Jurisprudence — Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise

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OrdonnanceExcès de pouvoirAUTRE

N° TA95-2512354(TA95-2512354)

Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise, saisi d’un recours en excès de pouvoir par M. A contre un arrêté préfectoral portant obligation de quitter le territoire français et interdiction de retour, se déclare incompétent territorialement. Constatant que le requérant résidait à Paris à la date de la décision attaquée, il applique les articles R. 312-8 et R. 221-3 du code de justice administrative. Par ordonnance, il transmet le dossier au Tribunal administratif de Paris, seul compétent pour connaître du litige.

Résumé IA
DécisionExcès de pouvoirPARTIEL

N° TA95-2410505(TA95-2410505)

Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la requête de M. A, de nationalité sénégalaise, qui contestait le refus de renouvellement de son titre de séjour "salarié" et l'obligation de quitter le territoire français prise par le préfet du Val-d'Oise. Le tribunal a jugé que la décision de refus était suffisamment motivée et que le préfet n'avait pas commis d'erreur de droit en se fondant sur l'avis défavorable de la plateforme interrégionale de la main d'œuvre étrangère, ni d'erreur de fait concernant le changement d'employeur. Il a également estimé que la décision ne méconnaissait pas les articles L. 421-1 et L. 433-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, ni l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme, compte tenu de l'absence de liens personnels et familiaux suffisamment stables en France. En conséquence, l'obligation de quitter le territoire étant légale, l'ensemble des conclusions de M. A a été rejeté.

Résumé IA
DécisionExcès de pouvoirREJETE

N° TA95-2410412(TA95-2410412)

Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la requête de M. C, ressortissant algérien, qui contestait le refus de renouvellement de son certificat de résidence et l'obligation de quitter le territoire français. Le tribunal a écarté les moyens d'incompétence et d'insuffisance de motivation, jugeant que l'arrêté préfectoral était signé par une autorité compétente et comportait les considérations de droit et de fait requises. La solution retenue est le rejet de l'intégralité des conclusions, incluant les demandes d'annulation, d'injonction et de frais de justice, sur le fondement des articles L. 211-2 et L. 211-5 du code des relations entre le public et l'administration, ainsi que de l'accord franco-algérien du 27 décembre 1968.

Résumé IA
DécisionExcès de pouvoirREJETE

N° TA95-2410556(TA95-2410556)

Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la requête de M. A, ressortissant togolais, qui contestait l'arrêté du préfet des Hauts-de-Seine refusant le renouvellement de son titre de séjour pour soins, l'obligeant à quitter le territoire et prononçant une interdiction de retour d'un an. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que le préfet avait procédé à un examen complet de la situation personnelle et familiale du requérant. Il a estimé que le refus de titre de séjour ne méconnaissait pas les articles L. 425-9 et L. 421-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), ni l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme, et que l'interdiction de retour n'était pas entachée d'erreur d'appréciation au regard des articles L. 612-8 et L. 612-10 du CESEDA.

Résumé IA
DécisionExcès de pouvoirREJETE

N° TA95-2213939(TA95-2213939)

Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la requête du Syndicat interco CFDT des Hauts-de-Seine, qui contestait le refus du maire de Clamart de lui octroyer un local syndical au sein ou à proximité immédiate de la mairie. Le syndicat invoquait notamment la méconnaissance de la liberté syndicale et un vice de procédure. Le tribunal a estimé que la commune avait proposé un local alternatif adapté et que le refus n'était pas entaché d'illégalité au regard des dispositions du code général des collectivités territoriales et du décret du 3 avril 1985. La solution retenue est donc le rejet de l'ensemble des demandes d'annulation et d'injonction.

Résumé IA
DécisionExcès de pouvoirPARTIEL

N° TA95-2410549(TA95-2410549)

Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a annulé l'arrêté du 14 juin 2024 par lequel le préfet des Hauts-de-Seine refusait de renouveler la carte de résident de M. B, ressortissant tunisien, et l'obligeait à quitter le territoire. La solution retenue est fondée sur un moyen relevé d'office : le préfet ne pouvait légalement refuser le renouvellement d'une carte de résident au seul motif que la présence de l'intéressé constituerait une menace pour l'ordre public, cette condition n'étant pas prévue par les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile applicables à la date de la décision. Par voie de conséquence, les décisions portant obligation de quitter le territoire français, fixation du délai de départ et du pays de destination ont également été annulées.

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DécisionExcès de pouvoirREJETE

N° TA95-2201748(TA95-2201748)

Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a examiné les requêtes de M. A, agent territorial, contestant sa suspension de fonctions de quatre mois (arrêté du 1er février 2022) et son exclusion temporaire de deux ans (décision du 6 mars 2023), ainsi que sa demande indemnitaire. Le requérant invoquait notamment la prescription des faits, l'absence de gravité suffisante, la violation de sa vie privée et de sa liberté d'expression, et le manquement à l'obligation de loyauté. Le tribunal a rejeté l'ensemble des requêtes, jugeant que les moyens soulevés n'étaient pas fondés et que les sanctions disciplinaires étaient justifiées. Les demandes de M. A ont été rejetées, et la commune de Levallois-Perret a obtenu le versement de 1 500 euros au titre des frais de justice.

