Jurisprudence — Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise
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N° TA95-2510758(TA95-2510758)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension du refus implicite de renouvellement de titre de séjour présentée par M. B. Le juge a estimé que la condition d'urgence n'était pas remplie, compte tenu du délai de près d'un an entre la décision attaquée (août 2024) et la saisine du juge des référés (juin 2025), ce délai ayant concouru aux difficultés scolaires invoquées par le requérant.
N° TA95-2504869(TA95-2504869)
Cette ordonnance du Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise concerne un litige portant sur le retrait partiel d’une subvention "MaPrimeRenov" accordée par l’Agence nationale de l’habitat. Le tribunal se déclare incompétent territorialement en application des articles R. 351-3, R. 312-7 et R. 221-3 du code de justice administrative. Il estime que le litige, relatif à un immeuble situé à Elven (Morbihan), relève de la compétence du tribunal administratif de Rennes. En conséquence, il ordonne la transmission du dossier à cette juridiction.
N° TA95-2409740(TA95-2409740)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a annulé la décision du 17 mai 2024 par laquelle le préfet des Hauts-de-Seine avait rejeté la demande de regroupement familial de M. A au profit de son épouse et de son fils. Le tribunal a jugé que le motif de refus fondé sur le nombre de pièces du logement (une seule pièce) constituait une erreur de droit, car l'article R. 434-5 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile impose uniquement une superficie minimale, non un nombre minimal de pièces. En conséquence, le tribunal a enjoint au préfet de faire droit à la demande de regroupement familial dans un délai d'un mois et a condamné l'État à verser 1 100 euros au requérant au titre des frais de justice.
N° TA95-2511476(TA95-2511476)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise, par une ordonnance du 4 juillet 2025, statue sur une requête de M. B A dirigée contre une décision de rejet de la commission de médiation des Hauts-de-Seine du 26 mars 2025. Le juge constate que les productions enregistrées sous un nouveau numéro constituent en réalité un mémoire complémentaire à une requête précédente (n° 2510965). En conséquence, il ordonne la radiation de ces productions des registres du greffe et leur jonction à la requête initiale. Cette décision, fondée sur le code de justice administrative, est une mesure d'administration judiciaire visant à assurer une bonne gestion des procédures.
N° TA95-2410979(TA95-2410979)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la requête de M. A, ressortissant algérien, qui contestait l'arrêté préfectoral du 3 juillet 2024 refusant son titre de séjour et l'obligeant à quitter le territoire. Le tribunal a écarté le moyen tiré de l'article L. 425-9 du CESEDA, estimant que le certificat médical produit ne démontrait pas l'absence de traitement approprié contre le VIH en Algérie. Il a également jugé que l'arrêté ne portait pas une atteinte disproportionnée au droit à la vie privée et familiale garanti par l'article 8 de la CEDH, compte tenu de l'entrée très récente en France et de l'absence de liens personnels établis. La requête a donc été rejetée.
N° TA95-2409767(TA95-2409767)
Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise était saisi par Mme B, infirmière radiée des cadres pour abandon de poste, de trois requêtes dirigées contre les actes de recouvrement d'une créance de 9 148,60 euros par l'AP-HP. Le tribunal a rejeté la requête contre la lettre de relance du 2 février 2024, considérant qu'elle ne constituait pas un acte faisant grief. Il a également rejeté les requêtes contre la mise en demeure du 13 août 2024 et la saisie administrative à tiers détenteur du 3 octobre 2024, en se déclarant incompétent pour en connaître, ces actes relevant du contentieux du recouvrement de créances non fiscales des établissements publics, attribué au juge judiciaire. Les conclusions présentées au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative ont été rejetées.
N° TA95-2411123(TA95-2411123)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la requête de M. B E D, ressortissant congolais, qui contestait l'arrêté du préfet du Val-d'Oise du 28 février 2024 lui refusant un titre de séjour, l'obligeant à quitter le territoire français et fixant le pays de renvoi. Le tribunal a écarté le moyen d'incompétence du signataire, estimant que la délégation de signature était régulière. Il a également jugé que la décision de refus de titre de séjour était suffisamment motivée et ne révélait pas de défaut d'examen particulier de la situation du requérant. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des demandes de M. D, incluant l'annulation, l'injonction et les frais de justice.
