Jurisprudence — Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise
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N° TA95-2505455(TA95-2505455)
Expulsion d'un demandeur d'asile d'un centre d'accueil (CADA) après rejet définitif de sa demande. Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, fait droit à la demande du préfet du Val-d'Oise. Il ordonne l'expulsion de M. A, dont le maintien sans droit ni titre fait obstacle à l'accueil de nouveaux demandeurs d'asile, constituant une situation d'urgence et d'utilité. La décision se fonde sur les articles L. 552-1, L. 552-2 et L. 552-15 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, ce dernier permettant au juge administratif de statuer sur une telle demande.
N° TA95-2505457(TA95-2505457)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a ordonné l'expulsion de M. A B du centre d'accueil pour demandeurs d'asile (HUDA CPCV) à Garges-lès-Gonesse. La requête du préfet du Val-d'Oise était fondée sur l'article L. 552-15 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, applicable aux occupants sans titre. Le juge a constaté l'urgence et l'utilité de la mesure, le maintien de M. B faisant obstacle à l'accueil de nouveaux demandeurs d'asile et compromettant le fonctionnement du centre. Aucune contestation sérieuse n'ayant été soulevée, l'expulsion a été autorisée, avec possibilité de recourir à la force publique et d'évacuer les biens aux frais de l'intéressé.
N° TA95-2410455(TA95-2410455)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la requête de Mme B épouse A, qui demandait l'annulation du refus implicite du préfet des Hauts-de-Seine de lui délivrer une carte de résident. La requérante n'a pas justifié avoir déposé sa demande via le téléservice obligatoire prévu par l'article R. 431-2 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. En l'absence de décision faisant grief, la requête a été jugée manifestement irrecevable sur le fondement du 4° de l'article R. 222-1 du code de justice administrative.
N° TA95-2409297(TA95-2409297)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la requête de Mme B, ressortissante géorgienne, qui contestait le refus de l'OFII de lui accorder les conditions matérielles d'accueil pour demandeurs d'asile. La décision attaquée, fondée sur les articles L. 551-15 et suivants du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, a été jugée suffisamment motivée et exempte de défaut d'examen. Les moyens soulevés, notamment l'insuffisance de motivation, le défaut de formation de l'agent ayant mené l'entretien de vulnérabilité et l'illégalité de l'arrêté du 23 octobre 2015, ont été écartés comme manifestement infondés. La requête a été rejetée en application de l'article R. 222-1 du code de justice administrative.
N° TA95-2406890(TA95-2406890)
Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise a été saisi par Mme B, ressortissante camerounaise, qui contestait le refus de l'Office français de l'immigration et de l'intégration (OFII) de lui accorder le bénéfice des conditions matérielles d'accueil. Le tribunal a joint les deux requêtes et considéré que la décision explicite de rejet du 21 mars 2024 s'était substituée à la décision implicite antérieure. La solution retenue par l'ordonnance n'est pas explicitée dans l'extrait fourni, mais le tribunal a examiné les moyens soulevés par la requérante, notamment l'insuffisance de motivation, le défaut d'entretien de vulnérabilité et l'erreur d'appréciation au regard des articles L. 522-2 et L. 551-15 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
N° TA95-2405507(TA95-2405507)
Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise a été saisi par M. A d’une demande en décharge de cotisations d’impôt sur le revenu pour 2020, à hauteur de 11 583 euros. L’administration fiscale ayant accordé le dégrèvement sollicité, le requérant s’est désisté purement et simplement de sa requête. Par ordonnance du 30 avril 2025, le président de la 2ème chambre a donné acte de ce désistement, en application de l’article R. 222-1 du code de justice administrative. Aucune question de fond relative au code général des impôts ou au livre des procédures fiscales n’a donc été tranchée.
N° TA95-2405470(TA95-2405470)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a été saisi par la SASU Circet d’une demande de restitution d’une somme de 61 040,58 euros saisie par voie administrative à tiers détendeur. La société a ensuite présenté un mémoire de désistement pur et simple de l’ensemble de ses conclusions. Par ordonnance du 30 avril 2025, le président de la 2ème chambre a donné acte de ce désistement en application de l’article R. 222-1 du code de justice administrative. Aucune somme n’a été mise à la charge de l’État.
