Jurisprudence — Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise
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N° TA95-2415707(TA95-2415707)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a constaté qu'il n'y avait plus lieu de statuer sur les requêtes de M. A, ressortissant nigérian, qui contestait un refus de renouvellement de titre de séjour "étudiant" et une obligation de quitter le territoire français. En cours d'instance, le préfet des Hauts-de-Seine lui a délivré une carte de séjour temporaire portant la mention "étudiant", valable jusqu'au 1er novembre 2025. Cette délivrance a privé d'objet les conclusions du requérant. Le tribunal a également mis à la charge de l'État la somme de 1 200 euros à verser à son avocat au titre des articles L. 761-1 du code de justice administrative et 37 de la loi du 10 juillet 1991.
N° TA95-2213507(TA95-2213507)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la requête de la société BOULANGERIE CINQ FRERES, qui contestait les contributions spéciale et forfaitaire (total de 9 644 euros) mises à sa charge par l'OFII pour l'emploi d'un salarié étranger sans titre de travail. Le tribunal a jugé que la procédure contradictoire avait été respectée, l'administration n'étant pas tenue de répondre aux observations de la société. Il a également rappelé que l'infraction est constituée indépendamment de la bonne foi de l'employeur, ce dernier étant responsable de vérifier la validité des documents présentés. La solution s'appuie sur les articles L. 8253-1 du code du travail et L. 822-2 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
N° TA95-2415085(TA95-2415085)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la requête de M. F, ressortissant marocain, contestant l'arrêté du préfet du Val-d'Oise du 16 septembre 2024 refusant son titre de séjour et l'obligeant à quitter le territoire. Le tribunal a écarté le moyen d'incompétence de la signataire de l'arrêté, celle-ci bénéficiant d'une délégation régulière. Concernant le refus de titre de séjour, le juge a estimé que le préfet n'était pas tenu de saisir la commission du titre de séjour, faute pour le requérant de justifier d'une résidence habituelle en France depuis plus de dix ans. La solution retenue s'appuie sur l'article L. 435-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
N° TA95-2415040(TA95-2415040)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la requête de M. B, ressortissant algérien, contestant l'arrêté préfectoral du 6 juin 2024 refusant le renouvellement de son titre de séjour et l'obligeant à quitter le territoire français. Le tribunal a estimé que la décision ne méconnaissait pas l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme, ni les stipulations de l'accord franco-algérien de 1968, et qu'elle n'était entachée d'aucune erreur manifeste d'appréciation. La requête a été rejetée dans son intégralité, y compris les demandes d'injonction et de frais de justice.
N° TA95-2413541(TA95-2413541)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a examiné la requête de Mme A, représentante légale de son fils mineur M. D C, contestant la durée de validité d'un an (jusqu'au 30 août 2025) du document de circulation pour étranger mineur (DCEM) délivré par le préfet des Hauts-de-Seine le 12 septembre 2024. La requérante demandait l'annulation de cette décision et la délivrance d'un DCEM valable cinq ans, invoquant notamment la méconnaissance des articles L. 414-7 et L. 414-8 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA). Le tribunal a rejeté les moyens d'incompétence et de défaut de motivation, mais a annulé la décision attaquée au motif que la durée de validité d'un an était insuffisante au regard des dispositions du CESEDA, qui prévoient une validité de cinq ans pour ce type de document. Il a enjoint au préfet de délivrer un DCEM valable cinq ans dans un délai de quinze jours, sous astreinte de 100 euros par jour de retard, et a mis à la charge de l'État une somme de 1 200 euros au titre des frais
N° TA95-2411951(TA95-2411951)
Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise annule l'arrêté du 12 juillet 2024 par lequel le préfet du Val-d'Oise a refusé de délivrer un titre de séjour à M. A B, ressortissant comorien, et l'a obligé à quitter le territoire. Le tribunal estime que le préfet a commis une erreur manifeste d'appréciation en refusant l'admission au séjour sur le fondement de l'article L. 435-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, compte tenu de la stabilité et de la pérennité de l'activité professionnelle du requérant depuis 2020. En conséquence, l'obligation de quitter le territoire français et la fixation du pays de destination sont également annulées. Le tribunal rejette la demande d'injonction de délivrance d'une carte de séjour, mais ordonne la délivrance d'une autorisation provisoire de séjour en application de l'article L. 614-16 du même code.
