribunal compétent est celui dans le ressort duquel se situe le lieu d’assignation à résidence, soit Perpignan. Par conséquent, le dossier est transmis au Tribunal Administratif de Montpellier.
N° TA95-2510043(TA95-2510043)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-4 du code de justice administrative, a examiné la demande de M. B visant à liquider l'astreinte prononcée par une précédente ordonnance du 23 mai 2025. Cette astreinte avait été fixée pour contraindre le préfet des Hauts-de-Seine à délivrer une carte de résident à titre provisoire. Le tribunal a constaté que le préfet justifiait avoir délivré le titre de séjour requis, et a donc rejeté la demande de liquidation de l'astreinte, considérant que l'injonction avait été exécutée.
N° TA95-2504537(TA95-2504537)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la requête de Mme B, ressortissante congolaise, qui contestait les arrêtés du préfet de police de Paris l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, fixant le pays de destination et lui interdisant de revenir pour douze mois. Le tribunal a jugé que la décision d'obligation de quitter le territoire était suffisamment motivée et avait été précédée d'un examen particulier de sa situation, conformément à l'article L. 613-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Il a également écarté le moyen tiré de l'article 3 de la Convention européenne des droits de l'homme comme inopérant contre cette décision. Enfin, le tribunal a estimé que le préfet avait pu légalement refuser un délai de départ volontaire sur le fondement de l'article L. 612-2 du même code.