Jurisprudence — Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise
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N° TA95-2507363(TA95-2507363)
Refus de titre de séjour (certificat de résidence algérien). Tribunal administratif de Cergy-Pontoise, juge des référés. Rejet de la demande de suspension pour défaut d'urgence, la requérante n'établissant pas l'existence d'une décision implicite de refus. Application des articles L. 521-1 et L. 522-3 du code de justice administrative.
N° TA95-2507406(TA95-2507406)
Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise, saisi par M. B de deux requêtes en annulation d’un arrêté d’assignation à résidence et d’une obligation de quitter le territoire français pris par le préfet de Seine-et-Marne, se déclare incompétent territorialement. Il ordonne la transmission des dossiers au Tribunal administratif de Melun, seul compétent en vertu des articles R. 922-4 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile et R. 221-3 du code de justice administrative, car le lieu d’assignation à résidence est situé en Seine-et-Marne.
N° TA95-2506315(TA95-2506315)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la requête de M. A, ressortissant turc, qui contestait un arrêté du préfet des Hauts-de-Seine du 6 avril 2025 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, assorti d'une interdiction de retour de deux ans et d'une assignation à résidence. Le tribunal a écarté l'ensemble des moyens soulevés, notamment l'incompétence de l'auteur de l'acte, le défaut de motivation et le défaut d'examen de sa situation personnelle. Il a jugé que la décision d'éloignement était fondée sur le 4° de l'article L. 612-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le requérant ayant vu sa demande d'asile définitivement rejetée.
N° TA95-2507461(TA95-2507461)
Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-2 du code de justice administrative, a rejeté la requête de Mme B. Celle-ci demandait au juge des référés d'ordonner au préfet des Hauts-de-Seine de réexaminer sa demande de titre de séjour (changement de statut) et de lui délivrer un récépissé sous astreinte. Le juge a estimé que la condition d'urgence n'était pas remplie, car la demande de renouvellement avec changement de statut équivaut à une première demande, ne bénéficiant pas de présomption d'urgence. Les atteintes alléguées aux droits (vie privée, travail, protection sociale) n'ont pas été jugées suffisantes pour justifier une intervention dans les 48 heures.
N° TA95-2506684(TA95-2506684)
Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la requête de Mme A, ressortissante marocaine, qui demandait la suspension de la décision implicite de refus de renouvellement de son titre de séjour. Le juge a constaté que le préfet des Hauts-de-Seine avait en réalité décidé de lui délivrer une carte de séjour pluriannuelle de quatre ans, et que l'absence de remise matérielle du titre ne constituait pas une décision administrative susceptible de recours. La requête, dirigée contre une décision inexistante, a été jugée manifestement irrecevable et rejetée sans examen de l'urgence.
N° TA95-2506248(TA95-2506248)
Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a rejeté la requête de M. A, qui demandait qu'il soit enjoint au préfet des Hauts-de-Seine de lui délivrer une attestation de prolongation d'instruction de sa demande de renouvellement de titre de séjour. Le juge a relevé qu'une décision implicite de rejet était née le 28 novembre 2024, en application des articles R. 432-1 et R. 432-2 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, et que le requérant ne démontrait pas l'urgence de sa situation. En conséquence, les conditions d'urgence et d'utilité requises par l'article L. 521-3 n'étaient pas remplies.
N° TA95-2507470(TA95-2507470)
Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-2 du code de justice administrative, a rejeté la requête de M. A. Ce dernier demandait au juge des référés d'enjoindre au préfet des Hauts-de-Seine de le convoquer pour déposer une demande de renouvellement de titre de séjour et de lui délivrer un récépissé l'autorisant à travailler. Le juge a estimé que la condition d'urgence, qui implique qu'une mesure soit prise dans les 48 heures pour sauvegarder une liberté fondamentale, n'était pas remplie. La précarité financière et le risque d'éloignement invoqués par le requérant n'ont pas été jugés suffisants pour caractériser une telle urgence.