N° TA95-2411812(TA95-2411812)
Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise annule le refus du préfet des Hauts-de-Seine de délivrer une carte de résident de dix ans à M. B, ressortissant tunisien. La décision est fondée sur l'article 3 de l'accord franco-tunisien du 17 mars 1988 et l'article L. 426-17 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Le tribunal estime que M. B justifie de ressources stables, régulières et suffisantes (salaire supérieur au SMIC) sur les trois années précédant sa demande, contrairement à l'appréciation du préfet. Il enjoint au préfet de délivrer le titre de séjour sollicité dans un délai de deux mois.
N° TA95-2411569(TA95-2411569)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a examiné la requête de Mme A, ressortissante tunisienne, qui contestait le rejet implicite de sa demande de titre de séjour fondée sur l'article L. 423-11 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Le tribunal a relevé d'office un moyen d'irrecevabilité, considérant que la demande de titre de séjour adressée par voie postale le 20 mars 2024 n'avait pu faire naître une décision implicite de rejet, car cette procédure n'était pas conforme aux dispositions réglementaires imposant le dépôt via un téléservice. En conséquence, les conclusions dirigées contre cette décision implicite ont été jugées irrecevables. La solution retenue repose sur les articles L. 431-1 et R. 431-2 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, ainsi que sur l'arrêté du 31 mars 2023.
N° TA95-2215445(TA95-2215445)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a examiné la requête de M. A contestant l'arrêté du maire d'Herblay-sur-Seine du 30 mai 2022, qui ordonnait l'interruption immédiate de ses travaux et leur démolition sous astreinte. Le tribunal a rejeté le moyen tiré du défaut de procédure contradictoire préalable concernant l'interruption des travaux, estimant que le maire était en situation de compétence liée en application de l'article L. 480-2 du code de l'urbanisme. La solution retenue par le tribunal n'est pas explicitement mentionnée dans le texte fourni, mais l'analyse des moyens suggère un rejet de la requête. Les textes appliqués sont principalement les articles L. 480-2 et L. 481-1 du code de l'urbanisme, ainsi que l'article L. 121-1 du code des relations entre le public et l'administration.
N° TA95-2407765(TA95-2407765)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a examiné les recours de Mme C D épouse A et de M. B A, ressortissants turcs, contre les arrêtés du préfet du Val-d'Oise du 14 mars 2024 refusant la délivrance d'un titre de séjour, assortis d'obligations de quitter le territoire français et d'interdictions de retour de deux ans. Les requérants contestaient notamment la motivation des décisions, la méconnaissance des articles L. 423-3, L. 423-23 et L. 435-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, ainsi que des stipulations de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a rejeté les requêtes, considérant que les moyens soulevés n'étaient pas fondés, et a validé les décisions préfectorales.
N° TA95-2502659(TA95-2502659)
Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a rejeté la requête de Mlle A, ressortissante béninoise, qui demandait une injonction de délivrance d'une attestation de prolongation d'instruction ou d'une autorisation provisoire de séjour. La requérante avait déposé une demande d'admission exceptionnelle au séjour le 26 janvier 2024, mais le silence gardé par le préfet des Hauts-de-Seine pendant quatre mois a fait naître une décision implicite de rejet, conformément aux articles R. 432-1 et R. 432-2 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Le juge a estimé que la mesure sollicitée faisait obstacle à l'exécution de cette décision administrative, ce qui est prohibé par l'article L. 521-3, et a donc rejeté l'ensemble des conclusions, y compris celles relatives aux frais de justice.
N° TA95-2405851(TA95-2405851)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la requête de Mme B, ressortissante haïtienne, contestant l'arrêté préfectoral du 12 avril 2024 lui refusant un titre de séjour, l'obligeant à quitter le territoire français sans délai et prononçant une interdiction de retour de trois ans. Le tribunal a estimé que la décision de refus de titre de séjour était suffisamment motivée en droit et en fait, et qu'elle ne méconnaissait ni les dispositions de l'article L. 423-15 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, ni les stipulations de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. En conséquence, les autres décisions contestées (obligation de quitter le territoire, refus de délai de départ volontaire, fixation du pays de destination et interdiction de retour) ont été jugées légales.
N° TA95-2502193(TA95-2502193)
Cette ordonnance du Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise, rendue le 14 mars 2025, concerne un litige relatif au rejet implicite d’une demande de subvention "MaPrimeRénov" par l’Agence nationale de l’habitat. Le tribunal se déclare incompétent territorialement en application des articles R. 351-3 et R. 312-7 du code de justice administrative, au motif que l’immeuble concerné est situé à Saintry-sur-Seine (Essonne). En conséquence, il transmet le dossier au Tribunal Administratif de Versailles, seul compétent pour connaître de ce litige.
