Jurisprudence — Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise
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N° TA95-2415103(TA95-2415103)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la requête de M. B C, ressortissant algérien, qui contestait l'arrêté du préfet des Hauts-de-Seine du 17 octobre 2024 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai et prononçant une interdiction de retour d'un an. Le tribunal a écarté l'ensemble des moyens soulevés, jugeant que la décision était signée par une autorité compétente, suffisamment motivée et fondée sur un examen sérieux de la situation. Il a notamment considéré que le moyen tiré de la méconnaissance de l'article L. 435-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile était inopérant à l'encontre d'une obligation de quitter le territoire français. La solution retenue s'appuie sur les articles L. 211-2 et L. 211-5 du code des relations entre le public et l'administration, ainsi que sur l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme.
N° TA95-2216186(TA95-2216186)
Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise a été saisi par M. B pour contester le refus de l'université CY Cergy Paris Université de lui accorder une compensation entre deux semestres de licence LEA, et pour demander des dommages et intérêts. L'université ayant indiqué que le diplôme serait finalement délivré, le tribunal a invité M. B à confirmer le maintien de ses conclusions. En l'absence de réponse dans le délai imparti, le tribunal a constaté le désistement d'office de M. B en application des articles R. 612-5-1 et R. 611-8-6 du code de justice administrative. Par ordonnance, il a été donné acte de ce désistement.
N° TA95-2415133(TA95-2415133)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la requête de M. B, ressortissant tunisien, contestant l'arrêté du préfet de police du 12 juillet 2024 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de 36 mois. Le tribunal a estimé que la décision était suffisamment motivée et que le préfet avait procédé à un examen particulier de la situation. Il a également jugé que la mesure ne portait pas une atteinte disproportionnée au droit au respect de la vie privée et familiale de l'intéressé, au regard de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme, compte tenu de son séjour récent et de ses attaches en Tunisie. La requête a été rejetée sur l'ensemble de ses conclusions.
N° TA95-2304734(TA95-2304734)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la requête de M. A, ressortissant malien, qui contestait le refus implicite de lui délivrer un titre de séjour. Le tribunal a jugé que le silence gardé par le préfet du Val-d'Oise ne constituait pas un refus de titre de séjour, mais un refus implicite d'enregistrement de la demande, car M. A ne s'était pas présenté aux convocations pour compléter son dossier. Ce refus d'enregistrement n'étant pas une décision faisant grief, la requête a été déclarée irrecevable. La décision s'appuie sur les articles R. 432-1 et R. 432-2 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
N° TA95-2504916(TA95-2504916)
Construction d'un collège à Gennevilliers (Hauts-de-Seine) – Le tribunal administratif de Cergy-Pontoise, statuant en référé sur le fondement de l'article R. 532-1-1 du code de justice administrative, fait droit à la demande du conseil départemental des Hauts-de-Seine. Il ordonne une expertise avant travaux afin de constater l'état des immeubles voisins susceptibles d'être affectés par le chantier. L'experte désignée devra dresser un état des lieux initial, suivre l'évolution des éventuels désordres pendant toute la durée des travaux, et proposer des mesures correctives.
N° TA95-2415613(TA95-2415613)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a annulé l'arrêté du préfet de police de Paris du 3 octobre 2024 obligeant M. B, ressortissant tunisien, à quitter le territoire français et fixant le pays de destination. L'annulation est motivée par un vice d'incompétence, l'arrêté ne mentionnant ni le nom, ni le prénom, ni la qualité de son signataire, en méconnaissance de l'article L. 212-1 du code des relations entre le public et l'administration. Le tribunal a enjoint au préfet de réexaminer la situation de M. B dans un délai de deux mois et d'effacer son signalement dans le système d'information Schengen, tout en condamnant l'État à verser 1 500 euros au titre des frais de justice.
N° TA95-2112302(TA95-2112302)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la requête de Mme D, agent contractuel de la commune de Clamart, qui demandait réparation pour divers préjudices liés à son recrutement et à la fin de son contrat. La requérante soutenait notamment que la commune avait méconnu les dispositions de l'article 3-2 de la loi n° 84-53 du 26 janvier 1984 en renouvelant ses CDD au-delà de la durée légale, et qu'elle avait manqué à son obligation de sécurité. Le tribunal a examiné ces moyens au regard des textes applicables, dont la directive 1999/70/CE et le code du travail, mais a estimé que la requête était irrecevable car tardive, et a donc rejeté l'ensemble des conclusions indemnitaires et d'annulation.