N° TA95-2506978(TA95-2506978)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a rejeté la requête de M. B. Ce dernier demandait d'enjoindre au préfet des Hauts-de-Seine de lui délivrer une attestation de prolongation d'instruction et de réorganiser ses services pour garantir l'accès au service public des étrangers. Le tribunal a estimé que la demande d'attestation faisait obstacle à l'exécution de la décision implicite de rejet née du silence gardé par le préfet sur sa demande de renouvellement de titre de séjour, en application des articles R. 432-1 et R. 432-2 du code de l'entrée et du séjour des étrangers. Les conclusions visant à réorganiser les services ont été jugées irrecevables.
N° TA95-2506288(TA95-2506288)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a rejeté les requêtes de M. A, ressortissant camerounais, contestant un arrêté du 7 avril 2025 du préfet du Val-d'Oise l'obligeant à quitter le territoire français sans délai avec une interdiction de retour de trois ans, ainsi qu'un arrêté du 11 avril 2025 l'assignant à résidence. Le tribunal a jugé que les moyens soulevés, notamment l'incompétence de l'auteur de l'acte, le défaut de motivation, la méconnaissance du droit à être entendu et de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme, n'étaient pas fondés. La solution retenue est le rejet des demandes d'annulation et des conclusions accessoires, sur le fondement des articles L. 611-1, L. 612-6 et L. 731-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
N° TA95-2506729(TA95-2506729)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a enjoint au préfet des Hauts-de-Seine de délivrer à Mme B LE, ressortissante vietnamienne, une attestation de prolongation d'instruction valant autorisation de travail. Cette mesure fait suite à la demande de renouvellement de sa carte de séjour pluriannuelle "parent d'enfant français", déposée dans les délais mais non instruite, la privant de tout document provisoire de séjour après l'expiration de son titre le 1er mai 2025. Le juge a retenu l'urgence et l'utilité de la mesure, notamment en raison du risque de suspension de son contrat de travail, et a constaté l'absence d'obstacle à la délivrance de ce document, conformément aux articles R. 431-15-1 et R. 431-15-2 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
N° TA95-2505945(TA95-2505945)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension présentée par M. A. Ce dernier contestait la décision du 13 février 2025 de la commune de Groslay lui imposant un changement de fonctions et la fixation de son indemnité de fonction, de sujétions et d'expertise (IFSE) à 11 850 euros. Le tribunal a estimé que la condition d'urgence, présumée en cas de changement d'affectation, n'était pas établie en l'espèce, le requérant n'ayant pas démontré d'atteinte suffisamment grave et immédiate à sa situation. Par conséquent, la requête a été rejetée sans qu'il soit nécessaire d'examiner l'existence d'un doute sérieux sur la légalité des décisions attaquées.
N° TA95-2505718(TA95-2505718)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la requête de Mme B C. Celle-ci demandait la suspension de l'arrêté du 30 janvier 2025 par lequel le maire d'Antony avait mis fin à son congé pour invalidité temporaire imputable au service (CITIS) à compter du 10 septembre 2024. Le juge a estimé que la condition d'urgence n'était pas établie, la perte de revenus invoquée par la requérante résultant non de la décision attaquée mais de son placement en congé de maladie ordinaire à demi-traitement par un arrêté distinct du 17 février 2025. La demande de suspension a donc été rejetée, sans qu'il soit besoin d'examiner les moyens soulevés.
N° TA95-2505688(TA95-2505688)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-3 du code de justice administrative, a enjoint au préfet des Hauts-de-Seine de fixer un rendez-vous à une ressortissante brésilienne pour le dépôt de sa demande de renouvellement de titre de séjour en qualité d’étudiante, dans un délai de sept jours. La requérante justifiait d’une situation d’urgence, son stage universitaire étant compromis par l’absence de document attestant de la régularité de son séjour. Le tribunal a retenu que la condition d’urgence était remplie, malgré le dépôt tardif de la demande, en raison des circonstances particulières et des démarches entreprises avant l’expiration du titre. La solution s’appuie sur les dispositions du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile, notamment l’article R. 431-5.
