Jurisprudence — Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise
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N° TA95-2510160(TA95-2510160)
Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de Mme A, ressortissante chinoise, qui sollicitait la suspension de la décision implicite du préfet des Hauts-de-Seine refusant le renouvellement de son titre de séjour "visiteur". Le juge a estimé que la condition d'urgence n'était pas remplie, dès lors que l'administration avait délivré à l'intéressée une attestation de prolongation d'instruction valable jusqu'au 11 septembre 2025, et qu'aucune circonstance particulière ne justifiait une urgence. La requête a été rejetée en toutes ses conclusions, y compris celles relatives aux frais de justice.
N° TA95-2509430(TA95-2509430)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-3 du code de justice administrative, a rejeté la requête de M. A qui demandait qu’il soit enjoint au préfet du Val-d’Oise de lui délivrer une autorisation provisoire de séjour. Le juge a estimé que la condition d’urgence n’était pas remplie, dès lors que le requérant avait déjà reçu une convocation pour finaliser l’enregistrement de sa demande de renouvellement de titre de séjour. En conséquence, l’ensemble des conclusions de la requête, y compris celles relatives aux frais de justice, ont été rejetées.
N° TA95-2505636(TA95-2505636)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, rejette la requête de Mme B. Celle-ci demandait d'enjoindre au préfet des Hauts-de-Seine de la convoquer pour déposer une demande d'admission exceptionnelle au séjour. Le tribunal estime que la demande, déposée en janvier 2024, a fait naître une décision implicite de rejet en mai 2024, conformément à l'article R. 432-2 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Dès lors, les mesures sollicitées feraient obstacle à l'exécution de cette décision administrative, ce qui n'est pas permis par le référé mesures utiles.
N° TA95-2505642(TA95-2505642)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a rejeté la requête de M. B, ressortissant tunisien, qui demandait d'enjoindre au préfet des Hauts-de-Seine d'enregistrer sa demande de titre de séjour. Le juge a constaté que le dépôt de la demande sur le téléservice "démarches-simplifiées" le 20 janvier 2024 avait fait naître une décision implicite de rejet au terme du délai de quatre mois prévu à l'article R. 432-2 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Dès lors, la mesure sollicitée se heurtait à une contestation sérieuse, car elle faisait obstacle à l'exécution de cette décision administrative implicite.
N° TA95-2510940(TA95-2510940)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise, saisi d’un recours en excès de pouvoir par M. A contre un arrêté préfectoral portant obligation de quitter le territoire français, constate que l’intéressé a été assigné à résidence à Champigny-sur-Marne (Val-de-Marne) après son placement en rétention. En application des articles L. 776-1 du code de justice administrative et R. 922-4 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile, le tribunal compétent est celui dans le ressort duquel se situe le lieu d’assignation à résidence. Par conséquent, le tribunal ordonne la transmission du dossier au Tribunal Administratif de Melun, territorialement compétent.
N° TA95-2509185(TA95-2509185)
Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise, saisi par M. A d’une demande d’annulation d’un refus implicite de l’administration de lui verser un rappel de rémunération et d’indemnisation, a constaté son incompétence territoriale. En application des articles R. 312-12 et R. 221-3 du code de justice administrative, le litige, relatif à un agent travaillant à l’aéroport de Roissy Charles-de-Gaulle, relève de la compétence du tribunal administratif de Montreuil. Par ordonnance, le tribunal a donc transmis le dossier à cette juridiction.
N° TA95-2509093(TA95-2509093)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a examiné le recours en excès de pouvoir de M. C, ressortissant espagnol, contre un arrêté du préfet de la Seine-Saint-Denis du 14 mai 2025 lui faisant obligation de quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de circulation de 24 mois. Le tribunal a rejeté la fin de non-recevoir pour tardiveté soulevée par le préfet. Sur le fond, il a appliqué les articles L. 251-1 et suivants du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA) relatifs aux citoyens de l'Union européenne, ainsi que l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des demandes de M. C, confirmant la légalité de l'arrêté préfectoral.
N° TA95-2510380(TA95-2510380)
Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a été saisi par M. A B d'une demande d'injonction visant à obtenir la délivrance d'un titre de voyage. Le requérant s'est désisté de ses conclusions principales, désistement dont le juge lui a donné acte. L'ordonnance admet M. A B au bénéfice de l'aide juridictionnelle provisoire et condamne l'État à verser 800 euros à son avocate au titre des frais de justice, sous réserve de l'admission définitive à l'aide juridictionnelle.
N° TA95-2511967(TA95-2511967)
Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise, saisi d’un recours en excès de pouvoir contre un arrêté préfectoral d’obligation de quitter le territoire français, constate que la requérante résidait à Stains (Seine-Saint-Denis) à la date de la décision attaquée. En application des articles R. 312-8 et R. 221-3 du code de justice administrative, il se déclare territorialement incompétent et transmet l’affaire au Tribunal administratif de Montreuil, compétent *ratione loci*.
N° TA95-2510480(TA95-2510480)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-3 du code de justice administrative, rejette la requête de M. B, ressortissant libanais, qui demandait qu’il soit enjoint au préfet des Hauts-de-Seine de lui délivrer un récépissé de sa demande de titre de séjour « recherche d’emploi ou création d’entreprise ». Le juge constate qu’une décision implicite de rejet de cette demande est née le 29 mai 2025, en application des articles R. 432-1 et R. 432-2 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile. Cette décision administrative fait obstacle au prononcé d’une mesure utile sur le fondement de l’article L. 521-3, en l’absence de péril grave. La requête est donc rejetée en toutes ses conclusions.
