Jurisprudence — Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise
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N° TA95-2303703(TA95-2303703)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise rejette la demande de la SCI LA RUCHE, qui contestait son assujettissement à la taxe foncière sur les propriétés bâties pour l'année 2021. La société soutenait que son immeuble, en travaux, était impropre à toute utilisation au 1er janvier 2021 et ne pouvait être considéré comme une propriété bâtie au sens de l'article 1380 du code général des impôts. Le tribunal juge que les travaux entrepris, bien qu'importants, n'ont pas affecté le gros œuvre au point de rendre l'immeuble totalement inutilisable, et que la structure porteuse était conservée. En conséquence, l'immeuble conserve son caractère de propriété bâtie imposable, et la demande de décharge est rejetée.
N° TA95-2300651(TA95-2300651)
Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la demande de la SNC ALTA QWARTZ, qui sollicitait la décharge de la taxe foncière sur les propriétés bâties pour les années 2021 et 2022 concernant son centre commercial "QWARTZ" à Villeneuve-la-Garenne. La société invoquait l'exonération prévue à l'article 1383 C ter du code général des impôts pour les immeubles situés dans les quartiers prioritaires de la politique de la ville, en soutenant que cette exonération s'appliquait à l'ensemble des immeubles bordant une voie publique constituant la limite d'un tel quartier. Le tribunal a jugé que cette disposition ne bénéficie qu'aux immeubles situés sur la bordure opposée de la voie publique qui jouxte effectivement le quartier prioritaire, et non à tous les immeubles de la voie. La requête a donc été rejetée, ainsi que les conclusions fondées sur l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
N° TA95-2301305(TA95-2301305)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la requête de M. et Mme C, qui contestaient des cotisations supplémentaires d'impôt sur le revenu et de prélèvements sociaux pour 2017 et 2018, résultant de revenus distribués par la SARL SML Auto. Les requérants invoquaient une insuffisance de motivation de la proposition de rectification et une méthode de reconstitution de chiffre d’affaires viciée. Le tribunal a jugé que la proposition de rectification, qui se référait à celle notifiée à la société, était suffisamment motivée au regard des articles L. 57 et R. 57-1 du livre des procédures fiscales. Il a également estimé que la méthode de reconstitution, fondée sur un taux de marge forfaitaire, n’était pas entachée d’erreur de droit ou de fait.
N° TA95-2312922(TA95-2312922)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la requête de la SCI Palmyre, qui contestait l'arrêté du maire de Groslay la mettant en demeure de transformer deux logements en bureaux pour se conformer à son permis de construire. Le tribunal a estimé que la décision était suffisamment motivée et que l'infraction, constatée par un procès-verbal faisant foi, était établie sur la base de l'usage réel des locaux. Il a jugé que la SCI, en tant que propriétaire, était tenue de respecter les prescriptions du permis de construire, indépendamment de l'usage fait par son locataire. La solution retenue s'appuie sur les articles L. 480-1 et L. 481-1 du code de l'urbanisme.
N° TA95-2312638(TA95-2312638)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la requête de Mme A veuve B, ressortissante centrafricaine, qui demandait l'annulation du refus de titre de séjour du préfet du Val-d'Oise. Le tribunal a considéré que la requête devait être regardée comme dirigée contre la décision initiale du 6 avril 2023, et non contre le seul rejet du recours gracieux. Il a écarté les moyens d'incompétence et d'insuffisance de motivation, l'arrêté étant signé par une autorité compétente et comportant les motifs de droit et de fait requis. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions de la requérante, sur le fondement des articles L. 423-23, L. 423-11 et L. 435-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, ainsi que de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme.
N° TA95-2418879(TA95-2418879)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la requête de M. B D, ressortissant égyptien, qui contestait l'arrêté du préfet du Val-d'Oise du 27 novembre 2024 lui refusant un titre de séjour, l'obligeant à quitter le territoire et prononçant une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a écarté l'ensemble des moyens soulevés, jugeant que l'arrêté était signé par une autorité compétente et suffisamment motivé en droit et en fait. Il a également estimé que la demande d'admission exceptionnelle au séjour n'avait pas été présentée au titre de la vie privée et familiale et que la décision d'interdiction de retour ne révélait pas un défaut d'examen de la situation personnelle du requérant. La solution retenue s'appuie notamment sur les articles L. 435-1 et L. 423-23 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, ainsi que sur l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme.
