Jurisprudence — Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise

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DécisionPlein contentieuxREJETE

N° TA95-2204404(TA95-2204404)

Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a condamné la commune de Deuil-la-Barre à indemniser Mme B, ancienne assistante maternelle, pour le préjudice résultant de son licenciement illégal prononcé en novembre 2016 sans proposition de reclassement, malgré l'existence de postes vacants. La commune, n'ayant pas produit de mémoire en défense malgré une mise en demeure, est réputée avoir acquiescé aux faits. Le tribunal a jugé que l'illégalité du licenciement, déjà annulé par un jugement de 2019, engage la responsabilité de la commune. Il a accordé à Mme B une indemnité de 185 409 euros pour perte de rémunération et 20 000 euros pour troubles dans les conditions d'existence, avec intérêts au taux légal à compter de la demande préalable.

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DécisionExcès de pouvoirANNULE

N° TA95-2415641(TA95-2415641)

Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la requête de Mme B, ressortissante algérienne, qui contestait un arrêté du préfet du Val-d'Oise refusant le renouvellement de son certificat de résidence « commerçant » et l’obligeant à quitter le territoire français. Le tribunal a relevé d’office la tardiveté de la requête, déposée le 28 octobre 2024, alors que l’arrêté du 29 mars 2024 avait été notifié le 4 avril 2024 et que le délai de recours de deux mois était expiré. La solution retenue est fondée sur les dispositions du code de justice administrative et du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile.

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OrdonnancePlein contentieuxREJETE

N° TA95-2509338(TA95-2509338)

Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-2 du code de justice administrative, a rejeté la requête de Mme A. Celle-ci demandait qu'il soit enjoint au préfet des Hauts-de-Seine de lui délivrer un récépissé de renouvellement de titre de séjour, invoquant une atteinte grave à son droit au travail. Le juge a estimé que la condition d'urgence particulière exigée par cette procédure n'était pas remplie, faute pour la requérante de justifier de circonstances imposant une mesure dans un délai de quarante-huit heures. La requête a donc été rejetée comme manifestement mal fondée en application de l'article L. 522-3 du même code.

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OrdonnanceExcès de pouvoirREJETE

N° TA95-2509299(TA95-2509299)

Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-2 du code de justice administrative, a rejeté la requête de Mme B, bénéficiaire de la protection subsidiaire, qui demandait la délivrance d’un titre de séjour ou d’un récépissé. La juge des référés a estimé que la condition d’urgence, justifiant une intervention sous 48 heures, n’était pas établie, les circonstances générales de précarité juridique et administrative invoquées étant insuffisantes. En conséquence, la requête a été rejetée par application de l’article L. 522-3 du même code.

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OrdonnancePlein contentieuxREJETE

N° TA95-2509271(TA95-2509271)

Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-2 du code de justice administrative, a rejeté la requête de Mme B. Celle-ci demandait qu'il soit enjoint au préfet des Hauts-de-Seine de lui délivrer un titre de séjour en qualité de réfugié, en invoquant une atteinte grave à ses libertés fondamentales. Le juge a estimé que la condition d'urgence, nécessaire pour obtenir des mesures dans un délai de 48 heures, n'était pas caractérisée, faute de circonstances particulières justifiant une telle urgence. La requête a donc été rejetée comme manifestement mal fondée, sans qu'il soit besoin d'examiner le fond.

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OrdonnanceExcès de pouvoirREJETE

N° TA95-2509205(TA95-2509205)

Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-2 du code de justice administrative, a rejeté la requête de M. B, ressortissant marocain, qui demandait la délivrance d'un titre de séjour ou d'un récépissé l'autorisant à travailler. Le juge a estimé que la condition d'urgence n'était pas démontrée, le requérant se bornant à invoquer un risque de perte d'emploi et une précarité sans justifier de circonstances particulières. La solution retenue est le rejet de la requête pour défaut d'urgence, sans examen des autres conditions prévues par l'article L. 521-2.

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DécisionPlein contentieuxPARTIEL

N° TA95-2210779(TA95-2210779)

Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise annule la décision du 30 mai 2022 par laquelle la direction départementale des finances publiques du Val-d'Oise a refusé à la SARL Faro le bénéfice de l'aide "loyers" prévue par le décret n° 2021-1488 du 16 novembre 2021 pour les mois de février à mai 2021. L'annulation est fondée sur un vice d'incompétence, l'administration n'ayant pas justifié de la délégation de signature de l'auteur de la décision. Le tribunal enjoint au directeur départemental de réexaminer la demande dans un délai de deux mois et condamne l'État à verser 1 500 euros à la société au titre des frais de justice.