N° TA95-2510502(TA95-2510502)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a enjoint au préfet des Hauts-de-Seine de convoquer M. B, ressortissant marocain, afin d'enregistrer sa demande de renouvellement de titre de séjour et de changement de statut (vers un titre "passeport talent") et de lui délivrer un récépissé. La solution retenue est fondée sur l'urgence et l'utilité de la mesure, le requérant étant placé en situation irrégulière et dans l'impossibilité de travailler en raison de la carence prolongée de la préfecture, qui n'a pas contesté les faits. Les textes appliqués sont l'article L. 521-3 du code de justice administrative et le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
N° TA95-2510650(TA95-2510650)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a rejeté la requête de M. B, ressortissant burkinabé, qui demandait qu’il soit enjoint au préfet des Hauts-de-Seine de lui fixer un rendez-vous pour obtenir un récépissé de renouvellement de titre de séjour. Le juge a estimé que la demande se heurtait à une contestation sérieuse, car le requérant avait déposé sa demande de renouvellement hors des délais prévus par les articles R. 431-5 et R. 431-15-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. En outre, la condition d'urgence n'était pas remplie, M. B s'étant placé lui-même dans cette situation en raison de son dépôt tardif.
N° TA95-2511686(TA95-2511686)
Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise, statuant en référé, a rejeté la requête de M. A qui demandait, pour le compte de son épouse, la délivrance d’une attestation de prolongation d’instruction valant autorisation de séjour et de travail. Le juge a considéré que M. A n’était pas habilité à agir au nom de son épouse, sa requête étant irrecevable pour défaut d’intérêt à agir. La décision a été prise sur le fondement des articles L. 521-3 et L. 522-3 du code de justice administrative.
N° TA95-2410740(TA95-2410740)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la requête de M. B C, qui demandait l'annulation d'une décision de retrait de points consécutive à une infraction routière du 28 octobre 2023. Le requérant invoquait un vice de procédure, faute d'information préalable. Le tribunal a jugé que la preuve de la délivrance des informations prévues aux articles L. 223-3 et R. 223-3 du code de la route était rapportée par le ministre de l'intérieur, via la signature électronique de M. C sur le procès-verbal. La solution retenue est donc le rejet de la requête.
N° TA95-2511047(TA95-2511047)
Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-2 du code de justice administrative, a rejeté la requête de Mme Q et autres qui demandaient l'interruption des opérations d'expulsion de leurs parcelles. Le juge a considéré que la condition d'urgence n'était pas remplie, les expulsions étant déjà achevées, et qu'aucune atteinte grave et manifestement illégale à une liberté fondamentale, telle que le droit de propriété ou le droit au respect de la vie privée et familiale, n'était établie. La solution retenue s'appuie sur l'absence d'objet du litige et le caractère régulier des procédures d'expropriation et d'expulsion menées par l'administration.
N° TA95-2511479(TA95-2511479)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, rejette la demande de suspension présentée par la SARL Apsie. Cette demande visait à suspendre la décision de la Caisse des dépôts et consignations du 27 avril 2025, qui avait prononcé son déréférencement de la plateforme "Mon Compte Formation" pour neuf mois, suspendu le paiement des dossiers en cours et exigé le remboursement de sommes versées. Le juge a estimé que la condition d'urgence, pourtant invoquée par la société requérante comme menaçant sa survie économique, n'était pas suffisamment établie au regard des circonstances de l'espèce. En conséquence, la requête a été rejetée sans qu'il soit nécessaire d'examiner les moyens soulevés, en application de l'article L. 522-3 du même code.
N° TA95-2308870(TA95-2308870)
Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise a pris acte du désistement de la SAS CIRCUIT DU MAINE de ses conclusions principales tendant au remboursement d’un crédit de TVA de 84 711 euros au titre de janvier 2023. La société a maintenu ses conclusions accessoires sur le fondement de l’article L. 761-1 du code de justice administrative. Le juge a fait partiellement droit à cette demande en condamnant l’État à lui verser 1 500 euros au titre des frais de justice.
N° TA95-2511658(TA95-2511658)
Suspension d'une décision implicite de rejet d'une demande d'autorisation de travail. Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, rejette la requête de M. B comme manifestement irrecevable. Le requérant n'a pas produit la copie de la requête en annulation, pourtant exigée à peine d'irrecevabilité par l'article R. 522-1 du même code.
N° TA95-2510163(TA95-2510163)
Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de la décision implicite du préfet des Hauts-de-Seine refusant le renouvellement du titre de séjour "visiteur" de M. A. Le juge a estimé que la condition d'urgence, nécessaire à la suspension, n'était pas remplie, faute pour le requérant de justifier de circonstances particulières justifiant une intervention à très bref délai. La requête a été rejetée dans son intégralité, y compris les conclusions aux fins d'injonction et celles présentées au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
N° TA95-2510787(TA95-2510787)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a été saisi par une ressortissante algérienne demandant d'enjoindre au préfet des Hauts-de-Seine de lui fixer un rendez-vous pour le renouvellement de son certificat de résidence. La requérante s'est désistée de ses conclusions principales après avoir obtenu un récépissé de demande de titre de séjour valable jusqu'au 23 décembre 2025. Le tribunal a donné acte de ce désistement et rejeté la demande de frais de justice, estimant qu'il n'y avait pas lieu d'y faire droit dans les circonstances de l'espèce.