Jurisprudence — Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise
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N° TA95-2301727(TA95-2301727)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a été saisi par M. A d’un recours en excès de pouvoir contre son licenciement pour faute disciplinaire prononcé par le centre d’accueil et de soins hospitaliers de Nanterre. En cours d’instance, l’administration a retiré la décision attaquée, conduisant M. A à se désister de ses conclusions principales. Le tribunal a donné acte de ce désistement et a condamné le centre hospitalier à verser 1 500 euros à M. A au titre de l’article L. 761-1 du code de justice administrative.
N° TA95-2301519(TA95-2301519)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la requête de M. B, qui contestait son absence du tableau d'avancement au grade de technicien supérieur hospitalier de 2ème classe pour 2022. Le tribunal a d'abord écarté le moyen d'incompétence, la décision ayant été signée par une autorité dûment habilitée. Saisi d'un recours pour excès de pouvoir, le juge a exercé un contrôle restreint, rappelant que la valeur professionnelle est le critère prépondérant pour les promotions, conformément au code général de la fonction publique et aux lignes directrices de gestion. Il a jugé que l'administration n'avait commis ni erreur de droit ni erreur d'appréciation en ne retenant pas l'ancienneté comme critère principal, et que le détournement de pouvoir n'était pas établi.
N° TA95-2300971(TA95-2300971)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la requête de M. B, qui contestait un avis de saisie administrative à tiers détenteur émis pour le recouvrement d’un trop-perçu de rémunération de 36 875,36 euros. Le juge a rappelé que, sur le fondement de l’article L. 281 du livre des procédures fiscales, la contestation du recouvrement ne peut remettre en cause le bien-fondé de la créance. La situation financière du requérant est sans incidence sur la légalité de l’acte et relève d’une éventuelle demande de remise gracieuse, déjà rejetée par l’administration. En conséquence, la requête a été rejetée.
N° TA95-2510116(TA95-2510116)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la requête de M. A... qui demandait l'annulation du refus implicite du ministre de l'économie d'abroger sa radiation des cadres pour abandon de poste de 2016. Le juge a estimé que le moyen tiré d'un défaut de motivation était inopérant, cette décision n'étant pas soumise à une obligation de motivation. Il a également considéré que les moyens de légalité interne n'étaient pas assortis des précisions suffisantes pour en apprécier le bien-fondé, l'abrogation étant conditionnée à un changement de circonstances de droit ou de fait postérieur à l'édiction de la décision. La requête a été rejetée sur le fondement du 7° de l'article R. 222-1 du code de justice administrative.
N° TA95-2401775(TA95-2401775)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la requête de Mme B, ressortissante marocaine, qui contestait le refus du préfet de la Loire-Atlantique d'échanger son permis de conduire marocain. La décision attaquée, fondée sur l'arrêté du 12 janvier 2012, était motivée par le dépassement du délai d'un an suivant l'acquisition de sa résidence en France. Le tribunal a jugé que la décision était suffisamment motivée et que le préfet avait procédé à un examen sérieux de la situation. Il a également estimé que le moyen tiré de l'erreur manifeste d'appréciation n'était pas fondé, le délai de rigueur étant applicable.
N° TA95-2511790(TA95-2511790)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-2 du code de justice administrative, a rejeté la requête de M. B et Mme C. Ceux-ci demandaient d'enjoindre à l'administration de procéder à l'affectation de leur fils au lycée Alexandre Dumas, contestant un refus d'affectation en classe de seconde. Le juge a estimé que la condition d'urgence n'était pas caractérisée, la rentrée scolaire n'étant pas imminente et les requérants n'ayant pas engagé de démarches amiables préalables. La requête a été rejetée sans examen des autres conditions, par application de l'article L. 522-3 du code de justice administrative.
N° TA95-2511891(TA95-2511891)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise, saisi d’un recours pour excès de pouvoir contre un arrêté préfectoral prononçant une interdiction de retour sur le territoire français et une assignation à résidence, se déclare incompétent territorialement. En application des articles L. 776-1 du code de justice administrative et R. 922-4 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile, le tribunal compétent est celui dans le ressort duquel se situe le lieu d’assignation à résidence, soit Perpignan. Par conséquent, le dossier est transmis au Tribunal Administratif de Montpellier.
