Jurisprudence — Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise
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N° TA95-2417141(TA95-2417141)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la requête de M. B, ressortissant algérien, qui contestait l'arrêté du préfet du Val-d'Oise du 28 octobre 2024 lui refusant un titre de séjour, l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, fixant le pays de renvoi et prononçant une interdiction de retour de trois ans. Le tribunal a jugé que la présence de M. B constituait une menace pour l'ordre public, ce qui faisait légalement obstacle à la délivrance d'un titre de séjour sur le fondement de l'article L. 412-5 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. La solution retenue confirme la légalité de l'arrêté préfectoral, en application des dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile et de l'accord franco-algérien du 27 décembre 1968.
N° TA95-2418016(TA95-2418016)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise, statuant en excès de pouvoir, a examiné la requête de Mme B, ressortissante norvégienne, contestant le rejet implicite de sa demande de renouvellement de sa carte de séjour " citoyen UE/EEE/SUISSE ". Le tribunal a écarté l'exception de non-lieu soulevée par le préfet, estimant que la délivrance d'un simple récépissé n'abrogeait pas la décision implicite de refus. Sur le fond, il a annulé cette décision en considérant qu'elle méconnaissait les stipulations de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme, compte tenu de l'ancienneté du séjour de l'intéressée (plus de 15 ans) et de son état de santé grave nécessitant une prise en charge continue en France.
N° TA95-2501939(TA95-2501939)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise, statuant en excès de pouvoir, rejette la requête de M. A, ressortissant marocain, qui contestait le refus implicite de délivrance d’un titre de séjour. Le tribunal relève que la simple attestation de pré-demande en ligne ne constitue pas un dépôt de demande valide au sens des articles R. 431-2 et R. 432-1 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile, de sorte qu’aucune décision implicite faisant grief n’est née. En conséquence, les conclusions aux fins d’annulation sont irrecevables.
N° TA95-2505792(TA95-2505792)
Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a pris acte du désistement de M. A, ressortissant afghan bénéficiaire de la protection subsidiaire, de ses conclusions aux fins de suspension et d'injonction concernant le refus implicite de renouvellement de son titre de séjour. Le requérant s'est désisté après que le préfet des Hauts-de-Seine a produit une attestation favorable sur sa demande. La demande de frais de justice présentée par M. A a été rejetée.
N° TA95-2506453(TA95-2506453)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a rejeté les requêtes de M. B C A, ressortissant péruvien, contestant un arrêté du préfet des Hauts-de-Seine du 18 mars 2025 lui faisant obligation de quitter le territoire français sans délai, avec interdiction de retour de trois ans, et un arrêté du 19 mars 2025 l'assignant à résidence. Le tribunal a jugé que l'arrêté d'éloignement était suffisamment motivé et que le moyen tiré de la méconnaissance de l'article L. 611-3 du CESEDA était inopérant car abrogé. Il a également estimé que la mesure ne portait pas une atteinte disproportionnée au droit à la vie privée et familiale de l'intéressé au regard de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme, compte tenu de la menace pour l'ordre public que constituait sa participation présumée à des faits de blanchiment liés au proxénétisme.
