Jurisprudence — Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise

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DécisionExcès de pouvoirREJETE

N° TA95-2204618(TA95-2204618)

Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la requête de M. A H, qui demandait l'annulation de l'arrêté du maire de Bourg-la-Reine du 31 janvier 2022 modifiant le sens de circulation de la rue Varengue. Le tribunal a écarté les moyens d'incompétence et de défaut d'affichage, et a jugé que la modification de la circulation sur une voie communale relevait du pouvoir de police du maire sans consultation préalable obligatoire du département. Il a également estimé que la décision n'était pas entachée d'erreur manifeste d'appréciation, la commune justifiant la mesure par des considérations de sécurité routière. La requête a été rejetée sur le fondement des articles L. 2212-2 et L. 2213-1 du code général des collectivités territoriales.

Résumé IA
DécisionPlein contentieuxREJETE

N° TA95-2300805(TA95-2300805)

Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a été saisi par la SA DE LA BONGARDE de demandes de décharge partielle de cotisations de taxe foncière sur les propriétés bâties pour les années 2020, 2021 et 2022, concernant un ensemble immobilier situé à Gennevilliers. La société requérante contestait le classement de son local en catégorie DEP 2, soutenant qu'il devait être classé en DEP 1 ("lieux de stockage à ciel ouvert") en raison de son activité de gestion de conteneurs en extérieur, ce qui modifierait la surface pondérée et la base imposable. Le tribunal a rejeté l'ensemble des requêtes, considérant que le classement opéré par l'administration fiscale était fondé et que les moyens soulevés n'étaient pas établis. La solution retenue confirme le bien-fondé des impositions contestées, sans qu'il soit besoin de se prononcer sur les modalités de la procédure de rôle particulier ou le coefficient de majoration appliqué.

Résumé IA
DécisionExcès de pouvoirREJETE

N° TA95-2317014(TA95-2317014)

Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la requête de Mme C, ressortissante comorienne, qui demandait l'annulation de la décision implicite du préfet du Val-d'Oise refusant d'abroger un arrêté de refus de titre de séjour et d'obligation à quitter le territoire français. La requérante invoquait notamment la méconnaissance de l'article L. 425-9 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA) relatif à la délivrance d'un titre de séjour pour raisons médicales, ainsi que de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme. Le tribunal a estimé que les moyens soulevés n'étaient pas fondés, confirmant ainsi la légalité de la décision préfectorale.

Résumé IA
DécisionExcès de pouvoirREJETE

N° TA95-2317338(TA95-2317338)

Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la requête de M. E, ressortissant marocain, contestant l'arrêté du préfet du Val-d'Oise du 30 novembre 2023 lui refusant un titre de séjour, l'obligeant à quitter le territoire et fixant le pays de destination. Le tribunal a écarté les moyens soulevés, notamment l'incompétence du signataire et l'insuffisance de motivation, en se fondant sur les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, l'accord franco-marocain du 9 octobre 1987, et l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme. La solution retenue confirme la légalité de l'arrêté préfectoral.

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DécisionExcès de pouvoirPARTIEL

N° TA95-2216269(TA95-2216269)

Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise annule la décision du maire de Goussainville du 29 juin 2022 exerçant le droit de préemption urbain sur des parcelles situées 1 bis et 1 ter rue du Président Roosevelt. La solution retenue est fondée sur l'article L. 211-1 du code de l'urbanisme, car les parcelles en litige sont classées en zone agricole A du plan local d'urbanisme, et non en zone urbaine ou à urbaniser, ce qui les exclut du champ d'application du droit de préemption urbain. La requérante obtient également 1 500 euros au titre des frais de justice.

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DécisionExcès de pouvoirPARTIEL

N° TA95-2400430(TA95-2400430)

Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a examiné le recours pour excès de pouvoir de M. C, ressortissant marocain, contestant les décisions implicites de rejet du préfet des Hauts-de-Seine sur ses demandes de renouvellement et de délivrance d’un titre de séjour. Le tribunal a annulé la décision implicite de rejet née le 28 juillet 2022 pour défaut de motivation, en application des articles L. 211-2 et L. 232-4 du code des relations entre le public et l’administration. Il a également annulé la décision implicite de rejet née le 31 novembre 2024, au motif que le préfet n’avait pas saisi la commission du titre de séjour, en méconnaissance de l’article L. 435-1 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile. En conséquence, le tribunal a enjoint au préfet de réexaminer la situation de M. C dans un délai de deux mois et de lui délivrer une autorisation provisoire de séjour l’autorisant à travailler.