N° TA95-2314857(TA95-2314857)
Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise annule la décision du 30 août 2023 par laquelle le préfet du Val-d'Oise a refusé à M. A, ressortissant marocain, un titre de séjour. Le tribunal juge que le préfet s'est fondé à tort sur l'article L. 432-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, car la seule présentation d'une fausse carte d'identité italienne lors de son embauche ne suffit pas à établir que la présence de M. A constitue une menace pour l'ordre public. En conséquence, le tribunal enjoint au préfet de réexaminer la situation de M. A dans un délai de deux mois et de lui délivrer une autorisation provisoire de séjour sous huit jours. L'État est condamné à verser 1 000 euros à M. A au titre des frais de justice.
N° TA95-2303704(TA95-2303704)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a examiné la requête de la SARL SERENIUM FINANCES, qui contestait des cotisations supplémentaires d'impôt sur les sociétés pour 2016 et 2017. La société invoquait notamment une irrégularité de procédure fondée sur l'article L. 76 B du livre des procédures fiscales, en raison du refus de l'administration de lui communiquer des documents obtenus de tiers. Le tribunal a constaté que l'administration n'avait pas donné suite à la demande de communication de ces documents, formulée par la société avant la mise en recouvrement. En conséquence, le tribunal a jugé la procédure irrégulière et a prononcé la décharge des impositions et pénalités contestées.
N° TA95-2404233(TA95-2404233)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a été saisi par Mme A d’un recours en excès de pouvoir contre un permis de construire délivré par le maire de Méry-sur-Oise pour la réhabilitation et la création de logements. La requérante invoquait notamment l’incompétence de l’auteur de l’acte et la méconnaissance du règlement du plan local d’urbanisme. En cours d’instance, Mme A s’est désistée purement et simplement de sa requête, désistement auquel il a été donné acte. La commune s’est également désistée de ses conclusions au titre des frais de justice.
N° TA95-2314662(TA95-2314662)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise annule la décision du 25 août 2023 par laquelle le préfet du Val-d'Oise a refusé de délivrer un titre de séjour à M. A, ressortissant marocain. Le tribunal estime que le préfet a méconnu l'article L. 432-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile en se fondant uniquement sur l'utilisation d'une fausse carte d'identité pour justifier une menace à l'ordre public, sans établir de trouble actuel. La solution retenue est l'annulation de la décision pour erreur de droit, sans qu'il soit besoin d'examiner les autres moyens.
N° TA95-2313314(TA95-2313314)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la requête de Mme B, qui demandait l'annulation du courrier du 26 septembre 2023 par lequel le préfet des Hauts-de-Seine l'informait de l'octroi du concours de la force publique pour son expulsion. Le tribunal a jugé que ce courrier constituait une simple lettre d'information et non une décision susceptible de recours pour excès de pouvoir, rendant la requête irrecevable. La décision s'appuie sur l'article R. 421-1 du code de justice administrative.
N° TA95-2418837(TA95-2418837)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la requête de M. A, ressortissant bangladais, qui contestait un arrêté préfectoral du 25 janvier 2024 lui refusant un titre de séjour, l'obligeant à quitter le territoire français et prononçant une interdiction de retour d'un an. Le tribunal a écarté les moyens d'insuffisance de motivation, de défaut de saisine de la commission du titre de séjour et d'erreur manifeste d'appréciation, faute pour le requérant de justifier d'une résidence continue de plus de dix ans en France. La solution s'appuie sur les articles L. 432-13 et L. 435-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
N° TA95-2512475(TA95-2512475)
Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise, saisi d’un recours en excès de pouvoir contre un arrêté préfectoral du Val-d’Oise portant obligation de quitter le territoire français, interdiction de retour et refus de délai de départ volontaire, a constaté que le requérant résidait à Pantin (Seine-Saint-Denis) à la date de la décision attaquée. En application des articles R. 312-8 et R. 221-3 du code de justice administrative, il a estimé que le litige relevait de la compétence territoriale du tribunal administratif de Montreuil. Par ordonnance, il a donc transmis le dossier à cette juridiction, sans statuer sur le fond.
N° TA95-2418882(TA95-2418882)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la requête de M. C D, ressortissant ukrainien, qui contestait le refus du préfet des Hauts-de-Seine de lui délivrer une autorisation provisoire de séjour au titre de la protection temporaire, assorti d’une obligation de quitter le territoire français. Le tribunal a estimé que le requérant, entré en France avant le 24 février 2022, ne relevait pas des catégories de personnes déplacées bénéficiant de la protection temporaire en vertu de la directive 2001/55/CE et de la décision d’exécution (UE) 2022/382 du Conseil. Il a également jugé que les décisions contestées ne méconnaissaient ni l’article 8 de la Convention européenne des droits de l’homme, ni l’article 3-1 de la Convention internationale relative aux droits de l’enfant, ni l’article 3 de la Convention européenne, et qu’elles n’étaient pas entachées d’erreur manifeste d’appréciation.
