Jurisprudence — Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise
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N° TA95-2502997(TA95-2502997)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la requête de M. C, ressortissant bangladais, qui contestait son assignation à résidence dans les Hauts-de-Seine pour 45 jours, prise par le préfet le 1er février 2025. Le tribunal a jugé que l'arrêté était signé par une autorité compétente, suffisamment motivé, et qu'il ne souffrait d'aucun défaut d'examen particulier de la situation du requérant. Il a également écarté le moyen tiré d'une irrégularité procédurale, estimant que les dispositions des articles L. 732-7 et R. 732-5 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile avaient été respectées. En conséquence, la décision préfectorale a été confirmée.
N° TA95-2411749(TA95-2411749)
Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise a pris acte du désistement pur et simple de M. A, qui contestait un permis de construire délivré par la commune de Colombes à la SAS Bati-Paris. Le juge a toutefois estimé que la requête présentait un caractère abusif, visant à encombrer le rôle du tribunal. En application de l'article R. 741-12 du code de justice administrative, M. A a été condamné à payer une amende de 10 000 euros.
N° TA95-2414235(TA95-2414235)
Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise a annulé l'arrêté du 9 septembre 2024 par lequel le préfet du Val-d'Oise refusait de délivrer un titre de séjour à M. B, ressortissant marocain, et l'obligeait à quitter le territoire français. La juridiction a considéré que le préfet avait méconnu les dispositions de l'article L. 435-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile en ne saisissant pas la commission du titre de séjour, alors que M. B justifiait d'une résidence habituelle en France depuis plus de dix ans par des documents probants (avis d'imposition, attestations médicales, justificatifs de transport). En conséquence, le tribunal a enjoint au préfet de réexaminer la situation de l'intéressé dans un délai de deux mois et de lui délivrer une autorisation provisoire de séjour avec autorisation de travail dans l'attente de ce réexamen.
N° TA95-2107544(TA95-2107544)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la requête de M. B, directeur au Centre d'accueil et de soins hospitaliers de Nanterre, contestant la décision du 18 février 2021 fixant à 0,2 le coefficient d'évolution de la part "résultats" de sa prime de fonctions et de résultats (PFR) pour 2020. Le tribunal a écarté le moyen tiré de l'irrégularité de la procédure d'évaluation, jugeant qu'aucune disposition législative ou réglementaire n'impose la formalisation préalable des objectifs pour l'année, et qu'en l'espèce, les objectifs avaient été définis par échanges de courriels. La solution retenue est le rejet de la demande d'annulation, le tribunal considérant que la décision attaquée n'est entachée d'aucune illégalité externe. Les textes appliqués sont la loi n° 86-33 du 9 janvier 1986, le décret du 9 mai 2012 relatif à la PFR, et l'instruction du 24 mai 2019.
N° TA95-2411952(TA95-2411952)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a annulé l'arrêté du 16 août 2024 par lequel le préfet des Hauts-de-Seine obligeait M. A, ressortissant nigérian, à quitter le territoire français. La solution retenue est fondée sur une erreur de droit : le préfet a méconnu l'article L. 611-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile en omettant de prendre en compte la demande de titre de séjour déposée par l'intéressé, qui était en cours d'instruction.
N° TA95-2303578(TA95-2303578)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a été saisi par M. E et Mme B d’une demande d’annulation d’un arrêté du 31 mai 2022 par lequel le maire de Fontenay-aux-Roses ne s’est pas opposé à une déclaration préalable de travaux. Les requérants invoquaient notamment un vice de forme, l’incomplétude du dossier et la méconnaissance de plusieurs dispositions du plan local d’urbanisme (PLU). Le tribunal a rejeté la requête, considérant que le moyen tiré du vice de forme manquait en fait, que celui relatif à l’incomplétude du dossier était insuffisamment précis, et que les autres moyens n’étaient pas fondés. La décision s’appuie sur les articles A. 424-2 du code de l’urbanisme et les règles du PLU de la commune.
N° TA95-2412104(TA95-2412104)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la requête de M. A, ressortissant turc, qui contestait l'arrêté du préfet du Val-d'Oise refusant le renouvellement de son titre de séjour "salarié" et l'obligeant à quitter le territoire. Le tribunal a écarté le moyen tiré de la méconnaissance de l'article L. 421-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, faute pour le requérant de prouver que le défaut d'autorisation de travail de son nouvel employeur était dû à un dysfonctionnement informatique de l'administration. Il a également jugé que la décision ne portait pas une atteinte disproportionnée à sa vie privée et familiale au sens de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme, compte tenu de ses attaches familiales en Turquie.