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DécisionExcès de pouvoirPARTIEL

N° TA95-2302256(TA95-2302256)

Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise annule la décision du 8 mars 2021 par laquelle le préfet des Hauts-de-Seine a classé sans suite la demande de carte de résident en tant qu'ascendante à charge de français de Mme C, ressortissante marocaine. Le tribunal retient que le dossier de la requérante était complet, car elle disposait d'un titre de séjour en cours de validité, et que la décision était entachée d'incompétence faute de mentionner l'identité de son auteur. Il enjoint au préfet de réexaminer la situation de Mme C. La décision s'appuie sur les articles L. 314-11 et R. 314-2 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

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DécisionPlein contentieuxREJETE

N° TA95-2207640(TA95-2207640)

Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a été saisi par la SA Divercity d’une demande de réduction des cotisations de taxe foncière sur les propriétés bâties pour les années 2020 et 2021, concernant quatorze immeubles situés dans des quartiers prioritaires de la politique de la ville. La société invoquait l’exonération prévue à l’article 1383 C ter du code général des impôts, qui subordonne le bénéfice de l’exonération à la condition que les immeubles soient rattachés, à une date déterminée, à un établissement remplissant les conditions pour bénéficier de l’exonération de cotisation foncière des entreprises prévue à l’article 1466 A I septies du même code. Le tribunal a rejeté la requête, considérant que la société ne justifiait pas que les immeubles en cause étaient rattachés à un établissement remplissant ces conditions aux dates requises (1er janvier 2015 ou 1er janvier 2017 selon l’année d’imposition). La solution retenue est donc le rejet de la demande de réduction fiscale et des conclusions accessoires.

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DécisionExcès de pouvoirREJETE

N° TA95-2401789(TA95-2401789)

Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la requête de Mme B, ressortissante marocaine, qui demandait l'annulation du refus du préfet des Hauts-de-Seine de lui délivrer une carte de résident. La requérante ne remplissait pas les conditions de l'accord franco-marocain du 9 octobre 1987, car elle ne justifiait pas de trois ans de séjour continu sous couvert d'un titre "salarié". Par ailleurs, le tribunal a relevé que les titres de séjour "passeport talent" détenus par Mme B ne permettaient pas, en application des articles L. 421-12 et L. 426-18 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, de prétendre à la carte de résident de longue durée-UE sollicitée.

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DécisionExcès de pouvoirREJETE

N° TA95-2402172(TA95-2402172)

Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la requête de Mme E épouse C, qui demandait l'annulation du refus du préfet du Val-d'Oise d'admettre son époux au bénéfice du regroupement familial. Le tribunal a écarté le moyen tiré de l'incompétence de l'auteur de l'acte, la délégation de signature étant régulière. Il a également jugé que le refus ne portait pas une atteinte disproportionnée au droit au respect de la vie privée et familiale garanti par l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme, compte tenu de la possibilité de visites et de l'absence de démonstration de liens intenses. La solution retenue s'appuie sur les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

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DécisionExcès de pouvoirPARTIEL

N° TA95-2509104(TA95-2509104)

Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a enjoint au préfet des Hauts-de-Seine de convoquer M. B, ressortissant syrien, à un rendez-vous en préfecture pour le dépôt de sa demande de renouvellement de titre de séjour, sous astreinte de 100 euros par jour de retard passé un délai de sept jours. La solution retenue repose sur l'urgence présumée en matière de renouvellement de titre de séjour et sur le dysfonctionnement avéré de la plateforme ANEF, qui empêchait le requérant d'effectuer sa démarche en ligne. Le tribunal a appliqué les dispositions de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, ainsi que le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

Résumé IA
DécisionREJETE

N° TA95-2307645(TA95-2307645)

Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise était saisi par la SCI l'Olivier d'une demande d'annulation du refus implicite du maire de Domont de proposer la rétrocession d'un bien préempté en 2019, sur le fondement des articles L. 213-11 et L. 213-12 du code de l'urbanisme. Le tribunal a soulevé d'office un moyen d'ordre public tiré de l'incompétence de la juridiction administrative pour connaître de ce litige, en se fondant sur la jurisprudence de la Cour administrative d'appel de Paris. En conséquence, la requête a été rejetée comme portée devant un ordre de juridiction incompétent.