N° TA95-2312070(TA95-2312070)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise, statuant par ordonnance, a rejeté les requêtes de M. B, ressortissant afghan, qui contestait le refus de l'OFII de lui rétablir ou d’accorder le bénéfice des conditions matérielles d'accueil. Le tribunal a constaté qu'il n'y avait plus lieu de statuer sur les demandes, car les décisions attaquées avaient été retirées ou étaient devenues sans objet. Les requêtes ont été rejetées sur le fondement de l’article R. 222-1 du code de justice administrative.
N° TA95-2304208(TA95-2304208)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise, statuant par ordonnance, a rejeté la requête de Mme D, ressortissante somalienne, qui contestait la décision de l'Office français de l'immigration et de l'intégration (OFII) du 20 février 2023 mettant fin à ses conditions matérielles d'accueil pour non-respect de l'obligation de rejoindre son hébergement dans les cinq jours. Le tribunal a estimé que les moyens soulevés par la requérante, notamment l'incompétence de l'auteur de l'acte, l'insuffisance de motivation, le défaut de procédure contradictoire et l'erreur de fait ou de droit, étaient manifestement infondés au regard des articles L. 551-16 et D. 551-18 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. La solution retenue est le rejet de la requête sur le fondement de l'article R. 222-1 du code de justice administrative.
N° TA95-2301155(TA95-2301155)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise, statuant par ordonnance, a rejeté la requête de M. B, un ressortissant soudanais, qui contestait le refus de l'Office français de l'immigration et de l'intégration (OFII) de rétablir ses conditions matérielles d'accueil. Le tribunal a d'abord constaté qu'il n'y avait plus lieu de statuer sur la demande d'aide juridictionnelle provisoire, celle-ci ayant été accordée ultérieurement. Sur le fond, il a rejeté la demande d'annulation en application de l'article R. 222-1 du code de justice administrative, jugeant que les moyens soulevés par le requérant, notamment l'incompétence de l'auteur de l'acte et l'insuffisance de motivation, étaient manifestement infondés. La solution retenue est fondée sur les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA).
N° TA95-2215040(TA95-2215040)
Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise a été saisi par M. A d’une requête en excès de pouvoir visant à contester l’invalidité de son permis de conduire pour solde de points nul et un retrait de points consécutif à une infraction. Le requérant a toutefois déclaré se désister purement et simplement de sa requête. Par une ordonnance fondée sur l’article R. 222-1 du code de justice administrative, le tribunal a donné acte de ce désistement. Aucune autre solution au fond n’a été retenue, la procédure s’étant achevée par ce désistement.
N° TA95-2409591(TA95-2409591)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a examiné le recours pour excès de pouvoir de M. B F contre l'arrêté du préfet des Hauts-de-Seine du 3 juin 2024 lui refusant un titre de séjour, l'obligeant à quitter le territoire et fixant le pays de destination. Le requérant invoquait notamment la méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant, en raison de sa vie familiale avec ses trois enfants et de son état de santé. Le tribunal a rejeté l'ensemble des moyens soulevés, considérant que la décision était suffisamment motivée, que l'avis du collège de médecins de l'OFII était régulier et que le préfet n'avait pas commis d'erreur manifeste d'appréciation. La requête a été rejetée, confirmant la légalité de l'arrêté préfectoral fondé sur les articles L. 425-9 et L. 611-3 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
N° TA95-2305894(TA95-2305894)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a examiné la requête de M. B contestant l'invalidation de son permis de conduire pour solde de points nul, à la suite de plusieurs infractions routières commises entre 2020 et 2022. Le tribunal a constaté que la décision d'invalidation avait été retirée par le ministre après que M. B eut récupéré des points grâce à un stage de sensibilisation, prononçant un non-lieu à statuer sur ce point. Les conclusions dirigées contre les retraits de points pour les infractions des 9 octobre 2020, 14 octobre 2020 et 2 octobre 2021 ont été jugées irrecevables car ces retraits n'existaient pas dans le relevé d'information. La solution retenue s'appuie sur les dispositions du code de la route et du code de justice administrative.
