Jurisprudence — Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise

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DécisionExcès de pouvoirPARTIEL

N° TA95-2418692(TA95-2418692)

Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise annule la décision du 9 septembre 2024 par laquelle le préfet des Hauts-de-Seine a refusé le regroupement familial de M. C, ressortissant algérien, au profit de son épouse. Le tribunal juge que l'accord franco-algérien du 27 décembre 1968 régit de manière complète la situation des ressortissants algériens et ne prévoit pas, contrairement au code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), un motif de refus fondé sur le non-respect des principes essentiels de la vie familiale. En conséquence, le préfet ne pouvait légalement se fonder sur le comportement de M. C, même constitutif d'une menace pour l'ordre public, pour refuser la demande, cette appréciation relevant d'une procédure d'expulsion distincte. La décision est annulée pour erreur de droit, sans qu'il soit besoin d'examiner les autres moyens.

Résumé IA
DécisionExcès de pouvoirREJETE

N° TA95-2504548(TA95-2504548)

Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la requête de M. C D, ressortissant marocain, qui contestait un arrêté préfectoral du 21 février 2025 lui refusant un titre de séjour et l'obligeant à quitter le territoire français. Le tribunal a écarté les moyens d'incompétence du signataire et de vice de procédure, jugeant que la commission du titre de séjour n'avait pas à être saisie car le requérant ne justifiait pas d'une résidence de plus de dix ans en France. Il a également estimé que la décision ne méconnaissait ni l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme, ni les articles L. 423-23 et L. 435-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, ni l'accord franco-marocain du 9 octobre 1987. En conséquence, le tribunal a confirmé la légalité de l'arrêté préfectoral.

Résumé IA
OrdonnanceExcès de pouvoirREJETE

N° TA95-2505809(TA95-2505809)

Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a rejeté la requête de Mme A, ressortissante algérienne, qui demandait d'enjoindre au préfet des Hauts-de-Seine de lui délivrer une attestation de prolongation d'instruction de sa demande de renouvellement de titre de séjour. Le juge a estimé que la demande se heurtait à une contestation sérieuse, le caractère complet du dossier de la requérante n'étant pas établi au sens de l'article R. 431-15-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. En conséquence, les conclusions à fin d'injonction et celles relatives aux frais de justice ont été rejetées.

Résumé IA
OrdonnanceExcès de pouvoirREJETE

N° TA95-2510116(TA95-2510116)

Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la requête de M. A... qui demandait l'annulation du refus implicite du ministre de l'économie d'abroger sa radiation des cadres pour abandon de poste de 2016. Le juge a estimé que le moyen tiré d'un défaut de motivation était inopérant, cette décision n'étant pas soumise à une obligation de motivation. Il a également considéré que les moyens de légalité interne n'étaient pas assortis des précisions suffisantes pour en apprécier le bien-fondé, l'abrogation étant conditionnée à un changement de circonstances de droit ou de fait postérieur à l'édiction de la décision. La requête a été rejetée sur le fondement du 7° de l'article R. 222-1 du code de justice administrative.

Résumé IA
DécisionPlein contentieuxREJETE

N° TA95-2203827(TA95-2203827)

Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la requête de M. B, ingénieur des systèmes d'information, qui contestait le coefficient de modulation individuel de son indemnité spécifique de service (ISS) pour 2018 et le montant de son indemnité de fonctions, de sujétions et d'expertise (IFSE). Le tribunal a jugé irrecevables les conclusions relatives à l'ISS pour 2018, car tardives, et a estimé que les autres moyens, notamment ceux tirés de la méconnaissance de l'article 4 de l'ordonnance n°2017-543 du 13 avril 2017, n'étaient pas fondés. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des demandes de M. B.

Résumé IA
OrdonnanceExcès de pouvoirREJETE

N° TA95-2503897(TA95-2503897)

Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a été saisi par M. A... d’une requête en excès de pouvoir visant à annuler la décision implicite de refus de rendez-vous née du silence gardé sur son attestation de dépôt d’une demande d’admission exceptionnelle au séjour. Le juge a rejeté la requête comme manifestement irrecevable sur le fondement de l’article R. 222-1 du code de justice administrative, au motif que la demande de titre de séjour doit être effectuée par comparution personnelle ou par voie postale selon les prescriptions du préfet, et que le refus implicite de rendez-vous ne constitue pas une décision susceptible de recours. La solution retenue s’appuie sur les articles L. 431-1, R. 431-2, R. 431-3, R. 431-10, R. 431-12, R. 432-1 et R. 432-2 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile.

