Jurisprudence — Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise
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N° TA95-2115769(TA95-2115769)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a examiné la demande de M. et Mme A visant à obtenir le raccordement au réseau électrique de leur parcelle, située en zone inondable et naturelle. La commune de Mours avait refusé ce raccordement, invoquant des motifs liés à la sécurité et à l'urbanisme. Le tribunal a rejeté la requête, considérant que le refus était justifié par la situation de la parcelle en zone rouge du plan de prévention des risques d'inondation et en zone naturelle, ce qui rendait le raccordement incompatible avec les règles d'urbanisme applicables. La décision s'appuie notamment sur les dispositions du code de l'urbanisme, sans qu'il soit nécessaire de se prononcer sur les autres moyens soulevés.
N° TA95-2504984(TA95-2504984)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise, statuant en référé, a rejeté la demande de suspension de l'arrêté du 27 janvier 2025 refusant le renouvellement du certificat de résidence algérien de M. B et ordonnant son expulsion, ainsi que de l'arrêté d'assignation à résidence du 6 février 2025. La juge des référés a estimé qu'aucun des moyens soulevés, notamment ceux tirés de l'incompétence de l'auteur de l'acte, du vice de procédure, du défaut de motivation, de l'erreur manifeste d'appréciation ou de la méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'accord franco-algérien, n'était de nature à créer un doute sérieux sur la légalité des décisions contestées. La condition d'urgence n'a pas été examinée, le tribunal ayant constaté l'absence de moyen sérieux.
N° TA95-2503467(TA95-2503467)
Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, était saisi par Mme B d'une demande d'injonction visant à obtenir une autorisation provisoire de séjour. Le tribunal a constaté que le préfet des Hauts-de-Seine avait convoqué la requérante pour déposer sa demande de titre de séjour et se voir remettre un récépissé, conformément à l'article R. 431-12 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. En conséquence, les conclusions aux fins d'injonction et d'astreinte sont devenues sans objet, et il n'y a plus lieu d'y statuer. L'État a été condamné à verser 1 000 euros à Mme B au titre des frais de justice.
N° TA95-2504402(TA95-2504402)
Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a été saisi par M. A, ressortissant tunisien, d'une demande de suspension de la décision du préfet des Hauts-de-Seine du 4 février 2025 lui refusant la délivrance d'un titre de séjour. Le juge des référés a prononcé l'admission provisoire de M. A à l'aide juridictionnelle et a examiné la condition d'urgence, rappelant que le refus d'un titre de séjour initial ne présume pas de l'urgence et qu'il appartient au requérant de justifier de circonstances particulières. La solution retenue n'est pas explicitée dans l'extrait, mais le juge a appliqué les articles L. 521-1 du code de justice administrative et L. 435-3 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, ainsi que l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme.
N° TA95-2415101(TA95-2415101)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la requête de M. B, ressortissant pakistanais, qui contestait l'arrêté du préfet du Val-d'Oise du 18 septembre 2024 lui refusant un titre de séjour, l'obligeant à quitter le territoire français et fixant le pays de destination. Le tribunal a jugé que la décision de refus de titre de séjour était suffisamment motivée et que le préfet n'avait commis ni erreur manifeste d'appréciation au regard de l'article L. 435-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, ni méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme, en raison de l'absence de justifications suffisantes de présence habituelle en France et d'attaches familiales. La décision portant obligation de quitter le territoire français a également été jugée légale, sans erreur de droit ni erreur manifeste d'appréciation.
N° TA95-2505297(TA95-2505297)
Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l'arrêté du 31 janvier 2025 par lequel le préfet des Hauts-de-Seine a refusé le renouvellement du titre de séjour de M. A, ressortissant ivoirien, avec changement de statut vers la mention "salarié", et l'a obligé à quitter le territoire. Le juge a estimé que la condition d'urgence n'était pas remplie, car la demande de renouvellement impliquait un changement de fondement du titre de séjour, et non un simple renouvellement, et que M. A n'avait pas justifié de circonstances particulières caractérisant une nécessité de bénéficier d'une mesure provisoire à très bref délai. La requête a été rejetée sans qu'il soit besoin d'examiner les moyens soulevés, notamment la méconnaissance de l'accord franco-ivoirien et des articles L. 433-1, L. 421-1 et L. 432-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
N° TA95-2505740(TA95-2505740)
Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-2 du code de justice administrative, rejette la requête de Mme A, une ressortissante étrangère, qui demandait qu'il soit enjoint au préfet du Val-d'Oise de la convoquer pour déposer une demande de renouvellement de son titre de séjour. La juge des référés estime que la requérante ne justifie pas d'une situation d'urgence particulière rendant nécessaire une intervention dans un délai de quarante-huit heures, condition essentielle pour l'application de cette procédure. La demande est donc rejetée comme manifestement mal fondée, en application de l'article L. 522-3 du code de justice administrative.
