Jurisprudence — Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise
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N° TA95-2418010(TA95-2418010)
Cette ordonnance du Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise rejette la requête de M. A B contestant le refus de la commission des droits et de l'autonomie des personnes handicapées du Val-d'Oise de lui accorder l'allocation aux adultes handicapés et le complément de ressources. Le tribunal se déclare incompétent, estimant que ce litige relève de la compétence du pôle social du tribunal judiciaire de Pontoise, conformément aux articles L. 241-9 du code de l'action sociale et des familles et L. 142-1 du code de la sécurité sociale. Il renvoie le requérant à saisir la juridiction compétente, sans transmettre le dossier, car le contentieux de l'allocation aux adultes handicapés est qualifié de contentieux de la sécurité sociale et non d'aide sociale.
N° TA95-2316387(TA95-2316387)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la requête de M. et Mme A, qui contestaient leur assujettissement à la taxe foncière sur les propriétés bâties pour 2023 et demandaient un plafonnement ou une exonération. La juridiction a constaté que le bien en litige ne constituait pas leur résidence principale au 1er janvier 2023, contrairement à ce qu'ils déclaraient. En conséquence, ils ne pouvaient bénéficier ni de l'exonération prévue à l'article 1390 du code général des impôts, ni du dégrèvement instauré par l'article 1391 B ter du même code. La solution retenue est le rejet de la demande.
N° TA95-2309116(TA95-2309116)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a examiné la requête de la SCI Alemax contestant l'arrêté du 22 mars 2023 par lequel le maire de Colombes a retiré une précédente décision de non-opposition à déclaration préalable pour la création d'un toit terrasse. La commune a soulevé une exception de non-lieu à statuer en raison d'un arrêté postérieur du 9 mai 2023, mais le tribunal l'a écartée car cet arrêté concernait une société différente. Sur le fond, le tribunal a annulé l'arrêté de retrait au motif que la procédure contradictoire prévue à l'article L. 121-1 du code des relations entre le public et l'administration n'avait pas été respectée, le courrier du 6 mars 2023 ne mentionnant pas les motifs de retrait tirés de la méconnaissance des articles UD 7.2 et UD 11 du plan local d'urbanisme. La solution retenue est donc l'annulation de l'arrêté du 22 mars 2023.
N° TA95-2116311(TA95-2116311)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a rejeté les requêtes de M. C A, dirigeant et associé d'une SARL, qui contestait les cotisations supplémentaires d'impôt sur le revenu et contributions sociales mises à sa charge au titre des années 2016 et 2017. Ces impositions faisaient suite à la requalification en revenus distribués d'avoirs "comptoirs" non justifiés, sur le fondement du 1° du 1 de l'article 109 du code général des impôts. Le tribunal a jugé que la proposition de rectification était suffisamment motivée, que l'administration avait établi le bien-fondé des rectifications, et que la majoration pour manquement délibéré était justifiée.
N° TA95-2113902(TA95-2113902)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la demande de M. et Mme A tendant à la décharge des rappels de taxe sur la valeur ajoutée (TVA) pour la période 2011-2016. Le tribunal a jugé que l'activité de consultant en informatique exercée par M. A via une société écran américaine, sans déclaration préalable, constituait une activité occulte, justifiant l'application du délai de reprise décennal et la procédure de taxation d'office. Il a également estimé que les sommes perçues relevaient de bénéfices non commerciaux et non de traitements et salaires, rendant la TVA exigible. En conséquence, la majoration de 80% pour activité occulte a été maintenue. La décision s'appuie sur les articles L. 66 et L. 169 du livre des procédures fiscales, ainsi que sur l'article 256 du code général des impôts.
N° TA95-2312108(TA95-2312108)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la requête de M. B, qui contestait l'arrêté du 12 septembre 2023 ordonnant sa remise aux autorités espagnoles. Le tribunal a jugé que la décision était suffisamment motivée et que le préfet avait procédé à un examen particulier de sa situation. Il a également estimé que le droit d'être entendu de M. B avait été respecté lors de son audition par les services de police. Enfin, le tribunal a considéré que les faits de stupéfiants reprochés à M. B, bien qu'établis, n'étaient pas suffisants pour caractériser une menace à l'ordre public, mais a néanmoins rejeté la requête.
