Jurisprudence — Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise
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N° TA95-2510504(TA95-2510504)
Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a rejeté la requête de Mme A B, ressortissante tunisienne, qui demandait d'enjoindre au préfet des Hauts-de-Seine de corriger la date de validité de son titre de séjour ou de lui délivrer un récépissé. Le juge a estimé que la condition d'urgence n'était pas remplie, la requérante n'ayant pas démontré de circonstances particulières justifiant une intervention à très bref délai, alors que sa demande d'admission au séjour était en cours d'instruction. La décision s'appuie sur les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ainsi que sur le code de justice administrative.
N° TA95-2202553(TA95-2202553)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a rejeté les requêtes de M. B, un serrurier auto-entrepreneur, qui contestait des rappels de taxe sur la valeur ajoutée (TVA) et des cotisations supplémentaires à l'impôt sur le revenu pour les années 2015 à 2017. Le litige portait sur la qualification de son activité mixte (vente de serrures et prestations de services), M. B soutenant que la vente n'était pas accessoire à la prestation, ce qui lui aurait permis de bénéficier du régime micro-BIC et de la franchise de TVA. Le tribunal a jugé que l'activité de vente de serrures était indissociable et accessoire à la prestation de service de serrurerie, conformément aux critères de l'article 257 ter du code général des impôts et à la jurisprudence de l'Union européenne. En conséquence, la solution retenue est le rejet des demandes de décharge, confirmant la position de l'administration fiscale.
N° TA95-2207640(TA95-2207640)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a été saisi par la SA Divercity d’une demande de réduction des cotisations de taxe foncière sur les propriétés bâties pour les années 2020 et 2021, concernant quatorze immeubles situés dans des quartiers prioritaires de la politique de la ville. La société invoquait l’exonération prévue à l’article 1383 C ter du code général des impôts, qui subordonne le bénéfice de l’exonération à la condition que les immeubles soient rattachés, à une date déterminée, à un établissement remplissant les conditions pour bénéficier de l’exonération de cotisation foncière des entreprises prévue à l’article 1466 A I septies du même code. Le tribunal a rejeté la requête, considérant que la société ne justifiait pas que les immeubles en cause étaient rattachés à un établissement remplissant ces conditions aux dates requises (1er janvier 2015 ou 1er janvier 2017 selon l’année d’imposition). La solution retenue est donc le rejet de la demande de réduction fiscale et des conclusions accessoires.
N° TA95-2505522(TA95-2505522)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la requête de Mme B dirigée contre un permis de construire délivré par le maire de Vanves à la société Vinci Immobilier. La requête a été jugée manifestement irrecevable car la requérante n'a pas produit, malgré une demande de régularisation, la copie de l'acte attaqué ni la preuve de la notification de son recours au titulaire de l'autorisation, comme l'exigent les articles R. 412-1, R. 600-1 et R. 600-4 du code de justice administrative et du code de l'urbanisme. En application du 4° de l'article R. 222-1 du code de justice administrative, la requête a été rejetée par ordonnance.
N° TA95-2512066(TA95-2512066)
Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a rejeté la requête de Mme A, ressortissante algérienne, qui demandait une injonction au préfet des Hauts-de-Seine de lui remettre une attestation de prolongation d'instruction ou un récépissé suite à sa demande de certificat de résidence. Le juge a estimé que la mesure sollicitée ferait obstacle à l'exécution d'une décision implicite de rejet née du silence de l'administration, ce qui est prohibé par l'article L. 521-3. La requête a donc été rejetée comme manifestement infondée en application de l'article L. 522-3 du même code.
N° TA95-2509942(TA95-2509942)
Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise, statuant en référé, a rejeté la demande de suspension de l'arrêté du préfet du Val-d'Oise refusant un titre de séjour à Mme B. La requérante, qui sollicitait un changement de statut (d'étudiant vers un autre statut), n'a pas justifié de l'urgence particulière exigée par l'article L. 521-1 du code de justice administrative. Les conclusions visant la suspension de l'obligation de quitter le territoire français ont également été rejetées comme irrecevables, le recours au fond ayant déjà un effet suspensif.