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DécisionPlein contentieuxPARTIEL

N° TA95-2300712(TA95-2300712)

Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a examiné la requête de la SARL Cevlik contestant les titres de perception émis par la direction régionale des finances publiques pour le remboursement d’aides perçues dans le cadre du fonds de solidarité Covid-19. L’administration a opéré une substitution de motifs, abandonnant le grief d’insuffisance de justificatifs pour les mois de mars à mai 2020 et invoquant désormais un défaut de justification de baisse de chiffre d’affaires pour les autres mois. Le tribunal a jugé que cette substitution était recevable et a rejeté la requête, considérant que la société ne démontrait pas son éligibilité aux aides pour la période concernée. La décision s’appuie sur l’ordonnance n° 2020-317 du 25 mars 2020 et le décret n° 2020-371 du 30 mars 2020.

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DécisionPlein contentieuxREJETE

N° TA95-2109578(TA95-2109578)

Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a été saisi par plusieurs sociétés et une personne physique, venant aux droits d’une société, d’une demande de condamnation de la communauté d’agglomération Roissy Pays de France (CARPF) au paiement du solde d’un marché public d’assistance à maîtrise d’ouvrage. Les requérantes soutenaient que la CARPF avait procédé à une réception avec réfaction de leurs prestations, qu’elles avaient contestée, et que le silence de la CARPF valait acceptation de leurs observations, les rendant créancières du solde. La CARPF contestait cette analyse, estimant que son courriel du 15 avril 2020 ne constituait pas une décision de réception avec réfaction mais une simple étape de vérification. Le tribunal a rejeté la requête, considérant que le courriel de la CARPF ne pouvait être qualifié de décision de réception avec réfaction au sens des articles 27 et 27.3 du CCAG-PI, faute de mentionner cette qualification et de respecter la procédure contradictoire prévue, et que les requérantes n’établissaient pas le bien-fondé de leur créance.

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DécisionPlein contentieuxREJETE

N° TA95-2102685(TA95-2102685)

Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a été saisi par la SARL Bra d’un litige l’opposant à la commune de Menucourt concernant la résiliation des lots n°4 et 6 d’un marché de réhabilitation de la mairie. La société contestait la légalité des décisions de résiliation et demandait le paiement de 49 992,06 euros TTC au titre des soldes des décomptes ou, à titre subsidiaire, des indemnités de résiliation. Le tribunal a examiné les moyens soulevés, notamment l’incompétence de l’auteur des actes, le défaut de motivation, et l’absence de faute grave justifiant la résiliation pour faute. La solution retenue n’est pas explicitée dans l’extrait fourni, mais le jugement s’appuie sur le code de justice administrative et les stipulations du CCAG-Travaux.

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DécisionExcès de pouvoirPARTIEL

N° TA95-2415710(TA95-2415710)

Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la requête de M. A, ressortissant bangladais, qui contestait un arrêté préfectoral du 3 octobre 2024 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour d'un an. Le tribunal a d'abord admis l'intéressé au bénéfice de l'aide juridictionnelle provisoire. Sur le fond, il a écarté les moyens d'incompétence de l'auteur de l'acte et d'insuffisance de motivation, jugeant que l'arrêté était suffisamment motivé en droit et en fait. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions de la requête, sur la base des articles L. 211-2 et L. 211-5 du code des relations entre le public et l'administration.

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DécisionExcès de pouvoirANNULE

N° TA95-2410366(TA95-2410366)

Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a annulé l'arrêté du 21 juin 2024 par lequel le préfet des Hauts-de-Seine refusait de délivrer une carte de résident de dix ans à M. E, ressortissant tunisien. Le tribunal a jugé que le préfet avait commis une erreur manifeste d'appréciation en estimant que les ressources du requérant étaient insuffisantes, instables et irrégulières, au regard des stipulations de l'article 3 de l'accord franco-tunisien du 17 mars 1988. Il a enjoint au préfet de réexaminer la situation de M. E dans un délai de deux mois.

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DécisionPlein contentieuxREJETE

N° TA95-2300805(TA95-2300805)

Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a été saisi par la SA DE LA BONGARDE de demandes de décharge partielle de cotisations de taxe foncière sur les propriétés bâties pour les années 2020, 2021 et 2022, concernant un ensemble immobilier situé à Gennevilliers. La société requérante contestait le classement de son local en catégorie DEP 2, soutenant qu'il devait être classé en DEP 1 ("lieux de stockage à ciel ouvert") en raison de son activité de gestion de conteneurs en extérieur, ce qui modifierait la surface pondérée et la base imposable. Le tribunal a rejeté l'ensemble des requêtes, considérant que le classement opéré par l'administration fiscale était fondé et que les moyens soulevés n'étaient pas établis. La solution retenue confirme le bien-fondé des impositions contestées, sans qu'il soit besoin de se prononcer sur les modalités de la procédure de rôle particulier ou le coefficient de majoration appliqué.