N° TA95-2217426(TA95-2217426)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a examiné la requête de Mme B, qui contestait la reprise d’une avance de crédit d’impôt de 1 186 euros non encaissée et la pénalité de 104 euros appliquée pour retard de paiement au titre de l’impôt sur le revenu 2019. La requérante soutenait que l’administration fiscale s’était enrichie sans cause et que la pénalité était infondée. Le tribunal a rejeté l’ensemble de ses demandes, estimant que l’avance de 60 % du crédit d’impôt 2018, prévue par l’article 1665 bis du code général des impôts, était légalement reprise en l’absence de dépenses éligibles en 2019, et que la pénalité de 10 % fondée sur l’article 1730 du même code était justifiée par le défaut de paiement du solde dû. La solution retenue confirme la régularité des impositions et pénalités contestées.
N° TA95-2211807(TA95-2211807)
Sur décision du Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise (1ère chambre), la requête de Mme D et M. E, parents de l’enfant B, contestant le refus de dérogation pour l’affectation de leur fils au collège des Touleuses à Cergy, a été rejetée. Le tribunal a jugé que la décision du directeur académique des services de l’Éducation nationale du Val-d’Oise du 3 juin 2022, confirmée le 18 juillet 2022, n’était pas entachée d’erreur de fait ou de droit. Il a estimé que l’administration avait correctement appliqué les dispositions de l’article D. 211-11 du code de l’éducation, en l’absence de places disponibles et sans que les requérants démontrent un motif médical impérieux justifiant la dérogation. La solution retenue est le rejet des conclusions en annulation et des demandes d’injonction et de frais de justice.
N° TA95-2512354(TA95-2512354)
Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise, saisi d’un recours en excès de pouvoir par M. A contre un arrêté préfectoral portant obligation de quitter le territoire français et interdiction de retour, se déclare incompétent territorialement. Constatant que le requérant résidait à Paris à la date de la décision attaquée, il applique les articles R. 312-8 et R. 221-3 du code de justice administrative. Par ordonnance, il transmet le dossier au Tribunal administratif de Paris, seul compétent pour connaître du litige.
N° TA95-2418525(TA95-2418525)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise annule la décision du 7 décembre 2024 par laquelle le préfet des Hauts-de-Seine a rejeté la demande de changement de statut de Mme B, ressortissante russe, vers un titre de séjour "étudiant". Le tribunal juge que le préfet a commis une erreur de droit en opposant un motif non prévu par les textes, à savoir que la détention d'un titre "recherche d'emploi - création d'entreprise" interdirait toute demande de statut étudiant. La solution se fonde sur les articles L. 422-1 et L. 422-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, qui n'édictent pas une telle interdiction. Le tribunal enjoint au préfet de réexaminer la situation de Mme B dans un délai déterminé.
N° TA95-2206398(TA95-2206398)
Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise a été saisi par Mme A d’un recours pour excès de pouvoir contre la décision implicite de l’Agence nationale de l’habitat (ANAH) rejetant son recours préalable obligatoire, lequel contestait le retrait de la prime "MaPrimeRénov’". La requérante s’est désistée de sa requête par un mémoire enregistré le 23 juin 2025. Le tribunal a donné acte de ce désistement pur et simple, sans examiner le fond du litige. La décision est fondée sur le code de la construction et de l’habitat, la loi du 28 décembre 2019 et le décret du 14 janvier 2020 relatifs à la prime de transition énergétique.
N° TA95-2216777(TA95-2216777)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la requête de la SCPI Selectinvest 1 qui demandait l'annulation de la délibération du 1er juillet 2022 par laquelle le conseil municipal de Villiers-le-Bel a approuvé la modification n°1 de son plan local d'urbanisme. La société requérante contestait notamment l'insuffisance du dossier d'enquête publique, l'absence de motivation du rapport du commissaire enquêteur, la méconnaissance de l'article L. 151-14 du code de l'urbanisme concernant la création d'un périmètre d'attente de projet d'aménagement global, et une erreur manifeste d'appréciation dans le classement de son terrain en zone UX. Le tribunal a examiné l'ensemble des moyens soulevés, en application des articles L. 153-11 et R. 123-8 du code de l'environnement, ainsi que de l'article L. 151-14 du code de l'urbanisme, et les a jugés infondés.