Jurisprudence — Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise
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N° TA95-2506294(TA95-2506294)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la requête de M. B, ressortissant guinéen, qui contestait un arrêté préfectoral du 2 avril 2025 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de trois ans. Le tribunal a jugé inopérants les moyens soulevés contre un prétendu refus de titre de séjour, cette décision étant inexistante. Il a également écarté le moyen d’illégalité par voie d’exception concernant l’obligation de quitter le territoire français et a estimé que cette dernière était suffisamment motivée. La solution retenue est le rejet de l’ensemble des conclusions, sans application des textes spécifiques au-delà de la motivation.
N° TA95-2411968(TA95-2411968)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la requête de M. B A, ressortissant algérien, qui contestait le refus du préfet du Val-d'Oise d'autoriser le regroupement familial pour son épouse et sa fille. Le tribunal a estimé que la décision était suffisamment motivée et avait été précédée d'un examen particulier de sa situation. Il a substitué l'article 4 de l'accord franco-algérien du 27 décembre 1968 aux dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile comme base légale, mais a jugé que le préfet n'avait pas commis d'erreur de droit en refusant la demande, la famille résidant déjà en France. Les moyens tirés de la méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant ont été écartés.
N° TA95-2506672(TA95-2506672)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la requête de M. B A, ressortissant tunisien, contestant l'arrêté du préfet des Hauts-de-Seine du 13 avril 2025 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, fixant le pays de renvoi et prononçant une interdiction de retour d'un an, ainsi que l'arrêté d'assignation à résidence. Le tribunal a jugé que la décision d'éloignement était suffisamment motivée et ne révélait pas de défaut d'examen particulier de la situation personnelle du requérant. Il a également écarté les moyens tirés de la méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'erreur manifeste d'appréciation, ainsi que les exceptions d'illégalité soulevées contre les décisions de refus de délai de départ volontaire, d'interdiction de retour et d'assignation à résidence. La solution retenue s'appuie sur les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA) et du code de justice administrative.
N° TA95-2506717(TA95-2506717)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la requête de M. B, ressortissant afghan, qui contestait l'arrêté du préfet des Hauts-de-Seine ordonnant son transfert aux autorités italiennes, responsables de sa demande d'asile en application du règlement (UE) n°604/2013 (Dublin III). Le tribunal a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et que le préfet n'avait pas commis d'erreur manifeste d'appréciation en ne faisant pas usage de la clause discrétionnaire prévue à l'article 17 du même règlement. Il a également jugé que la décision ne méconnaissait ni l'article 4 du règlement (UE) n°604/2013, ni les stipulations de l'article 3 de la Convention européenne des droits de l'homme. En conséquence, la demande d'annulation a été rejetée.
N° TA95-2506700(TA95-2506700)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a été saisi par la société Paris Fast Depann d’un référé contractuel visant à contester la procédure de passation d’une concession de service public pour l’enlèvement et la mise en fourrière de véhicules, attribuée par la commune de Courbevoie à la société AD2R. La requérante invoquait notamment un défaut d’information sur les motifs de rejet de son offre et l’irrégularité de l’offre retenue. La commune de Courbevoie a opposé l’irrecevabilité de la requête, le contrat ayant été signé avant son introduction. La société Paris Fast Depann s’est finalement désistée de sa requête. Par conséquent, le tribunal a pris acte de ce désistement et a radié l’affaire du rôle.
N° TA95-2506501(TA95-2506501)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la requête de Mme D, ressortissante algérienne, qui contestait l'arrêté du préfet du Val-d'Oise du 10 avril 2025 ordonnant son transfert aux autorités espagnoles. La requérante invoquait notamment l'incompétence de l'auteur de l'acte, un défaut de motivation, et la méconnaissance de plusieurs articles du règlement (UE) n° 604/2013 (Dublin III) et de la charte des droits fondamentaux. Le tribunal a écarté le moyen d'incompétence en raison d'une délégation de signature régulière et a jugé l'arrêté suffisamment motivé. La solution retenue est le rejet de la demande d'annulation, confirmant ainsi la légalité de la décision de transfert fondée sur le règlement Dublin III.