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DécisionExcès de pouvoirPARTIEL

N° TA95-2214867(TA95-2214867)

Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a annulé l'arrêté du 22 août 2022 par lequel le maire de Montigny-Lès-Cormeilles ordonnait à la SAS Emao d'interrompre ses travaux de restauration et de déposer une nouvelle demande d'autorisation. La décision a été jugée illégale car signée par une adjointe au maire ne justifiant pas d'une délégation de signature régulièrement publiée, ce qui constitue un vice d'incompétence. Le tribunal a écarté les fins de non-recevoir de la commune, considérant que le courrier litigieux constituait bien une décision faisant grief et que la société avait régularisé la qualité de sa représentante. Cette solution est fondée sur les principes généraux de la compétence des autorités administratives, sans qu'il soit besoin d'examiner les autres moyens de la requête.

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DécisionPlein contentieuxREJETE

N° TA95-2204425(TA95-2204425)

Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la requête de la SC Avenir Danton Défense, qui contestait le montant de la taxe foncière sur les propriétés bâties et de la taxe d'enlèvement des ordures ménagères pour les années 2020 et 2021. La société soutenait que l'administration fiscale avait appliqué un tarif erroné pour le calcul de la valeur locative de son immeuble à Courbevoie. Le tribunal a jugé que les moyens soulevés n'étaient pas fondés, sans préciser les textes spécifiques appliqués au-delà des dispositions générales du code général des impôts. La solution retenue est le rejet de l'intégralité des demandes de la société requérante.

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DécisionExcès de pouvoirREJETE

N° TA95-2201289(TA95-2201289)

Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la requête de M. et Mme C, Mme H et M. F tendant à l'annulation d'un permis d'aménager délivré par le maire de Rueil-Malmaison le 24 décembre 2021. Le tribunal a jugé que le dossier de demande n'était pas incomplet, car la faible ampleur du projet (un seul lot à bâtir) ne nécessitait pas de mention sur la collecte des déchets. Il a également considéré que le moyen tiré de la méconnaissance de l'article UEd 7 du règlement du plan local d'urbanisme était inopérant. Enfin, le tribunal a rappelé que la légalité du permis s'apprécie au regard des règles d'urbanisme et non de la validité des droits de propriété ou des servitudes de passage, qui relèvent du droit privé.

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DécisionPlein contentieuxREJETE

N° TA95-2110704(TA95-2110704)

Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la requête de Me Becheret, mandataire liquidateur de M. C, qui contestait des rappels de TVA pour 2016-2017. La requérante demandait la décharge des droits supplémentaires et des pénalités, notamment en contestant le taux de la majoration pour manquement délibéré (40 %) et le montant de la base imposable. Le tribunal a jugé que les moyens soulevés n'étaient pas fondés, confirmant ainsi les impositions et pénalités établies par l'administration fiscale sur le fondement des articles 256, 258 et 258 A du code général des impôts.

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DécisionExcès de pouvoirPARTIEL

N° TA95-2402408(TA95-2402408)

Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a été saisi par M. A d’un recours pour excès de pouvoir contre le refus implicite du préfet des Hauts-de-Seine de lui délivrer une carte de résident. Le requérant s’est désisté de ses conclusions principales aux fins d’annulation et d’injonction, désistement dont le tribunal lui a donné acte. Le jugement admet M. A au bénéfice de l’aide juridictionnelle provisoire et condamne l’État à verser 1 000 euros à son avocat au titre des frais de justice, sur le fondement de l’article L. 761-1 du code de justice administrative et de l’article 37 de la loi du 10 juillet 1991.

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DécisionExcès de pouvoirPARTIEL

N° TA95-2402915(TA95-2402915)

Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise annule le refus de titre de séjour opposé le 12 février 2024 par le préfet du Val-d'Oise à Mme A, ressortissante tunisienne. Le tribunal juge que le motif d'ordre public invoqué par le préfet, fondé sur l'utilisation d'un faux titre de séjour lors de son embauche, ne suffit pas à caractériser une menace pour l'ordre public au sens de l'article L. 432-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Il enjoint au préfet de réexaminer la situation de Mme A dans un délai de deux mois et condamne l'État à lui verser 1 000 euros au titre des frais de justice.

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DécisionExcès de pouvoirPARTIEL

N° TA95-2404021(TA95-2404021)

Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a annulé la décision implicite par laquelle le préfet des Hauts-de-Seine a refusé de délivrer un titre de séjour à M. B, ressortissant algérien. Le tribunal a jugé que ce refus méconnaissait l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme, compte tenu de l'ensemble des attaches familiales du requérant en France (mère, sœurs, épouse française). Il a enjoint au préfet de délivrer un certificat de résidence algérien à M. B dans un délai de deux mois.

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DécisionExcès de pouvoirPARTIEL

N° TA95-2405696(TA95-2405696)

Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise (8ème chambre) a annulé la décision implicite de rejet née du silence gardé par le préfet du Val-d'Oise sur la demande de titre de séjour de M. B, ressortissant malien. Le tribunal a écarté l'exception de non-lieu soulevée par le préfet, jugeant que la décision implicite était née à l'expiration du délai de quatre mois prévu à l'article R. 432-2 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA). Il a retenu un défaut de motivation, l'administration n'ayant pas communiqué les motifs de sa décision implicite dans le délai d'un mois suivant la demande de l'intéressé, en méconnaissance de l'article L. 232-4 du code des relations entre le public et l'administration. En conséquence, le tribunal a enjoint au préfet de réexaminer la situation de M. B dans un délai de deux mois, sans astreinte.