N° TA95-2205496(TA95-2205496)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la requête de Mme B, aide-soignante à la fondation Roguet, qui contestait le refus de l'établissement de lui accorder des congés bonifiés pour l'année 2022. Le tribunal a jugé que le centre des intérêts moraux et matériels de la requérante ne se situait pas en Guadeloupe, comme l'exige l'article 1er du décret n°87-482 du 1er juillet 1987, mais en métropole, où elle réside depuis 32 ans et où ses enfants sont nés et scolarisés. La décision a été prise sur le fondement de la loi n°86-33 du 9 janvier 1986 et du décret précité.
N° TA95-2414420(TA95-2414420)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la requête de M. B, ressortissant haïtien, contestant l'arrêté du préfet du Val-d'Oise du 11 septembre 2024 lui refusant un titre de séjour, l'obligeant à quitter le territoire français et fixant le pays de renvoi. Le tribunal a jugé que la décision de refus de titre était suffisamment motivée et que le préfet n'avait pas commis d'erreur manifeste d'appréciation au regard des articles L. 423-23 et L. 435-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, ni méconnu l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme. En conséquence, l'obligation de quitter le territoire et la fixation du pays de destination ont été validées, les moyens soulevés étant écartés.
N° TA95-2414419(TA95-2414419)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a été saisi par M. A C pour contester l'arrêté du 30 septembre 2024 du préfet du Val-d'Oise refusant le renouvellement de son titre de séjour, l'obligeant à quitter le territoire sans délai, fixant le pays de destination et prononçant une interdiction de retour de trois ans. Le requérant invoquait notamment la méconnaissance de son droit d'être entendu, de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a rejeté l'ensemble de ses demandes, estimant que les moyens soulevés n'étaient pas fondés au regard des dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
N° TA95-2414345(TA95-2414345)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a annulé l'arrêté du 30 août 2024 par lequel le préfet du Val-d'Oise a refusé de délivrer un titre de séjour à Mme A B, ressortissante tunisienne, et l'a obligée à quitter le territoire français. Le tribunal a jugé que le préfet avait commis une erreur de fait en estimant que l'intéressée n'avait pas transmis une autorisation de travail, alors qu'elle avait fourni un contrat de travail visé par les autorités compétentes. Cette décision méconnaît les stipulations de l'article 3 de l'accord franco-tunisien du 17 mars 1988. En conséquence, le tribunal a enjoint au préfet de délivrer à Mme A B une carte de séjour temporaire portant la mention "salarié" dans un délai d'un mois.
N° TA95-2414332(TA95-2414332)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a annulé l'arrêté du 16 septembre 2024 par lequel le préfet du Val-d'Oise refusait un titre de séjour à Mme C épouse B et l'obligeait à quitter le territoire. La solution retenue est fondée sur la méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme, le préfet n'ayant pas suffisamment pris en compte l'atteinte disproportionnée à la vie privée et familiale de l'intéressée, résidant en France depuis trois ans et mariée à un résident de longue durée. Le tribunal a enjoint au préfet de délivrer une carte de séjour temporaire mention "vie privée et familiale" dans un délai de deux mois. Les textes appliqués incluent le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (articles L. 423-23, L. 434-2, L. 434-6) et la Convention internationale des droits de l'enfant (article 3-1).
N° TA95-2413572(TA95-2413572)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a examiné la requête de Mme B, ressortissante marocaine, contestant le refus de renouvellement de son titre de séjour par le préfet des Hauts-de-Seine. La juridiction a statué sur les moyens soulevés, notamment l'insuffisance de motivation, le défaut d'examen sérieux, la violation de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme, et l'erreur manifeste d'appréciation. Le tribunal a rejeté la requête, considérant que la présence de Mme B constituait une menace pour l'ordre public, justifiant le refus de séjour sur le fondement de l'article L. 432-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
N° TA95-2411676(TA95-2411676)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la requête de M. B, ressortissant algérien, qui contestait l'arrêté du 18 juillet 2024 du préfet des Hauts-de-Seine lui faisant obligation de quitter le territoire français sans délai, avec interdiction de retour d'un an. Le tribunal a estimé que la décision ne portait pas une atteinte disproportionnée à sa vie privée et familiale, au sens de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme, faute pour le requérant de démontrer une communauté de vie stable avec sa compagne ou une contribution effective à l'entretien de son enfant. La solution retenue est le rejet de la demande d'annulation, le tribunal ayant écarté les moyens tirés de la méconnaissance de l'article 8 de la CESDH et de l'erreur manifeste d'appréciation.
