Jurisprudence — Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise
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N° TA95-2413487(TA95-2413487)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a condamné l’État à indemniser Mme B, reconnue prioritaire par la commission de médiation du droit au logement opposable le 7 avril 2023, pour son absence de relogement malgré une ordonnance du 5 février 2024. La carence fautive de l’État a engagé sa responsabilité sur le fondement des articles L. 300-1 et suivants du code de la construction et de l’habitation. Le tribunal a accordé à Mme B une somme de 3 000 euros en réparation des troubles dans ses conditions d’existence, incluant le préjudice moral, tout en rejetant sa demande d’indemnisation pour préjudice économique faute de justificatifs.
N° TA95-2504681(TA95-2504681)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a enjoint au préfet des Hauts-de-Seine de convoquer Mme C, ressortissante égyptienne, afin de débloquer son compte ANEF et lui permettre de déposer une demande de renouvellement de son titre de séjour. La requérante, dont le titre de séjour était expiré depuis le 14 février 2025, justifiait d'une situation d'urgence et d'utilité, le défaut de remise du document l'empêchant de justifier de ses droits au séjour et au travail. La mesure a été ordonnée dans un délai de sept jours, sans astreinte, et ne se heurtait à aucune contestation sérieuse. Les textes appliqués sont les articles L. 521-3 du code de justice administrative et le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
N° TA95-2307099(TA95-2307099)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a examiné la requête de Mme A contestant des indus de revenu de solidarité active (RSA) et de primes exceptionnelles, pour un total d'environ 8 991 euros, réclamés par la CAF du Val-d'Oise et le département. La requérante invoquait notamment un défaut de motivation des décisions, l'absence de manquement déclaratif, et une situation de force majeure liée à la pandémie. Le tribunal a rejeté l'ensemble des demandes de Mme A, considérant que les moyens soulevés n'étaient pas fondés. La solution retenue s'appuie sur les dispositions du code de l'action sociale et des familles et du code des relations entre le public et l'administration.
N° TA95-2504412(TA95-2504412)
Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise, statuant en référé, a rejeté la demande de suspension de la décision implicite de refus de renouvellement du titre de séjour étudiant de Mme A. Bien que la condition d’urgence ait été reconnue, le juge a estimé qu’aucun des moyens soulevés (incompétence, défaut de motivation, méconnaissance des articles L. 433-1 et L. 422-1 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile) n’était propre à créer un doute sérieux sur la légalité de la décision. La requête a donc été intégralement rejetée.
N° TA95-2505542(TA95-2505542)
Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise, statuant en référé, a rejeté la demande de suspension de M. B concernant une décision du directeur académique des Hauts-de-Seine lui interdisant d'exercer en accueil collectif de mineurs. Le juge a estimé que la condition d'urgence n'était pas remplie, faute pour le requérant de justifier d'une atteinte grave et immédiate à sa situation professionnelle, une simple promesse d'embauche pour 21 jours étant insuffisante. Par ailleurs, aucun des moyens invoqués (incompétence, insuffisance de motivation, erreur de droit, rétroactivité) n'était de nature à créer un doute sérieux sur la légalité de la décision. En conséquence, la question prioritaire de constitutionnalité soulevée n'a pas été transmise au Conseil d'État.
N° TA95-2407047(TA95-2407047)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la demande de M. B visant à obtenir l'annulation du refus de la caisse d'allocations familiales du Val-d'Oise de lui accorder une remise gracieuse de sa dette d'aide personnalisée au logement de 1 259 euros. Le juge a estimé que M. B, qui n'avait pas déclaré la reprise de la vie commune, ne pouvait ignorer son obligation déclarative, ce qui excluait sa bonne foi. De plus, sa situation financière, malgré des charges et trois enfants à charge, n'a pas été jugée suffisamment précaire pour justifier une remise. La décision se fonde sur les articles L. 821-1 et L. 823-9 du code de la construction et de l'habitation, ainsi que sur l'article L. 553-2 du code de la sécurité sociale.