N° TA95-2503516(TA95-2503516)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a examiné la requête de M. C, ressortissant turc, contestant un arrêté préfectoral du 27 février 2025 lui faisant obligation de quitter le territoire français sans délai, assorti d'une interdiction de retour de trois ans et d'une assignation à résidence. Le requérant invoquait notamment la méconnaissance des articles L. 541-1 et L. 541-2 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, au motif qu'il bénéficiait d'une attestation de demande d'asile en cours de validité. La solution retenue par le tribunal n'est pas explicitée dans l'extrait fourni, mais les textes appliqués incluent le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et la convention de Genève.
N° TA95-2312293(TA95-2312293)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la requête de M. B tendant à l'annulation du permis de construire délivré par la commune de Suresnes à la SAS Property Partners Retail pour la construction de trois maisons. Le tribunal a jugé que M. B ne justifiait pas d'un intérêt à agir au sens de l'article L. 600-1-2 du code de l'urbanisme, faute d'établir que le projet affecterait directement ses conditions d'occupation ou de jouissance de son bien. En conséquence, la requête a été déclarée irrecevable, sans qu'il soit besoin d'examiner les autres moyens soulevés.
N° TA95-2502901(TA95-2502901)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a examiné la demande de Mme B A visant à suspendre la décision implicite de rejet du préfet du Val-d'Oise refusant le renouvellement de son titre de séjour. Le tribunal a rejeté l'exception de non-lieu à statuer soulevée par le préfet, estimant que la délivrance d'un récépissé en cours d'instance ne rendait pas sans objet les conclusions tendant à la suspension de la décision de refus. Il a ensuite jugé que la condition d'urgence n'était pas remplie, la requérante ne démontrant pas une atteinte suffisamment grave et immédiate à sa situation, notamment en raison de la délivrance du récépissé et de l'absence de menace imminente d'éloignement. Par conséquent, la requête a été rejetée, sans qu'il soit besoin d'examiner l'existence d'un doute sérieux sur la légalité de la décision.
N° TA95-2410270(TA95-2410270)
Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la requête de Mme B, qui demandait une expertise sur les conditions du décès de sa mère à l'hôpital Foch en 2014. La juge des référés a estimé que la condition d'utilité de la mesure, prévue à l'article R. 532-1 du code de justice administrative, n'était pas remplie. Elle a relevé que la seule absence de communication du dossier médical ne justifiait pas l'expertise, d'autres voies de droit existant, et qu'aucun lien de causalité entre l'hospitalisation et le décès n'était établi.
N° TA95-2411973(TA95-2411973)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la requête de Mme B, ressortissante congolaise, qui contestait l'arrêté du préfet du Val-d'Oise du 12 juillet 2024 refusant son titre de séjour et l'obligeant à quitter le territoire. Le tribunal a écarté les moyens d'incompétence, d'insuffisance de motivation et de défaut d'examen, estimant la décision suffisamment motivée en droit et en fait. Il a également jugé que le refus ne méconnaissait pas l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme, ni les dispositions des articles L. 421-1, L. 435-1 et L. 423-23 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. En conséquence, la décision portant obligation de quitter le territoire français, fondée sur le refus de titre, n'est pas illégale.
N° TA95-2505784(TA95-2505784)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise, statuant en référé, a fait droit à la demande du maire de Saint-Brice-sous-Forêt fondée sur l'article L. 511-9 du code de la construction et de l'habitation. Cette demande visait à faire désigner un expert pour examiner un immeuble situé rue de Paris, dont les clôtures et piliers de soutènement présentent des désordres menaçant la sécurité des personnes et des biens. Le juge a ordonné la désignation d'une experte avec pour mission d'évaluer le danger (imminent ou non) et de proposer des mesures de sécurité. La décision s'appuie sur les dispositions du code de la construction et de l'habitation et du code de justice administrative.