N° TA95-2307474(TA95-2307474)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a annulé la sanction de blâme infligée le 20 mars 2023 par le directeur du centre hospitalier Victor Dupouy d'Argenteuil à Mme C, infirmière. La décision a été jugée insuffisamment motivée, car elle se bornait à mentionner un "comportement inapproprié" sans préciser la date ni la nature des faits reprochés, en violation des articles L. 211-2 et L. 211-5 du code des relations entre le public et l'administration, ainsi que de l'article L. 532-5 du code général de la fonction publique. Les conclusions indemnitaires de Mme C ont été rejetées comme irrecevables, faute de demande préalable auprès de l'administration. Le centre hospitalier a été condamné à verser 800 euros à Mme C au titre des frais de justice.
N° TA95-2307340(TA95-2307340)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la requête de Mme C, aide-soignante, qui contestait la décision implicite de rejet du centre hospitalier Rives de Seine refusant de lui rétablir un demi-traitement et demandait 16 150 euros de dommages et intérêts. Le tribunal a jugé irrecevables les conclusions en annulation de la décision implicite, car celle-ci avait seulement pour effet de lier le contentieux indemnitaire. Sur le fond, il a estimé que la demande de Mme C n'était pas fondée, car le maintien du demi-traitement prévu par l'article 35 du décret n°88-386 du 19 avril 1988 n'était pas applicable en l'espèce, la requérante ayant déjà été admise à la retraite.
N° TA95-2418692(TA95-2418692)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise annule la décision du 9 septembre 2024 par laquelle le préfet des Hauts-de-Seine a refusé le regroupement familial de M. C, ressortissant algérien, au profit de son épouse. Le tribunal juge que l'accord franco-algérien du 27 décembre 1968 régit de manière complète la situation des ressortissants algériens et ne prévoit pas, contrairement au code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), un motif de refus fondé sur le non-respect des principes essentiels de la vie familiale. En conséquence, le préfet ne pouvait légalement se fonder sur le comportement de M. C, même constitutif d'une menace pour l'ordre public, pour refuser la demande, cette appréciation relevant d'une procédure d'expulsion distincte. La décision est annulée pour erreur de droit, sans qu'il soit besoin d'examiner les autres moyens.
N° TA95-2417429(TA95-2417429)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la requête de M. B, ressortissant marocain, qui contestait un arrêté du préfet de la Seine-Maritime l'obligeant à quitter le territoire français sans délai avec une interdiction de retour d'un an. Le tribunal a écarté le moyen tiré d'un défaut d'examen sérieux de sa situation, estimant que le préfet avait procédé à un examen particulier. Il a également jugé que l'arrêté n'était pas entaché d'erreur manifeste d'appréciation, malgré l'emploi stable de M. B, en raison de son entrée et maintien irréguliers en France et de l'absence de démarches de régularisation. La décision s'appuie sur le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile et l'accord franco-marocain du 9 octobre 1987.
N° TA95-2417426(TA95-2417426)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la requête de M. A, ressortissant bangladais, qui contestait l'arrêté du préfet de la Somme du 4 novembre 2024 rejetant sa demande d'admission exceptionnelle au séjour et l'obligeant à quitter le territoire. Le tribunal a écarté les moyens d'incompétence et d'insuffisance de motivation, et a jugé que le préfet n'avait pas commis d'erreur manifeste d'appréciation au regard de l'article L. 435-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. La solution retenue est fondée sur l'absence de motifs exceptionnels ou de considérations humanitaires justifiant la régularisation, compte tenu de la situation personnelle et familiale de l'intéressé.
N° TA95-2417423(TA95-2417423)
Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise a annulé l'arrêté du 22 août 2024 par lequel le préfet du Val-d'Oise avait refusé de renouveler le titre de séjour de M. A C, ressortissant cap-verdien, et l'avait obligé à quitter le territoire français. La décision de refus de titre de séjour a été jugée insuffisamment motivée en droit, car le préfet n'a pas visé les articles L. 412-5 et L. 432-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, qui fondent le refus pour menace à l'ordre public. Par voie de conséquence, les décisions portant obligation de quitter le territoire, fixation du pays de destination et interdiction de retour pour trois ans ont également été annulées. Le tribunal a enjoint au préfet de réexaminer la situation de M. A C dans un délai de deux mois.
