Jurisprudence — Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise
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N° TA95-2506303(TA95-2506303)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a suspendu la décision implicite de rejet du préfet des Hauts-de-Seine refusant le renouvellement du certificat de résidence de dix ans de M. A, ressortissant algérien. Le juge a retenu que l'urgence était présumée s'agissant d'un refus de renouvellement de titre de séjour et que le moyen tiré de la méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme était propre à créer un doute sérieux sur la légalité de la décision. Il a enjoint au préfet de réexaminer la demande et de délivrer une autorisation provisoire de séjour avec droit au travail dans un délai de quinze jours, sous astreinte de 100 euros par jour de retard. La décision s'appuie notamment sur l'accord franco-algérien du 27 décembre 1968 et le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
N° TA95-2506286(TA95-2506286)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a été saisi par Mme A B, ressortissante malienne, d’une demande de suspension de la décision du préfet des Hauts-de-Seine du 13 février 2025 refusant le renouvellement de son titre de séjour étudiant. Le juge des référés a reconnu l’urgence, celle-ci étant présumée en cas de refus de renouvellement de titre de séjour. Toutefois, il a rejeté la requête, estimant qu’aucun des moyens soulevés (défaut de motivation, défaut d’examen, inexactitude matérielle, erreur d’appréciation) n’était, en l’état de l’instruction, de nature à créer un doute sérieux sur la légalité de la décision attaquée. La décision s’appuie sur les dispositions du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile ainsi que sur le code de justice administrative.
N° TA95-2506282(TA95-2506282)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a annulé l'arrêté du 27 février 2025 par lequel le préfet des Hauts-de-Seine avait assigné à résidence M. B, un ressortissant géorgien, dans ce département pour une durée de quarante-cinq jours. La solution retenue est fondée sur un défaut d'examen suffisant de la situation personnelle du requérant, car le préfet n'a pas identifié de lieu de résidence dans le département et a méconnu une interdiction de paraître dans les Hauts-de-Seine prononcée par une composition pénale. Le tribunal a appliqué les articles L.731-3 et R.733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. L'État est condamné à verser 1 000 euros à l'avocat de M. B au titre des frais d'instance.
N° TA95-2506137(TA95-2506137)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a examiné le recours de M. A, ressortissant sénégalais, contre un arrêté du préfet des Hauts-de-Seine ordonnant son transfert aux autorités espagnoles, responsables de sa demande d'asile en application du règlement (UE) n° 604/2013 (Dublin III). Le tribunal a rejeté l'ensemble des moyens soulevés, notamment l'incompétence de l'auteur de l'acte, le non-respect des délais de demande de reprise en charge, le défaut de remise des guides d'information, l'absence d'indication du nom de l'agent lors de l'entretien individuel, et les risques de violation de l'article 3 de la Convention européenne des droits de l'homme en Espagne. En conséquence, la requête a été rejetée, confirmant la légalité de l'arrêté de transfert.
N° TA95-2506081(TA95-2506081)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la requête de M. A, ressortissant ukrainien, contestant les décisions du préfet des Hauts-de-Seine du 6 avril 2025 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, fixant le pays de destination, prononçant une interdiction de retour de deux ans et l'assignant à résidence. Le tribunal a estimé que la décision d'éloignement était suffisamment motivée et que le préfet avait procédé à un examen particulier de la situation de l'intéressé, sans erreur manifeste d'appréciation au regard de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme. Les moyens soulevés, notamment l'absence de risque de soustraction à la mesure et le défaut de motivation de l'assignation à résidence, ont été écartés. La requête a été rejetée dans son ensemble, y compris les conclusions accessoires.
N° TA95-2506055(TA95-2506055)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise annule l'arrêté du 2 avril 2025 par lequel le préfet des Hauts-de-Seine a ordonné le transfert de Mme C, ressortissante sri-lankaise, aux autorités italiennes. Le tribunal estime que le préfet a méconnu l'article 17 du règlement (UE) n° 604/2013 et l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme, en ne faisant pas usage de sa clause discrétionnaire pour examiner la demande d'asile en France. Cette décision est motivée par la situation de vulnérabilité particulière de Mme C, enceinte de quatre mois, dont le conjoint réside en France, rendant son transfert en Italie, où elle n'a aucun proche, disproportionné. Le tribunal enjoint au préfet de réexaminer la situation de l'intéressée et de lui délivrer une attestation de demande d'asile en procédure normale.
