Jurisprudence — Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise
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N° TA95-2505425(TA95-2505425)
Cette décision du Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise, statuant en référé-suspension sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, concerne une contestation de la délibération du conseil municipal de Courbevoie du 25 novembre 2024 modifiant les périmètres scolaires et entraînant le rattachement des voies de l'école André Malraux. Les requérants (syndicat et enseignants) demandaient la suspension de cette délibération et la réouverture des voies, invoquant l'urgence et des doutes sérieux sur sa légalité (notamment l'incompétence de la commune, un vice de procédure et une erreur manifeste d'appréciation). La commune de Courbevoie conteste tant l'urgence que l'existence de moyens sérieux, soutenant que la délibération se borne à adapter la carte scolaire sans fermer l'établissement. La solution retenue par le tribunal n'est pas explicitée dans l'extrait fourni, mais l'analyse porte sur l'application des articles L. 521-1 du code de justice administrative et L. 2121-12 et suivants du code général des collectivités territoriales.
N° TA95-2507363(TA95-2507363)
Refus de titre de séjour (certificat de résidence algérien). Tribunal administratif de Cergy-Pontoise, juge des référés. Rejet de la demande de suspension pour défaut d'urgence, la requérante n'établissant pas l'existence d'une décision implicite de refus. Application des articles L. 521-1 et L. 522-3 du code de justice administrative.
N° TA95-2507406(TA95-2507406)
Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise, saisi par M. B de deux requêtes en annulation d’un arrêté d’assignation à résidence et d’une obligation de quitter le territoire français pris par le préfet de Seine-et-Marne, se déclare incompétent territorialement. Il ordonne la transmission des dossiers au Tribunal administratif de Melun, seul compétent en vertu des articles R. 922-4 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile et R. 221-3 du code de justice administrative, car le lieu d’assignation à résidence est situé en Seine-et-Marne.
N° TA95-2507451(TA95-2507451)
Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-2 du code de justice administrative, a rejeté la requête de M. A. Ce dernier demandait au juge des référés d'enjoindre au préfet des Hauts-de-Seine de lui délivrer un récépissé l'autorisant à travailler et un titre de séjour, en invoquant une atteinte grave à sa liberté d'aller et venir. Le juge a estimé que la condition d'urgence particulière, nécessaire pour que des mesures soient prises dans un délai de quarante-huit heures, n'était pas justifiée par les éléments fournis, notamment la précarité alléguée et l'empêchement de travailler ou d'étudier. En conséquence, la requête a été rejetée comme manifestement mal fondée, en application de l'article L. 522-3 du code de justice administrative.
N° TA95-2507458(TA95-2507458)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-2 du code de justice administrative, rejette la requête de M. Durieux. Ce dernier demandait d'enjoindre au maire de Méry-sur-Oise de lui mettre une salle communale à disposition pour une réunion publique prévue le 10 mai 2025. Le juge estime que la condition d'urgence n'est pas remplie, car la date de la réunion n'impose pas une intervention dans le délai de quarante-huit heures requis par la procédure de référé-liberté. La requête est donc rejetée comme manifestement mal fondée en application de l'article L. 522-3 du même code.
N° TA95-2406481(TA95-2406481)
Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la requête de M. D, ressortissant tunisien, qui contestait un arrêté du préfet de police de Paris l'obligeant à quitter le territoire français sans délai et prononçant une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a écarté les moyens d'incompétence, d'insuffisance de motivation et de défaut d'examen, jugeant l'arrêté régulier. Sur le fond, il a estimé que la décision d'éloignement ne méconnaissait pas l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme, malgré l'ancienneté du séjour et la vie familiale alléguée. La solution retenue est le rejet de l'intégralité des conclusions, incluant les demandes d'injonction et de frais de justice, sur le fondement des articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
N° TA95-2507033(TA95-2507033)
Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a rejeté la requête de M. A qui demandait la délivrance d'un titre de séjour. Le juge a estimé que la demande était manifestement mal fondée, car le requérant faisait déjà l'objet d'une obligation de quitter le territoire français confirmée par un jugement antérieur, et qu'il ne justifiait ni d'une urgence ni d'une tentative préalable de dépôt de demande. La solution retenue est le rejet de la requête.
