Jurisprudence — Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise
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N° TA95-2511647(TA95-2511647)
Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l'obligation de quitter le territoire français sans délai prise par le préfet du Val-d'Oise à l'encontre de M. A. Le juge a estimé que la condition d'urgence n'était pas remplie, les arguments du requérant (visite à son père, récupération d'un titre de séjour grec, confiscation de sa carte d'identité) ne caractérisant pas une atteinte grave et immédiate à sa situation. La requête a donc été rejetée par ordonnance en application de l'article L. 522-3 du même code.
N° TA95-2505636(TA95-2505636)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, rejette la requête de Mme B. Celle-ci demandait d'enjoindre au préfet des Hauts-de-Seine de la convoquer pour déposer une demande d'admission exceptionnelle au séjour. Le tribunal estime que la demande, déposée en janvier 2024, a fait naître une décision implicite de rejet en mai 2024, conformément à l'article R. 432-2 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Dès lors, les mesures sollicitées feraient obstacle à l'exécution de cette décision administrative, ce qui n'est pas permis par le référé mesures utiles.
N° TA95-2503843(TA95-2503843)
Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise, saisi d’un recours pour excès de pouvoir contre un refus de titre de séjour assorti d’une obligation de quitter le territoire français, se déclare territorialement incompétent. Constatant que la requérante résidait à Sens (Yonne) à la date de la décision attaquée, il applique l’article R. 312-6 du code de justice administrative, qui attribue compétence au tribunal du lieu de résidence pour les litiges liés aux pouvoirs de police. En conséquence, il ordonne la transmission du dossier au tribunal administratif de Dijon, seul compétent pour connaître de l’affaire.
N° TA95-2511047(TA95-2511047)
Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-2 du code de justice administrative, a rejeté la requête de Mme Q et autres qui demandaient l'interruption des opérations d'expulsion de leurs parcelles. Le juge a considéré que la condition d'urgence n'était pas remplie, les expulsions étant déjà achevées, et qu'aucune atteinte grave et manifestement illégale à une liberté fondamentale, telle que le droit de propriété ou le droit au respect de la vie privée et familiale, n'était établie. La solution retenue s'appuie sur l'absence d'objet du litige et le caractère régulier des procédures d'expropriation et d'expulsion menées par l'administration.
N° TA95-2510940(TA95-2510940)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise, saisi d’un recours en excès de pouvoir par M. A contre un arrêté préfectoral portant obligation de quitter le territoire français, constate que l’intéressé a été assigné à résidence à Champigny-sur-Marne (Val-de-Marne) après son placement en rétention. En application des articles L. 776-1 du code de justice administrative et R. 922-4 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile, le tribunal compétent est celui dans le ressort duquel se situe le lieu d’assignation à résidence. Par conséquent, le tribunal ordonne la transmission du dossier au Tribunal Administratif de Melun, territorialement compétent.
N° TA95-2509185(TA95-2509185)
Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise, saisi par M. A d’une demande d’annulation d’un refus implicite de l’administration de lui verser un rappel de rémunération et d’indemnisation, a constaté son incompétence territoriale. En application des articles R. 312-12 et R. 221-3 du code de justice administrative, le litige, relatif à un agent travaillant à l’aéroport de Roissy Charles-de-Gaulle, relève de la compétence du tribunal administratif de Montreuil. Par ordonnance, le tribunal a donc transmis le dossier à cette juridiction.
N° TA95-2510710(TA95-2510710)
Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise, statuant en référé, a rejeté la demande de suspension de la décision implicite de refus de renouvellement de titre de séjour de M. B, prise par le préfet des Hauts-de-Seine. Le juge a estimé que la condition d'urgence, requise par l'article L. 521-1 du code de justice administrative, n'était pas remplie en raison du délai de plus d'un an entre la décision attaquée (mars 2024) et l'introduction du recours (juin 2025). En conséquence, la requête a été rejetée sans examen des moyens soulevés, et la demande d'aide juridictionnelle provisoire a également été refusée.