N° TA95-2411977(TA95-2411977)
Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la requête de M. B, ressortissant pakistanais, qui demandait l'annulation de l'arrêté du préfet du Val-d'Oise rejetant sa demande de titre de séjour et l'obligeant à quitter le territoire. Le tribunal a estimé que la présence en France depuis 2012, à la supposer établie, ne constituait pas un motif exceptionnel ou humanitaire justifiant une admission exceptionnelle au séjour au sens de l'article L. 435-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Il a également jugé que les risques allégués en cas de retour au Pakistan n'étaient pas établis, écartant ainsi la violation de l'article 3 de la Convention européenne des droits de l'homme. La solution retenue est le rejet de l'intégralité des conclusions de M. B.
N° TA95-2411996(TA95-2411996)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la requête de M. B A, ressortissant tunisien, contestant l'arrêté du préfet de police du 4 août 2024 l'obligeant à quitter le territoire français. Le tribunal a écarté le moyen tiré de l'erreur de fait, estimant que M. A ne justifiait pas être en possession d'un document de voyage en cours de validité lui permettant de circuler librement en vertu des articles 21 et 22 de la convention d'application de l'accord de Schengen. Il a également jugé que l'arrêté ne méconnaissait pas les dispositions de l'article L. 611-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, ni les stipulations de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des demandes de M. A.
N° TA95-2412072(TA95-2412072)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la requête de M. B, ressortissant pakistanais, qui contestait l'arrêté du préfet du Val-d'Oise du 25 juillet 2024 refusant son titre de séjour et l'obligeant à quitter le territoire. Le tribunal a écarté les moyens soulevés, notamment ceux relatifs à la composition irrégulière de la commission du titre de séjour et à l'absence de notification de son avis, en se fondant sur les dispositions des articles L. 435-1, L. 432-14 et R. 432-14 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. La solution retenue confirme la légalité de la décision préfectorale.
N° TA95-2412092(TA95-2412092)
Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la requête de M. B, ressortissant ivoirien, qui contestait l'arrêté du préfet du Val-d'Oise du 7 juin 2024 refusant son titre de séjour. Le requérant invoquait une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme, en raison de son mariage avec une Française et de sa présence en France depuis 2020. Le tribunal a estimé que, compte tenu du caractère récent de la vie conjugale et des conditions de séjour, l'arrêté ne portait pas une atteinte disproportionnée à sa vie privée et familiale. La demande d'annulation, ainsi que les conclusions accessoires, ont donc été rejetées.
N° TA95-2212304(TA95-2212304)
Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise a été saisi par M. A... d’un recours pour excès de pouvoir contre une décision du CROUS de Versailles mettant fin à son droit d’occupation d’un logement universitaire. En application de l’article R. 612-5-1 du code de justice administrative, le requérant a été invité à confirmer le maintien de ses conclusions, mais n’a pas répondu dans le délai imparti. Il est donc réputé s’être désisté, et le tribunal donne acte de ce désistement par ordonnance. Les conclusions du CROUS tendant à l’application de l’article L. 761-1 du même code sont rejetées.
N° TA95-2216054(TA95-2216054)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la requête de Mme A B, qui contestait le refus de renouvellement de son agrément d'assistante maternelle par le département du Val-d'Oise. La décision, fondée sur les articles L. 421-3 et L. 421-6 du code de l'action sociale et des familles, a été jugée légale. Le tribunal a estimé que les manquements constatés (insécurité des lieux, non-respect des règles de couchage, défaut de communication avec les parents) établissaient que les conditions de sécurité, de santé et d'épanouissement des enfants n'étaient plus remplies, justifiant le retrait de l'agrément.
N° TA95-2414661(TA95-2414661)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a été saisi par une étudiante, Mme A, contestant le refus de l'université Paris Nanterre de la maintenir en première année de master de psychologie. L'université ayant retiré sa décision de refus le 5 novembre 2024, le tribunal a constaté, par ordonnance du 4 avril 2025, que les conclusions principales de la requête étaient devenues sans objet. En application de l'article R. 222-1 du code de justice administrative, il a prononcé un non-lieu à statuer sur ces conclusions. L'université a été condamnée à verser 1 000 euros à Mme A au titre de l'article L. 761-1 du même code.