Résumé IA
OrdonnancePlein contentieuxREJETE

N° TA95-2501424(TA95-2501424)

Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la requête de M. B, qui contestait un refus de revenu de solidarité active (RSA) opposé par le conseil départemental du Val-d'Oise. La requête a été jugée manifestement irrecevable car elle ne contenait pas de conclusions formelles tendant à l'annulation d'une décision administrative, en méconnaissance de l'article R. 411-1 du code de justice administrative. Ce défaut n'ayant pas été régularisé dans le délai de recours, le tribunal a appliqué l'article R. 222-1 (4°) du même code pour rejeter la requête par ordonnance.

Résumé IA
OrdonnanceExcès de pouvoirREJETE

N° TA95-2501392(TA95-2501392)

Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la requête de Mme B, qui contestait un arrêté préfectoral de refus de renouvellement de titre de séjour avec obligation de quitter le territoire. La requête a été jugée manifestement irrecevable car elle ne contenait aucun moyen de droit permettant de contester la légalité de la décision attaquée. Le tribunal s'est fondé sur les articles R. 222-1 (4°) et R. 411-1 du code de justice administrative pour prononcer ce rejet sans invitation à régulariser.

Résumé IA
DécisionExcès de pouvoirPARTIEL

N° TA95-2500047(TA95-2500047)

Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a annulé l'arrêté du 5 décembre 2024 par lequel le préfet du Val-d'Oise refusait un titre de séjour à Mme A, ressortissante camerounaise, et assortissait ce refus d'une obligation de quitter le territoire français avec interdiction de retour. La juridiction a estimé que le préfet avait commis une erreur manifeste d'appréciation, compte tenu de la durée de résidence en France (plus de quatorze ans), des études supérieures accomplies, de l'expérience professionnelle significative, des promesses d'embauche en contrat à durée indéterminée et de l'engagement bénévole de l'intéressée. La décision s'appuie sur l'article L. 435-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, relatif à l'admission exceptionnelle au séjour.

Résumé IA
DécisionExcès de pouvoirANNULE

N° TA95-2503231(TA95-2503231)

Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a annulé la décision implicite de refus de titre de séjour opposée par le préfet du Val-d'Oise à M. A, ressortissant nigérien. Le tribunal a jugé que ce refus méconnaissait l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme, compte tenu de l'ancienneté du séjour du requérant (plus de six ans), de la situation médicale de son enfant handicapé, de la régularité du séjour de sa compagne et de sa situation professionnelle stable. La solution retenue est l'annulation de la décision implicite de refus.

Résumé IA
DécisionPlein contentieuxREJETE

N° TA95-2102390(TA95-2102390)

Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise, statuant en plein contentieux, a rejeté la requête des sociétés Engie Solutions (devenue Ineo Tertiaire Ile-de-France) et SDMO Industries. Ces dernières demandaient la condamnation solidaire des membres du groupement de maîtrise d'œuvre pour des fautes quasi délictuelles dans l'exécution du lot n° 8 du marché de construction de l'hôpital de Gonesse. Le tribunal a jugé la requête irrecevable, faute de liaison du contentieux, et a également estimé que la responsabilité quasi-délictuelle du maître d'œuvre ne pouvait être engagée après la réception de l'ouvrage. Les conclusions indemnitaires ont donc été rejetées, et les demandes reconventionnelles pour procédure abusive ont été écartées.

Résumé IA
DécisionExcès de pouvoirREJETE

N° TA95-2504529(TA95-2504529)

Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la requête de M. B A, ressortissant turc, qui contestait un arrêté du préfet d'Eure-et-Loir l'obligeant à quitter le territoire français sans délai. Le requérant, titulaire d'un titre de séjour lituanien, soutenait pouvoir circuler librement en France sur le fondement du règlement (UE) 2016/399 et de la convention d'application de l'accord de Schengen. Le tribunal a jugé que la seule détention d'un titre de séjour délivré par un autre État membre ne dispense pas l'étranger de justifier de l'objet et des conditions de son séjour, conformément à l'article 6 du code frontières Schengen. En l'espèce, M. A n'ayant pas apporté cette justification, la décision d'éloignement n'est pas entachée d'erreur manifeste d'appréciation.

Résumé IA
DécisionPlein contentieuxREJETE

N° TA95-2307340(TA95-2307340)

Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la requête de Mme C, aide-soignante, qui contestait la décision implicite de rejet du centre hospitalier Rives de Seine refusant de lui rétablir un demi-traitement et demandait 16 150 euros de dommages et intérêts. Le tribunal a jugé irrecevables les conclusions en annulation de la décision implicite, car celle-ci avait seulement pour effet de lier le contentieux indemnitaire. Sur le fond, il a estimé que la demande de Mme C n'était pas fondée, car le maintien du demi-traitement prévu par l'article 35 du décret n°88-386 du 19 avril 1988 n'était pas applicable en l'espèce, la requérante ayant déjà été admise à la retraite.