N° TA95-2407456(TA95-2407456)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la requête de M. B, ressortissant congolais, contestant l'arrêté du préfet du Val-d'Oise du 8 avril 2024 lui refusant un titre de séjour, l'obligeant à quitter le territoire et lui interdisant le retour pour trois ans. Le tribunal a estimé que la décision de refus de titre était suffisamment motivée et que le requérant, âgé de 41 ans lors de sa demande, ne remplissait pas la condition d'âge de l'article L. 423-21 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA). Il a également écarté les autres moyens soulevés, notamment ceux tirés de la méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et d'une erreur manifeste d'appréciation. En conséquence, le tribunal a rejeté l'ensemble des conclusions de M. B.
N° TA95-2403682(TA95-2403682)
Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise annule la décision du 22 janvier 2024 par laquelle le préfet du Val-d'Oise a refusé de délivrer un titre de séjour à M. A C, ressortissant algérien. Le tribunal juge que le préfet a commis une erreur d'appréciation en se fondant sur l'article L. 432-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, car l'usage d'une carte d'identité contrefaite lors d'une embauche ne suffit pas, à lui seul, à établir que la présence de l'intéressé constitue une menace pour l'ordre public. En conséquence, le tribunal enjoint au préfet de réexaminer la situation de M. A C.
N° TA95-2403604(TA95-2403604)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise annule la décision du 26 avril 2023 par laquelle le préfet du Val-d'Oise a refusé de délivrer un titre de séjour à M. B, ressortissant malien. Le tribunal juge que le motif invoqué par le préfet, à savoir une usurpation d'identité lors de l'embauche, ne suffit pas à établir que la présence de l'intéressé constitue une menace pour l'ordre public au sens de l'article L. 432-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Cette erreur d'appréciation entraîne l'annulation de la décision.
N° TA95-2402515(TA95-2402515)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la demande de M. B A et M. C D tendant à la décharge de la taxe foncière sur les propriétés bâties (TFPB) pour leur immeuble à Deuil-la-Barre. Les conclusions relatives à l'année 2024 ont été jugées irrecevables car présentées tardivement et non incluses dans la réclamation préalable. Pour l'année 2023, le tribunal a considéré que les travaux entrepris, bien qu'importants, n'avaient pas entraîné la destruction intégrale du bien, et que celui-ci restait donc une propriété bâtie imposable au 1er janvier de l'année, conformément aux articles 1380 et 1415 du code général des impôts.
N° TA95-2402348(TA95-2402348)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la requête de M. et Mme B, qui demandaient la réduction de leurs cotisations de taxe foncière sur les propriétés bâties pour les années 2001 à 2017. Les requérants contestaient une erreur dans l’assiette de l’impôt, mais leur réclamation a été jugée irrecevable pour cause de tardiveté, en application de l’article R. 196-2 du livre des procédures fiscales. Le tribunal a estimé que les délais de réclamation étaient expirés et que des considérations d’équité ne pouvaient être invoquées pour contourner la loi fiscale.
N° TA95-2401081(TA95-2401081)
Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la requête de l'association Préservons Saint-Prix qui demandait l'annulation d'un permis de construire délivré par la commune de Saint-Prix à la société Nexity pour un ensemble immobilier de 38 logements. La juridiction a d'abord jugé que l'association ne justifiait pas d'un intérêt à agir suffisant, rendant sa requête irrecevable. Subsidiairement, les moyens soulevés, notamment l'insuffisance du dossier de demande, la méconnaissance des articles UB 4, UB 6 et UB 7 du plan local d'urbanisme, ainsi que l'illégalité de ce plan, ont été écartés comme infondés. La décision s'appuie sur les dispositions du code de l'urbanisme et du code de justice administrative.
N° TA95-2505368(TA95-2505368)
Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, était saisi par Mme A d'une demande d'injonction visant à obtenir l'examen de sa demande de renouvellement de titre de séjour et la délivrance d'une attestation de prolongation d'instruction. En cours d'instance, le préfet du Val-d'Oise a produit une attestation de prolongation d'instruction, rendant sans objet les conclusions à fin d'injonction. Le juge des référés a donc constaté un non-lieu à statuer sur ces conclusions, tout en admettant provisoirement Mme A à l'aide juridictionnelle. Les conclusions accessoires présentées au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative ont été rejetées.