N° TA95-2417248(TA95-2417248)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a examiné la requête de M. A B, ressortissant colombien, contestant l'arrêté du préfet des Hauts-de-Seine du 17 octobre 2024 lui refusant le renouvellement de son titre de séjour pour raisons de santé, assorti d'une obligation de quitter le territoire français et d'une interdiction de retour d'un an. Le tribunal a prononcé l'admission provisoire de M. B à l'aide juridictionnelle. Sur le fond, il a annulé l'arrêté préfectoral, considérant qu'il méconnaissait les stipulations de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme, protégeant le droit à la vie privée et familiale, compte tenu de l'ancienneté et de la stabilité de la présence du requérant en France. La solution retenue s'appuie sur les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, notamment l'article L. 425-9, et les stipulations conventionnelles précitées.
N° TA95-2503340(TA95-2503340)
Le tribunal administratif de Cergy-Pontoise, statuant en référé, a rejeté la demande de suspension de la décision du 8 juillet 2024 par laquelle le préfet des Hauts-de-Seine a clôturé la demande de renouvellement de titre de séjour de Mme A B, au motif que la condition d'urgence n'était pas établie. Le juge a considéré que la requérante, qui ne justifiait pas de l'absence de ressources suffisantes ni d'une situation de précarité imminente, ne démontrait pas que la décision attaquée portait une atteinte grave et immédiate à sa situation personnelle ou professionnelle. La solution retenue est fondée sur l'article L. 521-1 du code de justice administrative.
N° TA95-2213420(TA95-2213420)
Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la requête de Mme A contestant le refus de l’Agence de services et de paiement (ASP) de lui accorder une aide à l’acquisition d’un véhicule peu polluant (prime à la conversion). La solution retenue est fondée sur l’article D. 251-3 du code de l’énergie, dans sa version applicable, qui subordonnait l’aide à la destruction de l’ancien véhicule après la facturation du nouveau. En l’espèce, Mme A avait détruit son ancien véhicule avant cette date, ce qui justifiait légalement le refus, sans que son ignorance de la condition ou l’évolution ultérieure des textes n’aient d’incidence. Le tribunal a donc rejeté la demande d’annulation de la décision du 30 janvier 2019.
N° TA95-2503044(TA95-2503044)
Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la requête de Mme A, ressortissante sénégalaise, qui contestait l'arrêté du préfet des Hauts-de-Seine ordonnant son transfert aux autorités portugaises. La requérante invoquait sa volonté de rester en France et des risques pour sa santé et sa sécurité au Portugal. Le tribunal a estimé que la faculté d'examiner sa demande d'asile en France, prévue à l'article 17 du règlement (UE) n° 604/2013, est discrétionnaire et que Mme A n'apportait pas de justificatifs suffisants pour démontrer une erreur manifeste d'appréciation. La décision de transfert a donc été validée.
N° TA95-2210792(TA95-2210792)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la requête de la société STAR'S SERVICE contestant les contributions spéciale et forfaitaire infligées par l'OFII pour l'emploi d'un ressortissant tunisien sans titre de travail. La société soutenait être de bonne foi et ne pas avoir pu détecter le caractère frauduleux de la carte d'identité italienne présentée. Le tribunal a jugé que l'employeur ne pouvait être exonéré de sa responsabilité, car il n'avait pas démontré s'être acquitté de ses obligations de vigilance prévues à l'article L. 5221-8 du code du travail, ni établi qu'il était dans l'impossibilité de déceler la fraude. La décision s'appuie sur les articles L. 8253-1 du code du travail et L. 822-2 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
N° TA95-2402587(TA95-2402587)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise annule l'arrêté du 19 février 2024 par lequel le préfet du Val-d'Oise a refusé un titre de séjour à M. C, ressortissant marocain, et l'a obligé à quitter le territoire. Le tribunal retient une erreur de fait, le préfet s'étant fondé à tort sur l'absence de résidence en France de la fille française du requérant, alors qu'elle y vit avec sa mère. Cette annulation entraîne celle des décisions portant obligation de quitter le territoire et fixation du pays de renvoi. La solution s'appuie sur l'article L. 423-7 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
N° TA95-2502118(TA95-2502118)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a rejeté la requête de M. A, ressortissant algérien, qui demandait d'enjoindre au préfet du Val-d'Oise de lui délivrer un rendez-vous pour le renouvellement de son titre de séjour. Le tribunal a estimé que la demande était dépourvue d'utilité, car M. A n'avait pas donné suite à une demande de pièces complémentaires formulée par la préfecture le 2 décembre 2024, ce qui l'avait placé lui-même dans la situation d'urgence invoquée. La solution retenue s'appuie sur les conditions de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, exigeant une mesure utile et ne faisant pas obstacle à une décision administrative.