N° TA95-2410207(TA95-2410207)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a été saisi par M. A pour contester la décision du préfet du Val-d'Oise du 29 avril 2024 classant sans suite sa demande de naturalisation. Le requérant admet avoir omis de fournir les documents originaux requis lors de l'instruction de sa demande. Le tribunal, statuant par ordonnance sur le fondement de l'article R. 222-1 du code de justice administrative, a rejeté la requête comme manifestement irrecevable. Il a considéré que, conformément aux articles 35, 37-1 et 40 du décret n° 93-1362 du 30 décembre 1993, le préfet était fondé à classer la demande sans suite faute pour M. A d'avoir produit les pièces complémentaires demandées dans le délai imparti.
N° TA95-2505488(TA95-2505488)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, rejette la demande de suspension de la décision du 30 mai 2023 invalidant le permis de conduire de M. A. Le juge estime que la condition d'urgence n'est pas remplie, malgré l'impact professionnel allégué, en raison du comportement routier du requérant (cinq infractions en août 2022) et de son défaut de vigilance dans le suivi de son permis. La solution retenue est le rejet de la requête, sans examen des moyens de fond.
N° TA95-2414452(TA95-2414452)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a été saisi par M. A, reconnu prioritaire et urgent par la commission de médiation le 11 février 2015, qui n'a jamais reçu de proposition de logement. Le tribunal a jugé que la carence fautive de l'État à exécuter cette décision engage sa responsabilité, sur le fondement des articles L. 300-1 et L. 441-2-3 du code de la construction et de l'habitation. Il a condamné l'État à indemniser M. A pour les troubles dans ses conditions d'existence résultant de l'absence de relogement depuis le 11 août 2015.
N° TA95-2406723(TA95-2406723)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la requête de Mme A contestant la suspension de son revenu de solidarité active (RSA) à compter du 1er août 2023 et un indu de 2 763,12 euros pour la période de mai 2022 à juin 2023. La suspension a été jugée fondée sur l'article L. 262-37 du code de l'action sociale et des familles, car Mme A ne s'est pas présentée à plusieurs rendez-vous pour signer un contrat d'engagement réciproque, sans motif légitime, malgré des tentatives de contact téléphonique. L'indu a été confirmé en raison de la résidence à l'étranger de sa fille depuis septembre 2021, affectant ses droits. La demande de remise gracieuse a également été rejetée.
N° TA95-2503502(TA95-2503502)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, rejette la requête de M. B qui demandait d'enjoindre au préfet des Hauts-de-Seine de lui fixer un rendez-vous pour déposer une demande de titre de séjour. Le juge estime que la mesure sollicitée ferait obstacle à l'exécution d'une décision administrative de refus d'instruction de sa demande, clôturée le 12 janvier 2025, et ne peut donc être prescrite dans le cadre de ce référé subsidiaire. Il rappelle que le requérant peut contester ce refus par un recours en annulation, éventuellement assorti d'un référé suspension sur le fondement de l'article L. 521-1 du même code. La décision s'appuie sur les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
N° TA95-2503401(TA95-2503401)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-3 du code de justice administrative, a été saisi par Mme A pour obtenir une injonction de délivrance d’un rendez-vous et d’un récépissé de demande de titre de séjour. Postérieurement à la requête, l’administration a délivré à l’intéressée une attestation de prolongation d’instruction valable jusqu’au 19 juin 2025, rendant sans objet les conclusions à fin d’injonction. Le juge a constaté ce non-lieu à statuer et a condamné l’État à verser 800 euros à Mme A au titre des frais de justice, en application de l’article L. 761-1 du code de justice administrative.
N° TA95-2411982(TA95-2411982)
Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la requête de M. B, qui contestait la décision de la commission de médiation des Hauts-de-Seine du 26 juin 2024. Cette commission avait refusé de reconnaître le caractère prioritaire et urgent de sa demande de logement social. Le tribunal a jugé que, même si la condition de séjour régulier en France était remplie pour son fils, cela ne suffisait pas à établir une erreur manifeste d'appréciation. Il a estimé que M. B n'apportait pas la preuve que son logement présentait un caractère insalubre ou dangereux au sens de l'article R. 441-14-1 du code de la construction et de l'habitation.