N° TA95-2502466(TA95-2502466)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a examiné les recours de M. B A, ressortissant algérien, contre l'arrêté du préfet du Val-d'Oise du 28 janvier 2025 retirant son certificat de résidence de dix ans et l'obligeant à quitter le territoire français. Le tribunal a annulé la décision de retrait du certificat de résidence, estimant que le préfet ne pouvait fonder ce retrait sur la notion de menace à l'ordre public, car l'accord franco-algérien du 27 décembre 1968 ne prévoit pas une telle procédure, contrairement au code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA). Par conséquent, l'obligation de quitter le territoire français, privée de base légale, a également été annulée. Le tribunal a enjoint au préfet de restituer le certificat de résidence à M. A dans un délai de dix jours et a condamné l'État à verser 1 500 euros au titre des frais de justice.
N° TA95-2310803(TA95-2310803)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a examiné la requête de Mme C, agent territorial, contestant l'arrêté du maire de Malakoff la plaçant en disponibilité d'office pour raisons de santé. La requérante invoquait notamment l'incompétence de l'auteur de l'acte et une erreur de droit relative au reclassement professionnel. Le tribunal a rejeté l'exception de compétence liée soulevée par la commune, mais a estimé que les moyens soulevés n'étaient pas fondés. En conséquence, la demande d'annulation de l'arrêté du 1er mars 2023 a été rejetée, de même que les conclusions présentées au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative. La décision s'appuie sur les dispositions du code général de la fonction publique et des décrets n° 86-68 et n° 87-602.
N° TA95-2317280(TA95-2317280)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la requête de M. et Mme B contestant le permis de construire délivré le 30 juin 2023 par le maire du Plessis-Robinson à la SCCV Plessis Terrasses pour un ensemble immobilier de 127 logements. Les requérants invoquaient notamment des erreurs dans l’attestation RE2020, des contradictions sur les surfaces d’espaces verts, l’absence d’examen environnemental, et la méconnaissance du règlement du PLU. Le tribunal a jugé que les inexactitudes alléguées dans le dossier de demande n’avaient pas faussé l’appréciation de l’administration sur la conformité du projet, et a écarté les autres moyens comme infondés. La décision s’appuie sur les articles R. 431-16 du code de l’urbanisme et R. 122-2-1 du code de l’environnement, entre autres.
N° TA95-2503897(TA95-2503897)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a été saisi par M. A... d’une requête en excès de pouvoir visant à annuler la décision implicite de refus de rendez-vous née du silence gardé sur son attestation de dépôt d’une demande d’admission exceptionnelle au séjour. Le juge a rejeté la requête comme manifestement irrecevable sur le fondement de l’article R. 222-1 du code de justice administrative, au motif que la demande de titre de séjour doit être effectuée par comparution personnelle ou par voie postale selon les prescriptions du préfet, et que le refus implicite de rendez-vous ne constitue pas une décision susceptible de recours. La solution retenue s’appuie sur les articles L. 431-1, R. 431-2, R. 431-3, R. 431-10, R. 431-12, R. 432-1 et R. 432-2 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile.
N° TA95-2510116(TA95-2510116)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la requête de M. A... qui demandait l'annulation du refus implicite du ministre de l'économie d'abroger sa radiation des cadres pour abandon de poste de 2016. Le juge a estimé que le moyen tiré d'un défaut de motivation était inopérant, cette décision n'étant pas soumise à une obligation de motivation. Il a également considéré que les moyens de légalité interne n'étaient pas assortis des précisions suffisantes pour en apprécier le bien-fondé, l'abrogation étant conditionnée à un changement de circonstances de droit ou de fait postérieur à l'édiction de la décision. La requête a été rejetée sur le fondement du 7° de l'article R. 222-1 du code de justice administrative.
N° TA95-2301519(TA95-2301519)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la requête de M. B, qui contestait son absence du tableau d'avancement au grade de technicien supérieur hospitalier de 2ème classe pour 2022. Le tribunal a d'abord écarté le moyen d'incompétence, la décision ayant été signée par une autorité dûment habilitée. Saisi d'un recours pour excès de pouvoir, le juge a exercé un contrôle restreint, rappelant que la valeur professionnelle est le critère prépondérant pour les promotions, conformément au code général de la fonction publique et aux lignes directrices de gestion. Il a jugé que l'administration n'avait commis ni erreur de droit ni erreur d'appréciation en ne retenant pas l'ancienneté comme critère principal, et que le détournement de pouvoir n'était pas établi.