N° TA95-2510914(TA95-2510914)
Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise, saisi d’un recours pour excès de pouvoir contre des arrêtés du préfet des Pyrénées-Orientales (obligation de quitter le territoire, interdiction de retour, assignation à résidence), se déclare incompétent territorialement. En application des articles L. 776-1 du code de justice administrative et R. 922-4 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile, le tribunal compétent est celui dans le ressort duquel l’étranger est assigné à résidence, soit le département des Pyrénées-Orientales. Par conséquent, le dossier est transmis au Tribunal administratif de Montpellier.
N° TA95-2410740(TA95-2410740)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la requête de M. B C, qui demandait l'annulation d'une décision de retrait de points consécutive à une infraction routière du 28 octobre 2023. Le requérant invoquait un vice de procédure, faute d'information préalable. Le tribunal a jugé que la preuve de la délivrance des informations prévues aux articles L. 223-3 et R. 223-3 du code de la route était rapportée par le ministre de l'intérieur, via la signature électronique de M. C sur le procès-verbal. La solution retenue est donc le rejet de la requête.
N° TA95-2413433(TA95-2413433)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a été saisi par M. B A d’un recours pour excès de pouvoir contre le rejet implicite de son recours gracieux, demandant la restitution de points retirés suite à une infraction routière du 5 novembre 2021. Postérieurement à l’introduction de la requête, le ministre de l’intérieur a supprimé les mentions de cette infraction du dossier du requérant, rendant les conclusions sans objet. En conséquence, le tribunal, statuant en application des articles R. 222-13 du code de justice administrative et du code de la route, a prononcé un non-lieu à statuer sur les conclusions principales et rejeté la demande de frais de justice.
N° TA95-2505010(TA95-2505010)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise, saisi d’un recours en plein contentieux par Mme B contestant une remise partielle de dette de prime d’activité accordée par la CAF de la Seine-Saint-Denis, a constaté son incompétence territoriale. En application des articles R. 351-3, R. 312-1 et R. 221-3 du code de justice administrative, il a ordonné la transmission du dossier au Tribunal Administratif de Montreuil, seul compétent car la décision attaquée émane d’une autorité dont le siège se situe dans le ressort de ce dernier (Seine-Saint-Denis).
N° TA95-2510787(TA95-2510787)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a été saisi par une ressortissante algérienne demandant d'enjoindre au préfet des Hauts-de-Seine de lui fixer un rendez-vous pour le renouvellement de son certificat de résidence. La requérante s'est désistée de ses conclusions principales après avoir obtenu un récépissé de demande de titre de séjour valable jusqu'au 23 décembre 2025. Le tribunal a donné acte de ce désistement et rejeté la demande de frais de justice, estimant qu'il n'y avait pas lieu d'y faire droit dans les circonstances de l'espèce.
N° TA95-2510939(TA95-2510939)
Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise a rejeté comme manifestement irrecevable la requête de M. B, qui contestait un arrêté préfectoral d'obligation de quitter le territoire français. La requête ne contenait pas l'indication du domicile du requérant, en méconnaissance des exigences de l'article R. 411-1 du code de justice administrative. Le juge a constaté que, faute d'adresse connue, il était impossible de notifier une demande de régularisation à M. B, qui ne se trouvait plus au centre de rétention. La solution retenue est le rejet de la requête pour irrecevabilité, sur le fondement de l'article R. 222-1 du code de justice administrative.
N° TA95-2510833(TA95-2510833)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise, statuant en référé, a rejeté la requête de Mme B qui demandait la suspension d’une décision de récupération d’indu de 11 459,51 euros émise par le centre des Finances publiques. Le juge a estimé que la demande était irrecevable car dépourvue d’objet, en application de l’article L. 1617-5 du code général des collectivités territoriales. En effet, la requérante avait déjà introduit un recours au fond contre ce titre exécutoire, ce qui suspendait de plein droit son recouvrement forcé. La solution retenue est le rejet de la requête par ordonnance motivée sur le fondement de l’article L. 522-3 du code de justice administrative.
