Jurisprudence — Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise
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N° TA95-2407052(TA95-2407052)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la requête de Mme B, ressortissante malienne, qui contestait le refus de l'OFII de lui accorder les conditions matérielles d'accueil lors de sa demande de réexamen d'asile. Le tribunal a jugé que la décision implicite de rejet de son recours administratif préalable était régulière, notamment car l'évaluation de sa vulnérabilité avait été réalisée conformément aux articles L. 522-1 et L. 522-2 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Les moyens soulevés, dont le défaut de motivation et le vice de procédure, ont été écartés.
N° TA95-2201252(TA95-2201252)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la demande de la SAS Market Wise associates, qui contestait des cotisations supplémentaires à l'impôt sur les sociétés au titre de l'année 2010, consécutives à la remise en cause de son crédit d'impôt recherche (CIR). La société, active dans le conseil en informatique bancaire, soutenait que ses dépenses de personnel étaient éligibles au CIR, mais l'administration fiscale a estimé que les prestations réalisées ne constituaient pas des activités de recherche et développement. Le tribunal a jugé que la société ne démontrait pas que ses projets correspondaient à la définition des activités de R&D, notamment au regard du manuel Frascati, et que les salariés concernés ne justifiaient pas d'une participation effective à des travaux de recherche. La solution retenue est le rejet de la requête, confirmant ainsi le bien-fondé des impositions et des pénalités appliquées sur le fondement du code général des impôts et du livre des procédures fiscales.
N° TA95-2501413(TA95-2501413)
Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise a été saisi par la SCI DE LA SAUSSAYE d’une demande en décharge ou réduction de la taxe foncière sur les propriétés bâties due au titre de 2024 pour un bien situé à Saint-Ouen-l’Aumône. La société requérante s’est désistée de sa requête par un mémoire enregistré le 22 mai 2025. Constatant que ce désistement était pur et simple, le tribunal, statuant par ordonnance sur le fondement de l’article R. 222-1 du code de justice administrative, lui en a donné acte.
N° TA95-2509110(TA95-2509110)
Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise, statuant en référé, a rejeté la requête de l'association Carré Jaurès qui demandait la fermeture des espaces extérieurs du centre aquatique municipal de Bois-Colombes pour nuisances sonores. Le juge a d'abord écarté les conclusions fondées sur l'article L. 521-3 du code de justice administrative, un même recours ne pouvant cumuler plusieurs fondements. Sur le fond, il a estimé que l'association n'établissait pas l'urgence caractérisée justifiant une intervention sous 48 heures, condition nécessaire pour l'application de l'article L. 521-2 du même code. La requête a donc été rejetée sans examen des autres conditions.
N° TA95-2418226(TA95-2418226)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise, saisi d’une opposition à une contrainte émise par la CAF du Val-d’Oise pour un indu d’allocation de logement social, se déclare incompétent territorialement. Constatant que le requérant est domicilié dans le Finistère, il transmet l’affaire au Tribunal Administratif de Rennes, en application de l’article R. 351-3 du code de justice administrative. La solution retenue est donc un renvoi pour compétence territoriale, fondé sur les articles R. 133-3 du code de la sécurité sociale et R. 221-3 du code de justice administrative.
N° TA95-2300805(TA95-2300805)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a été saisi par la SA DE LA BONGARDE de demandes de décharge partielle de cotisations de taxe foncière sur les propriétés bâties pour les années 2020, 2021 et 2022, concernant un ensemble immobilier situé à Gennevilliers. La société requérante contestait le classement de son local en catégorie DEP 2, soutenant qu'il devait être classé en DEP 1 ("lieux de stockage à ciel ouvert") en raison de son activité de gestion de conteneurs en extérieur, ce qui modifierait la surface pondérée et la base imposable. Le tribunal a rejeté l'ensemble des requêtes, considérant que le classement opéré par l'administration fiscale était fondé et que les moyens soulevés n'étaient pas établis. La solution retenue confirme le bien-fondé des impositions contestées, sans qu'il soit besoin de se prononcer sur les modalités de la procédure de rôle particulier ou le coefficient de majoration appliqué.