N° TA95-2301501(TA95-2301501)
Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise a été saisi par M. A, ressortissant algérien, pour contester le refus de renouvellement de son titre de séjour et les mesures d'éloignement associées. Le magistrat désigné a déjà statué sur les décisions d’obligation de quitter le territoire, de fixation du pays de destination, d’interdiction de retour et d’assignation à résidence. La formation collégiale du tribunal est désormais uniquement compétente pour examiner la légalité du refus de titre de séjour du 23 décembre 2022, pris par le préfet des Hauts-de-Seine.
N° TA95-2502456(TA95-2502456)
Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise, référé. M. A demande l'exécution d'une ordonnance du 10 janvier 2025 enjoignant au préfet du Val-d'Oise de lui délivrer une autorisation provisoire de séjour sous astreinte. Le préfet produit une convocation à un rendez-vous le 4 mars 2025, mais ne prouve pas son envoi à l'intéressé. Le juge constate que l'injonction n'est pas entièrement exécutée et enjoint au préfet de réexaminer la demande de titre de séjour dans un délai d'un mois.
N° TA95-2502183(TA95-2502183)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a enjoint au préfet des Hauts-de-Seine de convoquer Mme A B, ressortissante guinéenne, à un rendez-vous pour enregistrer sa demande d'admission exceptionnelle au séjour. La requérante justifiait de l'urgence en démontrant l'impossibilité d'obtenir un rendez-vous malgré des démarches répétées depuis avril 2021, ce qui la maintenait en situation irrégulière et compromettait ses études. Le tribunal a appliqué les principes issus du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, rappelant l'obligation de l'administration de fixer un rendez-vous dans un délai raisonnable. La solution retenue est une injonction de convocation, sans précision de délai dans l'extrait fourni.
N° TA95-2502153(TA95-2502153)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a enjoint au préfet des Hauts-de-Seine de convoquer Mme B épouse A dans un délai de quinze jours pour déposer sa demande d'admission exceptionnelle au séjour, et de lui remettre un récépissé l'autorisant à travailler. La juge a retenu l'urgence, caractérisée par la suspension du contrat de travail de l'intéressée depuis le 7 février 2025, et l'utilité de la mesure, face à l'impossibilité avérée d'obtenir un rendez-vous via la plateforme en ligne. Cette solution s'appuie sur l'obligation pour l'administration de recevoir l'étranger et d'enregistrer sa demande dans un délai raisonnable, conformément à l'article R. 311-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
N° TA95-2502118(TA95-2502118)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a rejeté la requête de M. A, ressortissant algérien, qui demandait d'enjoindre au préfet du Val-d'Oise de lui délivrer un rendez-vous pour le renouvellement de son titre de séjour. Le tribunal a estimé que la demande était dépourvue d'utilité, car M. A n'avait pas donné suite à une demande de pièces complémentaires formulée par la préfecture le 2 décembre 2024, ce qui l'avait placé lui-même dans la situation d'urgence invoquée. La solution retenue s'appuie sur les conditions de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, exigeant une mesure utile et ne faisant pas obstacle à une décision administrative.
N° TA95-2502997(TA95-2502997)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la requête de M. C, ressortissant bangladais, qui contestait son assignation à résidence dans les Hauts-de-Seine pour 45 jours, prise par le préfet le 1er février 2025. Le tribunal a jugé que l'arrêté était signé par une autorité compétente, suffisamment motivé, et qu'il ne souffrait d'aucun défaut d'examen particulier de la situation du requérant. Il a également écarté le moyen tiré d'une irrégularité procédurale, estimant que les dispositions des articles L. 732-7 et R. 732-5 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile avaient été respectées. En conséquence, la décision préfectorale a été confirmée.
N° TA95-2503044(TA95-2503044)
Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la requête de Mme A, ressortissante sénégalaise, qui contestait l'arrêté du préfet des Hauts-de-Seine ordonnant son transfert aux autorités portugaises. La requérante invoquait sa volonté de rester en France et des risques pour sa santé et sa sécurité au Portugal. Le tribunal a estimé que la faculté d'examiner sa demande d'asile en France, prévue à l'article 17 du règlement (UE) n° 604/2013, est discrétionnaire et que Mme A n'apportait pas de justificatifs suffisants pour démontrer une erreur manifeste d'appréciation. La décision de transfert a donc été validée.