N° TA95-2503382(TA95-2503382)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a constaté un non-lieu à statuer sur les conclusions de Mme B A tendant à la délivrance d'une carte de séjour pluriannuelle ou d'une attestation de prolongation, le préfet des Hauts-de-Seine lui ayant délivré un titre de séjour pluriannuel "vie privée et familiale" valable jusqu'en 2027. La demande de carte de résident a été rejetée car elle faisait obstacle à une décision administrative et excédait le pouvoir du juge des référés, qui ne peut ordonner que des mesures provisoires. Les conclusions fondées sur l'article L. 761-1 du code de justice administrative ont également été rejetées.
N° TA95-2505431(TA95-2505431)
Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de la décision implicite de rejet de titre de séjour présentée par Mme B. Le juge a estimé que la condition d'urgence n'était pas remplie, car la requérante, qui sollicitait un changement de statut et non un renouvellement de titre, ne pouvait bénéficier de la présomption d'urgence. Il a relevé que sa situation, notamment le fait qu'elle soit mariée à un compatriote en situation régulière disposant de revenus confortables, ne caractérisait pas une atteinte grave et immédiate justifiant une suspension. La requête a été rejetée sans qu'il soit besoin d'examiner les moyens soulevés.
N° TA95-2505562(TA95-2505562)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise, statuant en référé, a rejeté la requête de M. B D qui demandait la délivrance d’un récépissé de demande de renouvellement de titre de séjour. Le juge a considéré que la requête était manifestement irrecevable, car le requérant n’avait pas précisé le fondement juridique (L. 521-1, L. 521-2 ou L. 521-3 du code de justice administrative) sur lequel il souhaitait que sa demande soit examinée. La décision a été prise sans audience, en application de l’article L. 522-3 du même code.
N° TA95-2505452(TA95-2505452)
Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise a rejeté comme manifestement irrecevable la requête de M. B contestant la décision du préfet du Val-d'Oise du 1er août 2024 ajournant sa demande d'acquisition de la nationalité française. Le juge a relevé que, conformément à l'article 45 du décret n° 93-1362 du 30 décembre 1993, cette décision devait faire l'objet d'un recours administratif préalable obligatoire auprès du ministre chargé des naturalisations avant tout recours contentieux. En l'absence de preuve de l'accomplissement de cette formalité, la requête a été rejetée sur le fondement du 4° de l'article R. 222-1 du code de justice administrative.
N° TA95-2505175(TA95-2505175)
Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a pris acte du désistement de M. A de ses conclusions aux fins de suspension et d’injonction, après que le préfet du Val-d’Oise lui a finalement délivré une autorisation provisoire de séjour postérieurement à la saisine du juge. Le tribunal a toutefois condamné l’État à verser à M. A une somme de 1 000 euros au titre de l’article L. 761-1 du code de justice administrative, en raison des frais exposés pour obtenir la régularisation de sa situation.
N° TA95-2505576(TA95-2505576)
Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise, statuant en référé, a rejeté la demande de suspension de la décision de suspension du versement du RSA présentée par M. A. La requête a été jugée irrecevable car elle n'était pas accompagnée de la décision attaquée, en méconnaissance de l'article R. 412-1 du code de justice administrative. Le juge a appliqué l'article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction complémentaire, faute de pièce justificative essentielle.
N° TA95-2505252(TA95-2505252)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a pris acte, par ordonnance du 7 avril 2025, du désistement pur et simple de Mme A de l'ensemble de ses conclusions dirigées contre l'arrêté du préfet du Val-d'Oise du 27 février 2025. Ce désistement, intervenu après que la requérante a changé de conseil et introduit une nouvelle requête sous un autre numéro, a été accepté sans opposition. La solution retenue est fondée sur l'article R. 222-1 du code de justice administrative, qui permet au président de la formation de jugement de donner acte des désistements.