N° TA95-2506886(TA95-2506886)
Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-3 du code de justice administrative, a rejeté la requête de M. A, ressortissant algérien, qui demandait d’enjoindre au préfet des Hauts-de-Seine de le convoquer pour enregistrer sa demande de certificat de résidence. Le juge a estimé que la condition d’urgence n’était pas caractérisée, les seules allégations relatives à l’atteinte à sa vie privée et familiale étant insuffisantes. La requête a été rejetée par ordonnance motivée en application de l’article L. 522-3 du même code.
N° TA95-2404050(TA95-2404050)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la requête de Mme A, ressortissante malienne, qui contestait le refus de titre de séjour et l'obligation de quitter le territoire français pris par le préfet du Val-d'Oise. Le tribunal a écarté le moyen d'incompétence du signataire, la délégation de signature étant régulière. Il a estimé que la décision ne méconnaissait pas l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme, Mme A ne justifiant pas d'une insertion sociale ou familiale suffisante en France ni de l'absence d'attaches au Mali. Les autres moyens, dont l'erreur de fait, ont également été rejetés.
N° TA95-2205297(TA95-2205297)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a été saisi par Mme A d’une requête en annulation d’un titre de perception émis par la direction départementale des finances publiques des Yvelines pour un indu de rémunération de 6 031,32 euros. En application de l’article R. 612-5-1 du code de justice administrative, la requérante a été invitée à confirmer le maintien de ses conclusions, mais n’a pas répondu dans le délai imparti. Par ordonnance, la présidente de la 7ème chambre a donc constaté le désistement d’office de Mme A et donné acte de ce désistement. La décision se fonde sur les articles R. 222-1 et R. 612-5-1 du code de justice administrative.
N° TA95-2506119(TA95-2506119)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension des décisions du préfet des Hauts-de-Seine des 20 novembre 2024 et 3 avril 2025 clôturant les demandes de renouvellement de titre de séjour de Mme B. Le juge a estimé que les demandes de renouvellement étaient incomplètes en raison d'une erreur de procédure de la requérante sur les plateformes dédiées, et qu'il lui était toujours possible de déposer une nouvelle demande. Par conséquent, la condition d'urgence n'étant pas caractérisée, la requête a été rejetée sans qu'il soit besoin d'examiner les moyens soulevés.
N° TA95-2505733(TA95-2505733)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la requête de M. H, ressortissant afghan, qui contestait l'arrêté du préfet du Val-d'Oise du 28 mars 2025 ordonnant son transfert aux autorités italiennes. Le tribunal a écarté les moyens soulevés, notamment l'incompétence du signataire et l'insuffisance de motivation, en se fondant sur les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile et du règlement (UE) n°604/2013. La solution retenue confirme la légalité de la décision de transfert, les autorités italiennes ayant accepté la reprise en charge de l'intéressé.
N° TA95-2505731(TA95-2505731)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la requête de Mme B, ressortissante malienne, qui contestait l'arrêté du préfet du Val-d'Oise ordonnant son transfert aux autorités italiennes en application du règlement (UE) n° 604/2013 (Dublin III). Le tribunal a écarté les moyens soulevés, notamment l'incompétence du signataire, l'insuffisance de motivation et le défaut d'examen sérieux, en jugeant que l'arrêté était légalement fondé. La solution retenue confirme la responsabilité de l'Italie pour l'examen de la demande d'asile de Mme B.
N° TA95-2415621(TA95-2415621)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise, statuant en excès de pouvoir, a annulé l'arrêté du 26 avril 2024 par lequel le préfet du Val-d'Oise obligeait Mme I, ressortissante congolaise, à quitter le territoire français. La solution retenue se fonde sur la méconnaissance de l'article 3, paragraphe 1, de la convention internationale relative aux droits de l'enfant, le préfet n'ayant pas accordé une attention primordiale à l'intérêt supérieur des quatre enfants mineurs de la requérante, malgré les liens familiaux établis et maintenus. Le tribunal a ainsi jugé que la décision d'éloignement était entachée d'illégalité, sans qu'il soit besoin d'examiner les autres moyens soulevés.