N° TA95-2506730(TA95-2506730)
Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise, statuant en référé, a suspendu l'exécution de l'arrêté du maire de Bagneux du 3 avril 2025. Cet arrêté visait à subordonner les expulsions locatives des ménages de bonne foi à une justification de relogement par le préfet. Le juge a estimé que le maire avait méconnu l'étendue de ses compétences de police municipale, l'exécution des décisions de justice et le concours de la force publique relevant de l'autorité de l'État. La décision s'appuie sur les articles L. 2131-6 du code général des collectivités territoriales, L. 2212-1 et L. 2212-2 du même code, ainsi que sur l'article L. 411-1 du code des procédures civiles d'exécution.
N° TA95-2505560(TA95-2505560)
Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a examiné la demande de suspension de la décision implicite de refus de renouvellement de titre de séjour opposée à Mme B par le préfet des Hauts-de-Seine. En cours d'instance, le préfet a délivré à l'intéressée une autorisation provisoire de séjour valable jusqu'au 22 octobre 2025, rendant sans objet les conclusions aux fins de suspension et d'injonction. Le tribunal a donc constaté qu'il n'y avait plus lieu de statuer sur ces demandes et a condamné l'État à verser 1 000 euros à Mme B au titre des frais de justice.
N° TA95-2505826(TA95-2505826)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a été saisi par Mme A d’une demande de suspension de la décision implicite de rejet de sa demande de renouvellement de titre de séjour. Le préfet des Hauts-de-Seine a opposé un non-lieu à statuer, arguant de la fabrication d’un nouveau certificat de résidence algérien. Le tribunal a partiellement retenu ce non-lieu pour les conclusions en suspension, mais a constaté que l’absence de remise effective du titre et le rendez-vous fixé au 26 mai 2025 maintenaient une situation d’urgence et un doute sérieux sur la légalité de la décision. Il a enjoint au préfet de délivrer à Mme A une autorisation provisoire de séjour l’autorisant à travailler jusqu’à la remise de son titre, sous astreinte de 100 euros par jour de retard, et a mis à la charge de l’État la somme de 1 200 euros au titre de l’article L. 761-1 du code de justice administrative.
N° TA95-2503994(TA95-2503994)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la requête de M. C, qui contestait l'arrêté du préfet du Val-d'Oise ordonnant son transfert aux autorités islandaises pour l'examen de sa demande d'asile. Le requérant invoquait la clause discrétionnaire de l'article 17 du règlement (UE) n° 604/2013 (Dublin III) en raison de la présence de cousins en France. Le tribunal a jugé que cette clause ne constitue pas un droit pour le demandeur et que M. C n'a apporté aucune preuve de ses liens familiaux. La solution retenue est le rejet de la demande d'annulation, confirmant ainsi la légalité de la décision de transfert.
N° TA95-2504139(TA95-2504139)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a examiné la requête de Mme D, ressortissante paraguayenne, contestant un arrêté préfectoral du 3 mars 2025 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec interdiction de retour de deux ans et assignation à résidence. La requérante invoquait notamment la méconnaissance de son droit à être entendue, une insuffisance de motivation, et une violation des articles L. 425-1 et suivants du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile relatifs aux victimes de traite des êtres humains. Le tribunal a rejeté l'ensemble des moyens soulevés, considérant que la décision était suffisamment motivée et que la situation de Mme D ne relevait pas des protections spécifiques prévues pour les victimes de traite. En conséquence, il a rejeté la requête en annulation et les conclusions accessoires.
N° TA95-2504142(TA95-2504142)
Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise a examiné les recours de M. C, ressortissant ukrainien, contre deux arrêtés préfectoraux du 10 mars 2025. Le premier arrêté l’assignait à résidence, tandis que le second refusait le renouvellement de sa protection temporaire, l’obligeait à quitter le territoire français sans délai et prononçait une interdiction de retour de trois ans. Le tribunal a rejeté l’ensemble des moyens soulevés, notamment l’incompétence de l’auteur de l’acte, le défaut de motivation, l’erreur de droit au regard des articles L. 731-3 et L. 581-2 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile, ainsi que la méconnaissance de l’article 8 de la Convention européenne des droits de l’homme. En conséquence, les requêtes ont été rejetées, confirmant la légalité des décisions préfectorales fondées sur les dispositions du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile et la décision d’exécution (UE) 2022/382.