N° TA95-2506496(TA95-2506496)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la requête de M. D, ressortissant algérien, qui contestait un arrêté préfectoral du 11 avril 2025 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de cinq ans. Le tribunal a écarté les moyens d'incompétence, d'insuffisance de motivation et de défaut d'examen, en se fondant sur la délégation de signature régulière et la motivation suffisante de l'arrêté. S'appuyant sur le principe général du droit de l'Union européenne relatif au droit d'être entendu, le juge a estimé que M. D avait pu présenter ses observations lors de son audition par les services de police, sans établir que des éléments pertinents auraient pu modifier la décision. La solution retenue confirme la légalité de la mesure d'éloignement au regard du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
N° TA95-2506500(TA95-2506500)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la requête de M. B D, ressortissant algérien, qui contestait l'arrêté du préfet du Val-d'Oise du 10 avril 2025 ordonnant son transfert aux autorités espagnoles, responsables de sa demande d'asile en application du règlement (UE) n°604/2013. Le tribunal a écarté l'ensemble des moyens soulevés, notamment l'incompétence du signataire, l'insuffisance de motivation, et la méconnaissance des articles 4, 5, 17 et 21 du règlement (UE) n°604/2013, ainsi que de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme. La solution retenue confirme la légalité de la décision de transfert, fondée sur l'accord explicite des autorités espagnoles et le respect des procédures prévues par le droit de l'Union européenne et le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
N° TA95-2506717(TA95-2506717)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la requête de M. B, ressortissant afghan, qui contestait l'arrêté du préfet des Hauts-de-Seine ordonnant son transfert aux autorités italiennes, responsables de sa demande d'asile en application du règlement (UE) n°604/2013 (Dublin III). Le tribunal a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et que le préfet n'avait pas commis d'erreur manifeste d'appréciation en ne faisant pas usage de la clause discrétionnaire prévue à l'article 17 du même règlement. Il a également jugé que la décision ne méconnaissait ni l'article 4 du règlement (UE) n°604/2013, ni les stipulations de l'article 3 de la Convention européenne des droits de l'homme. En conséquence, la demande d'annulation a été rejetée.
N° TA95-2506013(TA95-2506013)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise, statuant en référé, a rejeté la demande de suspension de l'arrêté du maire de Courbevoie licenciant M. A, un psychologue contractuel, pour des faits d'agissements sexistes. La juge des référés a estimé que la condition d'urgence n'était pas remplie, car le requérant n'a pas démontré que la perte de son revenu, dans le cadre d'un contrat à durée déterminée, portait une atteinte grave et immédiate à sa situation financière. Aucun des moyens soulevés (incompétence, défaut de motivation, erreur de droit ou de fait, disproportion de la sanction) n'a été examiné au fond, la condition d'urgence faisant défaut. La décision est fondée sur l'article L. 521-1 du code de justice administrative.
N° TA95-2413929(TA95-2413929)
Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la requête de Mme B, qui demandait l’annulation des décisions implicites du préfet du Val-d’Oise refusant de lui délivrer un récépissé et un titre de séjour. Le tribunal a estimé que la requérante n’établissait pas avoir déposé une demande de titre de séjour, de sorte que la décision implicite attaquée était inexistante. En application de l’article R. 222-1 du code de justice administrative, la requête a été jugée manifestement irrecevable.
N° TA95-2415216(TA95-2415216)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la requête de M. A contestant le refus de titre de séjour et l'obligation de quitter le territoire français pris par le préfet du Val-d'Oise. Le juge a estimé que la décision était suffisamment motivée et que les moyens soulevés (erreur manifeste d'appréciation, erreur de fait) étaient soit manifestement infondés, soit insuffisamment étayés. La requête a été rejetée sur le fondement de l'article R. 222-1 7° du code de justice administrative, permettant de trancher par ordonnance les recours ne comportant que des moyens manifestement irrecevables ou infondés.
N° TA95-2505501(TA95-2505501)
Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a enjoint au préfet des Hauts-de-Seine de fixer un rendez-vous à M. A, ressortissant algérien, pour le dépôt de sa demande d'admission exceptionnelle au séjour. Le juge a estimé que l'urgence était caractérisée en raison des dysfonctionnements persistants de la plateforme "démarches simplifiées" et de l'absence de réponse de l'administration depuis octobre 2023. La solution retenue impose au préfet de convoquer l'intéressé dans un délai d'un mois, sans astreinte, en application des principes tirés du droit à voir sa situation examinée dans un délai raisonnable.
N° TA95-2505485(TA95-2505485)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a enjoint au préfet des Hauts-de-Seine de délivrer un récépissé de demande de renouvellement de titre de séjour à Mme B, ressortissante tunisienne. La requérante justifiait de l'urgence et de l'utilité de la mesure, son employeur ayant suspendu son contrat de travail faute de pouvoir authentifier une attestation provisoire. Le juge a considéré que la délivrance du récépissé ne faisait obstacle à aucune décision administrative et a accordé un délai de deux semaines au préfet pour exécuter cette injonction. La décision s'appuie sur les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
N° TA95-2505477(TA95-2505477)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-3 du code de justice administrative, a enjoint au préfet des Hauts-de-Seine de fixer un rendez-vous à un ressortissant algérien afin qu’il puisse déposer une demande de titre de séjour. Le juge a estimé que les conditions d’urgence et d’utilité étaient remplies, en raison des dysfonctionnements persistants de la plateforme de prise de rendez-vous en ligne et de l’absence de réponse de l’administration malgré les relances de l’intéressé depuis mars 2024. La solution retenue s’appuie sur le droit de l’étranger à voir sa situation examinée dans un délai raisonnable, conformément au code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile.