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DécisionExcès de pouvoirPARTIEL

N° TA95-2405696(TA95-2405696)

Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise (8ème chambre) a annulé la décision implicite de rejet née du silence gardé par le préfet du Val-d'Oise sur la demande de titre de séjour de M. B, ressortissant malien. Le tribunal a écarté l'exception de non-lieu soulevée par le préfet, jugeant que la décision implicite était née à l'expiration du délai de quatre mois prévu à l'article R. 432-2 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA). Il a retenu un défaut de motivation, l'administration n'ayant pas communiqué les motifs de sa décision implicite dans le délai d'un mois suivant la demande de l'intéressé, en méconnaissance de l'article L. 232-4 du code des relations entre le public et l'administration. En conséquence, le tribunal a enjoint au préfet de réexaminer la situation de M. B dans un délai de deux mois, sans astreinte.

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DécisionExcès de pouvoirREJETE

N° TA95-2410368(TA95-2410368)

Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la requête de Mme A, qui demandait l'annulation d'une décision du ministre de l'intérieur portant retrait de points sur son permis de conduire suite à une infraction du 31 octobre 2023. Le tribunal a écarté le moyen tiré du défaut d'information préalable, estimant que le paiement différé de l'amende forfaitaire établissait que Mme A avait reçu les informations requises par les articles L. 223-3 et R. 223-3 du code de la route. Il a également jugé que la réalité de l'infraction était établie par le paiement de l'amende, conformément à l'article L. 223-1 du code de la route. Enfin, le tribunal a rejeté le moyen relatif à l'imputabilité de l'infraction, sans autre précision dans la décision.

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DécisionExcès de pouvoirPARTIEL

N° TA95-2406007(TA95-2406007)

Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a annulé la décision du 24 février 2024 par laquelle le recteur de l'académie de Versailles avait infligé un avertissement à une professeure de mathématiques. Le juge a requalifié ce « rappel à ses obligations professionnelles » en sanction disciplinaire déguisée. La sanction a été annulée car le recteur, qui n'a pas produit de défense, n'a pas apporté la preuve de la matérialité des faits reprochés ni de leur caractère fautif, entachant ainsi sa décision d'une erreur d'appréciation. Le tribunal a enjoint au recteur de retirer cette lettre du dossier administratif de l'agent dans un délai d'un mois et a condamné l'État à verser 1 000 euros à la requérante au titre des frais de justice.

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DécisionExcès de pouvoirPARTIEL

N° TA95-2410559(TA95-2410559)

Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la requête de Mme B, qui demandait l'annulation d'une décision du ministre de l'intérieur portant retrait de points sur son permis de conduire suite à une infraction du 21 juin 2023. Le tribunal a estimé que le moyen tiré du défaut d'information préalable (articles L. 223-3 et R. 223-3 du code de la route) n'était pas fondé, car le paiement de l'amende forfaitaire majorée par Mme B établissait qu'elle avait reçu un avis d'amende contenant les mentions requises. En l'absence de preuve d'un avis inexact ou incomplet, ou d'un recouvrement forcé, le vice de procédure n'était pas établi. La solution retenue est donc le rejet de la demande d'annulation.

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N° TA95-2204618(TA95-2204618)

Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la requête de M. A H, qui demandait l'annulation de l'arrêté du maire de Bourg-la-Reine du 31 janvier 2022 modifiant le sens de circulation de la rue Varengue. Le tribunal a écarté les moyens d'incompétence et de défaut d'affichage, et a jugé que la modification de la circulation sur une voie communale relevait du pouvoir de police du maire sans consultation préalable obligatoire du département. Il a également estimé que la décision n'était pas entachée d'erreur manifeste d'appréciation, la commune justifiant la mesure par des considérations de sécurité routière. La requête a été rejetée sur le fondement des articles L. 2212-2 et L. 2213-1 du code général des collectivités territoriales.

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N° TA95-2411905(TA95-2411905)

Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la requête de M. A B, qui contestait la décision du ministre de l'intérieur invalidant son permis de conduire pour solde de points nul. Le tribunal a d'abord jugé irrecevables les conclusions dirigées contre le retrait de points du 29 juin 2023, ce point ayant été restitué avant l'introduction de la requête. Sur le fond, il a écarté le moyen tiré du défaut de notification des retraits de points, estimant que cette notification ne conditionne pas la légalité des retraits. Enfin, le tribunal a considéré que l'administration avait respecté l'obligation d'information prévue par les articles L. 223-3 et R. 223-3 du code de la route, en produisant les documents justificatifs pour les infractions en cause.

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DécisionPlein contentieuxREJETE

N° TA95-2110704(TA95-2110704)

Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la requête de Me Becheret, mandataire liquidateur de M. C, qui contestait des rappels de TVA pour 2016-2017. La requérante demandait la décharge des droits supplémentaires et des pénalités, notamment en contestant le taux de la majoration pour manquement délibéré (40 %) et le montant de la base imposable. Le tribunal a jugé que les moyens soulevés n'étaient pas fondés, confirmant ainsi les impositions et pénalités établies par l'administration fiscale sur le fondement des articles 256, 258 et 258 A du code général des impôts.

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