N° TA95-2417420(TA95-2417420)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise annule l'arrêté du 6 novembre 2024 par lequel le préfet du Val-d'Oise a refusé un titre de séjour à M. A, ressortissant tunisien, et l'a obligé à quitter le territoire. La solution retenue est fondée sur un vice de procédure : le préfet n'a pas saisi la commission du titre de séjour, alors que M. A justifiait d'une résidence habituelle en France depuis plus de dix ans, conformément à l'article L. 435-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
N° TA95-2417394(TA95-2417394)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la requête de M. C, ressortissant algérien, qui contestait un arrêté préfectoral refusant son titre de séjour et l'obligeant à quitter le territoire. Le tribunal a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et que le préfet avait procédé à un examen personnalisé de sa situation. Il a également jugé que le refus ne portait pas une atteinte disproportionnée au droit à la vie privée et familiale de l'intéressé, au regard des stipulations de l'article 6-5 de l'accord franco-algérien et de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des demandes de M. C.
N° TA95-2417357(TA95-2417357)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la requête de M. D, ressortissant camerounais, qui contestait un arrêté du préfet de la Haute-Savoie refusant son titre de séjour et l'obligeant à quitter le territoire. La juridiction a écarté les moyens d'incompétence du signataire et d'insuffisance de motivation de l'arrêté, en se fondant sur les articles L. 211-2 et L. 211-5 du code des relations entre le public et l'administration. Elle a également jugé que le préfet avait procédé à un examen particulier de la situation personnelle de M. D et que les décisions contestées ne méconnaissaient pas les dispositions de l'article L. 423-23 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ni les stipulations de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme.
N° TA95-2417340(TA95-2417340)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la requête de Mme A D épouse C, ressortissante algérienne, qui contestait l'arrêté du préfet du Val-d'Oise du 6 novembre 2024 lui refusant un certificat de résidence, l'obligeant à quitter le territoire français et fixant le pays de destination. Le tribunal a écarté l'ensemble des moyens soulevés, notamment l'incompétence de l'auteur de l'acte, l'insuffisance de motivation et le défaut d'examen particulier de sa situation. Il a jugé que la décision de refus de séjour ne méconnaissait pas les stipulations de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme, de l'article 3 de la Convention internationale des droits de l'enfant, ni le 5° de l'article 6 de l'accord franco-algérien du 27 décembre 1968. La solution retenue confirme la légalité de l'arrêté préfectoral.
N° TA95-2500047(TA95-2500047)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a annulé l'arrêté du 5 décembre 2024 par lequel le préfet du Val-d'Oise refusait un titre de séjour à Mme A, ressortissante camerounaise, et assortissait ce refus d'une obligation de quitter le territoire français avec interdiction de retour. La juridiction a estimé que le préfet avait commis une erreur manifeste d'appréciation, compte tenu de la durée de résidence en France (plus de quatorze ans), des études supérieures accomplies, de l'expérience professionnelle significative, des promesses d'embauche en contrat à durée indéterminée et de l'engagement bénévole de l'intéressée. La décision s'appuie sur l'article L. 435-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, relatif à l'admission exceptionnelle au séjour.
N° TA95-2417485(TA95-2417485)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la requête de M. B, ressortissant marocain, qui contestait l'arrêté du préfet des Hauts-de-Seine refusant son titre de séjour, l'obligeant à quitter le territoire et prononçant une interdiction de retour d'un an. Le tribunal a estimé que le préfet avait légalement fondé son refus sur la menace à l'ordre public, en application de l'article L. 412-5 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, en raison des condamnations pénales de l'intéressé pour vols et stupéfiants. Les moyens soulevés, notamment l'insuffisance de motivation, la méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et l'erreur d'appréciation, ont été écartés.
N° TA95-2510471(TA95-2510471)
Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a ordonné l'expulsion sans délai de M. A du centre d'accueil pour demandeurs d'asile (CADA) Coallia à Colombes. La solution retenue fait droit à la demande du préfet des Hauts-de-Seine, qui invoquait l'urgence et l'utilité de la mesure face au maintien illégal de l'occupant, faisant obstacle à l'accueil de nouveaux demandeurs d'asile. Le juge s'est fondé sur les articles L. 552-1, L. 552-2 et L. 552-15 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, qui permettent au préfet de saisir le président du tribunal administratif pour obtenir l'évacuation d'un occupant sans titre après mise en demeure infructueuse.