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DécisionPlein contentieuxREJETE

N° TA95-2202553(TA95-2202553)

Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a rejeté les requêtes de M. B, un serrurier auto-entrepreneur, qui contestait des rappels de taxe sur la valeur ajoutée (TVA) et des cotisations supplémentaires à l'impôt sur le revenu pour les années 2015 à 2017. Le litige portait sur la qualification de son activité mixte (vente de serrures et prestations de services), M. B soutenant que la vente n'était pas accessoire à la prestation, ce qui lui aurait permis de bénéficier du régime micro-BIC et de la franchise de TVA. Le tribunal a jugé que l'activité de vente de serrures était indissociable et accessoire à la prestation de service de serrurerie, conformément aux critères de l'article 257 ter du code général des impôts et à la jurisprudence de l'Union européenne. En conséquence, la solution retenue est le rejet des demandes de décharge, confirmant la position de l'administration fiscale.

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DécisionExcès de pouvoirPARTIEL

N° TA95-2403779(TA95-2403779)

Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la requête de Mme A E B, ressortissante afghane, qui contestait la décision de l'Office français de l'immigration et de l'intégration (D) mettant fin à ses conditions matérielles d'accueil. La requérante invoquait une insuffisance de motivation et une méconnaissance de sa vulnérabilité (grossesse, enfants à charge) au regard de l'article L. 551-16 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Le tribunal a jugé que la décision était suffisamment motivée et que D avait pris en compte sa vulnérabilité, mais que le manquement de l'intéressée à fournir les informations utiles justifiait la cessation des conditions d'accueil.

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OrdonnanceExcès de pouvoirREJETE

N° TA95-2511565(TA95-2511565)

Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a rejeté la demande de M. A, ressortissant algérien, qui sollicitait une injonction pour obtenir un rendez-vous en préfecture afin de déposer une demande de titre de séjour. Le juge a estimé que la condition d'urgence n'était pas remplie, car M. A, qui sollicitait une première admission exceptionnelle au séjour, n'a pas justifié de circonstances particulières rendant nécessaire l'obtention rapide d'un rendez-vous, sa situation d'irrégularité et son emploi ne suffisant pas à caractériser une urgence au sens de la procédure de référé. La requête a donc été rejetée comme manifestement mal fondée.

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DécisionExcès de pouvoirREJETE

N° TA95-2509141(TA95-2509141)

Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a été saisi par M. B, ressortissant burundais réfugié, afin d'enjoindre au préfet des Hauts-de-Seine de le convoquer pour déposer une demande de renouvellement de sa carte de résident, en raison d'un dysfonctionnement de la plateforme ANEF. Le préfet ayant convoqué l'intéressé le 2 juillet 2025, le tribunal a constaté un non-lieu à statuer sur les conclusions principales de la requête, devenues sans objet. Il a en revanche admis provisoirement M. B au bénéfice de l'aide juridictionnelle. La décision applique les articles L. 521-3 du code de justice administrative et 20 de la loi du 10 juillet 1991 relative à l'aide juridique.

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DécisionExcès de pouvoirPARTIEL

N° TA95-2500360(TA95-2500360)

Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise annule la décision du 29 octobre 2024 par laquelle le préfet des Hauts-de-Seine a rejeté la demande de regroupement familial de M. B, ressortissant bangladais, pour son épouse et son fils. Le tribunal juge que le préfet a commis une erreur de droit en appréciant le caractère suffisant des ressources du demandeur uniquement sur les douze mois précédant la demande, sans tenir compte de l'évolution favorable de ses ressources postérieures, comme le permet l'article L. 434-7 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. La solution retenue est l'annulation de la décision préfectorale, sans qu'il soit besoin d'examiner les autres moyens soulevés.

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OrdonnanceExcès de pouvoirREJETE

N° TA95-2511566(TA95-2511566)

Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, rejette la requête de Mme B A, ressortissante ivoirienne, qui demandait d'enjoindre au préfet des Hauts-de-Seine de lui fixer un rendez-vous pour déposer une demande de titre de séjour. Le juge rappelle que la condition d'urgence est en principe établie pour les demandes de renouvellement de titre, mais que pour une première demande comme en l'espèce, il appartient au requérant de justifier de circonstances particulières. En l'absence de telles justifications, la requête est rejetée comme manifestement mal fondée.

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DécisionExcès de pouvoirPARTIEL

N° TA95-2509106(TA95-2509106)

Cette décision du Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise concerne le refus implicite du préfet du Val-d'Oise de convoquer une ressortissante chinoise pour le renouvellement de sa carte de séjour pluriannuelle "passeport talent", malgré une demande déposée via le téléservice ANEF. Statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, la juge des référés a fait droit à la requête en reconnaissant l'urgence, l'utilité et l'absence de contestation sérieuse de la mesure. Elle a enjoint au préfet de convoquer la requérante dans un délai de quinze jours sous astreinte de 50 euros par jour de retard, et de lui remettre un récépissé l'autorisant à travailler, en application des articles R. 431-2 et suivants du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

Résumé IA