Résumé IA
DécisionPlein contentieuxANNULE

N° TA95-2208232(TA95-2208232)

Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise a pris acte du désistement de M. C, qui a obtenu satisfaction sur le fond de son litige relatif à la prise en compte de ses trimestres de travail pour ses droits à la retraite, après avoir saisi le centre hospitalier Rives de Seine d’une demande indemnitaire pour perte financière. En conséquence, le tribunal a condamné le centre hospitalier à verser 1 500 euros à M. C au titre des frais de justice, sur le fondement de l’article L. 761-1 du code de justice administrative.

Résumé IA
DécisionExcès de pouvoirREJETE

N° TA95-2301519(TA95-2301519)

Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la requête de M. B, qui contestait son absence du tableau d'avancement au grade de technicien supérieur hospitalier de 2ème classe pour 2022. Le tribunal a d'abord écarté le moyen d'incompétence, la décision ayant été signée par une autorité dûment habilitée. Saisi d'un recours pour excès de pouvoir, le juge a exercé un contrôle restreint, rappelant que la valeur professionnelle est le critère prépondérant pour les promotions, conformément au code général de la fonction publique et aux lignes directrices de gestion. Il a jugé que l'administration n'avait commis ni erreur de droit ni erreur d'appréciation en ne retenant pas l'ancienneté comme critère principal, et que le détournement de pouvoir n'était pas établi.

Résumé IA
OrdonnanceExcès de pouvoirREJETE

N° TA95-2418363(TA95-2418363)

Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la requête de M. A, qui contestait un arrêté du préfet du Val-d'Oise suspendant son permis de conduire pour six mois. Le juge a constaté que la requête était manifestement irrecevable, faute pour le requérant d'avoir signé son recours malgré une demande de régularisation restée sans suite. Cette décision a été prise sur le fondement des articles R. 222-1 (4°) et R. 431-4 du code de justice administrative.

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OrdonnanceExcès de pouvoirREJETE

N° TA95-2418242(TA95-2418242)

Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise a rejeté comme manifestement irrecevable la requête de M. A, qui contestait un arrêté préfectoral l'obligeant à quitter le territoire français. Le requérant n'a pas produit, malgré une demande de régularisation, la décision attaquée ni justifié de l'impossibilité de le faire, en méconnaissance de l'article R. 412-1 du code de justice administrative. L'ordonnance a été rendue sur le fondement du 4° de l'article R. 222-1 du même code.

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DécisionExcès de pouvoirREJETE

N° TA95-2504537(TA95-2504537)

Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la requête de Mme B, ressortissante congolaise, qui contestait les arrêtés du préfet de police de Paris l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, fixant le pays de destination et lui interdisant de revenir pour douze mois. Le tribunal a jugé que la décision d'obligation de quitter le territoire était suffisamment motivée et avait été précédée d'un examen particulier de sa situation, conformément à l'article L. 613-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Il a également écarté le moyen tiré de l'article 3 de la Convention européenne des droits de l'homme comme inopérant contre cette décision. Enfin, le tribunal a estimé que le préfet avait pu légalement refuser un délai de départ volontaire sur le fondement de l'article L. 612-2 du même code.

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DécisionExcès de pouvoirPARTIEL

N° TA95-2409003(TA95-2409003)

Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la requête de M. A, ressortissant bangladais, qui contestait l'arrêté du préfet du Val-d'Oise du 22 janvier 2024 lui refusant un titre de séjour, l'obligeant à quitter le territoire et fixant le pays de destination. Le tribunal a écarté l'ensemble des moyens soulevés, notamment ceux tirés de l'incompétence du signataire, de l'insuffisance de motivation, du défaut d'examen particulier et de la méconnaissance des articles L. 435-1 et L. 423-23 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, ainsi que de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme. La solution retenue est le rejet de la requête.

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DécisionExcès de pouvoirPARTIEL

N° TA95-2408909(TA95-2408909)

Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la requête de M. B, ressortissant portugais, contestant l'arrêté préfectoral du 17 juin 2024 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai et prononçant une interdiction de circulation d'un an. Le tribunal a estimé que le comportement de M. B, caractérisé par des violences conjugales en présence d'un mineur, constituait une menace réelle, actuelle et suffisamment grave pour l'ordre public, justifiant la mesure sur le fondement de l'article L. 251-1, 2° du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Il a également jugé que la décision ne méconnaissait ni l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme ni l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant, compte tenu de la gravité des faits et de l'absence d'atteinte disproportionnée à sa vie privée et familiale.

Résumé IA