N° TA95-2112859(TA95-2112859)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a examiné la requête de Mme B, agent territorial, contestant le refus de la commune de Neuilly-sur-Seine de reconnaître son arrêt de travail du 3 au 18 mai 2021 comme imputable à son accident de service de 2019. La commune soutenait que la requête était irrecevable car dirigée contre un avis médical, mais le tribunal a jugé qu'elle visait bien la décision communale. Sur le fond, le tribunal a rappelé que, selon l'article 21 bis de la loi du 13 juillet 1983, le bénéfice du congé pour invalidité temporaire imputable au service après consolidation nécessite un lien direct et certain avec l'accident initial. La solution retenue n'est pas explicitée dans l'extrait fourni, mais le tribunal a statué sur la base de ce texte.
N° TA95-2412212(TA95-2412212)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a examiné la requête de M. C, ressortissant algérien, contestant le rejet implicite de sa demande d’admission exceptionnelle au séjour. Le tribunal a relevé d’office un moyen d’irrecevabilité, constatant que la demande de titre de séjour, qui ne peut être effectuée par téléservice selon l’article R. 431-2 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile, n’avait pas été déposée en préfecture conformément à l’article R. 431-3. En l’absence de dépôt régulier et de récépissé prévu à l’article R. 431-12, la décision implicite de rejet est inexistante. Par conséquent, la requête a été rejetée comme irrecevable.
N° TA95-2110618(TA95-2110618)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la requête de Mme A, adjointe administrative à l'UEMO d'Arnouville, qui demandait l'annulation du refus implicite de lui attribuer la nouvelle bonification indiciaire (NBI) à compter du 1er septembre 2011. Le tribunal a jugé que la requérante ne remplissait pas les conditions fixées par le décret n° 2001-1061 du 14 novembre 2001 et l'arrêté interministériel du même jour, car elle n'établissait pas exercer ses fonctions dans un emploi éligible à la NBI au titre de la politique de la ville, notamment en ne démontrant pas que son service était situé dans une zone urbaine sensible ou un quartier prioritaire, ni qu'elle intervenait dans le ressort d'un contrat local de sécurité. La solution retenue est fondée sur les textes précités, et le moyen tiré de la méconnaissance du principe d'égalité a également été écarté.
N° TA95-2415654(TA95-2415654)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a annulé l'arrêté du préfet du Val-d'Oise du 14 mars 2024 refusant un titre de séjour à Mme B, ressortissante géorgienne, et l'obligeant à quitter le territoire. La solution retenue est fondée sur le défaut de saisine de la commission du titre de séjour, en méconnaissance des articles L. 432-13 et L. 435-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, dès lors que l'intéressée justifiait résider habituellement en France depuis plus de dix ans. Le tribunal a également jugé que les décisions portant obligation de quitter le territoire et interdiction de retour étaient illégales par voie de conséquence.
N° TA95-2410462(TA95-2410462)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la requête de M. B, qui contestait le refus implicite de titre de séjour né du silence du préfet. Le juge a estimé que la demande, déposée via un portail dématérialisé non prévu par les textes, était irrecevable car elle ne respectait pas les modalités de dépôt fixées par les articles R. 431-2 et R. 431-3 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. En l'absence de comparution personnelle ou d'arrêté préfectoral autorisant une autre voie, le silence de l'administration n'a pu faire naître une décision susceptible de recours. La requête a donc été rejetée comme manifestement irrecevable sur le fondement de l'article R. 222-1 du code de justice administrative.
N° TA95-2410037(TA95-2410037)
Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la requête de M. C, qui demandait une dérogation d'affectation pour sa fille au lycée Simone de Beauvoir pour l'année 2024-2025. La requête a été jugée irrecevable car M. C n'a pas produit, malgré une demande de régularisation, la décision attaquée ou la preuve d'une réclamation préalable, comme l'exigent les articles R. 412-1 et R. 612-1 du code de justice administrative. L'ordonnance, prise sur le fondement de l'article R. 222-1 du même code, rejette donc la demande sans examen au fond.