N° TA95-2505884(TA95-2505884)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la requête de M. B, ressortissant ivoirien, qui demandait l'annulation de l'arrêté du préfet des Hauts-de-Seine du 31 mars 2025 l'assignant à résidence pour 45 jours. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la mesure était légalement fondée sur l'article L. 731-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, en raison de l'obligation de quitter le territoire français dont M. B faisait l'objet. Il a également écarté le moyen tiré de l'erreur manifeste d'appréciation, relevant que l'intéressé avait été interpellé pour plusieurs infractions, et celui tiré de la méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme.
N° TA95-2505720(TA95-2505720)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a enjoint au préfet des Hauts-de-Seine de délivrer un récépissé de demande de renouvellement de titre de séjour à Mme A, ressortissante ivoirienne. Le tribunal a jugé que la condition d'urgence était remplie, notamment en raison de la suspension du contrat de travail de la requérante et des obstacles à sa liberté de circulation et à l'accès aux soins. Il a également écarté l'argument du préfet selon lequel la demande aurait été déposée hors délai, en application des articles R. 431-5 et R. 431-12 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. La solution retenue ordonne la délivrance du récépissé sous huit jours, sous astreinte de 100 euros par jour de retard.
N° TA95-2504675(TA95-2504675)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, était saisi par M. A, ressortissant algérien, d'une demande d'injonction visant à obtenir une attestation de prolongation d'instruction de sa demande de titre de séjour. En cours d'instance, le préfet des Hauts-de-Seine a délivré à l'intéressé l'attestation sollicitée, valable jusqu'au 20 juin 2025. Le juge a constaté que les conclusions principales de la requête étaient devenues sans objet et a prononcé un non-lieu à statuer. Les conclusions accessoires présentées au titre des frais de justice ont été rejetées, faute pour le requérant de démontrer avoir exposé de tels frais.
N° TA95-2504669(TA95-2504669)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a rejeté la requête de Mme A C épouse B. Celle-ci demandait d'enjoindre au préfet des Hauts-de-Seine de lui délivrer un titre de séjour ou une attestation de prolongation d'instruction, au motif que sa demande de renouvellement de titre de séjour n'avait pas été déposée dans les délais prévus à l'article R. 431-5 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Le tribunal a considéré que cette situation, imputable à la requérante, faisait obstacle à ce que l'administration soit tenue de délivrer une attestation de prolongation d'instruction. Par conséquent, la mesure sollicitée se heurtait à une contestation sérieuse et la condition d'urgence n'était pas remplie.
N° TA95-2415442(TA95-2415442)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la requête de M. A, ressortissant malien, qui contestait l’arrêté préfectoral du 27 septembre 2024 lui refusant un titre de séjour et l’obligeant à quitter le territoire. Le tribunal a estimé que l’arrêté était suffisamment motivé et ne révélait aucun défaut d’examen sérieux de sa situation. Il a également jugé que le préfet n’avait pas méconnu les dispositions de l’article L. 435-1 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile, ni les stipulations de l’article 8 de la Convention européenne des droits de l’homme, en l’absence de motifs exceptionnels ou humanitaires et d’attaches familiales prépondérantes en France. En conséquence, la décision préfectorale a été confirmée.
N° TA95-2415414(TA95-2415414)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a annulé l'arrêté du 26 septembre 2024 par lequel le préfet du Val-d'Oise refusait un titre de séjour à M. D, ressortissant égyptien, et l'obligeait à quitter le territoire. Le tribunal a jugé que le préfet avait méconnu l'article L. 435-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile en ne saisissant pas la commission du titre de séjour, alors que M. D justifiait d'une résidence habituelle en France depuis plus de dix ans par des documents probants (notamment pour 2014 et 2015). Cette irrégularité a entraîné l'annulation de l'arrêté pour vice de procédure.
N° TA95-2408682(TA95-2408682)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la requête de M. B, ressortissant algérien, qui contestait un arrêté préfectoral du 14 mai 2024 refusant le renouvellement de son titre de séjour pour raisons de santé et l'obligeant à quitter le territoire. Le tribunal a écarté l'ensemble des moyens soulevés, estimant que la décision de refus était suffisamment motivée et ne méconnaissait ni l'accord franco-algérien (notamment ses articles 6-5 et 6-7) ni l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme. Il a également jugé que l'obligation de quitter le territoire français et la fixation du pays de destination n'étaient pas entachées d'illégalité, et a rejeté les conclusions accessoires.