N° TA95-2506500(TA95-2506500)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la requête de M. B D, ressortissant algérien, qui contestait l'arrêté du préfet du Val-d'Oise du 10 avril 2025 ordonnant son transfert aux autorités espagnoles, responsables de sa demande d'asile en application du règlement (UE) n°604/2013. Le tribunal a écarté l'ensemble des moyens soulevés, notamment l'incompétence du signataire, l'insuffisance de motivation, et la méconnaissance des articles 4, 5, 17 et 21 du règlement (UE) n°604/2013, ainsi que de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme. La solution retenue confirme la légalité de la décision de transfert, fondée sur l'accord explicite des autorités espagnoles et le respect des procédures prévues par le droit de l'Union européenne et le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
N° TA95-2506496(TA95-2506496)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la requête de M. D, ressortissant algérien, qui contestait un arrêté préfectoral du 11 avril 2025 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de cinq ans. Le tribunal a écarté les moyens d'incompétence, d'insuffisance de motivation et de défaut d'examen, en se fondant sur la délégation de signature régulière et la motivation suffisante de l'arrêté. S'appuyant sur le principe général du droit de l'Union européenne relatif au droit d'être entendu, le juge a estimé que M. D avait pu présenter ses observations lors de son audition par les services de police, sans établir que des éléments pertinents auraient pu modifier la décision. La solution retenue confirme la légalité de la mesure d'éloignement au regard du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
N° TA95-2506453(TA95-2506453)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a rejeté les requêtes de M. B C A, ressortissant péruvien, contestant un arrêté du préfet des Hauts-de-Seine du 18 mars 2025 lui faisant obligation de quitter le territoire français sans délai, avec interdiction de retour de trois ans, et un arrêté du 19 mars 2025 l'assignant à résidence. Le tribunal a jugé que l'arrêté d'éloignement était suffisamment motivé et que le moyen tiré de la méconnaissance de l'article L. 611-3 du CESEDA était inopérant car abrogé. Il a également estimé que la mesure ne portait pas une atteinte disproportionnée au droit à la vie privée et familiale de l'intéressé au regard de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme, compte tenu de la menace pour l'ordre public que constituait sa participation présumée à des faits de blanchiment liés au proxénétisme.
N° TA95-2416952(TA95-2416952)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a annulé l'arrêté du 6 novembre 2024 par lequel le préfet de police obligeait M. A C, ressortissant congolais, à quitter le territoire français. La juridiction a estimé que le préfet n’avait pas procédé à un examen approfondi de la situation personnelle du requérant, notamment en omettant de prendre en compte sa demande de titre de séjour en qualité de parent d’enfant français, déposée sur le fondement de l’article L. 423-7 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile. En conséquence, le tribunal a enjoint au préfet de réexaminer la situation de M. A C.
N° TA95-2507493(TA95-2507493)
Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-2 du code de justice administrative, a rejeté la requête de M. A, ressortissant sénégalais, qui demandait la suspension de la décision implicite de rejet de sa demande de renouvellement de titre de séjour étudiant. Le juge a estimé que les circonstances invoquées (risque d’annulation d’inscription scolaire, perte d’emploi étudiant, situation irrégulière) ne caractérisaient pas une urgence particulière justifiant une intervention dans les quarante-huit heures. En conséquence, la condition d’urgence n’étant pas remplie, la requête a été rejetée sans examen du bien-fondé de l’atteinte à une liberté fondamentale.
N° TA95-2507036(TA95-2507036)
Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise, saisi d’une requête en rectification d’erreur matérielle, a modifié son ordonnance du 5 mai 2025. Il a constaté que cette ordonnance était entachée d’une omission dans son dispositif (absence d’un article sur les frais irrépétibles) et d’une erreur matérielle (point 6 à supprimer). Sur le fondement de l’article R. 741-11 du code de justice administrative, le tribunal a corrigé ces erreurs en ajoutant un article condamnant l’État à verser 1 500 euros à Mme C au titre de l’article L. 761-1 du même code et en supprimant le point erroné.
N° TA95-2415547(TA95-2415547)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la requête de M. A, ressortissant camerounais, contestant l'arrêté du préfet des Hauts-de-Seine du 19 octobre 2024 ordonnant sa remise aux autorités allemandes et lui interdisant de circuler en France pendant deux ans. Le tribunal a estimé que la décision de remise était suffisamment motivée et fondée sur les articles L. 621-1 et L. 621-2 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, M. A ne pouvant justifier d'un séjour de moins de trois mois en France. Il a également jugé que l'interdiction de circulation ne méconnaissait ni l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme, ni l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant, compte tenu de la menace pour l'ordre public constituée par les faits de violences conjugales.