N° TA95-2509940(TA95-2509940)
Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise, statuant en référé, a rejeté la demande de suspension de la décision "48 SI" du ministre de l'intérieur invalidant le permis de conduire de M. B pour solde de points nul. Le juge a estimé que la condition d'urgence, nécessaire sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, n'était pas établie. Malgré l'impact professionnel invoqué par le requérant (gérant d'une SARL nécessitant des déplacements), le tribunal a relevé la gravité et le caractère répété des infractions commises (conduite en état alcoolique, excès de vitesse, usage du téléphone), prévalant sur l'intérêt privé au regard de la sécurité routière. La requête a donc été rejetée sans examen du doute sérieux sur la légalité de la décision.
N° TA95-2509933(TA95-2509933)
Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise, statuant en référé, a rejeté la demande de suspension de la décision du 26 mai 2025 par laquelle le préfet du Val-d'Oise avait ordonné la fermeture administrative de l'établissement de la société Loxy. Le juge a estimé qu'aucun des moyens soulevés, tirés d'un vice de procédure et de la méconnaissance de l'article L. 8272-2 du code du travail, n'était de nature à créer un doute sérieux sur la légalité de la décision. La requête a été rejetée sur le fondement de l'article L. 522-3 du code de justice administrative, sans qu'il soit nécessaire d'examiner l'urgence.
N° TA95-2509927(TA95-2509927)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise, statuant en référé, a rejeté la demande de suspension de la décision du Centre Hospitalier des Quatre Villes radiant Mme A des cadres pour avoir atteint la durée maximale de disponibilité. La requérante invoquait un défaut d’information préalable, une incompétence du signataire et une erreur manifeste d’appréciation. Le juge a estimé qu’aucun de ces moyens n’était de nature à créer un doute sérieux sur la légalité de la décision, conformément à l’article L. 521-1 du code de justice administrative. La requête a donc été rejetée sans qu’il soit nécessaire d’examiner l’urgence.
N° TA95-2504576(TA95-2504576)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a constaté le désistement d'office de la requête de M. A, qui contestait le refus d'avis favorable à ses demandes d'autorisation d'exploiter des postes de jeux et paris. Ce désistement est fondé sur l'article R. 612-5-2 du code de justice administrative, car le requérant n'a pas confirmé le maintien de son recours en annulation dans le délai d'un mois suivant le rejet de sa demande de suspension par le juge des référés. La solution retenue est donc le constat du désistement, sans examen au fond de la légalité des décisions attaquées.
N° TA95-2511874(TA95-2511874)
Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-2 du code de justice administrative, a rejeté la requête de M. A, ressortissant chinois, qui demandait la restitution de sa carte de résident et de son permis de conduire, ou la délivrance d'une autorisation provisoire de séjour. Le juge a estimé que la condition d'urgence caractérisée n'était pas remplie, faute pour le requérant d'établir des conséquences graves sur sa situation personnelle du fait de l'absence de restitution immédiate des documents. La solution retenue s'appuie sur les dispositions du code de justice administrative et du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
N° TA95-2505043(TA95-2505043)
Cette ordonnance du Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise concerne un recours en excès de pouvoir formé par M. A contre un arrêté préfectoral du 5 mars 2025 ordonnant sa réadmission dans l'espace Schengen et une interdiction de circulation sur le territoire français pour deux ans. Le tribunal se déclare territorialement incompétent au profit du Tribunal Administratif de Paris, en application des articles R. 312-8 et R. 351-3 du code de justice administrative. Il retient que la décision attaquée est un acte de police individuel et que, à la date de l'arrêté, le requérant résidait à Paris, ce qui relève de la compétence du tribunal parisien. En conséquence, le dossier est transmis au Tribunal Administratif de Paris.
N° TA95-2506273(TA95-2506273)
Litige individuel d’un agent public (M. A) contre la ministre de la transition écologique, portant sur une demande de provision de 1 518,84 euros. Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise se déclare incompétent et transmet l’affaire au Tribunal administratif de Melun. La solution retenue est fondée sur les articles R. 351-3 et R. 312-12 du code de justice administrative, qui attribuent compétence au tribunal du lieu de la dernière affectation de l’agent (Val-de-Marne).