N° TA95-2301727(TA95-2301727)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a été saisi par M. A d’un recours en excès de pouvoir contre son licenciement pour faute disciplinaire prononcé par le centre d’accueil et de soins hospitaliers de Nanterre. En cours d’instance, l’administration a retiré la décision attaquée, conduisant M. A à se désister de ses conclusions principales. Le tribunal a donné acte de ce désistement et a condamné le centre hospitalier à verser 1 500 euros à M. A au titre de l’article L. 761-1 du code de justice administrative.
N° TA95-2511790(TA95-2511790)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-2 du code de justice administrative, a rejeté la requête de M. B et Mme C. Ceux-ci demandaient d'enjoindre à l'administration de procéder à l'affectation de leur fils au lycée Alexandre Dumas, contestant un refus d'affectation en classe de seconde. Le juge a estimé que la condition d'urgence n'était pas caractérisée, la rentrée scolaire n'étant pas imminente et les requérants n'ayant pas engagé de démarches amiables préalables. La requête a été rejetée sans examen des autres conditions, par application de l'article L. 522-3 du code de justice administrative.
N° TA95-2510359(TA95-2510359)
Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a pris acte du désistement de Mme A épouse B, ressortissante vietnamienne, qui contestait le refus implicite de renouvellement de son titre de séjour par le préfet du Val-d'Oise. La requérante avait invoqué l'urgence et des moyens tirés d'une erreur de droit au regard des articles L. 423-1 et suivants du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, ainsi que d'une violation de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme. Le juge a constaté que le désistement était pur et simple et a ordonné qu'il en soit donné acte, mettant ainsi fin à l'instance.
N° TA95-2510350(TA95-2510350)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la requête de M. B, ressortissant tunisien, qui demandait la suspension de la décision implicite de refus de renouvellement de son titre de séjour "conjoint de français". Le juge a estimé que la condition d'urgence, nécessaire à la suspension, n'était pas remplie, car la délivrance d'une attestation de prolongation d'instruction par le préfet des Hauts-de-Seine permettait à M. B de justifier de la régularité de son séjour et de continuer à travailler. En conséquence, la décision de refus n'avait pas d'incidence immédiate et suffisamment grave sur sa situation.
N° TA95-2202461(TA95-2202461)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la requête de M. A, professeur certifié, qui contestait le refus de la rectrice de l'académie de Versailles de lui verser l'indemnité d'éloignement dégressive pour les années 2019 et 2020 durant son affectation à Mayotte. Le tribunal a jugé que les décisions attaquées étaient suffisamment motivées et que M. A ne remplissait pas les conditions d'éligibilité prévues par le décret n° 2013-965 du 28 octobre 2013, notamment en raison de la durée de son séjour. Les moyens soulevés, tirés de la méconnaissance du principe d'égalité et de l'erreur manifeste d'appréciation, ont également été écartés. En conséquence, les conclusions aux fins d'annulation, d'injonction et d'indemnisation ont été rejetées.
N° TA95-2202490(TA95-2202490)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la requête de M. A, qui contestait le refus du ministre de la transition écologique de lui accorder une rupture conventionnelle. Le tribunal a jugé que la décision attaquée était suffisamment motivée en droit et en fait. Il a également estimé qu'à la date de la décision, M. A remplissait les conditions d'âge et de durée d'assurance pour bénéficier d'une pension de retraite à taux plein, ce qui l'excluait du dispositif de rupture conventionnelle en application de l'article 13 du décret n° 2019-1596 du 31 décembre 2019. Les autres moyens, tirés de la durée d'instruction et des besoins du service, ont été écartés comme inopérants ou non fondés.
N° TA95-2418175(TA95-2418175)
Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise a rejeté comme manifestement irrecevable la requête de la société Digital France School, qui contestait une saisie à tiers détenteur de 88 540 euros. La requête a été jugée tardive, la réclamation préalable obligatoire prévue à l’article L. 281 du livre des procédures fiscales ayant été présentée hors du délai de deux mois fixé par l’article R. 281-3-1 du même code. Le tribunal a fait application du 4° de l’article R. 222-1 du code de justice administrative pour statuer par ordonnance.