N° TA95-2504506(TA95-2504506)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la requête de M. B A, qui contestait le refus implicite du département des Hauts-de-Seine de lui délivrer une carte mobilité inclusion (CMI) portant la mention "stationnement pour personnes handicapées". Le juge a constaté que le requérant n’avait fourni aucun élément médical ou justificatif précis permettant d’établir que son handicap réduisait de manière importante et durable sa capacité de déplacement à pied, notamment un périmètre de marche inférieur à 200 mètres ou le recours systématique à une aide technique ou humaine, comme l’exigent l’article L. 241-3 du code de l’action sociale et des familles et l’arrêté du 3 janvier 2017. En l’absence de précisions suffisantes pour apprécier le bien-fondé de sa demande, la requête a été rejetée par ordonnance sur le fondement du 7° de l’article R. 222-1 du code de justice administrative.
N° TA95-2214867(TA95-2214867)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a annulé l'arrêté du 22 août 2022 par lequel le maire de Montigny-Lès-Cormeilles ordonnait à la SAS Emao d'interrompre ses travaux de restauration et de déposer une nouvelle demande d'autorisation. La décision a été jugée illégale car signée par une adjointe au maire ne justifiant pas d'une délégation de signature régulièrement publiée, ce qui constitue un vice d'incompétence. Le tribunal a écarté les fins de non-recevoir de la commune, considérant que le courrier litigieux constituait bien une décision faisant grief et que la société avait régularisé la qualité de sa représentante. Cette solution est fondée sur les principes généraux de la compétence des autorités administratives, sans qu'il soit besoin d'examiner les autres moyens de la requête.
N° TA95-2204618(TA95-2204618)
Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la requête de M. A H, qui demandait l'annulation de l'arrêté du maire de Bourg-la-Reine du 31 janvier 2022 modifiant le sens de circulation de la rue Varengue. Le tribunal a écarté les moyens d'incompétence et de défaut d'affichage, et a jugé que la modification de la circulation sur une voie communale relevait du pouvoir de police du maire sans consultation préalable obligatoire du département. Il a également estimé que la décision n'était pas entachée d'erreur manifeste d'appréciation, la commune justifiant la mesure par des considérations de sécurité routière. La requête a été rejetée sur le fondement des articles L. 2212-2 et L. 2213-1 du code général des collectivités territoriales.
N° TA95-2204425(TA95-2204425)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la requête de la SC Avenir Danton Défense, qui contestait le montant de la taxe foncière sur les propriétés bâties et de la taxe d'enlèvement des ordures ménagères pour les années 2020 et 2021. La société soutenait que l'administration fiscale avait appliqué un tarif erroné pour le calcul de la valeur locative de son immeuble à Courbevoie. Le tribunal a jugé que les moyens soulevés n'étaient pas fondés, sans préciser les textes spécifiques appliqués au-delà des dispositions générales du code général des impôts. La solution retenue est le rejet de l'intégralité des demandes de la société requérante.
N° TA95-2502210(TA95-2502210)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise, statuant par ordonnance, a rejeté la requête de M. A qui contestait le refus implicite de la commission de médiation des Hauts-de-Seine de reconnaître son droit à un logement social prioritaire et urgent. Le juge a estimé que la requête ne comportait que des moyens manifestement infondés ou insuffisamment précis, permettant son rejet sur le fondement de l'article R. 222-1 du code de justice administrative. La décision rappelle les conditions cumulatives de l'article L. 441-2-3 du code de la construction et de l'habitation (bonne foi, conditions d'accès au logement social, situation d'urgence) pour bénéficier de la procédure de logement prioritaire.
N° TA95-2406398(TA95-2406398)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a été saisi par M. A... B... d’une requête en excès de pouvoir visant à annuler la décision du préfet des Hauts-de-Seine du 8 mars 2024 classant sans suite sa demande de naturalisation. Le requérant soutenait ne pas avoir pu transmettre les documents demandés via la plateforme dédiée. Statuant par ordonnance sur le fondement de l’article R. 222-1 du code de justice administrative, le tribunal a rejeté la requête comme manifestement irrecevable. Il a considéré que le moyen invoqué, tiré d’une difficulté technique, n’était pas assorti des précisions suffisantes pour en apprécier le bien-fondé, en application des articles 35, 37-1 et 40 du décret n° 93-1362 du 30 décembre 1993.
N° TA95-2216269(TA95-2216269)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise annule la décision du maire de Goussainville du 29 juin 2022 exerçant le droit de préemption urbain sur des parcelles situées 1 bis et 1 ter rue du Président Roosevelt. La solution retenue est fondée sur l'article L. 211-1 du code de l'urbanisme, car les parcelles en litige sont classées en zone agricole A du plan local d'urbanisme, et non en zone urbaine ou à urbaniser, ce qui les exclut du champ d'application du droit de préemption urbain. La requérante obtient également 1 500 euros au titre des frais de justice.