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DécisionExcès de pouvoirPARTIEL

N° TA95-2406007(TA95-2406007)

Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a annulé la décision du 24 février 2024 par laquelle le recteur de l'académie de Versailles avait infligé un avertissement à une professeure de mathématiques. Le juge a requalifié ce « rappel à ses obligations professionnelles » en sanction disciplinaire déguisée. La sanction a été annulée car le recteur, qui n'a pas produit de défense, n'a pas apporté la preuve de la matérialité des faits reprochés ni de leur caractère fautif, entachant ainsi sa décision d'une erreur d'appréciation. Le tribunal a enjoint au recteur de retirer cette lettre du dossier administratif de l'agent dans un délai d'un mois et a condamné l'État à verser 1 000 euros à la requérante au titre des frais de justice.

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DécisionExcès de pouvoirREJETE

N° TA95-2406659(TA95-2406659)

Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la requête de M. C, un ressortissant pakistanais, qui contestait l'arrêté préfectoral du 24 avril 2024 lui refusant un titre de séjour et l'obligeant à quitter le territoire. Le tribunal a estimé que le préfet n'avait pas méconnu les dispositions de l'article L. 435-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, l'activité professionnelle du requérant étant trop récente pour justifier une admission exceptionnelle au séjour. Il a également jugé que la décision ne portait pas une atteinte disproportionnée au droit à la vie privée et familiale (article 8 de la CEDH) ni à l'intérêt supérieur des enfants (article 3-1 de la CIDE), la cellule familiale pouvant se reconstituer au Pakistan.

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DécisionExcès de pouvoirREJETE

N° TA95-2406917(TA95-2406917)

Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la requête de M. C, un ressortissant haïtien, qui demandait l'annulation de l'arrêté du préfet du Val-d'Oise du 16 mai 2023 lui retirant sa carte de séjour pluriannuelle. Le tribunal a estimé que le préfet n'avait pas commis d'erreur manifeste d'appréciation au regard de l'article L. 432-5 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, car M. C n'avait pas informé l'administration de son changement d'adresse, ce qui avait empêché la réception des courriers de convocation. Il a également écarté le moyen tiré de la violation de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme, compte tenu des attaches familiales non établies et de la situation de l'intéressé.

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DécisionExcès de pouvoirREJETE

N° TA95-2407152(TA95-2407152)

Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la requête de Mme A, ressortissante haïtienne, qui contestait l'arrêté du préfet du Val-d'Oise lui refusant un titre de séjour pour soins, l'obligeant à quitter le territoire et fixant le pays de destination. La requérante invoquait notamment la méconnaissance de l'article L. 425-9 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, relatif à la délivrance d'un titre de séjour pour raison médicale. Le tribunal a considéré que l'avis du collège de médecins de l'OFII, défavorable à la demande, n'était pas contredit par les éléments produits par Mme A, et que les autres moyens (insuffisance de motivation, violation de l'article 8 de la CEDH, erreur manifeste d'appréciation) n'étaient pas fondés. En conséquence, la décision préfectorale a été jugée légale et la requête rejetée dans son ensemble.

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DécisionExcès de pouvoirPARTIEL

N° TA95-2407260(TA95-2407260)

Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise annule la décision implicite de rejet du préfet du Val-d'Oise refusant le renouvellement du titre de séjour de Mme C, ressortissante marocaine. Le tribunal estime que cette décision méconnaît l'article L. 423-23 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, compte tenu de l'arrivée de l'intéressée en France à l'âge d'un an, de sa prise en charge par l'aide sociale à l'enfance, de sa vulnérabilité et de l'absence d'attaches dans son pays d'origine. Il enjoint au préfet de délivrer un titre de séjour "vie privée et familiale" dans un délai d'un mois.

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DécisionExcès de pouvoirPARTIEL

N° TA95-2407499(TA95-2407499)

Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise a été saisi par la commune de Sarcelles d’une demande d’expulsion d’un logement de fonction situé dans une école, occupé sans droit ni titre par M. B et sa famille depuis l’expiration de leur convention d’occupation en 2016. Le tribunal a fait droit à la demande, en enjoignant aux occupants de libérer les lieux sous deux mois, en application de l’article L. 2122-1 du code général de la propriété des personnes publiques. Il a rejeté les moyens de défense de M. B, notamment celui tiré de la méconnaissance de l’article L. 231-1 du code des relations entre le public et l’administration, jugé inopérant. Aucune somme n’a été mise à la charge de M. B au titre des frais de justice.

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