N° TA95-2505996(TA95-2505996)
Cette ordonnance du Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise concerne une opposition à une contrainte émise par la caisse d'allocations familiales du Val-d'Oise pour le recouvrement d'un indu de prime exceptionnelle et d'allocation de logement sociale. Le tribunal constate que la requérante, Mme A, est domiciliée à La Madeleine (Nord). En application de l'article R. 133-3 du code de la sécurité sociale, le tribunal compétent est celui du lieu de résidence du débiteur. Par conséquent, le tribunal se déclare incompétent et transmet le dossier au Tribunal Administratif de Lille.
N° TA95-2506174(TA95-2506174)
Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise, saisi d’une opposition à une contrainte émise par la caisse d’allocations familiales du Val-d’Oise pour le recouvrement d’un indu d’allocation de logement sociale de 1 279 euros, se déclare incompétent territorialement. En application de l’article R. 133-3 du code de la sécurité sociale, le tribunal compétent est celui du domicile du débiteur, situé à Annet-sur-Marne (Seine-et-Marne). Le dossier est donc transmis au Tribunal administratif de Melun, conformément à l’article R. 351-3 du code de justice administrative.
N° TA95-2506349(TA95-2506349)
Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise a été saisi par M. A B d’une demande d’annulation de la décision du 10 mars 2025 par laquelle l’Office français de protection des réfugiés et apatrides (OFPRA) a rejeté sa demande d’asile. Le tribunal a constaté que, conformément à l’article L. 532-1 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile, les recours contre les décisions de l’OFPRA relèvent de la compétence exclusive de la Cour nationale du droit d’asile (CNDA). En application de l’article R. 222-1 du code de justice administrative, il a rejeté la requête comme portée devant une juridiction manifestement incompétente.
N° TA95-2510914(TA95-2510914)
Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise, saisi d’un recours pour excès de pouvoir contre des arrêtés du préfet des Pyrénées-Orientales (obligation de quitter le territoire, interdiction de retour, assignation à résidence), se déclare incompétent territorialement. En application des articles L. 776-1 du code de justice administrative et R. 922-4 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile, le tribunal compétent est celui dans le ressort duquel l’étranger est assigné à résidence, soit le département des Pyrénées-Orientales. Par conséquent, le dossier est transmis au Tribunal administratif de Montpellier.
N° TA95-2308870(TA95-2308870)
Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise a pris acte du désistement de la SAS CIRCUIT DU MAINE de ses conclusions principales tendant au remboursement d’un crédit de TVA de 84 711 euros au titre de janvier 2023. La société a maintenu ses conclusions accessoires sur le fondement de l’article L. 761-1 du code de justice administrative. Le juge a fait partiellement droit à cette demande en condamnant l’État à lui verser 1 500 euros au titre des frais de justice.
N° TA95-2511353(TA95-2511353)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise, statuant en référé sur une demande de suspension d’un refus implicite de renouvellement de certificat de résidence algérien, a rejeté la requête de M. B. Le juge a estimé que la condition d’urgence, nécessaire à l’application de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, n’était pas remplie en raison du délai de sept mois entre la décision attaquée (27 octobre 2024) et l’introduction du recours (14 mai 2025). En conséquence, la requête a été rejetée sans examen des moyens soulevés, par application de l’article L. 522-3 du même code.
N° TA95-2510710(TA95-2510710)
Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise, statuant en référé, a rejeté la demande de suspension de la décision implicite de refus de renouvellement de titre de séjour de M. B, prise par le préfet des Hauts-de-Seine. Le juge a estimé que la condition d'urgence, requise par l'article L. 521-1 du code de justice administrative, n'était pas remplie en raison du délai de plus d'un an entre la décision attaquée (mars 2024) et l'introduction du recours (juin 2025). En conséquence, la requête a été rejetée sans examen des moyens soulevés, et la demande d'aide juridictionnelle provisoire a également été refusée.