N° TA95-2411425(TA95-2411425)
Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise a été saisi par M. B, ressortissant marocain, pour contester le refus du préfet des Hauts-de-Seine d’autoriser le regroupement familial avec son épouse. Le préfet avait motivé son refus par le non-respect des principes essentiels de la vie familiale en France, en raison de mentions défavorables au fichier des antécédents judiciaires (violences, menaces de mort, séjour irrégulier). Le tribunal a annulé cette décision, jugeant que le préfet n’établissait pas que ces faits avaient donné lieu à une condamnation et que le requérant produisait un casier judiciaire vierge. La solution retenue s’appuie sur l’article L. 434-7 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile, qui exige le respect des principes essentiels régissant la vie familiale en France.
N° TA95-2411404(TA95-2411404)
Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la requête de M. C, ressortissant arménien, contestant l'arrêté du préfet des Hauts-de-Seine du 26 juillet 2024 lui refusant un titre de séjour, l'obligeant à quitter le territoire et fixant le pays de destination. Le tribunal a écarté le moyen d'incompétence de l'auteur de l'acte, le sous-préfet bénéficiant d'une délégation de signature régulière. S'agissant du refus de titre de séjour fondé sur l'article L. 425-9 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, le tribunal a estimé que l'état de santé de M. C, bien que grave, pouvait bénéficier d'un traitement approprié en Arménie, suivant l'avis du collège de médecins de l'OFII. La requête a donc été rejetée dans son ensemble.
N° TA95-2304471(TA95-2304471)
Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la requête de M. A, ressortissant sénégalais, qui contestait le refus implicite du préfet du Val-d'Oise de lui délivrer un titre de séjour "salarié". Le tribunal a écarté le moyen tiré du défaut de motivation, faute pour le requérant d'établir avoir demandé la communication des motifs. Il a estimé que la décision ne méconnaissait pas l'article L. 435-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, ni l'article 8 de la convention européenne des droits de l'homme, compte tenu de l'absence de preuve suffisante d'une insertion professionnelle et familiale stable en France.
N° TA95-2411336(TA95-2411336)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la requête de M. B C, ressortissant ukrainien, qui contestait l'arrêté du préfet du Val-d'Oise du 19 février 2024 lui refusant un titre de séjour et l'obligeant à quitter le territoire. Le tribunal a écarté les moyens d'incompétence de l'auteur de l'acte et d'insuffisance de motivation, jugeant la décision régulière sur ces points. La solution retenue est fondée sur les articles L. 211-2 et L. 211-5 du code des relations entre le public et l'administration, ainsi que sur l'article L. 613-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
N° TA95-2403819(TA95-2403819)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a été saisi par la société VP Invest d’une requête en annulation d’un permis de construire délivré par la commune de Vaucresson. La société requérante s’est ensuite désistée de son recours. Le tribunal a donné acte de ce désistement pur et simple par ordonnance. Considérant la requête comme abusive et destinée à encombrer le rôle, le juge a infligé à la société une amende de 7 500 euros sur le fondement de l’article R. 741-12 du code de justice administrative. Enfin, la société VP Invest a été condamnée à verser 2 500 euros à la commune au titre des frais de justice (article L. 761-1 du même code).
N° TA95-2503138(TA95-2503138)
Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a rejeté la requête de M. A C. Ce dernier demandait qu'il soit enjoint à la préfecture de statuer sur sa demande de renouvellement de titre de séjour, déposée le 14 mai 2024, et de lui délivrer un récépissé. Le juge a constaté que le silence gardé par l'administration pendant quatre mois avait fait naître une décision implicite de rejet, conformément aux articles R. 432-1 et R. 432-2 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. La mesure sollicitée faisant obstacle à l'exécution de cette décision administrative, la condition posée par l'article L. 521-3 n'était pas remplie. La requête a donc été rejetée comme manifestement mal fondée.