N° TA95-2505454(TA95-2505454)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a rejeté la requête de M. A, ressortissant marocain, qui demandait d'enjoindre au préfet des Hauts-de-Seine de le convoquer pour la délivrance d'un récépissé de renouvellement de titre de séjour avec autorisation de travail. Le juge a estimé que la condition d'urgence n'était pas remplie, M. A ne justifiant pas d'une situation personnelle ou financière précaire et étant déjà en possession d'une attestation préfectorale l'autorisant à travailler. La solution retenue s'appuie sur les dispositions du code de justice administrative et du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
N° TA95-2503261(TA95-2503261)
Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise a pris acte, par ordonnance du 5 mai 2025, du désistement pur et simple de Mme A B de son recours pour excès de pouvoir. La requérante a déclaré se désister de sa requête dans un mémoire enregistré le 9 avril 2025. Le juge, constatant que rien ne s'opposait à ce désistement, a prononcé qu'il en était donné acte, sur le fondement de l'article R. 222-1 du code de justice administrative.
N° TA95-2506495(TA95-2506495)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la requête de M. D, ressortissant marocain, qui demandait l'annulation de l'arrêté préfectoral du 11 avril 2025 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai et prononçant une interdiction de retour de trois ans. Le juge a écarté l'ensemble des moyens soulevés, notamment l'incompétence de l'auteur de l'acte, l'insuffisance de motivation, le défaut d'examen de sa situation personnelle et la violation de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme. La solution retenue s'appuie sur les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, ainsi que sur la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme.
N° TA95-2506497(TA95-2506497)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la requête de M. E, ressortissant marocain, contestant un arrêté préfectoral du 11 avril 2025 lui faisant obligation de quitter le territoire français sans délai, avec interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a écarté les moyens d’incompétence, d’insuffisance de motivation et de défaut d’examen, estimant l’arrêté régulier. Il a jugé que la mesure ne portait pas une atteinte disproportionnée à la vie privée et familiale de l’intéressé au sens de l’article 8 de la Convention européenne des droits de l’homme, compte tenu de ses attaches limitées en France et de son comportement (violences, précédentes obligations de quitter le territoire). La requête a été rejetée sur le fondement des articles L. 612-1 et suivants du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile.
N° TA95-2506769(TA95-2506769)
Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise, statuant en référé, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du préfet du Val-d’Oise refusant un titre de séjour à M. B et l’obligeant à quitter le territoire. Le juge a estimé que la condition d’urgence prévue à l’article L. 521-1 du code de justice administrative n’était pas remplie, les éléments fournis par le requérant (notamment la suspension de son contrat d’apprentissage) ne démontrant pas une atteinte suffisamment grave et immédiate à sa situation. En conséquence, la requête a été rejetée sans examen des moyens de fond, et l’aide juridictionnelle provisoire a également été refusée.
N° TA95-2201163(TA95-2201163)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise (9ème Chambre) a rejeté la requête de la société 3M France, qui demandait l'annulation de la décision du 29 juin 2021 de l'inspection du travail refusant l'autorisation de licencier M. C, salarié protégé, ainsi que de la décision implicite de rejet de son recours hiérarchique par la ministre du travail. Le tribunal a examiné les moyens soulevés, notamment l'incompétence territoriale de l'inspecteur et l'erreur d'appréciation sur le motif personnel de licenciement, mais les a écartés comme non fondés. La solution retenue confirme le refus d'autorisation de licenciement, en application des articles L. 2421-3 et suivants du code du travail relatifs à la protection des salariés mandatés.