N° TA95-2316766(TA95-2316766)
Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la requête de M. E, ressortissant bangladais, qui contestait un arrêté préfectoral du 1er décembre 2023 lui faisant obligation de quitter le territoire français. Le juge a écarté les moyens d’incompétence, d’insuffisance de motivation et de défaut d’examen, estimant que l’arrêté était suffisamment motivé en droit et en fait. Il a également jugé que la décision ne méconnaissait ni l’article 3 de la Convention européenne des droits de l’homme, ni l’article L. 721-4 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile, et qu’elle n’était pas entachée d’une erreur manifeste d’appréciation. La demande d’aide juridictionnelle provisoire a été déclarée sans objet.
N° TA95-2315884(TA95-2315884)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la demande de la société Notapierre, qui contestait les cotisations de taxe d'enlèvement des ordures ménagères (TEOM) pour les années 2020 et 2021. La société invoquait l'illégalité des taux votés par l'établissement public territorial Vallée Sud - Grand Paris, les jugeant disproportionnés par rapport au coût réel du service. Le tribunal a examiné le cadre juridique de l'article 1520 du code général des impôts, qui encadre les dépenses couvertes par la TEOM. Après avoir analysé les éléments produits, notamment la comptabilité analytique de l'établissement, le tribunal a estimé que le produit et le taux de la taxe n'étaient pas manifestement disproportionnés. La requête a donc été rejetée, y compris les conclusions accessoires.
N° TA95-2315813(TA95-2315813)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la requête de la société Medipreim, qui contestait par voie d'exception la légalité des taux de la taxe d'enlèvement des ordures ménagères (TEOM) pour les années 2020 et 2021. La société soutenait que ces taux, fixés par l'établissement public territorial Vallée Sud - Grand Paris, étaient manifestement disproportionnés au regard du coût réel du service. Le tribunal a examiné les éléments comptables produits par l'établissement public, notamment une comptabilité analytique, pour vérifier le respect des dispositions de l'article 1520 du code général des impôts. Il a conclu que le produit de la taxe et son taux n'étaient pas manifestement disproportionnés par rapport aux dépenses exposées pour le service de collecte et de traitement des déchets.
N° TA95-2315809(TA95-2315809)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la requête de la société PREIM Euros, qui contestait les cotisations de taxe d'enlèvement des ordures ménagères (TEOM) pour les années 2020 et 2021. La société soutenait que les taux votés par l'établissement public territorial Vallée Sud - Grand Paris étaient manifestement disproportionnés par rapport au coût réel du service. Le tribunal a examiné le cadre juridique de l'article 1520 du code général des impôts, qui impose que le produit de la taxe ne soit pas manifestement disproportionné aux dépenses du service. La solution retenue est le rejet des conclusions aux fins de décharge, sans que le résumé ne précise le motif exact du rejet.
N° TA95-2417141(TA95-2417141)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la requête de M. B, ressortissant algérien, qui contestait l'arrêté du préfet du Val-d'Oise du 28 octobre 2024 lui refusant un titre de séjour, l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, fixant le pays de renvoi et prononçant une interdiction de retour de trois ans. Le tribunal a jugé que la présence de M. B constituait une menace pour l'ordre public, ce qui faisait légalement obstacle à la délivrance d'un titre de séjour sur le fondement de l'article L. 412-5 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. La solution retenue confirme la légalité de l'arrêté préfectoral, en application des dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile et de l'accord franco-algérien du 27 décembre 1968.
N° TA95-2507493(TA95-2507493)
Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-2 du code de justice administrative, a rejeté la requête de M. A, ressortissant sénégalais, qui demandait la suspension de la décision implicite de rejet de sa demande de renouvellement de titre de séjour étudiant. Le juge a estimé que les circonstances invoquées (risque d’annulation d’inscription scolaire, perte d’emploi étudiant, situation irrégulière) ne caractérisaient pas une urgence particulière justifiant une intervention dans les quarante-huit heures. En conséquence, la condition d’urgence n’étant pas remplie, la requête a été rejetée sans examen du bien-fondé de l’atteinte à une liberté fondamentale.
N° TA95-2506949(TA95-2506949)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la requête de Mme A, ressortissante ivoirienne, qui demandait la suspension de la décision implicite de rejet de sa demande de titre de séjour en qualité de réfugiée. Le juge a constaté qu'antérieurement à l'introduction de la requête, un titre de séjour valable dix ans avait été délivré à la requérante, rendant sa demande sans objet et irrecevable. La solution retenue est un non-lieu à statuer, le litige ayant perdu son objet.