N° TA95-2510378(TA95-2510378)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a enjoint au préfet des Hauts-de-Seine de délivrer à Mme A B une attestation de prolongation d'instruction de sa demande de renouvellement de titre de séjour "étudiant". Le juge a considéré que la condition d'urgence était remplie, la requérante devant débuter un stage le 15 juillet 2025 et se trouvant en situation irrégulière. En l'absence d'observations en défense du préfet, le dossier a été regardé comme complet, rendant la mesure utile et ne faisant obstacle à aucune décision administrative. Cette décision applique les articles R. 431-10, R. 431-11 et R. 431-15-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
N° TA95-2511735(TA95-2511735)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-2 du code de justice administrative, a été saisi par M. A, ressortissant congolais, afin d’obtenir la délivrance d’un récépissé de demande de renouvellement de titre de séjour l’autorisant à travailler. Le juge a constaté une situation d’urgence caractérisée, l’absence prolongée de délivrance du document ayant plongé l’intéressé et sa famille dans une grande précarité, portant une atteinte grave et manifestement illégale à sa liberté fondamentale de travailler. En conséquence, il a enjoint au préfet des Hauts-de-Seine de lui remettre une autorisation provisoire de séjour avec droit au travail sous cinq jours, et a condamné l’État à verser 1 000 euros au titre des frais de justice. La décision s’appuie notamment sur les articles L. 521-2 et L. 761-1 du code de justice administrative, ainsi que sur les principes de la convention européenne des droits de l’homme et de la convention relative aux droits de l’enfant.
N° TA95-2511440(TA95-2511440)
Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de la décision implicite de refus de renouvellement de titre de séjour de M. B. Le juge a estimé que la condition d'urgence n'était pas remplie, car le requérant, titulaire d'un certificat de résidence algérien, n'a pas démontré une atteinte suffisamment grave et immédiate à ses intérêts, notamment en ce qui concerne la perte de ses droits sociaux ou la nécessité de se déplacer. En conséquence, la requête a été rejetée sans qu'il soit nécessaire d'examiner les moyens soulevés, par application de l'article L. 522-3 du même code.
N° TA95-2511501(TA95-2511501)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise, statuant en référé, a rejeté la requête de l'association Football Club Deuil Enghien (FCDE) qui demandait la suspension de la décision d'attribution des créneaux sportifs prise par le syndicat intercommunal. Le juge a estimé que la demande était manifestement irrecevable, car l'association n'avait pas produit la convention d'utilisation des infrastructures contestée, en méconnaissance de l'article R. 412-1 du code de justice administrative. En conséquence, la requête a été rejetée sur le fondement de l'article L. 522-3 du même code, sans qu'il soit nécessaire d'examiner la condition d'urgence ou les moyens soulevés.
N° TA95-2509536(TA95-2509536)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise, saisi d’un recours pour excès de pouvoir contre un avis de saisie à tiers détenteur émis pour le recouvrement d’un forfait de post-stationnement majoré, se déclare incompétent. Il estime que ce litige relève de la compétence exclusive du tribunal du stationnement payant, en application de l’article L. 2333-87-2 du code général des collectivités territoriales. En conséquence, il ordonne la transmission du dossier à cette juridiction spécialisée.
N° TA95-2512057(TA95-2512057)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-2 du code de justice administrative, a rejeté la requête de Mme B. Celle-ci demandait au juge des référés d'ordonner au préfet des Hauts-de-Seine d'instruire sa demande de titre de séjour et de lui délivrer une attestation de prolongation, invoquant une atteinte grave à ses libertés fondamentales (vie privée, santé, dignité). Le juge a estimé que la requérante n'établissait pas l'urgence particulière requise par ce texte, se bornant à des affirmations générales sur les conséquences de sa situation irrégulière. En conséquence, la demande a été rejetée comme manifestement mal fondée, sans examen au fond, le juge précisant que Mme B pouvait saisir le juge des référés sur le fondement de l'article L. 521-3 du même code.