N° TA95-2506777(TA95-2506777)
Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l'arrêté du préfet du Val-d'Oise refusant un titre de séjour à M. A et l'obligeant à quitter le territoire. Le juge a estimé que la condition d'urgence n'était pas remplie, faute pour le requérant de démontrer des difficultés financières ou psychologiques suffisamment graves et immédiates, en l'absence de présomption d'urgence pour un changement de statut. En conséquence, les conclusions à fin de suspension, d'injonction et au titre des frais d'instance ont été rejetées.
N° TA95-2506745(TA95-2506745)
Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a suspendu l’exécution de la décision implicite par laquelle le préfet des Hauts-de-Seine a refusé de renouveler le certificat de résidence algérien de Mme A. Le juge a retenu que la condition d’urgence était présumée s’agissant d’un refus de renouvellement de titre de séjour, et que le moyen tiré de la méconnaissance des stipulations de l’article 6-2 de l’accord franco-algérien du 27 décembre 1968 était propre à créer un doute sérieux sur la légalité de la décision. Il a enjoint au préfet de réexaminer la situation de l’intéressée dans un délai d’un mois et de lui délivrer une autorisation provisoire de séjour avec autorisation de travail dans l’attente.
N° TA95-2404050(TA95-2404050)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la requête de Mme A, ressortissante malienne, qui contestait le refus de titre de séjour et l'obligation de quitter le territoire français pris par le préfet du Val-d'Oise. Le tribunal a écarté le moyen d'incompétence du signataire, la délégation de signature étant régulière. Il a estimé que la décision ne méconnaissait pas l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme, Mme A ne justifiant pas d'une insertion sociale ou familiale suffisante en France ni de l'absence d'attaches au Mali. Les autres moyens, dont l'erreur de fait, ont également été rejetés.
N° TA95-2404049(TA95-2404049)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a examiné la requête de M. B, ressortissant tunisien, contestant le refus de titre de séjour et l'obligation de quitter le territoire français pris par le préfet du Val-d'Oise. Le requérant sollicitait une carte "passeport talent-carte bleue européenne" sur le fondement de l'article L. 421-11 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Le tribunal a rejeté l'ensemble des moyens soulevés, notamment ceux tirés de l'insuffisance de motivation, du défaut d'examen et de l'erreur de droit, en considérant que le préfet avait correctement appliqué les textes. La solution retenue est le rejet de la requête, confirmant ainsi la légalité de l'arrêté préfectoral.
N° TA95-2418317(TA95-2418317)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a rejeté la requête de Mme D épouse C, ressortissante marocaine, qui demandait d'enjoindre au préfet des Hauts-de-Seine de lui fixer un rendez-vous pour déposer une première demande de titre de séjour. Le juge a estimé que la condition d'urgence n'était pas remplie, car la requérante avait déposé sa demande tardivement, huit ans après son entrée irrégulière en France, et ne justifiait d'aucune circonstance particulière nécessitant un traitement prioritaire. La décision s'appuie sur les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
N° TA95-2502967(TA95-2502967)
Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise annule l'arrêté du 17 février 2025 par lequel le préfet des Hauts-de-Seine avait assigné à résidence M. B, ressortissant algérien, dans ce département pour 45 jours. Le juge retient que le préfet a commis un défaut d'examen de la situation personnelle en assignant l'intéressé à résidence dans un département où il ne réside pas (Saint-Denis, en Seine-Saint-Denis), sans identifier d'autre lieu d'accueil. La solution est fondée sur les articles L. 731-1, L. 733-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
N° TA95-2409591(TA95-2409591)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a examiné le recours pour excès de pouvoir de M. B F contre l'arrêté du préfet des Hauts-de-Seine du 3 juin 2024 lui refusant un titre de séjour, l'obligeant à quitter le territoire et fixant le pays de destination. Le requérant invoquait notamment la méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant, en raison de sa vie familiale avec ses trois enfants et de son état de santé. Le tribunal a rejeté l'ensemble des moyens soulevés, considérant que la décision était suffisamment motivée, que l'avis du collège de médecins de l'OFII était régulier et que le préfet n'avait pas commis d'erreur manifeste d'appréciation. La requête a été rejetée, confirmant la légalité de l'arrêté préfectoral fondé sur les articles L. 425-9 et L. 611-3 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.