N° TA95-2506271(TA95-2506271)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la requête de Mme B, qui contestait une amende de 375 euros et un retrait de points de permis de conduire. La requérante soutenait ne pas être l’auteur de l’infraction, mais ce moyen a été jugé inopérant. En application des articles 529 et suivants du code de procédure pénale, la contestation de l’imputabilité d’une infraction relève du juge judiciaire, non du juge administratif. L’ordonnance, fondée sur le 7° de l’article R. 222-1 du code de justice administrative, rejette la requête comme manifestement irrecevable.
N° TA95-2505792(TA95-2505792)
Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a pris acte du désistement de M. A, ressortissant afghan bénéficiaire de la protection subsidiaire, de ses conclusions aux fins de suspension et d'injonction concernant le refus implicite de renouvellement de son titre de séjour. Le requérant s'est désisté après que le préfet des Hauts-de-Seine a produit une attestation favorable sur sa demande. La demande de frais de justice présentée par M. A a été rejetée.
N° TA95-2506949(TA95-2506949)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la requête de Mme A, ressortissante ivoirienne, qui demandait la suspension de la décision implicite de rejet de sa demande de titre de séjour en qualité de réfugiée. Le juge a constaté qu'antérieurement à l'introduction de la requête, un titre de séjour valable dix ans avait été délivré à la requérante, rendant sa demande sans objet et irrecevable. La solution retenue est un non-lieu à statuer, le litige ayant perdu son objet.
N° TA95-2507067(TA95-2507067)
Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise, statuant en référé, a rejeté la demande de suspension de la décision du préfet suspendant le permis de conduire de M. A. La requête a été jugée irrecevable car elle n'était pas accompagnée de la décision attaquée. Le juge a appliqué l'article L. 522-3 du code de justice administrative, permettant de rejeter une demande manifestement irrecevable sans instruction préalable. Aucun examen du fond ou de l'urgence n'a donc été effectué.
N° TA95-2416963(TA95-2416963)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la requête de M. A, ressortissant marocain, qui contestait l'arrêté préfectoral du 18 novembre 2024 lui faisant obligation de quitter le territoire français sans délai, fixant le pays de renvoi et prononçant une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a considéré que la décision d'éloignement était légalement fondée sur le 2° de l'article L. 611-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, M. A s'étant maintenu irrégulièrement sur le territoire après l'expiration de son titre de séjour. Il a également écarté les moyens tirés de la méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant, ainsi que l'erreur manifeste d'appréciation, en relevant que l'intéressé ne justifiait pas d'une vie privée et familiale suffisamment stable et ancienne en France. En conséquence, le tribunal a rejeté l'ensemble des conclusions de la requête, y compris celles relatives à l'injonction et aux frais de justice.
N° TA95-2414424(TA95-2414424)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la requête de M. C B, ressortissant congolé, qui demandait l'annulation de l'arrêté du 15 novembre 2021 du préfet de l'Essonne l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, fixant le pays de destination et lui interdisant le retour pendant trois ans. Le tribunal a relevé d'office l'irrecevabilité des conclusions pour tardiveté, constatant que le requérant avait eu connaissance de l'arrêté au plus tard lors de son interpellation en 2021 et que le recours, introduit en octobre 2024, excédait le délai raisonnable d'un an. La solution est fondée sur le principe de sécurité juridique et les articles L. 611-1, L. 614-6 et R. 421-5 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
N° TA95-2203821(TA95-2203821)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la requête de Mme A, agent non titulaire du centre hospitalier de Gonesse, qui contestait son licenciement pour inaptitude physique prononcé en 2018 et demandait réparation de ses préjudices. La juridiction a jugé que la procédure de licenciement était régulière, l'inaptitude totale et définitive ayant été constatée par le comité médical, et que l'administration n'était pas tenue de consulter la commission consultative paritaire ni de proposer un reclassement dans ces circonstances. Les conclusions indemnitaires relatives aux documents de fin de contrat (certificat de travail, attestation Pôle emploi) ont été déclarées irrecevables pour tardiveté, la demande préalable ayant été présentée plus de trois ans après le licenciement. La requête a été rejetée en toutes ses conclusions, y compris celles fondées sur l'article L. 761-1 du code de justice administrative.