N° TA95-2414680(TA95-2414680)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a été saisi par Mme B A pour contester la décision du préfet du Val-d'Oise du 2 septembre 2024 classant sans suite sa demande de naturalisation. Le tribunal a rejeté la requête comme manifestement irrecevable sur le fondement de l'article R. 222-1 du code de justice administrative. Il a estimé que la requérante n'avait pas produit les pièces complémentaires demandées dans le délai imparti, conformément à l'article 40 du décret n° 93-1362 du 30 décembre 1993, rendant la décision de classement sans suite légalement justifiée.
N° TA95-2205221(TA95-2205221)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la requête de M. B, qui contestait un titre de perception émis par la direction départementale des finances publiques des Hauts-de-Seine pour le remboursement d'un indu de 15 980 euros au titre du fonds de solidarité pour les entreprises touchées par la crise sanitaire (mars à juin et octobre 2020). Le tribunal a jugé inopérants les moyens tirés du défaut de procédure contradictoire et de motivation, dans le cadre d'un litige de plein contentieux. Sur le fond, il a estimé que M. B ne démontrait pas son éligibilité aux aides perçues, en application de l'ordonnance n° 2020-317 du 25 mars 2020 et du décret n° 2020-371 du 30 mars 2020. La demande de décharge de l'obligation de payer a donc été rejetée.
N° TA95-2504055(TA95-2504055)
Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise, statuant en référé, a rejeté la demande de M. A qui sollicitait l’inscription rapide à une audience de ses recours en annulation contre des décisions de suspension et de réaffectation prises par son employeur. Le juge des référés a estimé qu’il n’avait pas compétence pour ordonner une telle mesure, celle-ci ne relevant pas des pouvoirs prévus à l’article L. 521-1 du code de justice administrative. La requête a été jugée manifestement irrecevable et rejetée sur le fondement de l’article L. 522-3 du même code.
N° TA95-2407521(TA95-2407521)
Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise a été saisi par M. B A d’une demande en décharge de la taxe d’habitation due pour 2023. Postérieurement à l’introduction de la requête, l’administration fiscale a accordé le dégrèvement total de l’imposition contestée. Par une ordonnance du 3 avril 2025, le tribunal a constaté que la requête était devenue sans objet et a prononcé un non-lieu à statuer. Cette solution est fondée sur les dispositions du code général des impôts et du livre des procédures fiscales.
N° TA95-2407494(TA95-2407494)
Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise a été saisi par M. A B d’une demande en décharge de la taxe d’habitation due au titre de 2023 pour un logement situé à Gennevilliers. Postérieurement à l’introduction de la requête, l’administration fiscale a prononcé le dégrèvement total de l’imposition contestée. Par une ordonnance du 3 avril 2025, le tribunal a constaté que la requête était devenue sans objet et a prononcé un non-lieu à statuer, en application des dispositions du code général des impôts et du livre des procédures fiscales.
N° TA95-2209477(TA95-2209477)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la requête de la SARL Millimètre, qui demandait le versement d'une provision de 47 204,40 euros au département des Hauts-de-Seine pour des prestations de sous-traitance sur le marché de reconstruction du collège de la Paix. Le tribunal a estimé que la créance n'était pas non sérieusement contestable, car les travaux supplémentaires réclamés n'étaient pas indispensables à la réalisation de l'ouvrage dans les règles de l'art et n'avaient pas fait l'objet d'un acte spécial modificatif accepté par le maître d'ouvrage, conformément à la loi du 31 décembre 1975 relative à la sous-traitance. Les demandes subsidiaires fondées sur la responsabilité quasi-délictuelle ou l'enrichissement sans cause ont également été écartées, le département n'ayant pas été informé des modifications contractuelles. En conséquence, la demande de provision et les conclusions accessoires (intérêts, frais de recouvrement, astreinte) ont été rejetées, et la SARL Millimètre a été condamnée à verser 1 500 euros au département au titre des frais de justice.
N° TA95-2504187(TA95-2504187)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a suspendu l'exécution de la décision du préfet de police du 26 décembre 2024 refusant un titre de séjour à Mme A, ressortissante kényane. La condition d'urgence a été reconnue compte tenu de l'ordonnance de protection dont bénéficie la requérante depuis le 21 février 2025, la plaçant dans une situation critique. Le juge a estimé que le moyen tiré de la méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme était de nature à créer un doute sérieux sur la légalité de la décision.