N° TA95-2506683(TA95-2506683)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l'obligation de quitter le territoire français comme irrecevable, au motif que le législateur a organisé une procédure contentieuse spécifique pour ces décisions, excluant le recours au référé suspension. S'agissant du refus de renouvellement du titre de séjour, le juge a constaté que la condition d'urgence n'était pas remplie, la requérante ne démontrant pas un préjudice suffisamment grave et immédiat. En conséquence, l'ensemble des conclusions de Mme B a été rejeté.
N° TA95-2505616(TA95-2505616)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a enjoint au préfet du Val-d'Oise de convoquer Mme B A, ressortissante mexicaine, sous sept jours, pour enregistrer sa demande de changement de statut vers un titre de séjour "salarié" et lui délivrer un récépissé. Le tribunal a écarté le non-lieu à statuer soulevé par le préfet, faute de production du récépissé annoncé, et a jugé la mesure urgente et utile face au risque de perte d'emploi. La décision applique les articles L. 521-3 du code de justice administrative et R. 431-12 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
N° TA95-2506189(TA95-2506189)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-3 du code de justice administrative, a rejeté la requête de Mme A, ressortissante sénégalaise, qui demandait qu’il soit enjoint au préfet des Hauts-de-Seine de lui délivrer un titre de séjour à sa nouvelle adresse. La juge des référés a estimé que la condition d’urgence n’était pas remplie, faute pour la requérante de démontrer une urgence réelle et actuelle, l’impossibilité de partir en vacances en famille ne suffisant pas à caractériser une telle urgence. La décision souligne également que les démarches entreprises auprès de la préfecture n’étaient pas suffisamment constantes pour justifier une intervention du juge. En conséquence, l’ensemble des conclusions de la requête a été rejeté.
N° TA95-2506865(TA95-2506865)
Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de Mme B, ressortissante marocaine, qui sollicitait la suspension de la décision du préfet des Hauts-de-Seine refusant le renouvellement de son titre de séjour "étudiant". Le juge a estimé que la requête en annulation de la décision attaquée était irrecevable, ce qui entraînait nécessairement le rejet de la demande de suspension. Aucune des dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile invoquées n'a donc été examinée au fond.
N° TA95-2506731(TA95-2506731)
Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise, statuant en référé, a suspendu l'exécution de l'arrêté du 3 avril 2025 par lequel la maire de Malakoff imposait à toute personne informée d'une expulsion locative de signaler les mesures de relogement mises en œuvre. Le juge a estimé que cet arrêté méconnaissait l'étendue des compétences du maire, car il empiétait sur les prérogatives exclusives de l'État pour organiser le concours de la force publique lors des expulsions, en application des articles L. 411-1 et L. 153-1 du code des procédures civiles d'exécution. La décision retient que la maire ne peut subordonner les expulsions à une procédure de relogement, et que l'arrêté n'était pas justifié par un trouble à l'ordre public défini et avéré au sens de l'article L. 2212-2 du code général des collectivités territoriales.
N° TA95-2506685(TA95-2506685)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, rejette la demande de suspension de la décision du 19 février 2025 par laquelle le CCAS d'Asnières-sur-Seine a refusé le renouvellement de la domiciliation administrative de M. B. Le juge estime que la condition d'urgence n'est pas remplie, le requérant se bornant à évoquer un risque de perte de droits sociaux sans en caractériser la nature ou l'immédiateté. La requête est rejetée par ordonnance en application de l'article L. 522-3 du code de justice administrative, sans qu'il soit besoin d'examiner l'existence d'un doute sérieux sur la légalité de la décision.
N° TA95-2506773(TA95-2506773)
Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a rejeté la requête de Mme A qui demandait qu'il soit enjoint au préfet des Hauts-de-Seine de lui délivrer un récépissé avec autorisation de travail. La juge des référés a estimé que la mesure sollicitée faisait obstacle à l'exécution d'une décision administrative, en l'occurrence la décision implicite de rejet née du silence gardé par le préfet sur sa demande de titre de séjour, conformément aux articles R. 432-1 et R. 432-2 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Cette condition étant requise par l'article L. 521-3 du code de justice administrative, la requête a été rejetée comme manifestement mal fondée.