N° TA95-2508047(TA95-2508047)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a rejeté la requête de Mme B. Celle-ci demandait qu'il soit enjoint au préfet des Hauts-de-Seine de lui délivrer une attestation de prolongation d'instruction pour le renouvellement de son titre de séjour, afin de poursuivre sa formation. Le juge a estimé que la mesure sollicitée faisait obstacle à l'exécution d'une décision implicite de rejet née du silence de l'administration sur sa demande de renouvellement. La condition d'utilité de la mesure n'étant pas remplie, la requête a été rejetée.
N° TA95-2507902(TA95-2507902)
Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a rejeté la requête de M. A, ressortissant marocain, qui demandait d'enjoindre au préfet des Hauts-de-Seine de le convoquer pour déposer une demande de renouvellement de titre de séjour et obtenir une autorisation provisoire de travail. Le juge a estimé que la condition d'urgence n'était pas établie, M. A n'ayant pas démontré de conséquences immédiates et graves justifiant une intervention en référé, malgré l'enregistrement de sa demande. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris celles relatives aux frais de justice.
N° TA95-2508686(TA95-2508686)
Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise, statuant en référé, a rejeté la demande de suspension de l’obligation de quitter le territoire français sans délai prise par le préfet des Hauts-de-Seine à l’encontre de M. B. Le juge a constaté que le requérant n’avait pas produit de copie de la requête en annulation, ni démontré l’avoir introduite, rendant sa demande irrecevable sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative. La requête a été rejetée comme manifestement irrecevable en application de l’article L. 522-3 du même code.
N° TA95-2201289(TA95-2201289)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la requête de M. et Mme C, Mme H et M. F tendant à l'annulation d'un permis d'aménager délivré par le maire de Rueil-Malmaison le 24 décembre 2021. Le tribunal a jugé que le dossier de demande n'était pas incomplet, car la faible ampleur du projet (un seul lot à bâtir) ne nécessitait pas de mention sur la collecte des déchets. Il a également considéré que le moyen tiré de la méconnaissance de l'article UEd 7 du règlement du plan local d'urbanisme était inopérant. Enfin, le tribunal a rappelé que la légalité du permis s'apprécie au regard des règles d'urbanisme et non de la validité des droits de propriété ou des servitudes de passage, qui relèvent du droit privé.
N° TA95-2506863(TA95-2506863)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-3 du code de justice administrative, a pris acte du désistement pur et simple de Mme A, qui demandait qu’il soit enjoint au préfet des Hauts-de-Seine de lui fixer un rendez-vous pour renouveler son titre de séjour. La requérante s’est désistée après que l’administration lui a communiqué la fixation d’un rendez-vous le 5 mai 2025. Aucun texte de fond n’a été appliqué au-delà des dispositions procédurales du code de justice administrative.
N° TA95-2414449(TA95-2414449)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a annulé la décision de préemption du maire du Plessis-Robinson du 4 juin 2024, la délibération du 1er juillet 2024 l'autorisant, et le refus de retrait du 19 juillet 2024. Le juge a estimé que la motivation de la décision de préemption était insuffisante, car elle n'expliquait pas les raisons pour lesquelles le prix d'acquisition de 1 790 000 euros, très supérieur à l'estimation domaniale de 900 000 euros, était justifié. Cette insuffisance de motivation a conduit à une erreur d'appréciation, le surcoût de 890 000 euros n'étant pas justifié par un motif d'intérêt général conforme aux articles L. 210-1 et L. 300-1 du code de l'urbanisme.
N° TA95-2411905(TA95-2411905)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la requête de M. A B, qui contestait la décision du ministre de l'intérieur invalidant son permis de conduire pour solde de points nul. Le tribunal a d'abord jugé irrecevables les conclusions dirigées contre le retrait de points du 29 juin 2023, ce point ayant été restitué avant l'introduction de la requête. Sur le fond, il a écarté le moyen tiré du défaut de notification des retraits de points, estimant que cette notification ne conditionne pas la légalité des retraits. Enfin, le tribunal a considéré que l'administration avait respecté l'obligation d'information prévue par les articles L. 223-3 et R. 223-3 du code de la route, en produisant les documents justificatifs pour les infractions en cause.